{"id":13720,"date":"2021-08-31T11:02:06","date_gmt":"2021-08-31T09:02:06","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=13720"},"modified":"2021-09-07T10:55:53","modified_gmt":"2021-09-07T08:55:53","slug":"rene-maran-lafrique-noire-dans-les-lettres-francaises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/31\/rene-maran-lafrique-noire-dans-les-lettres-francaises\/","title":{"rendered":"Ren\u00e9 Maran : L&rsquo;Afrique noire dans les lettres fran\u00e7aises"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de Ren\u00e9 Maran paru dans<\/strong> <strong><em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.retronews.fr\/journal\/les-lettres-francaises\/1-mars-1946\/2951\/4360661\/1\" target=\"_blank\">Les Lettres fran\u00e7aises<\/a><\/em>, n\u00b0 97, 1er mars 1946, p. 5<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/fr.shopping.rakuten.com\/photo\/985348489.jpg?resize=396%2C531&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"396\" height=\"531\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">L&rsquo;EXOTISME tend \u00e0 prendre, dans les lettres fran\u00e7aises contemporaines, une importance qui va chaque jour croissant. On sait qu&rsquo;il a fait son entr\u00e9e en France en m\u00eame temps que l&rsquo;invasion sarrazine de 722, qui submergea la Septimanie. Les croisades l&rsquo;entourent ensuite d&rsquo;un merveilleux dont la d\u00e9couverte de la boussole, au XIe si\u00e8cle, d\u00e9cuple soudain le prestige. C&rsquo;est alors \u00e0 qui partira en voyage de \u00ab descouverture \u00bb. Dieppois et Rouennais fondent des colonies le long des c\u00f4tes du S\u00e9n\u00e9gal et de la Guin\u00e9e, d\u00e8s 1364, Jean de B\u00e9thencourt s&rsquo;installe aux Canaries en 1402. Binot Le Paulmier de Gonneville d\u00e9couvre le Br\u00e9sil, le 6 janvier 1504. Les animaux \u00e9tranges, les nouveaut\u00e9s que leurs \u00e9mules rapportent en Europe poussent Rabelais \u00e0 \u00e9crire, au chapitre II du quart Livre de <em>Pantagruel <\/em>: <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab Adonoques, Pantagruel descendit au havre, contemplant, cependant que les chiourmes des nefs faisaient aiguade, divers tableaux, diverses tapisseries, divers animaux, poissons et autres marchandises <em>exotiques <\/em>et p\u00e9n\u00e9grines, qui \u00e9taient en l&rsquo;all\u00e9e du m\u00f4le et par les halles du port. \u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 le mot trouv\u00e9 dont en avait besoin. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 Cartier et Thevet r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 leurs familiers l&rsquo;usage du tabac ; o\u00f9 Montaigne mentionne, dans ses <em>Essais<\/em>, l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 Paris de trois \u00ab sauvages \u00bb d&rsquo;Am\u00e9rique ; o\u00f9 Ronsard, au livre second de ses <em>Po\u00e8mes<\/em>, exhorte Nicolas Durand de Villegaignon, en termes lyriques, \u00e0 se montrer cl\u00e9ment envers les populations de la France \u00e9quinoxiale. D\u00e9sormais, tout concourt \u00e0 assurer le triomphe de l&rsquo;exotisme. Pourtant, ce ne sont ni les coureurs des mers des XVe, XVIe et XVIIe si\u00e8cles, ni m\u00eame Bernardin de Saint-Pierre, dont les romans mi\u00e8vres et touchants portent la marque de l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 florit le mythe du \u00ab bon sauvage \u00bb et o\u00f9 l&rsquo;on pleure aux com\u00e9dies larmoyantes de Nivelle de la Chauss\u00e9e, mais Chateaubriand et les grands \u00e9crivains du XIXe si\u00e8cle, qui d\u00e9livrent \u00e0 l&rsquo;exotisme ses lettres de citoyennet\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">EN fin de compte, l&rsquo;exotisme s&rsquo;est tellement incorpor\u00e9 \u00e0 nos m\u0153urs, \u00e0 nos us, \u00e0 nos coutumes, \u00e0 notre vie de tous les jours, \u00e0 nos fa\u00e7ons de penser et de sentir \u2014 qu&rsquo;il a d&rsquo;ailleurs transform\u00e9es \u2014 qu&rsquo;il a pris \u00e0 pr\u00e9sent