A bas la secte des Frères Musulmans !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, mensuel de l’Organisation communiste révolutionnaire internationaliste d’Algérie, n° 41, 1er mai – 1er juin 1980, p. 9.

 

 

Depuis quelque temps les « Frères Musulmans » font beaucoup parler d’eux en Algérie. Nombreuses sont les personnes qui font état de leur crainte devant la croissance de cette secte et surtout devant la brutalité dont ses membres font preuve.

Pour l’instant principalement implantée dans le milieu étudiant, cette secte a en effet pris de l’importance. Elle a attaqué des étudiants à Constantine et les a aspergé de vitriol (produit chimique qui ronge la peau de la personne atteinte). A El Harrach les « Frères Musulmans » ont tué un étudiant à coups de chaîne à vélo. D’une façon générale ils tentent d’imposer aux garçons et aux filles une morale traditionnaliste : ne pas fumer, séparer les garçons des filles, porter des habits « protégeant le corps (des femmes évidemment !) de la vue », etc.

La secte des « Frères Musulmans » utilise en général les mosquées pour faire passer ses idées ultra-réactionnaires.

Son influence semble être assez restreinte pour le moment. La classe ouvrière et l’ensemble des masses laborieuses sont heureusement épargnées, même si en général les travailleurs sont relativement attachés à la religion. Les « Frères Musulmans » sont implantés en milieu étudiant et probablement dans la petite bourgeoisie traditionnelle. Mais un danger existe de les voir étendre leur influence aux jeunes chômeurs dans les quartiers (surtout qu’il n’existe pas encore de réelle alternative politique sur le terrain).

Les « Frères Musulmans » risquent de croître et de représenter un danger de première importance pour les travailleurs. Déjà aujourd’hui, quand le rapport de force leur est favorable, ils essaient de violemment régenter le comportement de ceux qui les entourent, en fonction de leur idéologie rétrograde.

Il est impératif de ne pas rester passif face aux tentatives de cette secte d’imposer ses quatre volontés. Les révolutionnaires doivent systématiquement dénoncer auprès des travailleurs la complicité des « Frères Musulmans » qui défendent les valeurs idéologiques les plus rétrogrades avec l’Etat bourgeois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *