Errico Malatesta : La question du vote

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 944, 15 mars 1936.

Portrait of Errico Malatesta (Santa Maria Capua Vetere, 1853-Rome, 1932), Italian anarchist.

Elle s’est posée une fois de ­plus à l’occasion des élections espagnoles du 16 février écoulé. Nous croyons utile de verser au débat cette lettre de Malatesta à Fabbri :

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Robert Louzon : Espagne révolutionnaire. Notes sur Barcelone (5 août 1936)

Article de Robert Louzon paru dans La Révolution prolétarienne, n° 228, 10 août 1936, p. 4-7

Qu’on ne voie pas dans les notes qui vont suivre l’esquisse d’un exposé général de la situation à Barcelone, et encore bien moins de l’ensemble de l’Espagne. La révolution est une chose formidable, un colosse protéiforme dont il est vain de prétendre saisir tous les traits, et qui change de physionomie d’heure en heure. Il ne s’agit donc ici que de notes, notes tracées en hâte après huit jours passés en Catalogne, notes relatives uniquement au moment présent et à ce point précis de l’Espagne.

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Les conseils des travailleurs

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 90, mai 1968.

(Extrait de P.O. ns 18 et 19 mai et juin 1960)

Qu’est-ce qu’un conseil ouvrier ? C’est d’abord un organisme, un comité, formé de délégués élus par TOUS les travailleurs d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises, sans aucune distinction politique et syndicale, pour exprimer leurs revendications et pour les représenter. Pour qu’un conseil ouvrier puisse fonctionner, il faut que tous les ouvriers participent aux assemblées, luttent en permanence pour imposer leurs objectifs. Une telle activité des travailleurs ne peut exister que dans des périodes d’extrême tension sociale, quand le confit entre dirigeants de l’économie et de l’Etat et travailleurs devient si aigu qu’il ne peut être réglé que par la force, quand ce conflit lui-même ne concerne pas seulement l’usine, mais embrasse toute la société, quand la question qui se pose est : qui doit commander dans le pays, les exploiteurs ou les exploités ? En dehors d’une telle période révolutionnaire, le conseil ouvrier n’arrive pas à se maintenir : il disparaît ou il se transforme peu à peu en un organe inoffensif, de type syndical.

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