{"id":12986,"date":"2021-06-18T06:48:32","date_gmt":"2021-06-18T04:48:32","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=12986"},"modified":"2024-01-11T23:58:38","modified_gmt":"2024-01-11T22:58:38","slug":"femmes-algeriennes-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/06\/18\/femmes-algeriennes-3\/","title":{"rendered":"Femmes alg\u00e9riennes"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article paru dans <em>Courant alternatif<\/em>, n\u00b0 10, juin 1991, p. 5-8<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"455\" height=\"626\" data-attachment-id=\"12988\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/06\/18\/femmes-algeriennes-3\/courant-alternatif-juin-1991\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Courant-alternatif-juin-1991.png?fit=455%2C626&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"455,626\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Courant-alternatif-juin-1991\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Courant-alternatif-juin-1991.png?fit=218%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Courant-alternatif-juin-1991.png?fit=455%2C626&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Courant-alternatif-juin-1991.png?resize=455%2C626&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-12988\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Courant-alternatif-juin-1991.png?w=455&amp;ssl=1 455w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Courant-alternatif-juin-1991.png?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><em><span><b>L&rsquo;oppression des femmes en Afrique du Nord, comme partout dans le monde, est inscrite dans la soci\u00e9t\u00e9 ; l&rsquo;arriv\u00e9e du FLN en Alg\u00e9rie, porteur de \/&rsquo;Id\u00e9ologie arabo-musulmane, n&rsquo;a pas contribu\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer le sort des femmes, bien au contraire ; et aujourd&rsquo;hui, la mont\u00e9e de l&rsquo;int\u00e9grisme par l&rsquo;interm\u00e9diaire du F.I.S. (Front islamique du salut) g\u00e9n\u00e8re une situation intol\u00e9rable pour les Alg\u00e9riennes. Les m\u00e9dias occidentaux n&rsquo;ont pas pu faire le silence sur ces mouvements de femmes alg\u00e9riennes qu&rsquo;ils ont pr\u00e9sent\u00e9 tr\u00e8s hypocritement comme une lutte entre, d&rsquo;une part, des id\u00e9es r\u00e9actionnaires port\u00e9es par un <\/b><\/span><strong>archa\u00efsme religieux, et d&rsquo;autre part, des id\u00e9es \u00e9mancipatrices venues d&rsquo;Occident.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">La lutte des femmes alg\u00e9riennes depuis toujours s&rsquo;est manifest\u00e9e contre une oppression qui ne date pas de l&rsquo;arriv\u00e9e des int\u00e9gristes et qu&rsquo;elles subissent depuis des mill\u00e9naires. Les femmes alg\u00e9riennes ont os\u00e9 et se sont battues sous le gouvernement de Boum\u00e9dienne, elles se sont organis\u00e9es en toute ill\u00e9galit\u00e9. En 1963 : manifestation massive contre le port du voile devenu obligatoire. En 1980, elles d\u00e9noncent le \u00ab\u00a0code de la famille\u00a0\u00bb, et malgr\u00e9 leur petit nombre, leur d\u00e9termination a fait reculer le pouvoir qui, quatre ans apr\u00e8s, adoptera le texte en douce (1984). Elles sont pr\u00e9sentes et actives en 1980 dans la r\u00e9volte du printemps berb\u00e8re (voir annexe 1), premi\u00e8re manifestation massive r\u00e9clamant la d\u00e9mocratie en Alg\u00e9rie et la reconnaissance culturelle berb\u00e8re, elles sont partie prenante pour revendiquer une culture \u00e9mancipatrice et rejeter toute id\u00e9e de tradition culturelle qui les minoriserait ; d&rsquo;ailleurs, dix ans apr\u00e8s, le 25 janvier 1990 lors de la marche du mouvement culturel berb\u00e8re (MCB) elles sont l\u00e0 pour rappeler la dimension revendicatrice des femmes dans la revendication culturelle berb\u00e8re. 1980, un comit\u00e9 de femmes se forme contre les institutions gouvernementales interdisant aux femmes seules de partir \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. 