{"id":13684,"date":"2021-08-23T10:01:16","date_gmt":"2021-08-23T08:01:16","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=13684"},"modified":"2021-08-23T10:01:16","modified_gmt":"2021-08-23T08:01:16","slug":"maurice-nadeau-koestler-a-la-recherche-dune-morale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/23\/maurice-nadeau-koestler-a-la-recherche-dune-morale\/","title":{"rendered":"Maurice Nadeau : Koestler \u00e0 la recherche d&rsquo;une morale"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de <a href=\"https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article89683\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Maurice Nadeau<\/a> paru dans <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.retronews.fr\/journal\/gavroche-1943-1944\/28-novembre-1946\/1455\/2844837\/1\" target=\"_blank\">Gavroche<\/a><\/em>, n\u00b0 118, 28 novembre 1946, p. 5<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/pictures.abebooks.com\/inventory\/16385738197.jpg?resize=345%2C553&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"345\" height=\"553\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">LE propre des \u0153uvres profond\u00e9ment engag\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9poque est de susciter la pol\u00e9mique. On peut m\u00eame avancer que les \u0153uvres fortes la suscitent toujours ; voyez Miller, voyez le courant actuel de litt\u00e9rature noire principalement branch\u00e9e sur l&rsquo;Am\u00e9rique et o\u00f9 l&rsquo;on trouve du bon et du mauvais mais qui ne peut laisser indiff\u00e9rent. Souvenons-nous des anti-Gide d&rsquo;avant 1914, des anti-Val\u00e9ry de 1920, des anti-Claudel de toujours. Pour Arthur Koestler, la question d\u00e9borde le plan artistique et m\u00eame celui des m\u0153urs ; elle se meut dans un domaine o\u00f9 les passions se d\u00e9cha\u00eenent au maximum : la politique. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Les remous provoqu\u00e9s par la publication en fran\u00e7ais du <em>Z\u00e9ro et l&rsquo;infini<\/em> ne sont pas encore calm\u00e9s que Koestler nous donne deux ouvrages qui vont les faire rena\u00eetre : <em>la Lie de la Terre<\/em>, <em>le Yogi et le Commissaire<\/em> (1). Ils \u00e9chaufferont d&rsquo;abord la bile des nationalistes pointilleux, car dans l&rsquo;un comme dans l&rsquo;autre, l&rsquo;auteur n&rsquo;est pas tendre pour notre pays ; ils provoqueront surtout la col\u00e8re des communistes staliniens, dont Koestler, qui les conna\u00eet bien pour avoir \u00e9t\u00e9 sept ans des leurs, attaque les convictions avec une fougue qui est l&rsquo;apanage, dans notre pays, des gens de <em>l&rsquo;Epoque<\/em>. Mais \u00e0 la diff\u00e9rence des critiques r\u00e9actionnaires, celles de l&rsquo;auteur du <em>Z\u00e9ro et l&rsquo;infini<\/em> risquent de toucher davantage parce qu&rsquo;elles sont le fait d&rsquo;un homme qui se dit toujours r\u00e9volutionnaire et qui n&rsquo;entend pas se trouver transport\u00e9 malgr\u00e9 lui dans le camp adverse. <\/p>\n\n\n\n<p><em>La Lie de la Terre<\/em> est un journal commenc\u00e9 en 1939 sur les bords de la c\u00f4te d&rsquo;Azur, o\u00f9 se trouvait l&rsquo;\u00e9crivain au moment de la mobilisation. Il se termine avant les hostilit\u00e9s germano-sovi\u00e9tiques, alors que Koestler a r\u00e9ussi \u00e0 gagner l&rsquo;Angleterre apr\u00e8s une s\u00e9rie d&rsquo;aventures qui forment la mati\u00e8re m\u00eame du livre, aventures dues au fait que l&rsquo;auteur (il avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit l&rsquo;un de ses livres les plus admirables : <em>Un testament espagnol<\/em>) relevait \u00e0 ce moment de la nationalit\u00e9 hongroise, passait pour communiste et avait jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la guerre d&rsquo;Espagne. Trois raisons suffisantes pour qu&rsquo;il f\u00fbt traqu\u00e9, emprisonn\u00e9 et mis en camp de concentration sous les r\u00e8gnes successifs de Daladier, Reynaud et P\u00e9tain. Son odyss\u00e9e, on le sait, ne fut pas strictement individuelle. Il retrouva au sinistre camp du Vernet les restes des brigades internationales qui y pourrissaient lentement, les Espagnols antifascistes qui avaient eu le tort de venir se placer sous la protection de la France d\u00e9mocratique ; il y fut rejoint par tous les r\u00e9fugi\u00e9s allemands antinazis qu&rsquo;une administration tut\u00e9laire remit (du moins ceux qui ne s&rsquo;\u00e9taient pas ouvert les veines ou pendus) \u00e0 la Gestapo en 1940. Elle serait comique si elle n&rsquo;\u00e9tait odieuse, l&rsquo;histoire de ces amis de la libert\u00e9 venus de diff\u00e9rents pays, certains passant les fronti\u00e8res en pleine guerre pour s&rsquo;engager dans l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise, pourchass\u00e9s, emprisonn\u00e9s, remis sans autre forme de proc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;ennemi qu&rsquo;ils voulaient combattre. Les survivants eurent sans doute le plus grand mal \u00e0 comprendre que la guerre men\u00e9e contre l&rsquo;Allemagne nazie \u00e9tait une guerre d&rsquo;\u00e9mancipation et de justice.<\/p>\n\n\n\n<p>Koestler fut arr\u00eat\u00e9 plusieurs fois. A Paris d&rsquo;abord o\u00f9 on le tra\u00eena au stade Roland-Garros en compagnie de ce que les journaux parisiens de 1939 appelaient \u00ab\u00a0la lie de la terre\u00a0\u00bb : apatrides, \u00e9trangers, r\u00e9fugi\u00e9s, r\u00e9volutionnaires de tous pays qu&rsquo;on avait eu soin de truffer de quelques malfaiteurs et maquereaux afin de justifier les arrestations arbitraires. Cette \u00ab\u00a0lie\u00a0\u00bb fut convoy\u00e9e jusqu&rsquo;aux Pyr\u00e9n\u00e9es o\u00f9 la d\u00e9mocratie avait install\u00e9 le camp du Vernet, qui, du point de vue de l&rsquo;hygi\u00e8ne et de l&rsquo;organisation, se trouvait bien au-dessous des camps de concentration allemands et o\u00f9 l&rsquo;on y mourait pourtant aussi bien. Il est curieux de voir, \u00e0 ce propos, comment les descriptions de Koestler rejoignent celles de David Rousset, auteur de <em>l&rsquo;Univers concentrationnaire<\/em> prim\u00e9 en juin dernier. M\u00eame m\u00e9pris de l&rsquo;homme raval\u00e9 au niveau de la b\u00eate, m\u00eames vexations de la part des gardes-chiourme, m\u00eame travail forc\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement, m\u00eames luttes sourdes ou ouvertes pour le pouvoir. La bestialit\u00e9 et le m\u00e9pris de l&rsquo;homme ne sont pas l&rsquo;apanage d&rsquo;une race ou d&rsquo;un r\u00e9gime. <\/p>\n\n\n\n<p>Koestler, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intervention d&rsquo;amis britanniques, parvient, au bout de plusieurs mots, \u00e0 se faire lib\u00e9rer. Ses camarades resteront dans la trappe jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des Allemands \u00e0 qui seront remis dossiers \u00e0 jour, fiches de renseignements bien class\u00e9es, plus \u00ab\u00a0trois cent mille livres de chair d\u00e9mocratique, \u00e9tiquet\u00e9e, vivante et \u00e0 peine ab\u00eem\u00e9e\u00a0\u00bb. Les plus faibles sont, en effet, morts, d&rsquo;autres se sont tu\u00e9s, plusieurs seront assassin\u00e9s par les gardes. <\/p>\n\n\n\n<p>La guerre continue ; la d\u00e9faite approche. Koestler, de retour \u00e0 Paris, est de nouveau arr\u00eat\u00e9 et dirig\u00e9 cette fois sur le stade de Colombes. Il n&rsquo;est heureusement pas accompagn\u00e9 par la police et r\u00e9ussit \u00e0 s&rsquo;\u00e9vader apr\u00e8s avoir racont\u00e9 une histoire au commandant du camp. Cette fois, il lui faut quitter la capitale. A Limoges, o\u00f9 il assiste au pitoyable exode des