Daniel Martinet : « Ceux qui s’en vont : Messali Hadj »

Article de Daniel Martinet paru dans La Révolution prolétarienne, n° 605, juin-juillet 1974.

Messali Hadj, l’apôtre de l’indépendance du Maghreb, n’est plus. Il nous a quittés, après une longue et pénible maladie, le lundi 3 juin 1974 et il a été inhumé en terre algérienne.

Il a été, à mes yeux de jeune étudiant, dans les années 30 où j’ai le souvenir de l’avoir entendu à un meeting de l’Etoile Nord-Africaine, le prototype du militant nationaliste et prolétarien, l’équivalent pour l’Algérie de ce que fut Hô-Chi-Minh en Indochine. Continuer la lecture de « Daniel Martinet : « Ceux qui s’en vont : Messali Hadj » »

Amère victoire de la « French Theory »

Le site Rue89 a publié le 19 avril 2013 ma tribune que je présente ici sous sa forme initiale et intégrale.

Que les déclinistes soucieux du rayonnement intellectuel français se rassurent. Sa production s’exporte toujours, y compris dans ses anciennes colonies. Certains représentants de la French Theory en sont d’ailleurs originaires comme Jacques Derrida à qui un colloque fut consacré à la Bibliothèque nationale d’Algérie en 2006.

De nombreuses initiatives, liées à la commémoration de l’indépendance algérienne, ont permis de constater la vitalité des échanges, débats et malentendus autour de figures – tel Albert Camus – ou problématiques – comme la libération. On sait avec Pierre Bourdieu que les textes circulent sans leur contexte, ce qui peut donner lieu à un décalage structural, sans parler du nationalisme des intellectuels [2] . Continuer la lecture de « Amère victoire de la « French Theory » »