1985, l&rsquo;association pour l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 devant la loi entre les femmes et les hommes se cr\u00e9e en toute ill\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right has-large-font-size\"><strong><em>L&rsquo;oppression des femmes ne date pas de l&rsquo;arriv\u00e9e des int\u00e9gristes<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes alg\u00e9riennes subissent l&rsquo;oppression du droit coutumier issu d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 traditionnelle. Par exemple en Kabylie, le droit coutumier berb\u00e8re interdit aux femmes de si\u00e9ger \u00e0 l&rsquo;assembl\u00e9e du village (le \u00ab\u00a0code de la famille\u00a0\u00bb, lui, en accorde 1\/8\u2026 !). Selon les r\u00e9gions des particularismes apparaissent faisant la diff\u00e9rence entre la ville et la campagne ainsi, en ville, la femme doit porter le \u00ab\u00a0ha\u00efk\u00a0\u00bb, tenue citadine introduite en Afrique du Nord par l&rsquo;Islam, qui dissimule le corps de la femme et qu&rsquo;on retrouve dans la majorit\u00e9 des pays du Maghreb. Cette tenue ne voile pas la femme et doit \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9e du foulard islamique dont on a tant parl\u00e9 en France ou du Tchador d&rsquo;Iran. Dans les campagnes, les femmes travaillant doublement, aux champs et \u00e0 la maison, doivent circuler dans ces deux espaces, au dehors et au dedans, et n&rsquo;ont pas cette contrainte vestimentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les lois \u00ab\u00a0non \u00e9crites\u00a0\u00bb, reflet d&rsquo;un ordre patriarcal mondial, accordent au p\u00e8re le pouvoir sur les femmes de la famille, interdisant \u00e0 la fille de poursuivre ses \u00e9tudes, lui imposant un mari, battant sa femme. Des lois si bien inscrites dans la t\u00eate des hommes qu&rsquo;on a vu des d\u00e9put\u00e9s d\u00e9battre longuement sur la grandeur de la baguette permettant au mari de battre sa femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant au \u00ab\u00a0code de la famille\u00a0\u00bb, ce n&rsquo;est pas au F.I.S. que les femmes alg\u00e9riennes le doivent, mais au FLN qui, d\u00e8s 1980, en a pos\u00e9 les principes mais a d\u00fb attendre 1984 pour l&rsquo;imposer contre l&rsquo;avis des femmes d\u00e9termin\u00e9es \u00e0 le rejeter. Le Code de la famille stipule que la famille est la cellule de base de la soci\u00e9t\u00e9 (art. 2) et qu&rsquo;elle repose, entre autres, sur la bonne moralit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9limination des maux sociaux (art. 3) Ce code de type juridique enferme la femme dans cette \u00ab\u00a0cellule\u00a0\u00bb familiale sans lui reconna\u00eetre jamais le statut de majeure : il est question de l&rsquo;\u00e2ge de majorit\u00e9 de l&rsquo;enfant m\u00e2le mais de \u00ab\u00a0consommation\u00a0\u00bb du mariage pour la fille. Femme objet ici aussi ! On n&rsquo;en finirait pas d&rsquo;analyser ces trente pages de la loi 84.11 du 9 juin 1984 dont pr\u00e8s de la moiti\u00e9 sont consacr\u00e9es aux successions. Il s&rsquo;agit bien l\u00e0 d&rsquo;un ordre patriarcal l\u00e9gif\u00e9rant la propri\u00e9t\u00e9 des hommes dont la femme est l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment essentiel ; l&rsquo;enfant est affili\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re, et pour \u00e9viter tout probl\u00e8me, l&rsquo;article 42 d\u00e9finit la dur\u00e9e de la grossesse de 6 \u00e0 10 mois. Si le mari est tenu de subvenir \u00e0 l&rsquo;entretien de l&rsquo;\u00e9pouse, celle-ci est tenue \u00ab\u00a0d&rsquo;ob\u00e9ir \u00e0 son mari et de lui accorder des \u00e9gards en sa qualit\u00e9 de chef de famille\u00a0\u00bb (art. 39). Il faut savoir qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible aujourd&rsquo;hui en Alg\u00e9rie, d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 ce code qui, instituant la famille comme base de la soci\u00e9t\u00e9, ne laisse la place \u00e0 aucune reconnaissance sociale hors de ce cadre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right has-large-font-size\"><strong><em>Les femmes alg\u00e9riennes s&rsquo;organisent<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous l&rsquo;avons dit plus haut, les femmes alg\u00e9riennes ont cr\u00e9\u00e9 depuis toujours des r\u00e9sistances \u00e0 leur oppression, mais les \u00e9v\u00e9nements d&rsquo;octobre 88 (voir annexe 2) acc\u00e9l\u00e8rent les mouvements sociaux et le premier trimestre 89, de nombreuses associations apparaissent. En fait, d\u00e8s d\u00e9cembre 88, un rassemblement des femmes s&rsquo;est tenu \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Bouzareah, organis\u00e9 par le collectif des femmes universitaires membres fondatrices de l&rsquo;association pour l&rsquo;\u00e9mancipation des femmes (AEP). Le 8 mars 1989, une table ronde r\u00e9unit l&rsquo;UNFA (1), l&rsquo;association pour l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des femmes et des hommes devant la loi (AEFHL) l&rsquo;association pour l&rsquo;\u00e9mancipation des femmes (AEF) l&rsquo;association pour la promotion du droit des femmes (ADPF). En d\u00e9cembre 1989 a lieu la coordination nationale des associations f\u00e9minines ; on peut d\u00e9nombrer alors 18 associations de femmes alg\u00e9riennes. Les 26, 27 et 28 mars 1990 \u00e0 Tunis, lors d&rsquo;une rencontre maghr\u00e9bine des femmes, se r\u00e9unissent l&rsquo;association tunisienne des femmes d\u00e9mocrates (ATFD) et l&rsquo;association des femmes tunisiennes pour la recherche et le d\u00e9veloppement (AFTURD), l&rsquo;association d\u00e9mocratique des femmes du Maroc (ADFM) et pour l&rsquo;Alg\u00e9rie, l&rsquo;association ind\u00e9pendante pour le triomphe du droit des femmes (AITDF), l&rsquo;association pour l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 devant la loi entre les femmes et les hommes (AEL), l&rsquo;association pour la d\u00e9fense et la promotion des droits des femmes (ADPF) et l&rsquo;association pour l&rsquo;\u00e9mancipation des femmes (AEF).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"544\" height=\"393\" data-attachment-id=\"12987\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/06\/18\/femmes-algeriennes-3\/photo-femmes\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-femmes.png?fit=544%2C393&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"544,393\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"photo-femmes\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-femmes.png?fit=300%2C217&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-femmes.png?fit=544%2C393&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-femmes.png?resize=544%2C393&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-12987\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-femmes.png?w=544&amp;ssl=1 544w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-femmes.png?resize=300%2C217&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 544px) 100vw, 544px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La coordination des associations de femmes se r\u00e9unit \u00e0 Bourmerd\u00e8s les 17 et 18 mai 1990, \u00e0 Tizi-Ouzou les 28 et 29 juin 1990. Les femmes seront de plus en plus nombreuses \u00e0 s&rsquo;organiser par r\u00e9gion, par ville et \u00e0 appara\u00eetre les \u00ab\u00a08 mars\u00a0\u00bb, et lors de manifestations r\u00e9clamant la d\u00e9mocratie en Alg\u00e9rie. Le 8 mars 1990 elles sont plus de 5000 dans les rues d&rsquo;Alger.