Algérie : Le PAGS, larbin du capitalisme

Article paru dans Le Prolétaire, n° 402, juillet-août-septembre 1989.

Abdelhamid Benzine, dirigeant du P.A.G.S. (autrefois : Parti « communiste » algérien), a donné une interview à la « Tribune d’Octobre » (No 7, mai 89), dans laquelle il déclare que « la situation en Algérie appelle un rassemblement de toutes les forces vives autour d’objectifs communs, fussent-ils transitoires. L’ennemi, c’est le fanatisme aveugle et l’extrémisme, c’est la manie de vouloir imposer une solution unique. »

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Algérie : Le PT, organisation de la petite-bourgeoisie

Article paru dans Le Prolétaire, n° 413, novembre-décembre 1991.

Louiza Hanoun lors de la manifestation de protestation contre la présence américaine dans le Golfe devant l’ambassade des Etats-Unis le 9 septembre 1990 à Alger, Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le Parti des Travailleurs (PT, ex-OST), plus connu par sa dirigeante Louiza Hanoune, est un parti qui se réclame du trotskysme, version « Lambertiste ». Et comme son organisation-mère, le PCI-MPPT/PT français, le PT s’applique soigneusement à mimer un parti réformiste social-démocrate ; c’est ainsi qu’il se refuse à la moindre propagande communiste et développe au contraire avec une insistance écœurante les thèmes principaux de l’idéologie bourgeoise. En France, démocratie, défense de la laïcité et lutte contre la Constitution de la Ve République sont quelques unes des orientations politiques centrales de ce courant ; en Algérie, le PT réussit le tour de force de courtiser les islamistes du F.l.S. tout en se prétendant le meilleur des démocrates.

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Georges Herzig : Contre la politique

Article de Georges Herzig paru dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 10, 10 novembre 1900.

Si les travailleurs voulaient y réfléchir tant soit peu ils s’apercevraient bien vite que la participation à la vie politique, l’usage des droits électoraux que la bourgeoisie a bien voulu lui octroyer, dans son intérêt et pour diminuer les causes du mécontentement public, n’ont changé en rien ni la position historique du prolétariat vis-à-vis des autres classes, ni sa situation économique, restée inférieure, bien que, depuis cinquante-quatre ans de suffrage universel le sort des ouvriers ait défrayé la prose électorale de tous les partis politiques.

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Algérie. L’Etat bourgeois n’est pas à démocratiser, mais à détruire !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 411, juin-juillet 1991.

Manifestation lors de la grève du FIS – Front islamique du salut – le 25 mai 1991 à Alger, Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’instauration de l’état de siège dans toute l’Algérie, l’intervention brutale de l’armée pour « rétablir l’ordre » – l’ordre bourgeois , fondé sur la misère, l’exploitation et la répression -, n’est ni un phénomène accidentel provoqué par les manœuvres de tel ou tel clan de la classe dirigeante en réponse aux « provocations » du FIS, ni une simple péripétie sans lendemain sur la « voie irréversible vers la Démocratie ».

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Algérie. Le danger mortel du démocratisme

Article paru dans Le Prolétaire, n° 400, février-mars-avril 1989.

Students gather for a meeting at Bab-Ezzouar University in the suburbs of Algiers. Only a month before, in October 1988, hundreds of protesters, many of them students, were killed during anti-government riots. (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Les derniers mois sont marqués par le renouveau de l’agitation et par les manœuvres du pouvoir pour canaliser cette agitation dans le sens d’un ravalement de façade de l’édifice social sous la forme d’une « démocratisation » bien contrôlée. L’effervescence sociale touche plusieurs classes qui se manifestent de façon différente et pour des objets différents ; d’un côté, des couches petites-bourgeoises et bourgeoises s’agitent en faveur de la démocratisation et de la libéralisation d’un régime au sein duquel elles veulent conquérir une place plus grande ; de l’autre, la classe ouvrière qui aspire elle aussi à la fin de l’autoritarisme et de la répression dont elle souffre plus que quiconque, est entrée en lutte pour la défense de ses intérêts immédiats : plusieurs centaines de grèves dans tout le pays, selon la presse officielle elle même. Dans certaines usines des tentatives d’organisation indépendante ont eu lieu.

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Algérie : Le FIS au secours de l’ordre bourgeois

Article paru dans Le Prolétaire, n° 407, juillet-août-septembre 1990.

