Jean-François Lyotard : L’Algérie évacuée

Extrait de Jean-François Lyotard, « L’Algérie évacuée », Socialisme ou Barbarie, n° 34, mars-mai 1963, p. 1-3.

 

 

Les lignes qui suivent n’ont pas pour objet de définir une politique révolutionnaire en Algérie. La question du sort de ce pays ne se pose plus et ne se pose pas encore de cette manière. Plus, parce que l’élan qui animait les masses au cours de la lutte nationale est maintenant brisé : il n’y a pas eu de révolution. Continuer la lecture de « Jean-François Lyotard : L’Algérie évacuée »

La révolution de Monsieur Boumedienne

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 73, septembre-octobre 1965, p. 4-7.

 

 

Monsieur Boumedienne est scandalisé. On n’a tout de même pas fait une révolution nationale pour que des étrangers viennent vous donner des leçons ! Pourquoi imaginez-vous qu’ils se sont battus, lui et ses compères militaires ? « Notre vérité, c’est l’Algérie, d’un territoire de plus de 2 millions de km2 , d’une population de 12 millions d’habitants, d’une histoire propre à elle, d’une langue arabe et d’une religion musulmane (El djeich, organe de l’Armée Nationale Populaire, n° 28, août 1965). Continuer la lecture de « La révolution de Monsieur Boumedienne »

Le nouveau pouvoir algérien

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 72, juillet-août 1965, p. 1-5.

 

 

Le renversement de Ben Bella a surpris tout le monde, y compris les Algériens. Mais ce qui peut étonner davantage, c’est l’absence de riposte. Il y a eu des réactions mais pas de contre-offensive d’un parti ben belliste. C’est qu’il n’y avait pas de partisans de Ben Bella. Le pouvoir de ce dernier était fait de prestige et de népotisme. Il n’avait réussi à construire ni un État ni un parti. Continuer la lecture de « Le nouveau pouvoir algérien »

Les luttes politiques en Algérie

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 42, août 1962, p. 1-3.

 

 

« C’est le peuple algérien qui a gagné la guerre »
« Révolution par et pour le peuple » ….

Au moment même où les dirigeants de la révolution algérienne se fragmentent en clans rivaux, ils se réclament à tout instant du « peuple ».

Ils ont raison, car ils sont peu de choses en face de ces paysans et de ces ouvriers qui sont bien les vrais vainqueurs de la plus cruelle guerre coloniale de l’histoire. Mais ils ont tort car ni les uns ni les autres, ils ne sont les représentants authentiques des travailleurs algériens. Continuer la lecture de « Les luttes politiques en Algérie »