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur revendication essentielle est la suppression du Code de la famille, le droit d&rsquo;\u00eatre reconnues comme citoyennes \u00e0 part enti\u00e8re et la r\u00e9forme de la loi \u00e9lectorale permettant, selon les articles 53.54, au chef de famille de voter sans procuration, en lieu et place des femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais cette apparition publique des femmes dans la rue lors des manifestations, la diffusion de leurs revendications par tracts ou communiqu\u00e9s de presse, va d\u00e9clencher une violente r\u00e9action de la part des plus farouches d\u00e9fenseurs de l&rsquo;ordre \u00e9tabli de la soci\u00e9t\u00e9 arabo-musulmane : les int\u00e9gristes du F.I.S. Il est essentiel de bien comprendre que la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne comme l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique du Nord vit sous le double joug de l&rsquo;Etat et de la religion. L&rsquo;Islam est religion d&rsquo;Etat, l&rsquo;arabit\u00e9 est identit\u00e9 unique, l&rsquo;arabe est la langue officielle, c&rsquo;est aussi la langue sacr\u00e9e du Coran. L&rsquo;id\u00e9ologie arabo-musulmane est omnipr\u00e9sente tant chez les d\u00e9mocrates que chez les int\u00e9gristes, les femmes qui repr\u00e9sentent 53 % de la population alg\u00e9rienne ne peuvent qu&rsquo;\u00eatre doublement opprim\u00e9es et ce n&rsquo;est pas un hasard si les femmes dans leurs actions contre les int\u00e9gristes, se sont retrouv\u00e9es \u00eatre les seules \u00e0 d\u00e9noncer le F.I.S., \u00e0 condamner les relents de fascisme contenus dans les agressions dont elles sont, non pas les premi\u00e8res, mais les seules victimes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right has-large-font-size\"><strong><em>Les agressions int\u00e9gristes contre les femmes<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, sont apparues des actions visant \u00e0 exclure les femmes de leur travail ; un directeur a pr\u00e9text\u00e9 le licenciement d&rsquo;une femme par le fait qu&rsquo;il ne peut se trouver seul face \u00e0 une femme (r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la religion). Des hommes ont remplac\u00e9 les femmes de m\u00e9nage et se sont battu pour une appellation digne d&rsquo;eux ; l&rsquo;exclusion des femmes des lieux publics s&rsquo;est manifest\u00e9e par des remarques dans les bus, dans la rue, visant toute femme, jeune ou \u00e2g\u00e9e, voil\u00e9e ou non, pour lui signaler que sa place n&rsquo;est pas dehors, sous couvert d&rsquo;un discours protecteur des dangers auxquels elle s&rsquo;expose. Des mesures discriminatoires ont \u00e9t\u00e9 prises par l&rsquo;APN (assembl\u00e9e populaire nationale) qui a vot\u00e9 une circulaire instituant que le sport pour les filles est facultatif dans les \u00e9coles et les lyc\u00e9es. La discussion au sein de cette \u00ab\u00a0noble assembl\u00e9e\u00a0\u00bb aurait port\u00e9 sur l&rsquo;interdiction pure et simple ou le caract\u00e8re facultatif, des d\u00e9put\u00e9s vont jusqu&rsquo;\u00e0 d\u00e9clarer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de place pour les filles dans les \u00e9coles.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><strong>ANNEXE 1<\/strong><br><br>Le printemps berb\u00e8re<br>\u00ab\u00a0L&rsquo;assaut donn\u00e9 dans le nuit du 19 au 20 avril 1980 par l&rsquo;arm\u00e9e au campus et \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Tizi Ouzou en gr\u00e8ve avec occupation depuis une quinzaine de jours, constitue le summum des \u00e9v\u00e9nements qui ont secou\u00e9 la Kabylie lors du printemps berb\u00e8re.