Errico Malatesta : Liberté ou Dictature ?

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil communiste-anarchiste, n° 547, 18 septembre 1920.

Portrait of Errico Malatesta (Santa Maria Capua Vetere, 1853-Rome, 1932), Italian anarchist.

Au rebours des anarchistes, il y a nombre de révolutionnaires, qui n’ont pas confiance dans l’instinct de construction des masses, mais ils croient avoir, eux, la recette infaillible pour assurer le bonheur universel : ils disent craindre la réaction, mais ils craignent peut­-être davantage la concurrence d’autres partis ou d’autres écoles de réformateurs sociaux, et veulent ainsi s’emparer du pouvoir et substituer au gouvernement d’aujourd’hui un gouvernement dictatorial.

Continuer la lecture de « Errico Malatesta : Liberté ou Dictature ? »

Henry Chazé : Les conseils, qu’est-ce que c’est ?

Article de Gaston Davoust dit Henry Chazé, paru dans les Cahiers du Communisme de Conseils, n° 2, janvier 1969, p. I-IV.

Faites l’essai. Demandez à un vieux camarade de travail ce qu’est un Conseil Ouvrier. Au mieux, s’il a milité, il se souviendra et fera le rapprochement avec les Soviets russes de 1917, il parlera des conseils de marins et d’ouvriers qui furent à l ‘origine de la Révolution Allemande de 1918-1919, des Comités espagnols de 1936, et il terminera sans doute ce rappel historique par les Conseils ouvriers de l’insurrection hongroise de 1956. Mais demandez à un copain de moins de trente ans. De l’écrasement de l’insurrection hongroise, il n’a le souvenir que d’une histoire semblable à celle que vient de connaitre la Tchécoslovaquie. Oui, bien sûr, il y eut des Conseils Ouvriers qui organisèrent une résistance opiniâtre. Ce n’était donc pas un simple mouvement d’indépendance nationale, mais que sait-on au juste sur ce que furent la lutte des ouvriers et le rôle de ces fameux Conseils ?

Continuer la lecture de « Henry Chazé : Les conseils, qu’est-ce que c’est ? »

Les révolutionnaires et les mots d’ordre démocratiques en Algérie

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 28, 15 janvier-15 février 1979, p. 5-8.

Dans un pays soumis à une sévère dictature comme l’Algérie, la lutte pour les « libertés démocratiques » des masses opprimées, c’est-à-dire le droit pour les ouvriers, paysans pauvres, chômeurs de s’organiser, de se réunir, de s’exprimer, de faire grève, manifester, est un problème de première importance. Cette lutte ne se sépare d’ailleurs pas de la lutte pour la révolution socialiste et l’instauration de la dictature du prolétariat. Elle correspond en effet aux aspirations et aux besoins profonds de tous les exploités et les révolutionnaires et la classe ouvrière doivent se faire l’expression de cette aspiration pour prendre la tête de la lutte contre la dictature.

Continuer la lecture de « Les révolutionnaires et les mots d’ordre démocratiques en Algérie »

Contre l’explosion prolétarienne, la bourgeoisie algérienne assassine, l’impérialisme approuve

Article paru dans Le Prolétaire, n° 398, octobre-novembre 1988, p. 1-2.

 

 

Les émeutes qui ont enflammé durant une sanglante semaine une bonne partie du pays ne se réduisent pas à un « coup de fièvre de la jeunesse », mais sont l’expression d’un mouvement social aux origines indiscutablement prolétariennes (1).

Le mouvement a commencé en septembre par une vague de grèves dans les entreprises : à Rouiba-Reghaïa, El Harrach Bouira, Bejaïa, Annaba, Tizi-ouzou. A Rouiba les grévistes de la SNVI (usine de camions) protestaient contre la suppression d’une prime qui signifiait une diminution de salaire. Continuer la lecture de « Contre l’explosion prolétarienne, la bourgeoisie algérienne assassine, l’impérialisme approuve »

André Adam : Chronique sociale et culturelle (Algérie)

Extrait de l’article d’André Adam,  « Chronique sociale et culturelle », paru dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord, Vol. 3, 1964, p. 176-180.

 

 

2. – LA RELIGION

 

De tous les débats engagés depuis l’indépendance sur l’Algérie nouvelle, sur « la personnalité algérienne » et sur « la culture algérienne », l’Islam n’a jamais été absent. Mais l’année 1964 se caractérise par une réaction religieuse particulièrement vive, trop profonde et trop forte en tout cas pour que le régime ait voulu courir le risque de la cantonner dans l’opposition.

Continuer la lecture de « André Adam : Chronique sociale et culturelle (Algérie) »