l&rsquo;aspect d&rsquo;une sorte de r\u00e9gionalisme dont l&rsquo;avion contribue peu \u00e0 peu \u00e0 supprimer les fronti\u00e8res. C&rsquo;est lorsqu&rsquo;on les aura fait para\u00eetre, qu&rsquo;il sera possible \u00e0 l&rsquo;homme de la rue de go\u00fbter pleinement ces ouvrages d&rsquo;imagination ayant la France d&rsquo;outre-mer pour th\u00e9\u00e2tre, o\u00f9 des gens de couleur, \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la fran\u00e7aise, model\u00e9s et instruits \u00e0 la fran\u00e7aise, traduisent en fran\u00e7ais excellent, \u00e0 l&rsquo;usage de leurs concitoyens de la m\u00e9tropole, pens\u00e9es ou sentiments des \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me strictement indig\u00e8nes. <\/p>\n\n\n\n<p>En attendant, le nombre des ouvrages con\u00e7us et publi\u00e9s par des Fran\u00e7ais de couleur s&rsquo;amplifie d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e. L&rsquo;Afrique noire tient la t\u00eate de ce mouvement, tout \u00e0 l&rsquo;honneur de notre pays. Nous lui devons <em>Force-Bont\u00e9<\/em>, de Bacary Diallo ; <em>l&rsquo;Esclave<\/em>, de F\u00e9lix Couchoro ; <em>l\u2019\u00c9l\u00e9phant qui marche sur les \u0153ufs<\/em>, du fabuliste Badibanga ; <em>Karim<\/em>, d&rsquo;Ousmane Soc\u00e9 ; <em>Doguicimi <\/em>(1), de Paul Hazoum\u00e9 ; <em>Chants d&rsquo;ombre<\/em> (2), de L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, d\u00e9put\u00e9 \u00e0 la Constituante, et les <em>Contes d&rsquo;Ahmadou Koumba<\/em>, de Bisse Diop, qui sont actuellement sous presse. <\/p>\n\n\n\n<p>De tous ces ouvrages, <em>Doguicimi <\/em>et <em>Chants d&rsquo;ombre<\/em> sont les seuls qui m\u00e9ritent la grande notori\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;on accorde depuis longtemps d\u00e9j\u00e0 aux romans de Claude Mc Kay ou de Walter F. White, et aux po\u00e8mes de Countee Cullen ou de Langston Hughes. L&rsquo;admirable roman de Paul Hazoum\u00e9 a malheureusement le tort d&rsquo;\u00eatre nanti d&rsquo;une qualit\u00e9 qui le dessert aux yeux de tout Fran\u00e7ais habitu\u00e9 \u00e0 demander \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger ce qu&rsquo;il lui serait si facile de trouver chez lui. <\/p>\n\n\n\n<p>Paul Hazoum\u00e9 nous peint, en effet, les noirs du Dahomey tels qu&rsquo;ils furent dans un pass\u00e9 proche encore. Il plonge, dans son roman, plus secret de la v\u00e9rit\u00e9 de son peuple et de sa race, afin de les mieux expliquer aux Europ\u00e9ens. Croyances, traditions, rites, superstitions, fables, l\u00e9gendes, proverbes, pratiques de sorcellerie, poisons d&rsquo;\u00e9preuve, danses guerri\u00e8res, danses fun\u00e8bres, toutes les particularit\u00e9s de son pays natal sont par lui mises \u00e0 nu, avec une bonne foi \u00e9vidente. Il est m\u00eame si plein de ce pays qu&rsquo;il porte en lui et dont il est l&rsquo;\u00e9manation, que son roman en devient parfois indigeste.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la m\u00eame critique peut \u00eatre adress\u00e9e \u00e0 <em>Jacquou le Croquant<\/em>, au <em>Moulin sur la Frau<\/em> et \u00e0 <em>l&rsquo;Ennemi de la Mort<\/em>, ces trois romans r\u00e9gionalistes, les plus beaux qu&rsquo;ait \u00e9crits Eug\u00e8ne Le Roy, chantre des choses et des gens du P\u00e9rigord, \u00e9tant tous trois lourds, comme <em>Doguicimi<\/em>, de ces richesses singuli\u00e8res qui donnent tant de prix aux \u0153uvres d\u00e9bordant de s\u00e8ve, d&rsquo;humanit\u00e9 et d&rsquo;observation. <\/p>\n\n\n\n<p>SI Paul Hazoum\u00e9 est un romancier, L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, noir de pur sang du S\u00e9n\u00e9gal, et professeur agr\u00e9g\u00e9 de grammaire au lyc\u00e9e Marcellin-Berthelot, \u00e0 Paris, est, en ce qui le concerne, tout ensemble un penseur et un po\u00e8te. Le grand brassage d&rsquo;id\u00e9ologies provoqu\u00e9 par la guerre, l&rsquo;a tout naturellement contrant \u00e0 se pencher sur les probl\u00e8mes pos\u00e9s par le racisme. Deux essais sort d\u00e9j\u00e0 n\u00e9s de l&rsquo;analyse d&rsquo;une notion \u00e0 laquelle les toxines de l&rsquo;hitl\u00e9risme ont communiqu\u00e9 une virulence que cette notion n&rsquo;avait auparavant jamais eue. Le premier a pour titre : <em>Ce que l&rsquo;homme noir apporte<\/em> ; le second, qui a vu le jour l&rsquo;an dernier : <em>Vues sur l&rsquo;Afrique noire ou assimiler, non \u00eatre assimil\u00e9s. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me colonial n&rsquo;existe pas dans l&rsquo;esprit de L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor. Il ne veut voir en lui qu&rsquo;un probl\u00e8me provincial, un probl\u00e8me humain. La seule chose que le colonis\u00e9 soit en doit d&rsquo;exiger de son colonisateur, c&rsquo;est qu&rsquo;il fasse effort pour \u00ab concilier ses int\u00e9r\u00eats et ceux des autochtones \u00bb. Toute colonisation se fondant sur la primaut\u00e9 de l&rsquo;humain doit marier la raison au sentiment, union qui n&rsquo;est r\u00e9alisable que si l&rsquo;en use de cet \u00ab accord conciliant \u00bb tant pr\u00f4n\u00e9 par Robert Delavignette, haut commissaire de la R\u00e9publique au Cameroun, et que L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor a eu le rare bonheur de r\u00e9aliser dans <em>Chants d&rsquo;ombre<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce recueil de po\u00e8mes o\u00f9, sur un fond d&rsquo;ombres douces jouent de douces lumi\u00e8res discr\u00e8tement surr\u00e9alistes, respire un \u00e9tat d&rsquo;esprit fait de bonne volont\u00e9 et de compr\u00e9hension, qui ne demande, en \u00e9change, que compr\u00e9hension et bonne volont\u00e9 \u00e9gales. La magie des p\u00e9n\u00e9trantes d\u00e9lices de <em>Chants d&rsquo;ombre<\/em> \u00e9mane de ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas un seul d&rsquo;entre eux qui n&rsquo;abonde en images neuves et belles, pleines d&rsquo;illuminations et de t\u00e9n\u00e8bres, de r\u00e9sonances et de myst\u00e8res, de tendresse et de nostalgie. On y entend danser et chanter l&rsquo;Afrique noire. On y entend vivre l&rsquo;Europe en proie \u00e0 la guerre, et le France, mal revenue de son effondrement. On y entend aussi l&rsquo;aveu d&rsquo;un amour d&rsquo;une qualit\u00e9 dont la retenue et la pudeur ont un charme inexprimable. Et tous ces chants, en particulier le po\u00e8me intitul\u00e9 <em>Que m&rsquo;accompagnent k\u00f4ra et halafon<\/em>g, qui est un incontestable et incomparable chef-d&rsquo;oeuvre, sont anim\u00e9s de ce souffle cosmique et de cet humanisme, de ce rayonnement b\u00e9n\u00e9fique et de cette passion de la vie qui longtemps encore feront d\u00e9faut aux po\u00e8mes les plus achev\u00e9s de Langston Hughes et de Countee Cullen. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">EN r\u00e9sum\u00e9, la litt\u00e9rature r\u00e9gionaliste d&rsquo;expression coloniale poss\u00e8de, \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, en la personne de Paul Hazoum\u00e9 et de L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, deux \u00e9crivains de couleur, c&rsquo;est-\u00e0-dire deux ambassadeurs culturels dont la France et l&rsquo;Afrique noire auraient tort de ne pas tirer profit.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut reprocher au premier, non l&rsquo;extraordinaire richesse de son <em>Doguicimi<\/em>, roman o\u00f9 maints \u00e9pisodes \u00e9galent, quand ils ne la d\u00e9passent pas, la grandeur de l&rsquo;antique, ni les nombreuses beaut\u00e9s parant l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 des m\u0153urs qu&rsquo;il y relate, mais d&rsquo;\u00eatre d\u00e9nu\u00e9 de tout vrai sentiment de po\u00e9sie.<\/p>\n\n\n\n<p>Peintre appliqu\u00e9 et consciencieux, il se contente de rendre ce qu&rsquo;il voit et ce qu&rsquo;il sait avec une intelligence aussi lucide que fid\u00e8le. Ses peintures sont malheureusement trop souvent d\u00e9pourvues de cet on ne sait quoi qui part du c\u0153ur et parle au c\u0153ur. <\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, on peut lui faire confiance les yeux ferm\u00e9s : <em>Chants d&rsquo;ombre<\/em>, son coup d&rsquo;essai, est un coup de ma\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) Larose. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(2) Aux Editions du Seuil.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"313\" height=\"425\" data-attachment-id=\"13721\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/31\/rene-maran-lafrique-noire-dans-les-lettres-francaises\/les-lettres-francaises-1er-mars-1946\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Les-Lettres-francaises-1er-mars-1946.png?fit=313%2C425&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"313,425\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Les-Lettres-francaises-1er-mars-1946\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Les-Lettres-francaises-1er-mars-1946.png?fit=221%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Les-Lettres-francaises-1er-mars-1946.png?fit=313%2C425&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Les-Lettres-francaises-1er-mars-1946.png?resize=313%2C425&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-13721\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Les-Lettres-francaises-1er-mars-1946.png?w=313&amp;ssl=1 313w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Les-Lettres-francaises-1er-mars-1946.png?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w\" sizes=\"auto, (max-width: 313px) 100vw, 313px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Ren\u00e9 Maran paru dans Les Lettres fran\u00e7aises, n\u00b0 97, 1er mars 1946, p. 5 L&rsquo;EXOTISME tend \u00e0 prendre, dans les lettres fran\u00e7aises contemporaines, une importance qui va chaque jour croissant. On sait qu&rsquo;il a fait son entr\u00e9e en France en m\u00eame temps que l&rsquo;invasion sarrazine de 722, qui submergea la Septimanie. Les croisades [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[28,87,1432,4692,1277,1484,3532,1211,4691,3396,2001,4690],"class_list":["post-13720","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-28","tag-afrique","tag-critique","tag-larose","tag-le-seuil","tag-leopold-sedar-senghor","tag-les-lettres-francaises","tag-litterature","tag-paul-hazoume","tag-poesie","tag-recension","tag-rene-maran"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3zi","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":13953,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/12\/sil-braille-lache-le-par-chester-himes-traduit-de-lamericain-par-renee-vavasseur-et-marcel-duhamel-editions-albin-michel\/","url_meta":{"origin":13720,"position":0},"title":"S&rsquo;IL BRAILLE, L\u00c2CHE-LE&#8230;, par Chester Himes, traduit de l&rsquo;Am\u00e9ricain par Ren\u00e9e Vavasseur et Marcel Duhamel. (Editions Albin Michel.)","author":"SiNedjib","date":"12\/09\/2021","format":false,"excerpt":"Article paru dans Les Lettres fran\u00e7aises, n\u00b0 240, 30 d\u00e9cembre 1948, p. 3 Titre curieux, certes, que celui de ce roman am\u00e9ricain de bon aloi, mais on comprend assez mal le rapport qu'il offre avec le roman lui-m\u00eame. En r\u00e9alit\u00e9, il est extrait d'une tontine n\u00e8gre, du genre Am, Stram,\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/images-na.ssl-images-amazon.com\/images\/I\/41KAww%2BtxkL._SX326_BO1%2C204%2C203%2C200_.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":22830,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/05\/05\/sainville\/","url_meta":{"origin":13720,"position":1},"title":"L\u00e9onard Sainville : Le noir antillais devant la litt\u00e9rature","author":"SiNedjib","date":"05\/05\/2024","format":false,"excerpt":"Article de L\u00e9onard Sainville paru dans Les Lettres fran\u00e7aises, 11e ann\u00e9e, n\u00b0 425, du 1er au 8 ao\u00fbt 1952, p. 3 A propos de . . . Peau noire, masques blancs par Frantz Fanon (Editions du Seuil) POUR l'observateur averti des diff\u00e9rentes manifestations du comportement antillais, soit aux lieux o\u00f9\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Fanon-peau-noire-masques-blancs.