{"id":13766,"date":"2021-09-01T07:10:27","date_gmt":"2021-09-01T05:10:27","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=13766"},"modified":"2021-09-01T07:11:11","modified_gmt":"2021-09-01T05:11:11","slug":"marcel-peju-noces-dalbert-camus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/01\/marcel-peju-noces-dalbert-camus\/","title":{"rendered":"Marcel P\u00e9ju : Noces, d&rsquo;Albert Camus"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article145648\" target=\"_blank\">Marcel P\u00e9ju<\/a> paru<\/strong> <strong>dans <em><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k4105605q\/f1.image\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Franc-Tireur<\/a><\/em>, 31 ao\u00fbt 1945, p. 2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/images-na.ssl-images-amazon.com\/images\/I\/71%2BBN8-Z48L.jpg?resize=344%2C539&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"344\" height=\"539\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">CE n&rsquo;est pas sans curiosit\u00e9, apr\u00e8s <em>l&rsquo;Etranger<\/em>, apr\u00e8s <em>Sisyphe<\/em>, apr\u00e8s <em>Caligula<\/em>, que l&rsquo;on ouvre ce petit volume (1), r\u00e9impression de quatre essais qui parurent \u00e0 Alger en 1938. Et sans doute ce sont bien des essais, comme un premier jaillissement d&rsquo;id\u00e9es et d&rsquo;attitudes, lorsque tout se presse \u00e0 la fois, dans un certain d\u00e9sordre encore, et sur le m\u00eame plan, sans relief et sans ombre. Bien des tableaux paraissent inutilement surcharg\u00e9s, plusieurs th\u00e8mes se d\u00e9gagent mal tandis que d&rsquo;autres reviennent d&rsquo;une mani\u00e8re un peu monotone. On s&rsquo;appesantit parfois avec une insistance superflue. Mais l&rsquo;on retrouve aussi le ton incomparable, une sorte de duret\u00e9 \u00e9clatante de la langue et de hauteur souveraine : tout annonce, dans la pens\u00e9e comme dans la forme, cette aisance de prend style qui sera celle de <em>l&rsquo;Etranger<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Et lorsqu&rsquo;on sort de ce petit livre, tout titubant de lumi\u00e8re, on songe \u00e0 ce jour de 1941, alors qu&rsquo;il faisait nuit sur l&rsquo;Europe et que pesait partout un envo\u00fbtement triste : cet \u00e9trange \u00e9tranger nous arriva soudain d&rsquo;Afrique avec sa mer, son sable et son soleil. Et, fort de sa seule existence, il surgit dans ce monde \u00e9touffant des petits hommes comme sa n\u00e9gation superbe, un d\u00e9fi imm\u00e9diat, lumineux et tranquille. <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Avec Albert Camus parle toute la noblesse de l&rsquo;homme. Et puisque cette noblesse est d&rsquo;assumer totalement son destin terrestre, peu de voix nous semblent aussi pures, peu d&rsquo;\u00e9lans plus authentiques et plus clairs que le chant qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve ici parmi les pierres et le vent d&rsquo;Afrique. Depuis Nietzsche, peut-\u00eatre nous n&rsquo;avions plus entendu pareil langage. Et ce n&rsquo;est certes pas un hasard que l&rsquo;un comme l&rsquo;autre fussent des amants du Midi. L&rsquo;\u00e9vidence de Tipasa, Djemila ou Alger, ce que proclament ces ciels torrides, la mer brillante et les rochers sans ombre, c&rsquo;est qu&rsquo;en dehors de cette terre il n&rsquo;y a rien, c&rsquo;est qu&rsquo;une vie d&rsquo;homme grille comme les absinthes au soleil et qu&rsquo;apr\u00e8s cette passion br\u00fblante et courte, tout est fini sans rem\u00e8de. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet air transparent d&rsquo;Alg\u00e9rie o\u00f9 la lumi\u00e8re viole tous les sanctuaires, dans cet univers \u00e9perdument pr\u00e9sent o\u00f9 tout semble ivre d&rsquo;\u00eatre, sans distance, sans recul et sans arri\u00e8re-pens\u00e9e, sans projet et sans souvenir, il n&rsquo;y a pas de place pour les hallucin\u00e9s de l&rsquo;arri\u00e8re-monde. Et pas de place non plus pour le mis\u00e9rable petit n\u00e9ant de l&rsquo;espoir, ce \u00ab\u00a0sale espoir\u00a0\u00bb dont parlait la petite Antigone. Par-del\u00e0 toutes les illusions, les ruses mesquines de