Jean-François Lyotard : L’Algérie évacuée

Extrait de Jean-François Lyotard, « L’Algérie évacuée », Socialisme ou Barbarie, n° 34, mars-mai 1963, p. 1-3.

 

 

Les lignes qui suivent n’ont pas pour objet de définir une politique révolutionnaire en Algérie. La question du sort de ce pays ne se pose plus et ne se pose pas encore de cette manière. Plus, parce que l’élan qui animait les masses au cours de la lutte nationale est maintenant brisé : il n’y a pas eu de révolution. Continuer la lecture de « Jean-François Lyotard : L’Algérie évacuée »

Le conflit algéro-marocain : la guerre arrange tout, mais après?

Article paru dans Le Prolétaire, n°4, novembre 1963, p. 5.

L’éclatement du conflit algéro-marocain apporte une nouvelle confirmation à la thèse marxiste sur l’impuissance des mouvements nationaux anti-colonialistes – privés par la trahison de l’opportunisme « communiste » de l’aide du prolétariat métropolitain – à atteindre les objectifs les plus immédiats et les plus modestes. Continuer la lecture de « Le conflit algéro-marocain : la guerre arrange tout, mais après? »

« La révolution algérienne est glacée, pour longtemps peut-être. »

« Renseignements situationnistes », texte paru dans la revue Internationale situationniste, n°8, janvier 1963, p. 65-66.

Après les interdictions et arrestations qui lui ont paru nécessaires, Ben Bella, parlant au début de janvier au correspondant de l’agence Italia, a tiré argument d’un vote unanime de l’Assemblée Constituante algérienne, dont il a désigné lui-même tous les membres, pour conclure : « Il n’y a pas d’opposition en Algérie, ou pour le moins il n’y en a plus ». Comme personne quand même n’est assez idéologue pour croire que l’Algérie indépendante a réalisé par décrets-lois l’abolition des classes, l’abondance, l’autonomie des masses et la transparence des rapports humains, on est obligé de conclure que la révolution algérienne est glacée, pour longtemps peut-être. Continuer la lecture de « « La révolution algérienne est glacée, pour longtemps peut-être. » »