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13613,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/16\/elian-j-finbert-un-grand-ecrivain-arabe-est-a-paris-taha-hussein-bey\/","url_meta":{"origin":13720,"position":2},"title":"Elian J. Finbert : Un grand \u00e9crivain arabe est \u00e0 Paris, Taha Hussein Bey","author":"SiNedjib","date":"16\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article d'Elian J. Finbert paru dans Les Lettres fran\u00e7aises, n\u00b0 112, 14 juin 1946, p. 5 PHILOSOPHE, ex\u00e9g\u00e8te coranique, professeur d'histoire, de litt\u00e9rature, d'arch\u00e9ologie, d'art dramatique, pol\u00e9miste et journaliste de grande classe, directeur de la revue L\u2019\u00c9crivain \u00e9gyptien, traducteur (il vient de traduire La Porte \u00e9troite, de Gide), Taha Hussein\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/www.lecourrierdelatlas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/TahaHussein.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13775,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/10\/03\/louis-parrot-islam-et-occident\/","url_meta":{"origin":13720,"position":3},"title":"Louis Parrot : Islam et Occident","author":"SiNedjib","date":"03\/10\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Louis Parrot paru dans Les Lettres fran\u00e7aises, 15 janvier 1948, p. 5 S'il est un sujet difficile et que son actualit\u00e9 m\u00eame rend encore plus malais\u00e9 \u00e0 traiter, c'est bien celui qu'expose le dernier num\u00e9ro sp\u00e9cial des Cahiers du Sud (1). Les rapports entre l'Islam et l'Occident suscitent\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Les-lettres-francaises-15-janvier-1948.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13627,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/18\/a-f-terre-degypte\/","url_meta":{"origin":13720,"position":4},"title":"Terre d&rsquo;Egypte","author":"SiNedjib","date":"18\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article sign\u00e9 A. F. paru dans Les Lettres fran\u00e7aises, n\u00b0 168, 8 ao\u00fbt 1947, p. 5 LA publication r\u00e9cente du \u00ab Livre des jours \u00bb (1) de Taha Hussein bey comble une grave lacune. Nous savions fort peu de choses sur ce grand \u00e9crivain de langue arabe que pr\u00e9sentaient les\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/images-na.ssl-images-amazon.com\/images\/I\/71MQwitrOnL.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13514,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/05\/michel-gordey-une-interview-de-lecrivain-richard-wright-lamerique-nest-pas-le-nouveau-monde\/","url_meta":{"origin":13720,"position":5},"title":"Michel Gordey : Une interview de l&rsquo;\u00e9crivain Richard Wright. L&rsquo;Am\u00e9rique n&rsquo;est pas le nouveau monde","author":"SiNedjib","date":"05\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Interview parue dans Les Lettres fran\u00e7aises, 10 janvier 1947, p. 1 et 7 RICHARD WRIGHT RICHARD WRIGHT, qui compte aujourd'hui parmi les cinq ou six plus grands \u00e9crivains am\u00e9ricains et qui est incontestablement le plus grand prosateur noir des Etats-Unis, me re\u00e7oit dans son petit appartement du boulevard Saint-Michel, quelques\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Richard-Wright-1.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13720","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13720"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13720\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13861,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13720\/revisions\/13861"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13720"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13720"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13720"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}