journ\u00e9es de juin, il ne lui reste plus d&rsquo;autre solution que de changer d&rsquo;identit\u00e9 ; il s&rsquo;engage pour cinq ans dans la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re. Il ne rejoindra jamais son corps, les Allemands occupant d\u00e9j\u00e0 la plus grande partie du pays et les communications \u00e9tant partout interrompues. Apr\u00e8s un nouveau s\u00e9jour dans les Pyr\u00e9n\u00e9es, sous l&rsquo;uniforme de soldat cette fois, il r\u00e9ussit miraculeusement \u00e0 s&#8217;embarquer pour Lisbonne, puis pour l&rsquo;Angleterre. <\/p>\n\n\n\n<p>Il est impossible de garder son sang-froid \u00e0 la lecture d&rsquo;un tel t\u00e9moignage. Si l&rsquo;on s&rsquo;\u00e9tait jamais senti le moindre lien avec ceux qui ont men\u00e9 la France \u00e0 la guerre et l&rsquo;y ont abandonn\u00e9e ; si l&rsquo;on appartenait \u00e0 cette bourgeoisie d\u00e9cadente qui trouve son supr\u00eame recours, quand elle se sent menac\u00e9e, dans la dictature polici\u00e8re, il y aurait de quoi se pendre. Mais quoi, la guerre imp\u00e9rialiste ne signifie-t-elle pas par d\u00e9finition, et sous quelque pr\u00e9texte qu&rsquo;elle se m\u00e8ne, la d\u00e9faite de la classe ouvri\u00e8re ? N&rsquo;est-elle pas le moment longtemps attendu pour commencer la cur\u00e9e contre les r\u00e9volutionnaires ? Ne donne-t-elle pas toujours le pouvoir aux militaires, aux policiers, aux r\u00e9actionnaires ? Si Koestler avait \u00e9t\u00e9 un militant averti, plut\u00f4t que de s&rsquo;aller placer na\u00efvement sous la coupe \u00ab\u00a0l\u00e9gale\u00a0\u00bb de ses ennemis, il e\u00fbt mieux fait d&rsquo;attendre la fin de l&rsquo;orage.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Le Yogi et le Commissaire<\/em> est un recueil d&rsquo;essais parus pendant la guerre dans des revues am\u00e9ricaines et anglaises, o\u00f9 Koestler s&rsquo;efforce de faire le point sur ses nouvelles conceptions. Il a quitt\u00e9 l&rsquo;internationale communiste en 1938 et les \u00e9v\u00e9nements qui suivirent, dont le plus sensationnel fut la conclusion du pacte germano-sovi\u00e9tique en 1939, n&rsquo;ont fait que porter le coup de gr\u00e2ce \u00e0 son ancienne foi. On trouve dans son livre non seulement une critique ac\u00e9r\u00e9e du mythe sovi\u00e9tique, fond\u00e9e sur une analyse des conditions de vie et de l&rsquo;\u00e9tat des m\u0153urs en U.R.S.S., mais aussi la tentative de mettre leur pied une nouvelle id\u00e9ologie d&rsquo;\u00e9mancipation qui se s\u00e9pare notablement du marxisme. Se rapprochant de Malraux, de Camus, de Silone, de cette intelligentsia europ\u00e9enne qui croit cependant, de concert avec les partis ouvriers, \u00e0 la venue d&rsquo;un homme nouveau lib\u00e9r\u00e9 de l&rsquo;esclavage capitaliste, Koestler pense que le marxisme, apr\u00e8s les d\u00e9faites sans nombre qu&rsquo;il a subies, n&rsquo;est plus capable d&rsquo;assurer cette \u00e9mancipation. Le marxisme tient, dit-il, aux conceptions p\u00e9rim\u00e9es du XIXe si\u00e8cle qui croyait au progr\u00e8s social ind\u00e9fini, misait sur les plus hautes facult\u00e9s de l&rsquo;homme et entendait changer celui-ci en se bornant \u00e0 transformer ses conditions de vie, ses rapports avec la soci\u00e9t\u00e9. L&rsquo;U.R S.S. donne l&rsquo;exemple qu&rsquo;on peut changer les bases d&rsquo;une \u00e9conomie sans changer en rien la condition ouvri\u00e8re, sans que l&rsquo;\u00e9tat des m\u0153urs m\u00eame marque un progr\u00e8s sur le capitalisme. <\/p>\n\n\n\n<p>Il y a, dans la position actuelle de Koestler, du d\u00e9pit et une sorte de th\u00e9orisation des d\u00e9sillusions. Comme il le remarque, l&rsquo;Union sovi\u00e9tique ne t\u00e9moigne ni pour, ni contre le socialisme. Elle a sacrifi\u00e9 la classe ouvri\u00e8re des autres pays \u00e0 son