\u00a0\u00bb<br>L&rsquo;explosion populaire eut lieu apr\u00e8s l&rsquo;interdiction d&rsquo;une conf\u00e9rence que devait donner l&rsquo;\u00e9crivain Mouloud Mammeri au centre universitaire de Tizi Ouzou le 10 mars 80. Cette interdiction ne fut pas un fait isol\u00e9 mais s&rsquo;inscrit dans toute une cha\u00eene de brimades \u00e0 l&rsquo;encontre de tout ce qui est berb\u00e8re : refus absolu de l&rsquo;enseignement de la langue \u00ab\u00a0Tamazight\u00a0\u00bb, r\u00e9duction du temps d&rsquo;\u00e9mission \u00e0 la radio, inexistence d&rsquo;une cha\u00eene de TV berb\u00e8re, interdiction de tout \u00e9crit en langue Tamazight, emprisonnement de jeunes lyc\u00e9ens d\u00e9tenteurs de l&rsquo;alphabet Tifinagh (berb\u00e8re).<br>Il y eu ensuite en ao\u00fbt 81 l&rsquo;occupation militaire de l&rsquo;universit\u00e9 de Tizi Ouzou pour emp\u00eacher le d\u00e9roulement d&rsquo;une universit\u00e9 d&rsquo;\u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par des volontaires et charg\u00e9e de former des enseignants en berb\u00e8re. S&rsquo;il est un fait que le pluralisme linguistique d\u00e9borde in\u00e9vitablement sur le pluralisme politique, c&rsquo;est en avant-garde que le printemps berb\u00e8re a pos\u00e9 ces revendications : enseignement des langues populaires r\u00e9elles, le Berb\u00e8re et l&rsquo;Arabe alg\u00e9rien ; libert\u00e9s d\u00e9mocratiques, libert\u00e9 d&rsquo;expression.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Le F.I.S. d\u00e9clare vouloir maintenir les femmes \u00e0 la maison et \u00e0 leur r\u00f4le de procr\u00e9atrices afin de construire un monde musulman plus peupl\u00e9 que l&rsquo;Occident pour une \u00e9ventuelle guerre sainte \u00ab\u00a0Jihad\u00a0\u00bb. Les \u00ab\u00a0v\u00e9ritables\u00a0\u00bb valeurs de la coutume alg\u00e9rienne sont appel\u00e9e \u00e0 la rescousse pour interdire le travail des femmes : il s&rsquo;agit l\u00e0, bien s\u00fbr, du travail r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 et du danger \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9mancipation\u00a0\u00bb qu&rsquo;il contient, les femmes \u00e9tant vou\u00e9es au travail gratuit de l&rsquo;entretien de la famille non r\u00e9pertori\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9conomie du pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Les sermons violents des mosqu\u00e9es : \u00ab\u00a0La femme est l&rsquo;incarnation du diable, il faut la battre tous les jours pendant 7 ans si l&rsquo;on veut lui faire porter le hidjab, la femme n&rsquo;a de place qu&rsquo;aupr\u00e8s de ses enfants et de son mari et non \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, la femme est source de d\u00e9bauche\u2026\u00a0\u00bb ; la retransmission \u00e0 la TV nationale, deux fois par semaine, de sermons plus officiels ont encourag\u00e9 les agressions physiques contre les femmes :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Annaba : une militante des droits des femmes a eu son domicile incendi\u00e9, les documents br\u00fbl\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 ostensiblement plac\u00e9s sur la table et les murs de sa maison \u00e9taient couverts d\u2019obsc\u00e9nit\u00e9s et d&rsquo;incantations religieuses.<\/li>\n\n\n\n<li>Constantine : les \u00e9tudiantes en m\u00e9decine doivent passer 3 barrages avant de pouvoir aller faire les gardes de nuit ; le premier tenu par les s\u0153urs musulmanes, \u00e9tudiantes int\u00e9gristes qui leur disent de ne pas travailler la nuit, le second, ce sont les gardiens des cit\u00e9s universitaires non mixtes leur interdisant de sortir et les signalant \u00e0 l&rsquo;administration pour refus d&rsquo;ob\u00e9ir; puis, au dehors attendent les barbus, groupes d&rsquo;int\u00e9gristes qui attaquent les femmes avec des cha\u00eenes de v\u00e9lo. Les m\u00e9decins n&rsquo;ont pas voulu d\u00e9livrer d&rsquo;attestation de soins \u00e0 des femmes bless\u00e9es. \u00e0 la t\u00eate pour les emp\u00eacher de porter plainte : des couvre-feu sont instaur\u00e9s dans d&rsquo;autres cit\u00e9s universitaires : El Alia, Ben Boulaid, Blida, Mostaganem.<\/li>\n\n\n\n<li>Ouargla : en juin 89, une femme accus\u00e9e de m\u0153urs l\u00e9g\u00e8res a sa maison incendi\u00e9e, son fils de trois ans meurt dans l&rsquo;incendie.<\/li>\n\n\n\n<li>Mascara : une jeune femme est br\u00fbl\u00e9e vive par son fr\u00e8re parce qu&rsquo;elle ne voulait pas quitter son travail.<\/li>\n\n\n\n<li>Bou Sa\u00e2da : les domiciles de 4 femmes divorc\u00e9es sont saccag\u00e9s, les v\u00eatements, provisions, meubles sont d\u00e9truits, cass\u00e9s ; d&rsquo;une maison un groupe sortira les meubles pour les br\u00fbler.<\/li>\n\n\n\n<li>Blida : Zahra, \u00e9tudiante, se rendant \u00e0 une conf\u00e9rence scientifique a \u00e9t\u00e9 battue \u00e0 coups de ceinturon.<\/li>\n\n\n\n<li>El Alia, instauration d&rsquo;un couvre feu \u00e0 la cit\u00e9 universitaire pour les filles \u00e0 18 h.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>D&rsquo;autres agressions ont lieu \u00e0 Remchi, Annaba, Bodj El Kiffan. Des lettres de menaces de la milice islamique sont adress\u00e9es \u00e0 une avocate lui enjoignant de se rendre \u00e0 la mosqu\u00e9e Es Sunna et demander pardon, soit de quitter l&rsquo;Alg\u00e9rie ou bien \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e le 5 mai pour avoir dans une interview sur la 5 exprim\u00e9 ses id\u00e9es sur l&rsquo;extr\u00e9misme islamique en Alg\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p>Car c&rsquo;est bien la pertinence des femmes qui seront les premi\u00e8res \u00e0 d\u00e9noncer l&rsquo;int\u00e9grisme religieux en Alg\u00e9rie, qui d\u00e9range. Les coupures de presse en avril 90 d&rsquo;<em>Horizons maghr\u00e9bins<\/em>, d&rsquo;<em>El Moudjahid<\/em>, parlent de \u00ab\u00a0violence, de d\u00e9linquance, d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 et les autorit\u00e9s s&rsquo;engagent \u00e0 mettre tout en oeuvre pour retrouver les coupables, arr\u00eater les petits d\u00e9linquants\u00a0\u00bb ; seules les femmes d\u00e9signent les coupables et accusent les int\u00e9gristes et le F.I.S.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;attitude des partis politiques, tous plus d\u00e9mocratiques les uns que les autres, qui se sont cr\u00e9\u00e9s depuis 89 (40 \u00e0 ce jour !) n&rsquo;a rien d&rsquo;original. Devant l&rsquo;ampleur du mouvement des femmes, des commissions \u00ab\u00a0femmes\u00a0\u00bb apparaissent ; des repr\u00e9sentant(e)s s&rsquo;expriment dans certains meetings, colloques ou autres coordinations des associations de femmes. Alors que l\u00e9s femmes sont pr\u00e9sentes dans toutes les manifestations r\u00e9clamant la d\u00e9mocratie en Alg\u00e9rie, elles sont 30.000 le 10 mai 90 : \u00ab\u00a0la majorit\u00e9 silencieuse, c&rsquo;est nous\u00a0\u00bb dans les rues d&rsquo;Alger. Les associations ont leur banderole, leur tract, les femmes sont pr\u00e9sentes sur le terrain des luttes pour imposer leurs revendications et aussi parce que souvent elles sont les premi\u00e8res concern\u00e9es par la d\u00e9gradation des conditions de vie en Alg\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td class=\"has-text-align-left\" data-align=\"left\"><strong>ANNEXE 2<\/strong><br><br>Octobre 88<br>Des \u00e9meutes durement r\u00e9prim\u00e9es, 500 morts ou plus, des adolescents pour la plupart, une insurrection populaire qui d\u00e9nonce les conditions de vie pr\u00e9caire et s&rsquo;attaque aux privil\u00e8ges. D\u00e9j\u00e0, en mai 88 \u00e0 Oran, une manifestation se forme \u00e0 l&rsquo;issue d&rsquo;un match de foot, des jeunes crient leur col\u00e8re, un policier est tu\u00e9.