{"id":13588,"date":"2021-08-12T11:04:27","date_gmt":"2021-08-12T09:04:27","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=13588"},"modified":"2021-08-12T11:04:27","modified_gmt":"2021-08-12T09:04:27","slug":"jane-albert-hesse-loncle-tom-nexiste-plus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/12\/jane-albert-hesse-loncle-tom-nexiste-plus\/","title":{"rendered":"Jane Albert-Hesse : L&rsquo;oncle Tom n&rsquo;existe plus"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de Jane Albert-Hesse<\/strong> <strong>paru dans <em><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k4106248d\/f1.image\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Franc-Tireur<\/a><\/em>, 25 octobre 1947, p. 2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/pictures.abebooks.com\/inventory\/5920688502.jpg?w=580&#038;ssl=1\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs que nous vient le souffle&#8230; &#8211; Les grands romanciers de la race noire : Richard Wright, Langston Hugues. &#8211; M\u00e9moires d&rsquo;un po\u00e8te et d&rsquo;un homme. &#8211; Solidarit\u00e9 dans la lutte et dans l&rsquo;art.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">HE oui ! encore des livres \u00e9trangers. Qu&rsquo;y faire ? Apr\u00e8s tout nous aurions mauvaise gr\u00e2ce \u00e0 oublier que nombre de chefs d\u2019\u0153uvres de notre litt\u00e9rature naquirent sous l&rsquo;influence de litt\u00e9ratures \u00e9trang\u00e8res, qu&rsquo;elle vint du Romancero espagnol, de Cervant\u00e8s, de la Com\u00e9die italienne, de Goethe, de Tolsto\u00ef ou de Dosto\u00efevski\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p>S&rsquo;il est vrai que la traduction r\u00e8gne en ma\u00eetresse dans nos maisons d&rsquo;\u00e9ditions et librairies, dispensons-nous d&rsquo;aigreur nationaliste ; f\u00e9licitons-nous de voir ainsi v\u00e9hicul\u00e9s les courants les plus puissants et les plus nobles de la pens\u00e9e contemporaine, s&rsquo;ils charrient parfois quelques erreurs de mauvais go\u00fbt. Et ce n&rsquo;est pas le succ\u00e8s usurp\u00e9 d&rsquo;<em>Ambre<\/em> qui nous fera pr\u00e9f\u00e9rer en France des ouvrages de dames tels <em>Le Cygne<\/em>, de Mme Marcelle Crespet, aujourd&rsquo;hui en ligne parmi les \u00e9lection du Prix Stendhal. Tant pis si nous f\u00e2chons trop d&rsquo;apprentis en passant sous silence leurs litt\u00e9raires d\u00e9boires d&rsquo;adolescence, leurs vagues r\u00e9voltes et les rab\u00e2chages que trimbalent leurs petits univers personnels. Quand, pas exemple, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve d&rsquo;outre-Atlantique la voix d&rsquo;un Richard Wright ou d&rsquo;un Langston Hughes tout se tait alors autour de nous : l&rsquo;\u00e9norme proc\u00e8s d&rsquo;un monde se d\u00e9roule, la dignit\u00e9 humaine se l\u00e8ve. <\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Enfants de l&rsquo;Oncle Tom<\/em> (1) sont ins\u00e9parables d&rsquo;<em>Un Enfant du pays<\/em> (<em>Native son<\/em>) dont <em>Franc-Tireur<\/em> a d\u00e9j\u00e0 dit l&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Ces n\u00e8gres du Sud, fils de l&rsquo;Oncle Tom, le n\u00e8gre servile qui ne savait que se \u00ab\u00a0tenir \u00e0 sa place\u00a0\u00bb devant le blanc, luttent pour en finir avec la lie de l&rsquo;esclavage, des pr\u00e9jug\u00e9s de couleur et de race, contre l&rsquo;\u00e9crasement sanglant de la stupidit\u00e9 et de la haine. Et si le four cr\u00e9matoire r\u00e9duit en cendres le petit Juif du monde entier, que ses camarades noirs eux-m\u00eames lapidaient \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole dans le roman de Wright au cri de : \u00ab\u00a0T&rsquo;as tu\u00e9 J\u00e9sus !