Djermane Arezki assassiné par le FLN à Alger

Article paru dans La Voix du peuple, juillet 1961.

DJERMANE Arezki, grande figure du nationalisme et du syndicalisme algériens vient de tomber sous les balles des tueurs du FLN.

Ce lâche assassinat désigne à l’innombrable foule de ses amis et de la population algéroise comme au peuple algérien les adversaires irréductibles de la réconciliation et de l’union entre tous les fils de l’Algérie.

Militant du PPA, puis du MTLD, il fut élu conseiller municipal de la ville d’Alger en 1947. Sa mission qui poursuivit dans la probité absolue lui valut l’estime générale et le respect de tous ses administrés.

Traminot, il était tout désigné pour apporter son dû à l’émancipation sociale du prolétariat algérien. Au sein de la CGT qu’il abandonna dès l’édification d’un syndicalisme algérien révolutionnaire, il acquit une expérience et une formation qu’il s’apprêtait à mettre au service de ses frères.

A cet effet, il fut l’un des fondateurs de l’Union des Syndicats des Travailleurs algériens (USTA) ce qui lui valut de croupir dans les geôles colonialistes de 1956 à 1960.

Assurément, notre pays, notre classe ouvrière viennent de perdre un des hommes les plus fidèlement attaché à son bonheur et à sa prospérité.

A Madame DJERMANE et à ses huit enfants, le Président MESSALI HADJ et ses enfants, le MNA et « La Voix du Peuple » présentent leurs condoléances attristées en les assurant de leur profonde affection et de leur sollicitude.


Commentaire : ses petits-enfants ont indiqué via internet que Djermane Arezki n’avait pas 8 mais 11 fils.

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