<br>En juillet, dans les Aur\u00e8s (r\u00e9gion berb\u00e8re) des femmes protestent contre le rationnement de l&rsquo;eau : arrestations, proc\u00e8s, emprisonnement par dizaines \u00e0 Ouarza, D\u00e9but septembre \u00e0 Annaba, des ouvriers cassent les r\u00e9frig\u00e9rateurs pour l&rsquo;exportation, qu&rsquo;ils ne peuvent pas se payer ; d&rsquo;autres mouvements de gr\u00e8ve se succ\u00e8dent, un mot d&rsquo;ordre clandestin circule pour faire du 5 octobre une journ\u00e9e de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. Des r\u00e9voltes \u00e9clatent partout, surtout dans les villes et les manifestants saccagent les b\u00e2timents publics (minist\u00e8re, mairie, commissariats) symboles d&rsquo;un pouvoir qui les \u00e9crase, attaquent les magasins d&rsquo;Etat et d\u00e9couvriront des stocks de marchandises destin\u00e9es \u00e0 alimenter le march\u00e9 noir, entre autres. Dans un village, le drapeau alg\u00e9rien est remplac\u00e9 par un sac de semoule. L&rsquo;arm\u00e9e est appel\u00e9e \u00e0 intervenir, les lyc\u00e9es sont ferm\u00e9s, l&rsquo;\u00e9tat de si\u00e8ge proclam\u00e9 et le couvre-feu instaur\u00e9, la r\u00e9pression sera impitoyable.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right has-large-font-size\"><em><strong>Vie quotidienne<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le SMIG a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9valu\u00e9 en septembre 89 passant de 1200 dinars \u00e0 1500, mais les prix des denr\u00e9es alimentaires ne cessent d&rsquo;augmenter : 1 kg de viande vaut 150 D., un poulet 170, l\u2019\u0153uf est \u00e0 2,5 D., en g\u00e9n\u00e9ral les l\u00e9gumes sont \u00e0 20 D. le kg ainsi que les fruits, seules les carottes sont \u00e0 15 D. Ces chiffres permettent tr\u00e8s rapidement de constater l&rsquo;insuffisance des revenus pour une famille moyenne \u00e0 la fin de 90. Devant l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;acheter le strict n\u00e9cessaire, c&rsquo;est aux femmes de se d\u00e9brouiller pour, malgr\u00e9 tout, pr\u00e9senter \u00e0 l&rsquo;homme \u00ab\u00a0chef de famille\u00a0\u00bb le plateau du repas ; ainsi on a vu r\u00e9appara\u00eetre sur les march\u00e9s les productions artisanales faites par les femmes, \u00ab\u00a0galettes, pain, p\u00e2tes fra\u00eeches\u00a0\u00bb, vendues par les enfants. La fabrication de ces produits est longue et p\u00e9nible et c&rsquo;est une raison de plus pour maintenir les femmes \u00e0 la maison. Dans les villes, l&rsquo;Etat n&rsquo;assure plus l&rsquo;entretien des cr\u00e8ches, des cantines scolaires, il n&rsquo;y a plus de bourses d&rsquo;\u00e9tudes pour les enfants des coll\u00e8ges, et donc les femmes doivent g\u00e9rer ces carences avec les contraintes impos\u00e9es par l&rsquo;exode rural qui a d\u00e9truit les structures communautaires d&rsquo;entraide.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ces difficult\u00e9s quelques femmes ont cru aux promesses du F.I.S., seul parti \u00e0 parler d\u00e9magogiquement des probl\u00e8mes de l&rsquo;eau, du logement, proposant m\u00eame pour la femme au foyer un salaire (seule 8 % des femmes alg\u00e9riennes travaillent), mais ce sont les m\u00eames femmes qui aujourd&rsquo;hui prennent d&rsquo;assaut les mairies remport\u00e9es par le F.IS. pour demander des comptes, pour exiger la r\u00e9alisation des promesses.<\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9\u00e9es avant les partis politiques dont le FLN a diff\u00e9r\u00e9 l&rsquo;autorisation, les associations de femmes ont eu un r\u00f4le politique majeur quant \u00e0 la d\u00e9nonciation de la d\u00e9rive fasciste de l&rsquo;int\u00e9grisme religieux en Alg\u00e9rie. Cependant, aucun lieu d&rsquo;accueil pour les femmes n&rsquo;existe, aucune structure d&rsquo;entraide collective ne peut r\u00e9pondre aux demandes urgentes des femmes qui subissent toujours le pouvoir de l&rsquo;homme, il faudrait agir dans l&rsquo;ill\u00e9galit\u00e9 pour construire une alternative \u00e9mancipatrice