On left: Abbasi Madini and Ali Belhadj speaking , two leaders of Algerian FIS party (Islamic Front of Salvation). (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’Algérie, avec un capitalisme soumis aux aléas du cours du baril de pétrole, avec une démographie galopante et une urbanisation de plus en plus grande (qui traduit la prolétarisation croissante de la population et la transformation des petits paysans en travailleurs des villes), est une poudrière sociale permanente. Le FLN après 28 ans de pouvoir, n’a pu apporter aucune solution aux problèmes les plus élémentaires de la classe ouvrière.

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Georgi Gogelia : Ennemis du socialisme (Choses de Russie)

Article de Georgi Gogelia dit K. Iliachvili paru dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 125, 8 avril 1905.

Une chose nous attriste profondément, c’est de voir les anarchistes devenir constitutionnalistes et républicains, sous prétexte qu’il est inopportun de parler d’anarchie à l’heure qu’il est en Russie. Ainsi le camarade Jean Grave — on peut le dire puisqu’il ne le cache pas lui-même— a fait imprimer de petites affiches multicolores, où l’on peut lire : « Vive la République russe ! » — « Demandons le rappel de notre ambassadeur à Saint-Pétersbourg ! »— etc. Que penser d’un anarchiste qui, au moment d’une révolution, commencée après tout par le peuple,se borne à hurler : « Vive la république ! » et ne trouve les moyens de soutenir cette révolution qu’en reniant ses principes ?

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Bernard Lazare : La révolution de 1789

Article de Bernard Lazare paru dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 54, 19 juillet 1902.

Les principes de la Révolution ne furent pas un, comme on nous les présente, et, si l’on veut se servir des principes de 1789 — devenus la formule d’un dogme — pour combattre les doctrines socialistes, il faut encore, et avant tout, déterminer de quels principes on veut parler, car si le socialisme veut se chercher des ancêtres, il pourra les trouver lui aussi dans le sein de la Convention et de la commune de Paris, et en tous cas, en face de ces principes de 1789, dont on a désormais consacré le sens par l’habitude, placer les principes de 1793. Ce qu’on appelle, en effet, communément les principes de la Révolution, ce sont les principes de la bourgeoisie révolutionnaire. Cette bourgeoisie élevée par les idéologues anarchistes du XVIIIme siècle fut athée et individualiste et 1789 fut, pour elle, moins la conquête que l’enregistrement de ses privilèges.

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La révolution mexicaine : Aux travailleurs du monde entier

Manifeste de la Junta organizadora del Partido Liberal Mexicano paru dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 306, 13 mai 1911, p. 3-4.

Camarades,

Il y a environ quatre mois que le drapeau rouge du prolétariat flotte sur les champs de bataille du Mexique, soutenu par des travailleurs émancipés dont les aspirations se résument dans ce sublime cri de guerre : Terre et Liberté !

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Vive la commune de Pékin !

Textes parus dans Le Brise-Glace, n° 4, été 1990, p. 25-28.

Traces

On trouvera ci-après des traces du passage de quelques individus à travers une unité de temps. Parmi eux figuraient des rédacteurs du Brise-glace. En 1989-1990, nous sommes intervenus à propos du massacre de Tien An Men, du recensement et de la lutte des délogés : la portée immédiate de nos interventions peut paraître dérisoire. Cependant…

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L’armée

Dossier paru dans La Lanterne noire, supplément au n° 4, 1975-1976.

A l’heure ou ce bulletin paraîtra, il ne restera plus que 2 ou 3 camarades emprisonnés pour démoralisation de l’armée entre autre (dont vraisemblablement 2 libertaires).

L’avenir nous dira si le pouvoir poursuivra son offensive en inculpant d’autres militants. Ce qui est certain, c’est que les actions contre l’armée, elles, continueront. Du mouvement national de solidarité qui s’est développé, nous pouvons déjà tirer quelques remarques ;

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Portugal : Quels conseils ouvriers ?

Article paru dans Spartacus, n° 1, novembre-décembre 1975, p. 8-9.

(Editorial du journal portugais « Combate » N° 27 du 17 au 31 juillet 1975)

Le mouvement ouvrier avant et après le 25 avril

Jusqu’au 25 avril, on peut affirmer catégoriquement que les classes laborieuses au Portugal eurent peu de possibilités, dans les luttes qu’elles engagèrent contre le capitalisme (pendant toute la période fasciste), de connaître et d’affronter les structures de type parti ou syndicat qui s’intitulent représentants et défenseurs de la classe ouvrière.

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Algérie : sursaut prolétarien (octobre 88)

Article paru dans Communisme, n° 29, octobre 1989, p. 40-47.

