{"id":12232,"date":"2021-04-22T11:46:26","date_gmt":"2021-04-22T09:46:26","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=12232"},"modified":"2021-04-22T11:51:02","modified_gmt":"2021-04-22T09:51:02","slug":"andre-julien-la-peste-dalbert-camus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/04\/22\/andre-julien-la-peste-dalbert-camus\/","title":{"rendered":"Andr\u00e9 Julien : La Peste d&rsquo;Albert Camus"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article d&rsquo;Andr\u00e9 Julien paru dans <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/archivesautonomies.org\/IMG\/pdf\/anarchismes\/apres-1944\/lelibertaire\/1947\/libertaire085.pdf\" target=\"_blank\">Le Libertaire<\/a><\/em>, n\u00b0 85<\/strong>, <strong>12 juillet 1947<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh3.googleusercontent.com\/proxy\/o82F92TRNxLUSg9fpnD0-FZi9dcDbW3QEbarLwlmKbZkuD9Rt0KhKAvzCYYbe9hTElNFixNYhstdbxfVH-pNPmfazlR8bpeCRZ3-4ds5KMuj1RE\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">AUTEUR de <em>l&rsquo;Etranger<\/em>, du <em>Mythe de Sisyphe<\/em>, de <em>Caligula<\/em>, longtemps animateur de <em>Combat<\/em>, il est permis de dire qu&rsquo;Albert Camus joue le r\u00f4le de chef d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration nouvelle. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Camus est l&rsquo;homme qui semble avoir le mieux assimil\u00e9 les influences parall\u00e8les et contradictoires de Kierkegaard, Gide et Kafka. Mais c&rsquo;est aussi le porteur d&rsquo;un message dont nous n&rsquo;avons plus \u00e0 contester l&rsquo;authenticit\u00e9. C&rsquo;est devenu l&rsquo;une de ses voix, dont chaque parole suscite un \u00e9cho. <\/p>\n\n\n\n<p>Son nouveau livre (1) est \u00e0 vrai dire plus une \u00ab\u00a0chronique\u00a0\u00bb qu&rsquo;un roman. Mais c&rsquo;est surtout, avec la perfection d&rsquo;un style, le climat lyrique de certaines pages \u2014 un lyrisme de la nudit\u00e9 \u2014 une r\u00e9ponse \u00e0 nos appels, une solution \u00e0 nos probl\u00e8mes. L&rsquo;auteur a choisi pour cadre de sa chronique la ville d&rsquo;Oran. De vrai, c&rsquo;est plus qu&rsquo;un cadre, c&rsquo;est le h\u00e9ros essentiel de l&rsquo;histoire, le protagoniste de ce drame collectif. On peut se demander pourquoi Oran ? Un petit livre (2), consacr\u00e9 \u00e0 cette ville, peut servir de r\u00e9ponse. Oran, nous dit-il, est la cit\u00e9 du d\u00e9sert, tournant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment le dos \u00e0 la mer. Aucun souffle ne l&rsquo;anime. Le ciel y est vide, les rues \u00ab\u00a0vou\u00e9es \u00e0 la poussi\u00e8re, aux cailloux et \u00e0 la chaleur\u00a0\u00bb. Si Camus y fait d\u00e9rouler sa fiction historique, c&rsquo;est tout d&rsquo;abord pour son caract\u00e8re anonyme en m\u00eame temps que pour le volume indescriptible de sa pr\u00e9sence qui est celle du \u00ab\u00a0r\u00e8gne de la cr\u00e9ature\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour de 194\u2026, Oran se voit envahie par les rats. On en trouve partout, dans les couloirs, les escaliers, les trottoirs, les avenues ; leurs cadavres d\u00e9goulinants s&rsquo;amoncellent dans les poubelles. Les Oranais s&rsquo;inqui\u00e8tent de cette curieuse invasion, encore qu&rsquo;il y ait un vieillard asthmatique (auquel rend visite le docteur Rieux) pour s&rsquo;en r\u00e9jouir. \u00ab\u00a0Ils sortent, dit-il, c&rsquo;est la faim.\u00a0\u00bb Le concierge du m\u00e9decin est pris d&rsquo;une fi\u00e8vre mortelle. Puis on constate d&rsquo;autres cas de la maladie, le mot de peste est \u00ab\u00a0prononc\u00e9 pour la premi\u00e8re fois par Rieux. Personne, auparavant, n&rsquo;osait seulement y songer. L&rsquo;opinion publique, c&rsquo;est sacr\u00e9, pas d&rsquo;affolement, surtout pas d&rsquo;affolement\u00a0\u00bb. D\u00e8s lors, la peste est proclam\u00e9e, elle existe, elle prend une r\u00e9alit\u00e9 officielle. Mais personne encore n&rsquo;ose y croire. \u00ab\u00a0Le fl\u00e9au n&rsquo;est pas \u00e0 la mesure de l&rsquo;homme, on se dit que le fl\u00e9au est irr\u00e9el, c&rsquo;est un mauvais r\u00eave qui va passer.\u00a0\u00bb En fait, il ne passe pas et ce sont les hommes qui passent. Chaque jour, le nombre des victimes augmente. Nous assistons \u00e0 la progression de la courbe statistique, scrupuleusement \u00e9tablie par les employ\u00e9s de la pr\u00e9fecture. D&rsquo;\u00e9tranges \u00ab\u00a0gardes\u00a0\u00bb assurent la fermeture de la ville. Les cadavres sont transport\u00e9s par tramways vers la fosses communes et le four cr\u00e9matoire. \u00ab\u00a0La premi\u00e8re chose que la peste apporta \u00e0 nos concitoyens fut l&rsquo;exil.\u00a0\u00bb La vie continue, mais les visages des Oranais r\u00e9v\u00e8lent la permanence de leur inqui\u00e9tude. Ils peuplent les cin\u00e9mas, les caf\u00e9s, les \u00e9glises et, puisque les \u00e9vasions hors de la ville empest\u00e9e sont rendues quasi impossibles, ils se lancent \u00e0 corps perdu dans le \u00ab\u00a0divertissement\u00a0\u00bb. Grand r\u00e9crit sans cesse les premi\u00e8res lignes d&rsquo;un livre dont nous savons bien qu&rsquo;il ne verra jamais le jour. <\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la peste se terminera de fa\u00e7on aussi illogique qu&rsquo;elle avait d\u00e9but\u00e9, le narrateur constatera que, durant l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie, personne n&rsquo;avait souri. Le fl\u00e9au, pourtant, avait \u00e9t\u00e9 pour certains l&rsquo;occasion de se r\u00e9v\u00e9ler. Tarrou, Rieux, le vieillard qui crachait sur les chats, Castel, Othon ne sont pas des h\u00e9ros. \u00ab\u00a0Je ne crois pas \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme, je sais que c&rsquo;est facile, et j&rsquo;ai appris que c&rsquo;\u00e9tait meurtrier.\u00a0\u00bb Mais Tarrou agit suivant une morale de \u00ab\u00a0sympathie\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0compr\u00e9hension\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des autres. S&rsquo;il est ainsi amen\u00e9 \u00e0 organiser les brigades sanitaires, c&rsquo;est que l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9, dit-il, est \u00ab\u00a0la seule fa\u00e7on de lutter contre la peste\u00a0\u00bb. En isolant Oran du reste du monde, la peste permet \u00e0 un Cottard, \u00e0 un \u00ab\u00a0exil\u00e9\u00a0\u00bb, de retrouver une solidarit\u00e9 d\u00e9funte, d&rsquo;assumer \u00e0 nouveau les autres et de s&rsquo;assumer. Le retour \u00e0 la situation \u00ab\u00a0normale\u00a0\u00bb le rendra fou, ou du moins les policiers l&rsquo;estimeront tel, qui le tueront avec leurs mitraillettes. Camus nous laisse ainsi entendre que la peste n&rsquo;ait jamais termin\u00e9e et qu&rsquo;elle n&rsquo;attend qu&rsquo;un signe pour resurgir dans toute sa virulence. <\/p>\n\n\n\n<p>Mais ici qu&rsquo;est-ce, en somme, que la peste ? Sous l&rsquo;affabulation \u00ab\u00a0historique\u00a0\u00bb, il convient de rechercher la signification profonde du livre de Camus. Sous le mythe, la r\u00e9alit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est la guerre, c&rsquo;est toute violence faite \u00e0 l&rsquo;homme, sans que les victimes sachent bien en quoi elles sont responsables, sans que les bourreaux sachent bien les torts qu&rsquo;ils leur reprochent. L&rsquo;humanit\u00e9 est en proie \u00e0 un perp\u00e9tuel <em>proc\u00e8s <\/em>(\u00ab\u00a0le bacille de la peste ne meurt ni ne dispara\u00eet jamais\u00a0\u00bb), o\u00f9 nous sommes tour \u00e0 tour et en m\u00eame temps juges et accus\u00e9s. La conclusion logique du proc\u00e8s consiste \u00e0 ce qu&rsquo;un jour des inconnus entra\u00eenent le malheureux vieillard. En un terrain vague des faubourgs, ils font voler sa t\u00eate dans l&rsquo;\u00e9clair de leur sabre, alors la peste r\u00e9veille ses rats et les envoie mourir dans une cit\u00e9 heureuse. <\/p>\n\n\n\n<p>Au demeurant, chacun la porte en soi, la peste, parce que \u00ab\u00a0personne, non, personne au monde n&rsquo;en est indemne\u00a0\u00bb. Et nous sommes tous des pestif\u00e9r\u00e9s. Tarrou a appris cette v\u00e9rit\u00e9 le jour o\u00f9 il a vu son p\u00e8re, avocat g\u00e9n\u00e9ral, requ\u00e9rir et obtenir la peine de mort contre un malheureux (\u00ab\u00a0J&rsquo;ai horreur des condamnations \u00e0 mort\u00a0\u00bb), le jour aussi o\u00f9 il a assist\u00e9 en Hongrie \u00e0 une ex\u00e9cution capitale. La l\u00e2chet\u00e9 consiste \u00e0 ne pas agir contre le fl\u00e9au, \u00e0 se reposer sur une facile irresponsabilit\u00e9. \u00ab\u00a0Mais je me disais alors que, si l&rsquo;on c\u00e9dait une fois, il n&rsquo;y avait pas de raison de s&rsquo;arr\u00eater.\u00a0\u00bb De sorte qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas non plus, pour la peste, de raison de s&rsquo;arr\u00eater. Le peste, ce n&rsquo;est pas tant la peste en soi, que le consentement \u00e0 la peste. <\/p>\n\n\n\n<p>En condamnant \u00ab\u00a0le plus abject des assassinats\u00a0\u00bb, en refusant \u00ab\u00a0tout ce qui, de pr\u00e8s ou de loin, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, fait mourir ou justifie qu&rsquo;on fasse mourir\u00a0\u00bb, Albert Camus prend courageusement parti dans notre monde d&rsquo;horreur, de d\u00e9shonneur et de d\u00e9lation. Le probl\u00e8me consiste \u00e0 rechercher cette paix qu&rsquo;il oppose \u00e0 la peste, en essayant de comprendre tous les hommes et de n&rsquo;\u00eatre l&rsquo;ennemi mortel de personne. Le probl\u00e8me, c&rsquo;est le moyen de n&rsquo;\u00eatre plus un <em>pestif\u00e9r\u00e9<\/em>, de trouver le terme entre les victimes et les bourreaux. En ce sens, on ne peut pas dire que Camus soit tent\u00e9 par ce qu&rsquo;il nomme la saintet\u00e9 car il sait bien qu&rsquo;en se refusant \u00e0 choisir, on choisit encore. Il choisit tout simplement de n&rsquo;\u00eatre jamais du c\u00f4t\u00e9 du fl\u00e9au. Le but concret que se propose Camus, face \u00e0 un ciel vide, c&rsquo;est l&rsquo;assomption authentique de l&rsquo;existence humaine, la poursuite g\u00e9n\u00e9reuse du bonheur. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Andr\u00e9 JULIEN.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) <em>La peste<\/em> (1947) Gallimard nfr.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(2) <em>Le Minotaure ou la Halte d&rsquo;Oran<\/em> (\u00e0 para\u00eetre) Charlot.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"12234\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/04\/22\/andre-julien-la-peste-dalbert-camus\/le-libertaire-12-juillet-1947\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Le-Libertaire-12-juillet-1947.png?fit=388%2C529&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"388,529\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Le-Libertaire-12-juillet-1947\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Le-Libertaire-12-juillet-1947.png?fit=220%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Le-Libertaire-12-juillet-1947.png?fit=388%2C529&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Le-Libertaire-12-juillet-1947.png?resize=336%2C458&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-12234\" width=\"336\" height=\"458\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Le-Libertaire-12-juillet-1947.png?w=388&amp;ssl=1 388w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Le-Libertaire-12-juillet-1947.png?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 336px) 100vw, 336px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article d&rsquo;Andr\u00e9 Julien paru dans Le Libertaire, n\u00b0 85, 12 juillet 1947 AUTEUR de l&rsquo;Etranger, du Mythe de Sisyphe, de Caligula, longtemps animateur de Combat, il est permis de dire qu&rsquo;Albert Camus joue le r\u00f4le de chef d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration nouvelle.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[29,107,4425,4426,428,1957,513,2186,680,703,886,2001],"class_list":["post-12232","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-29","tag-albert-camus","tag-andre-julien","tag-epidemie","tag-federation-anarchiste","tag-gallimard","tag-guerre","tag-la-peste","tag-le-libertaire","tag-livre","tag-oran","tag-recension"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3bi","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":12459,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/05\/06\/andre-julien-letat-de-siege\/","url_meta":{"origin":12232,"position":0},"title":"Andr\u00e9 Julien : L&rsquo;Etat de si\u00e8ge","author":"SiNedjib","date":"06\/05\/2021","format":false,"excerpt":"Article d'Andr\u00e9 Julien paru dans Le Libertaire, n\u00b0 155, 12 novembre 1948 On conna\u00eet nos sympathies pour les id\u00e9es, l'oeuvre et la personne d'Albert Camus. 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