existence, mais cette classe ouvri\u00e8re s&rsquo;y est pr\u00eat\u00e9e et n&rsquo;a jamais, en particulier, r\u00e9ussi comme les Russes \u00e0 balayer devant sa propre porte. Le marxisme n&rsquo;est pas mort parce que les Russes en ont fait un dogme st\u00e9rilisant. C&rsquo;est lui qui anime encore la plus grande partie des r\u00e9volutionnaires du monde entier et qui, pour peu qu&rsquo;il ne serve pas de motif universel d&rsquo;explication, est encore capable de leur montrer, d\u00e9barrass\u00e9e de tous les brouillards et de toutes les fum\u00e9es, la v\u00e9ritable voie de l&rsquo;\u00e9mancipation. Apr\u00e8s cette guerre, il faut certes repartir de bien bas, mais l&rsquo;on ne voit pas que la solution de Koestler : b\u00e2tir une fraternit\u00e9 de pessimistes qui, r\u00e9unis dans des oasis de pens\u00e9e libre, guetteront la venue du nouveau mouvement, puisse y mener plus s\u00fbrement. <\/p>\n\n\n\n<p>Koestler veut r\u00e9introduire dans le mouvement r\u00e9volutionnaire le souci du spirituel et des valeurs morales, redonner l&rsquo;homme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui la force de mobiliser ses \u00e9nergies pour la fabrication d&rsquo;un mythe de libert\u00e9 et de justice. Cet pr\u00e9occupations n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 absentes des meilleurs cerveaux de l&rsquo;avant-garde. Est-il besoin de dire qu&rsquo;ils sont aujourd&rsquo;hui moins nombreux qu&rsquo;autrefois et que leur apparent petit nombre permet aux profiteurs et aux tra\u00eetres de donner au marxisme un visage qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 le sien ? Cette querelle de la fin et des moyens que Koestler ressuscite, n&rsquo;est pas neuve. A propos des proc\u00e8s de Moscou, L\u00e9on Trotsky \u00e9crivait (2) : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0Le moyen ne peut \u00eatre justifi\u00e9 que par la fin. <em>Mais la fin a aussi besoin de justification<\/em>.\u00a0\u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Il est faux que tout <em>moyen <\/em>en vue de cette <em>fin <\/em>soit permis, que le meurtre, la d\u00e9portation, le mensonge et la ruse soient l\u00e9galis\u00e9s quand la fin n&rsquo;est plus la lib\u00e9ration de l&rsquo;homme. <em>Fin <\/em>et <em>moyen <\/em>ne s&rsquo;opposent pas comme le croit Koestler, mais sont dans une d\u00e9pendance dialectique \u00e9troite ; une <em>fin <\/em>qui vise un changement de la condition humaine (n&rsquo;est-ce pas l\u00e0 la <em>fin <\/em>du socialisme ?) ne peut n\u00e9cessiter des <em>moyens <\/em>qui font de l&rsquo;homme une b\u00eate soumise et ob\u00e9issante, un esclave ou un bourreau, car ces <em>moyens <\/em>changent le caract\u00e8re de la <em>fin<\/em>. Plut\u00f4t que de jeter l&rsquo;anath\u00e8me sur cette formule, comme le font les gens press\u00e9s, r\u00e9tablissons-la dans sa r\u00e9alit\u00e9 qui est la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste actuelle, o\u00f9 vos ennemis ne sont pas des moralistes, mal des gens qui emploient quotidiennement les moyens reproch\u00e9s aux r\u00e9volutionnaires pour une <em>fin <\/em>injustifiable. <\/p>\n\n\n\n<p>On voit que l&rsquo;ouvrage de Koestler obligera \u00e0 \u00e9clairer plus d&rsquo;une lanterne. Son auteur pose des questions qu&rsquo;il fallait poser, que des r\u00e9volutionnaires dignes de ce nom devraient se poser sans cesse. On peut \u00eatre tranquille que ce ne sont pas eux qui jetteront l&rsquo;anath\u00e8me sur l&rsquo;auteur du <em>Z\u00e9ro et l&rsquo;infini<\/em>, car ils n&rsquo;ont aucune raison de crier : \u00ab\u00a0Touch\u00e9 !\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) Charlot \u00e9diteur. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(2) <em>Leur Morale et la n\u00f4tre<\/em> (Sagittaire, 1939).