Octobre 1988 : Les prolétaires en Algérie ont secoué, une semaine durant, le carcan de leur misère ; pendant trois jours, ils ont brisé la paix sociale, la soumission, ont attaqué l’ordre établi. Contre le monde inhumain que nous impose Ia bourgeoisie aux quatre coins du monde, … la seule réponse de notre classe, c’est celle que les prolétaires ont, malgré toutes les limites de l’époque, remis en avant en Algérie : LA LUTTE.

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Panne de courant à Alger : un mort !

Article paru dans Jeune Taupe, n° 24, janvier-février 1979, p. 6-8.

Depuis un mois, les médias ont consacré plus de temps et de pages à l’Algérie qu’ils ne l’avaient fait en quinze ans de régime boumédienniste. L’Algérie, cette nation « progressiste » était alors un sujet tabou, pour la droite comme pour la gauche, et dont on ne parlait qu’à l’occasion de ses rodomontades internationales (affaire du Sahara, nationalisation du pétrole, etc…). Le chef d’Etat algérien, le colonel Houari Boumédienne, s’en va doucement mais sûrement et l’on s’aperçoit qu’il ne laisse pas une situation florissante derrière lui tout comme l’on est « choqué » de voir une population pour le moins indifférente au spectacle de la survie artificielle de « son » ex-Raïs, attendant avec curiosité que les cardinaux du « conseil de la révolution »désignent le nouveau pape de l’Algérie.

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Bolchévisme et communisme de conseils

Article paru dans les Cahiers du Communisme de Conseils, n° 5, mars 1970, p. 1-8.

Faire connaître le « Communisme de Conseils » n’est pas une petite affaire pour une modeste revue trimestrielle. Il nous faut publier l’oeuvre des camarades qui, dès avant la guerre de 1914 virent dans les « soviets » russes et les « conseils » allemands l’organe autonome du prolétariat et l’ébauche d’une société sans classe, et combattirent la social-démocratie et plus tard contre le bolchévisme. Ces camarades furent plongés dans une période riche en événements d’importance mondiale, et leurs écrits, pour être bien compris doivent être replacés dans ce contexte.

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Algérie : « les jeux sans le pain ! »

Article paru dans Jeune Taupe, n° 16, juillet-septembre 1977, p. 8-11.

Depuis la grande vague électorale de 1976-1977, nous assistons à la recrudescence du mouvement de mécontentement social. C’est donc tout le contraire des espérances que la bourgeoisie algérienne portait dans les élections qui se produit. Rappelons nous qu’en l’espace d’une année la population algérienne s’est rendue quatre fois aux urnes (référendum sur la charte le 27 juin 1976, vote de la nouvelle constitution, élections du président de la république et de la nouvelle assemblée populaire algérienne). Pour une nation qui n’avait pas connu ce genre de manifestation depuis plus de 12 ans, c’était un déferlement. Pour comprendre ce phénomène aussi rapide que soudain, il faut analyser le contexte dans lequel il s’inscrit, sans oublier l’état général de crise économique particulièrement grave au niveau de la consommation (cherté inouïe de la vie) et de l’emploi des jeunes (60 % d’inactifs). Ces élections s’inscrivaient dans un triple contexte et nous pouvons affirmer qu’aucun des objectifs visés par ces élections n’a été rempli.

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Errico Malatesta : Liberté ou Dictature ?

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil communiste-anarchiste, n° 547, 18 septembre 1920.

Portrait of Errico Malatesta (Santa Maria Capua Vetere, 1853-Rome, 1932), Italian anarchist.

Au rebours des anarchistes, il y a nombre de révolutionnaires, qui n’ont pas confiance dans l’instinct de construction des masses, mais ils croient avoir, eux, la recette infaillible pour assurer le bonheur universel : ils disent craindre la réaction, mais ils craignent peut­-être davantage la concurrence d’autres partis ou d’autres écoles de réformateurs sociaux, et veulent ainsi s’emparer du pouvoir et substituer au gouvernement d’aujourd’hui un gouvernement dictatorial.

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« Liberté démocratique » et frontisme

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, mensuel de l’Organisation communiste révolutionnaire internationaliste d’Algérie, n° 58, mai 1984.

Comme en attestent les dernières arrestations en Algérie, la lutte contre la répression et pour les « droits démocratiques » des masses opprimées (liberté d’organisation, de grève, d’expression et de manifestation) est constamment à l’ordre du jour. Nous nous sommes exprimés à plusieurs reprises dans notre bulletin sur les axes programmatiques qui définissent la stratégie et la tactique de notre tendance sur cette question.

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