Errico Malatesta : Allons au peuple

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 900, 9 juin 1934, p. 1-2.

 

 

Avouons-le sans autre : les anarchistes n’ont pas été à la hauteur de la situation.

 

Après avoir tant clamé la révolution, la révolution est venue, et nous avons été désorientés et sommes presque restés dans l’ombre.

 

C’est douloureux de le constater, mais le taire et le cacher serait trahir la cause et continuer dans les erreurs qui nous ont conduits où nous en sommes.

 

Il est temps de nous raviser !

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Être femme en Algérie

Article publié dans La Charte, organe du F.L.N. clandestin, Rassemblement Unitaire des Révolutionnaires (RUR), n° 35, février-mars 1973, p. 15-18.

 

 

Lors de la journée internationale de la femme (8 mars), BOUMEDIENNE s’adressant aux militantes de l’Union Nationale des Femmes Algériennes (UNFA) devait notamment déclarer : « Au nom du pouvoir révolutionnaire, je proclame que nous sommes pour un progrès qui ouvre devant la femme toutes les portes menant à une participation effective, afin qu’il lui soit permis d’accéder pleinement à la place qui lui revient dans tous les domaines et à tous les niveaux ». Continuer la lecture de « Être femme en Algérie »

Travailleurs, il faut mettre fin aux assassinats

Déclaration de la Fédération anarchiste parue dans Le Libertaire, n° 369, 30 juillet 1953.

 

 

LE 14 JUILLET 1953 a été l’occasion, à Paris, d’un coup de force de la police, sur l’ordre de l’impérialisme français, contre les travailleurs nord-africains.

Le caractère prémédité de la fusillade qui a fait SEPT MORTS ne fait aucun doute. L’impérialisme français ne peut plus tolérer que des travailleurs venus des pays coloniaux affichent, au coude à coude avec les travailleurs français, leur volonté de se libérer, de conquérir leur dignité et leur indépendance. Continuer la lecture de « Travailleurs, il faut mettre fin aux assassinats »

René Lustre : La presse aux ordres salit les victimes du 14 juillet

Article de René Lustre paru dans Le Libertaire, n° 369, 30 juillet 1953.

 

 

L’ASSASSINAT des sept Nord-Africains sur la place de la Nation, le 14 juillet, a soulevé l’indignation populaire. Malgré toute la bonne volonté déployée par la presse dite d’information pour enlever la responsabilité directe aux forces policières de l’impérialisme, personne ne put croire aux versions données et toutes différentes. Continuer la lecture de « René Lustre : La presse aux ordres salit les victimes du 14 juillet »

Une lettre de M. Albert Camus (juillet 1953)

Lettre d’Albert Camus parue dans Le Monde, 19-20 juillet 1953.

 

 

M. Albert Camus nous a adressé la lettre suivante :

« Monsieur le directeur,

« Un certain nombre de vos lecteurs, dont je suis, n’auront pas appris sans une certaine admiration qu’en conclusion de la tuerie du 14 juillet le gouvernement avait ouvert une information contre X pour violences à agents. Il y a là en effet un assez bel exemple de cynisme. Continuer la lecture de « Une lettre de M. Albert Camus (juillet 1953) »

Un algérien raconte sa vie

Extraits d’un article paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 28, Volume V (11e année), Juillet-Août 1959, p. 35-38.

 

 

Fanatisme et superstition

Même pour le fanatisme, la superstition, j’ai vu que c’était autorisé, agréé par le gouvernement français en Algérie. J’ai vu, square Nelson, des femmes qui allaient là, soi-disant que c’était des sorciers – des conneries, quoi. Mais c’était agréé par le gouvernement. Continuer la lecture de « Un algérien raconte sa vie »

Un algérien raconte sa vie (II)

Extraits d’un article paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 29, Volume V (11e année), Décembre 1959-Février 1960, p. 54-55.

 

 

14 juillet 1953

Ma femme était à l’hôpital. Elle venait d’accoucher d’un deuxième enfant. Alors je sors de l’hôpital et je savais qu’il y avait le défilé. Je me dis, je vais défiler, c’est pas loin. Mais manque de pot, je tourne d’un côté et je tombe sur trois cars de flicaille qui étaient là. Ils me regardent d’un sale œil. Moi je m’en foutais, je les emmerdais. Il y avait l’autre gosse à la maison qui m’attendait, mais je me suis dit : il va bien m’attendre un petit peu, je vais voir comment c’est le défilé. Parce qu’il y avait Marcel Cachin. J’aimais bien voir ce vieux-là. Et puis d’un seul coup, poum! vlan! j’entends que ça commence la bagarre là-dedans. Continuer la lecture de « Un algérien raconte sa vie (II) »