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"341\" height=\"462\" data-attachment-id=\"13685\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/23\/maurice-nadeau-koestler-a-la-recherche-dune-morale\/gavroche-28-novembre-1946\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Gavroche-28-novembre-1946.png?fit=341%2C462&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"341,462\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Gavroche-28-novembre-1946\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Gavroche-28-novembre-1946.png?fit=221%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Gavroche-28-novembre-1946.png?fit=341%2C462&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Gavroche-28-novembre-1946.png?resize=341%2C462&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-13685\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Gavroche-28-novembre-1946.png?w=341&amp;ssl=1 341w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Gavroche-28-novembre-1946.png?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w\" sizes=\"auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Maurice Nadeau paru dans Gavroche, n\u00b0 118, 28 novembre 1946, p. 5 LE propre des \u0153uvres profond\u00e9ment engag\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9poque est de susciter la pol\u00e9mique. On peut m\u00eame avancer que les \u0153uvres fortes la suscitent toujours ; voyez Miller, voyez le courant actuel de litt\u00e9rature noire principalement branch\u00e9e sur l&rsquo;Am\u00e9rique et o\u00f9 l&rsquo;on [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[28,4286,4600,1432,457,3478,703,749,762,1417,2001,4681,1088,1146,1861],"class_list":["post-13684","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-28","tag-arthur-koestler","tag-charlot","tag-critique","tag-france","tag-gavroche","tag-livre","tag-marxisme","tag-maurice-nadeau","tag-morale","tag-recension","tag-sagittaire","tag-socialisme","tag-trotsky","tag-union-sovietique"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3yI","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":13652,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/19\/maurice-nadeau-arthur-koestler-qui-vient-darriver-a-paris-nous-parle-de-la-tour-dezra\/","url_meta":{"origin":13684,"position":0},"title":"Maurice Nadeau : Arthur Koestler qui vient d&rsquo;arriver \u00e0 Paris nous parle de \u00ab\u00a0La tour d&rsquo;Ezra\u00a0\u00bb","author":"SiNedjib","date":"19\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 3 octobre 1946, p. 1 et 3 ARTHUR KOESTLER est arriv\u00e9 de Londres mardi soir par la \u00ab Fl\u00e8che d'Or \u00bb. Ses \u00e9diteurs, qui savaient qu'il devait venir \u00e0 Paris ces jours-ci, furent moins favoris\u00e9s qu'un petit nombre d'amis qui, pr\u00e9venus, l'attendaient \u00e0\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/fr.shopping.rakuten.com\/photo\/844912538.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":18379,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/23\/maurice-nadeau-le-zero-et-linfini-par-arthur-koestler\/","url_meta":{"origin":13684,"position":1},"title":"Maurice Nadeau : Le Z\u00e9ro et l&rsquo;Infini par Arthur Koestler","author":"SiNedjib","date":"23\/03\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 1er f\u00e9vrier 1946, p. 2 ON se souvient de l'\u00e9motion que provoqu\u00e8rent les proc\u00e8s de Moscou. S'\u00e9vadant malais\u00e9ment des analogies historiques, ceux qui pensaient \u00e0 Thermidor se rappelaient Robespierre, Saint-Just, Couthon et Lebas gravissant l'\u00e9chafaud en silence. Les condamn\u00e9s russes, eux, non seulement\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Zero-Infini.