des femmes, et aucun signe ne permet de penser que cela soit possible aujourd&rsquo;hui en Alg\u00e9rie. Ainsi, devant la p\u00e9nurie de logements et l&rsquo;injustice de leur attribution, des femmes sont d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 squatter ceux qui sont libres, mais les organisations de femmes dans leur ensemble ne soutiennent pas une pareille d\u00e9marche. Les associations revendiquent une existence officielle, lors des diff\u00e9rentes agressions elles se sont adress\u00e9es au gouvernement, au ministre de la police, pour \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es et respect\u00e9es au m\u00eame titre que les citoyens, et que les coupables soient condamn\u00e9s. La structure \u00e9crasante du Parti unique a marqu\u00e9 fortement les Alg\u00e9rien(ne)s depuis 1962, les 40 partis politiques d\u00e9clar\u00e9s illustrent cette imp\u00e9rieuse n\u00e9cessit\u00e9 du droit d&rsquo;expression et de reconnaissance, mais pour les femmes, la route est toujours un peu plus longue\u2026<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) UNFA : Union nationale des femmes alg\u00e9riennes, organe du FLN ; Madame Belhadj a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0le code de la famille est un acquis face au vide juridique (!!!), il doit s&rsquo;inspirer de la Chariaa (loi islamique), mais de la vraie Chariaa (!!!!!)\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article paru dans Courant alternatif, n\u00b0 10, juin 1991, p. 5-8 L&rsquo;oppression des femmes en Afrique du Nord, comme partout dans le monde, est inscrite dans la soci\u00e9t\u00e9 ; l&rsquo;arriv\u00e9e du FLN en Alg\u00e9rie, porteur de \/&rsquo;Id\u00e9ologie arabo-musulmane, n&rsquo;a pas contribu\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer le sort des femmes, bien au contraire ; et aujourd&rsquo;hui, la mont\u00e9e [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[1217,112,298,1759,425,435,472,2147,1758,884,1760,1160,1181],"class_list":["post-12986","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-1217","tag-algerie","tag-code-de-la-famille","tag-courant-alternatif","tag-fascisme","tag-femmes","tag-front-de-liberation-nationale","tag-front-islamique-du-salut","tag-integrisme","tag-oppression","tag-organisation-communiste-libertaire","tag-union-nationale-des-femmes-algeriennes","tag-violence"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3ns","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":9704,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/08\/25\/algerie-greve-generale-femmes\/","url_meta":{"origin":12986,"position":0},"title":"Alg\u00e9rie : Gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale \/ Solidarit\u00e9 avec les femmes alg\u00e9riennes","author":"SiNedjib","date":"25\/08\/2020","format":false,"excerpt":"Articles parus dans Inprecor, n\u00b0 327, du 29 mars au 11 avril 1991, p. 28 Gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale C'est \u00e0 l'appel du principal syndicat alg\u00e9rien, li\u00e9 au pouvoir, l'Union g\u00e9n\u00e9rale des travailleurs alg\u00e9rien (UGTA), qu'a eu lieu la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale des 13 et 14 mars 1991, provoqu\u00e9e par une hausse importante\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/Inprecor-29-mars-1991.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":6075,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2019\/07\/07\/algerie-46\/","url_meta":{"origin":12986,"position":1},"title":"Alg\u00e9rie : La sharia au nom de la guerre","author":"SiNedjib","date":"07\/07\/2019","format":false,"excerpt":"Entretien avec Samira Fellah et Nawel Zien r\u00e9alis\u00e9 par Cecilia Garmendia et Ga\u00eblle Lucy paru dans Inprecor, n\u00b0 325, du 1er au 14 mars 1991, p. 13-15. 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