\u00a0\u00bb, Bobo, le copain de Big Boy, est flamb\u00e9 vif \u00e0 l&rsquo;essence, l&rsquo;un et l&rsquo;autre trait\u00e9s comme ordures m\u00e9nag\u00e8res. Ce n&rsquo;est pas par hasard que les romans de la vie n\u00e8gre d\u00e9signent les quartiers noirs sous ce m\u00eame nom de \u00ab\u00a0ghetto\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Du triptyque que composent les nouvelles de Wright, une seule apporte un accent d&rsquo;espoir : <em>Le Feu dans la nuit<\/em>. <em>\u00ab\u00a0La libert\u00e9 appartient aux forts\u00a0\u00bb<\/em>, marmonne le r\u00e9v\u00e9rend Taylor, quand \u00e0 force de patience, de mis\u00e8re et de calme courage, il aura fait c\u00e9der le maire blanc de sa ville devant les revendications des n\u00e8gres. Rou\u00e9 de coups, cribl\u00e9 d&rsquo;insultes, Taylor a compris que seule le revendication collective m\u00e8ne \u00e0 la r\u00e9ussite. Et il sait qu&rsquo;il ne s&rsquo;est point tromp\u00e9 quand il voit se joindre aux manifestants n\u00e8gres des prol\u00e9taires blancs, \u00e9galement pauvres, \u00e9galement ha\u00efs, \u00e9galement \u00e9cras\u00e9s. Mais pour une victoire, que de martyrs ! Que de sc\u00e8nes atroces dans la passion noire. <\/p>\n\n\n\n<p>Big Boy, Bobo et deux copains, ont manqu\u00e9 la classe pour aller se baigner. Ils s&rsquo;\u00e9battent nus dans l&rsquo;eau quand appara\u00eet sur la berge une femme blanche qui se met \u00e0 hurler. Vient le mari de la dame qui tue deux des n\u00e8gres \u00e0 coups de fusil. Les survivants, Big Boy et Bobo le terrassent et le tuent. Fuite \u00e9perdue dont seul sortira Big Boy qui, du trou o\u00f9 il se cache, verra Bobo br\u00fbl\u00e9 vif par la populace. Parce que Sarah, la n\u00e9gresse, n&rsquo;a pas su r\u00e9sister \u00e0 un blanc trop entreprenant, Silas, son mari, est br\u00fbl\u00e9 vif lui aussi, car il a os\u00e9 se venger. Son b\u00e9b\u00e9 dans les bras, Sarah s&rsquo;arr\u00eate dans sa fuite et voit la police incendier la maison que Silas \u00e9tait parvenu \u00e0 acheter au prix d&rsquo;un labeur forcen\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages qui peuplent ces trois \u00ab\u00a0volets\u00a0\u00bb gardent dans le saisissant raccourci dramatique qui les jette de la vie \u00e0 la mort, l&rsquo;accent dru des peines quotidiennes, et leur douceur, leur humour, l&rsquo;apparente libert\u00e9 de leurs gestes, de leurs jeux, rend plus poignante la menace qu&rsquo;un instant ils oublient. Quand Bobo se baigne : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><em>\u00ab\u00a0J&rsquo;sens ce bon vieux soleil qui me passe au travers\u00a0\u00bb<\/em>, dit-il. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Et brusquement, sans qu&rsquo;il ait rien fait pour cela, c&rsquo;est fini avec le soleil, la rivi\u00e8re, les copains. Plus rien que les bidons d&rsquo;essence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">SOUS des auspices bien diff\u00e9rentes, voici maintenant <em>Les Grandes Profondeurs<\/em> (2). Dans ce soliloque, o\u00f9 un homme se raconte, l&rsquo;on d\u00e9couvre l&rsquo;un des plus grands po\u00e8tes noirs, Langston Hughes. M\u00e9tis \u00e0 la peau claire, avec des cheveux lisses que lui donne son ascendance indienne, il aurait pu ne pas \u00ab\u00a0en \u00eatre tout \u00e0 fait\u00a0\u00bb. Pas un instant, il n&rsquo;a cess\u00e9 de revendiquer son authenticit\u00e9 de n\u00e8gre. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><em>\u00ab\u00a0Malheureusement<\/em>, \u00e9crit-il avec une poignante fiert\u00e9, <em>je ne suis pas vraiment noir\u00a0\u00bb<\/em>. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>La personnalit\u00e9 de cet homme, qui n&rsquo;a cess\u00e9 de se d\u00e9battre avec la mis\u00e8re \u2014 tour \u00e0 tour matelot, chasseur d&rsquo;h\u00f4tel, ouvrier blanchisseur, aide-cuisinier \u2014 est fascinante. Son r\u00e9cit commence alors qu&rsquo;il s&#8217;embarque \u00e0 vingt et un ans sur un navire de commerce pour l&rsquo;Afrique : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>De loin, mon geste me semble un peu m\u00e9lodramatique, mais au moment m\u00eame, le seul agr\u00e9ment d&rsquo;avoir jet\u00e9 mes livres \u00e0 la mer fut tel que j&rsquo;eus l&rsquo;impression d&rsquo;avoir arrach\u00e9 une tonne de briques du fond de mon c\u0153ur. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>S&rsquo;il passe la science et l&rsquo;\u00e9ducation par-dessus bord, c&rsquo;est pour pouvoir toucher le sol de la patrie des peuples n\u00e8gres : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><em>\u00ab\u00a0Ma patrie, ce n&rsquo;\u00e9tait plus simplement une abstraction dont on lit le nom dans les livres\u00a0\u00bb<\/em>. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Il y verra les noirs coloniaux opprim\u00e9s et trait\u00e9s avec le plus grand m\u00e9pris par les blancs. <\/p>\n\n\n\n<p>Po\u00e8te d\u00e9j\u00e0 connu, Langston Hughes trouve une protectrice dans la personne d&rsquo;une vieille dame am\u00e9ricaine qui lui permet d&rsquo;achever ses \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9, l&rsquo;illusion lui vient un moment que la \u00ab\u00a0ligne\u00a0\u00bb de s\u00e9paration peut \u00eatre franchie dans une chaude et douce fraternit\u00e9. Mais l&rsquo;argent, la curiosit\u00e9 favorisent l&rsquo;\u00e9closion des plus redoutables contresens :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Elle aurait voulu que je fusse un v\u00e9ritable primitif avec les intuitions d&rsquo;un primitif. Mais malheureusement, je ne sentais pas palpiter en mot les rythmes du monde primitif, de sorte que je ne pouvais pas vivre et \u00e9crire comme si je les avais sentis. Je n&rsquo;\u00e9tais qu&rsquo;un n\u00e8gre d&rsquo;Am\u00e9rique, qui s&rsquo;\u00e9tait enchant\u00e9 de l&rsquo;aspect de l&rsquo;Afrique et de rythmes africains, mais je n&rsquo;\u00e9tais pas l&rsquo;Afrique. J&rsquo;\u00e9tais simplement Chicago et Kansas City et Broadway et Harlem. Et, par cons\u00e9quent, je n&rsquo;\u00e9tais pas ce qu&rsquo;elle aurait voulu que je fusse, si bien qu&rsquo;en fin de compte, nous nous retrouv\u00e2mes devant la vieille impasse qui oppose les blancs aux n\u00e8gres. Blancs et n\u00e8gres, l&rsquo;\u00e9ternel antagonisme qui divise l&rsquo;Am\u00e9rique. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Epoque o\u00f9 les milieux d&rsquo;intellectuels et d&rsquo;artistes de Paris et d&rsquo;Am\u00e9rique d\u00e9couvrent l&rsquo;art noir, le jazz-hot, les \u00ab\u00a0spirituals\u00a0\u00bb, Paul Robeson \u00e0 ses d\u00e9buts et la petite Baker\u2026 Mais plus encore que ces c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, passe dans ce livre une foule d&rsquo;\u00e9tonnantes cr\u00e9atures, depuis la grand-m\u00e8re de l&rsquo;auteur jusqu&rsquo;\u00e0 des jeunes gens pleins de dons qu&#8217;emportent l&rsquo;alcool ou la mis\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><em>\u00ab\u00a0La litt\u00e9rature est un grand oc\u00e9an o\u00f9 grouillent les poissons. J&rsquo;ai pos\u00e9 mes filets et retir\u00e9 ma p\u00eache.\u00a0\u00bb <\/em><\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Derniers mots de ces souvenirs virils et pudiques d&rsquo;un po\u00e8te et d&rsquo;un homme. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">LA question n\u00e8gre, elle s&rsquo;est pos\u00e9e quotidiennement \u00e0 Panassi\u00e9 pendant ses cinq mois \u00e0 New-York. Panassi\u00e9, l&rsquo;un des meilleurs connaisseurs et \u00e9crivains de l&rsquo;art musical n\u00e8gre donne dans ce carnet (3) un reflet fid\u00e8le de sa vision d&rsquo;Am\u00e9rique noire. Passent dans ce recueil la figure et le g\u00e9nie des grands musiciens noirs, des \u00e9crivains aussi, Duke Ellington, Benny Carter, Milton, bien d&rsquo;autres encore. Certes, que la libre Am\u00e9rique maintienne encore, avec tous ses carcans et, parfois, ses forfaits des hommes dans l&rsquo;oppression, cela surprend et r\u00e9volte. <\/p>\n\n\n\n<p>Mais que, de plus en plus, unis par le talent et la dignit\u00e9, comme les prol\u00e9taires le sont partout par leur lutte, des \u00e9crivains blancs et noirs puissent ainsi t\u00e9moigner, revendiquer, cela est un signe tonique qu&rsquo;on peut toujours, avec la libert\u00e9 et l&rsquo;opinion publique, d\u00e9fendre les droits sacr\u00e9s de l&rsquo;homme. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Par Int\u00e9rim : <br>Jane ALBERT-HESSE.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) Richard Wright, <em>Les Enfants de l&rsquo;oncle Tom<\/em>, traduit par Marcel Duhamel. 1 vol, Edit. Albin Michel. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(2) Langston Hughes, <em>Les Grandes Profondeurs<\/em>, 1 vol. Edit. Pierre Seghers. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(3) Panassi\u00e9, <em>Cinq Mois \u00e0 New-York<\/em>, 1 vol. Edit. Corr\u00e9a.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"328\" height=\"437\" data-attachment-id=\"13589\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/12\/jane-albert-hesse-loncle-tom-nexiste-plus\/franc-tireur-25-octobre-1947\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-25-octobre-1947.png?fit=328%2C437&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"328,437\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Franc-Tireur-25-octobre-1947\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-25-octobre-1947.png?fit=225%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-25-octobre-1947.png?fit=328%2C437&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-25-octobre-1947.png?resize=328%2C437&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-13589\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-25-octobre-1947.png?w=328&amp;ssl=1 328w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-25-octobre-1947.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 328px) 100vw, 328px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Jane Albert-Hesse paru dans Franc-Tireur, 25 octobre 1947, p. 2 C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs que nous vient le souffle&#8230; &#8211; Les grands romanciers de la race noire : Richard Wright, Langston Hugues. &#8211; M\u00e9moires d&rsquo;un po\u00e8te et d&rsquo;un homme. &#8211; Solidarit\u00e9 dans la lutte et dans l&rsquo;art.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[29,4648,4658,1432,407,4639,4655,4654,4656,703,868,1488,4657,985,2001,4574],"class_list":["post-13588","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-29","tag-albin-michel","tag-correa","tag-critique","tag-etats-unis","tag-franc-tireur","tag-hugues-panassie","tag-jane-albert-hesse","tag-langston-hughes","tag-livre","tag-noir","tag-noirs","tag-pierre-seghers","tag-racisme","tag-recension","tag-richard-wright"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3xa","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":18368,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/21\/jane-albert-hesse-les-hommes-ont-soif-darthur-koestler\/","url_meta":{"origin":13588,"position":0},"title":"Jane Albert-Hesse : Les hommes ont soif d&rsquo;Arthur Koestler","author":"SiNedjib","date":"21\/03\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Jane Albert-Hesse paru dans Franc-Tireur, 5 juillet 1951, p. 4 L'auteur du \"Z\u00e9ro et l'Infini\" pose ici le probl\u00e8me de la d\u00e9mission de l'intelligence L'IMAGINATION se refuse \u00e0 distancer le pr\u00e9sent : elle ne consent gu\u00e8re \u00e0 s'adonner \u00e0 des exercices propitiatoires que si elle cingle vers le\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x"},"classes":[]},{"id":18409,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/27\/jane-albert-hesse-un-essai-dalbert-camus-lhomme-revolte\/","url_meta":{"origin":13588,"position":1},"title":"Jane Albert-Hesse : Un essai d&rsquo;Albert Camus. 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