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13332,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/07\/20\/maurice-nadeau-koestler-et-le-socialisme\/","url_meta":{"origin":13684,"position":2},"title":"Maurice Nadeau : Koestler et le socialisme","author":"SiNedjib","date":"20\/07\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 22 novembre 1946, p. 2 DEPUIS qu'est paru en fran\u00e7ais \u00ab Le Z\u00e9ro et l'Infini \u00bb, Arthur Koestler suscite \u00e0 la fois l'injure et le dithyrambe. Certains le tiennent pour l'une des nombreuses t\u00eates de l'hydre trotskyste et tourn\u00e9e de pr\u00e9f\u00e9rence vers l'\u00ab\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Combat-22-novembre-1946.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":18392,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/25\/maurice-nadeau-spartacus-par-arthur-koestler\/","url_meta":{"origin":13684,"position":3},"title":"Maurice Nadeau : Spartacus par Arthur Koestler","author":"SiNedjib","date":"25\/03\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 11 janvier 1946, p. 2 ARTHUR Koestler est connu chez nous par \u00ab Un Testament espagnol \u00bb, paru en 1939 et pass\u00e9 de ce fait inaper\u00e7u. Depuis cette date, l'ouvrage a toutefois trouv\u00e9 des lecteurs fanatiques. Arr\u00eat\u00e9 en 1936, en Espagne franquiste, alors\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Spartacus.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Spartacus.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Spartacus.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Spartacus.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Spartacus.jpg?resize=1050%2C600&ssl=1 3x"},"classes":[]},{"id":14013,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/13\/maurice-nadeau-eloge-de-la-revolte\/","url_meta":{"origin":13684,"position":4},"title":"Maurice Nadeau : \u00c9loge de la r\u00e9volte","author":"SiNedjib","date":"13\/09\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Nadeau paru dans Gavroche, n\u00b0 76, 7 f\u00e9vrier 1946, p. 5 EN ces temps de confusion, de veulerie et de grande tol\u00e9rance, o\u00f9 les fronti\u00e8res autrefois nettes s'estompent et deviennent fluctuantes dans la soci\u00e9t\u00e9 comme chez les individus, o\u00f9 les adversaires se saluent du fleuret mouchet\u00e9 avant\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/images-na.ssl-images-amazon.com\/images\/I\/71p5o0GOBAL.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13487,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/01\/maurice-nadeau-pas-de-probleme-noir-aux-u-s-a-mais-un-probleme-blanc-nous-dit-lecrivain-noir-richard-wright-a-son-arrivee-a-paris\/","url_meta":{"origin":13684,"position":5},"title":"Maurice Nadeau : Pas de probl\u00e8me noir aux U.S.A. mais un probl\u00e8me blanc nous dit l&rsquo;\u00e9crivain noir Richard Wright \u00e0 son arriv\u00e9e \u00e0 Paris","author":"SiNedjib","date":"01\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 11 mai 1946, p. 1 SUR les quais de la gare Saint-Lazare. Le train sp\u00e9cial ayant embarqu\u00e9 au Havre les passagers du \u00ab Brazil \u00bb a du retard. Le soleil matinal n'arrive pas \u00e0 percer les hautes verri\u00e8res enfum\u00e9es ; un petit vent\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Combat-11-mai-1946.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13684","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13684"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13684\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13686,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13684\/revisions\/13686"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13684"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13684"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13684"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}