l&rsquo;impuissance et les consolations d\u00e9risoires, l&rsquo;homme retrouve ici sa condition terrestre. Mais il ne s&rsquo;agit pas de r\u00e9signation ou de renoncement : de cette vie qui br\u00fble comme un leu de paille, au rythme in\u00e9vitable des jours et des nuits, se d\u00e9gage une \u00e9trange et lucide ivresse. Si l&rsquo;homme sait qu&rsquo;il est perdu, il lui reste du moins cette noblesse ultime et d\u00e9cisive de refuser d&rsquo;\u00eatre sauv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Ainsi le th\u00e8me de la Terre chez prend-il son v\u00e9ritable sens. Comme chez Nietzsche, il n&rsquo;a rien de commun, \u00e9videmment, avec le th\u00e8me du sol et son attachement triste, le\u00e7on de vie \u00e9troite, lente et \u00e9l\u00e9mentaire. Mais il ne doit pas \u00eatre entendu davantage comme un appel romantique de communion panth\u00e9istique : l&rsquo;homme est \u00ab pr\u00e9sent \u00bb au monde ; c&rsquo;est assez dire qu&rsquo;il ne se perd pas en lui, mais se retrouve au contraire \u00e0 son contact dans la pl\u00e9nitude de sa conscience et de son \u00eatre. La Terre est le cadre tragique de la vie, le contour absurde de l&rsquo;homme ; les d\u00e9-cors et les gestes du monde cernent ma seule, fragile et splendide existence. <\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est pourquoi le th\u00e8me de la Terre est aussi celui du corps et de la chair. La dialectique de la distance, du contact et de l&rsquo;\u00e9treinte r\u00e9git l&rsquo;homme au milieu du monde, et il n&rsquo;y a pas plus de place, ou soleil de midi, pour les hallucin\u00e9s de la pens\u00e9e pure que pour les hallucin\u00e9s de l&rsquo;arri\u00e8re-monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Que pourrait signifier une autre vie, un monde qui ne serait pas celui des rochers, des for\u00eats et des femmes ? Que p\u00e8sent toutes les promesses aupr\u00e8s de ces certitudes de pierre et de sang, de ces v\u00e9rit\u00e9s \u00e9ph\u00e9m\u00e8res ? Paradis d\u00e9risoires, \u00e9ternit\u00e9s fant\u00f4mes, combien maintenant, vous paraissez risibles, p\u00e2les et pauvres r\u00eaves ! Tous les absolus, tous les au-del\u00e0, toutes les idoles s&rsquo;\u00e9croulent devant le visage opaque et lumineux du monde, au soleil pur et bleu de la M\u00e9diterran\u00e9e, dans le cadre charnel de la mer et du sable.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors peuvent se c\u00e9l\u00e9brer, sous le ciel verge, les noces path\u00e9tiques de l&rsquo;homme et de la Terre. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Marcel PEJU.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) <em>Noces<\/em>, par Albert Camus. Charlot, \u00e9dit.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"329\" height=\"429\" data-attachment-id=\"13767\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/01\/marcel-peju-noces-dalbert-camus\/franc-tireur-31-aout-1945\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-31-aout-1945.png?fit=329%2C429&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"329,429\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Franc-Tireur-31-aout-1945\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-31-aout-1945.png?fit=230%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-31-aout-1945.png?fit=329%2C429&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-31-aout-1945.png?resize=329%2C429&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-13767\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-31-aout-1945.png?w=329&amp;ssl=1 329w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-31-aout-1945.png?resize=230%2C300&amp;ssl=1 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 329px) 100vw, 329px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Marcel P\u00e9ju paru dans Franc-Tireur, 31 ao\u00fbt 1945, p. 2 CE n&rsquo;est pas sans curiosit\u00e9, apr\u00e8s l&rsquo;Etranger, apr\u00e8s Sisyphe, apr\u00e8s Caligula, que l&rsquo;on ouvre ce petit volume (1), r\u00e9impression de quatre essais qui parurent \u00e0 Alger en 1938. 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