Algérie. Le danger mortel du démocratisme

Article paru dans Le Prolétaire, n° 400, février-mars-avril 1989.

Students gather for a meeting at Bab-Ezzouar University in the suburbs of Algiers. Only a month before, in October 1988, hundreds of protesters, many of them students, were killed during anti-government riots. (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Les derniers mois sont marqués par le renouveau de l’agitation et par les manœuvres du pouvoir pour canaliser cette agitation dans le sens d’un ravalement de façade de l’édifice social sous la forme d’une « démocratisation » bien contrôlée. L’effervescence sociale touche plusieurs classes qui se manifestent de façon différente et pour des objets différents ; d’un côté, des couches petites-bourgeoises et bourgeoises s’agitent en faveur de la démocratisation et de la libéralisation d’un régime au sein duquel elles veulent conquérir une place plus grande ; de l’autre, la classe ouvrière qui aspire elle aussi à la fin de l’autoritarisme et de la répression dont elle souffre plus que quiconque, est entrée en lutte pour la défense de ses intérêts immédiats : plusieurs centaines de grèves dans tout le pays, selon la presse officielle elle même. Dans certaines usines des tentatives d’organisation indépendante ont eu lieu.

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