{"id":13871,"date":"2021-09-09T10:29:49","date_gmt":"2021-09-09T08:29:49","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=13871"},"modified":"2021-09-09T10:36:55","modified_gmt":"2021-09-09T08:36:55","slug":"marcel-peju-la-peste-dalbert-camus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/09\/marcel-peju-la-peste-dalbert-camus\/","title":{"rendered":"Marcel P\u00e9ju : La Peste d&rsquo;Albert Camus"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de <a href=\"https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article145648\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Marcel P\u00e9ju<\/a> paru<\/strong> <strong>dans <em><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k41061415\/f1.image\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Franc-Tireur<\/a><\/em>, 22 juin 1947, p. 2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"351\" height=\"539\" data-attachment-id=\"13872\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/09\/marcel-peju-la-peste-dalbert-camus\/camus-cabrol\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Camus-Cabrol.png?fit=351%2C539&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"351,539\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Camus-Cabrol\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Camus-Cabrol.png?fit=351%2C539&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Camus-Cabrol.png?resize=351%2C539&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-13872\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Camus-Cabrol.png?w=351&amp;ssl=1 351w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Camus-Cabrol.png?resize=195%2C300&amp;ssl=1 195w\" sizes=\"auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px\" \/><figcaption>Albert Camus <em>vu par Cabrol.<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">LE dernier livre d&rsquo;Albert Camus, <em>La Peste<\/em> (1), qui vient d&rsquo;obtenir le Prix des Critiques, suscitera sans doute des discussions passionn\u00e9es : son exceptionnelle richesse, l&rsquo;actualit\u00e9 de ses th\u00e8mes, l&rsquo;esp\u00e8ce d&rsquo;intransigeance sobre et fi\u00e8re avec quoi ils sont pr\u00e9sent\u00e9s en seront la cause, autant qu&rsquo;une certaine incertitude qui demeure jusqu&rsquo;au bout, touchant les intentions de l&rsquo;auteur. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Pour nous, qui avons accueilli <em><a href=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/01\/marcel-peju-noces-dalbert-camus\/\">Noces<\/a><\/em>, <em>L&rsquo;\u00c9tranger<\/em>, <em>Sisyphe<\/em>, <em>Caligula<\/em>, avec un enthousiasme sans restriction, nous avouerons franchement un certain malaise : <em>La Peste<\/em>, moins peut-\u00eatre que les th\u00e8mes qui y apparaissent, par les id\u00e9es dont quelques personnages semblent le porte-parole, que par une sorte d&rsquo;atmosph\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, nous parait marquer, dans la pens\u00e9e dans son attitude en face du monde, une \u00e9volution subtile que l&rsquo;on salue un peu trop vite, ici et l\u00e0, comme un \u00ab\u00a0progr\u00e8s\u00a0\u00bb, pour qu&rsquo;elle ne provoque pas en nous quelque inqui\u00e9tude. <\/p>\n\n\n\n<p>Il ne s&rsquo;agit pourtant, \u00e0 premi\u00e8re vue, que de la relation objective d&rsquo;une \u00e9pid\u00e9mie de peste qui se serait abattue, en l&rsquo;ann\u00e9e 194\u2026, sur la ville d&rsquo;Oran. Cette ville, rien, selon le chroniqueur, ne semblait la d\u00e9signer particuli\u00e8rement pour \u00eatre le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;un tel \u00e9v\u00e9nement : ville banale s&rsquo;il en fut, \u00ab\u00a0sans pittoresque, sans v\u00e9g\u00e9tation, sans \u00e2me\u00a0\u00bb, dont les habitants s&rsquo;int\u00e9ressent surtout au commerce et s&rsquo;adonnent raisonnablement, \u00e0 jours et heures fixes, aux \u00ab\u00a0joies simples de l&rsquo;existence\u00a0\u00bb : les femmes, le cin\u00e9ma et les bains de mer. Ils ne s&rsquo;en trouvent pas moins plong\u00e9s soudain au sein d&rsquo;un fl\u00e9au qui les d\u00e9passe, qu&rsquo;ils ne comprennent pas et qui modifie radicalement leurs conditions d&rsquo;existence. Apr\u00e8s quelques semaines d&rsquo;h\u00e9sitation, les portes d&rsquo;Oran sont en effet ferm\u00e9es et la ville isol\u00e9e du monde avec la peste dans ses murs ; alors commence pour ses habitants un long temps d&rsquo;exil au milieu de la peur, seuls en face d&rsquo;eux-m\u00eames et de la catastrophe. <\/p>\n\n\n\n<p>Le livre est l&rsquo;histoire de ce temps, la chronique de la peste, d&rsquo;abord, de son \u00e9volution, de ses caprices, de sa fureur et de son agonie, celle d&rsquo;un peuple, aussi, en proie \u00e0 la s\u00e9paration, \u00e0 la douleur et \u00e0 la mort, mais surtout des efforts de quelques hommes pour lutter contre le fl\u00e9au : le m\u00e9decin Rieux, l&rsquo;\u00e9trange Tarrou, le journaliste Rambert, l&#8217;employ\u00e9 de mairie Grand, et quelques autres. Tous, \u00e0 leur place, sans mots inutiles, sans \u00e9loquence et sans espoir font chaque jour ce qu&rsquo;il y a \u00e0 faire pour combattre le mal ; et cela tient en un seul mot : recommencer. Recommencer d&rsquo;un jour \u00e0 l&rsquo;autre les visites chez les malades, les transports \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, les piq\u00fbres, les mises en quarantaine, recommencer sans cesse, obstin\u00e9ment, honn\u00eatement, sans savoir si un jour cela finira\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p>Mais un jour cela finit, les portes de la ville s&rsquo;ouvrent de nouveau et l\u00e0 joie de la lib\u00e9ration emplit les rues\u2026<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>On a d\u00e9j\u00e0 compris que la signification du livre, et sa port\u00e9e, d\u00e9passent infiniment la relation, atrocement r\u00e9aliste d&rsquo;ailleurs, d&rsquo;une \u00e9pid\u00e9mie imaginaire. Et l&rsquo;on admire ici autant la puret\u00e9 d&rsquo;un style qui se situe dans la grande tradition classique, que la parfaite ma\u00eetrise de l&rsquo;auteur dans le maniement de l&rsquo;all\u00e9gorie : car il s&rsquo;agit d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre et de part en part de la peste d&rsquo;Oran, et pourtant, il s&rsquo;agit tr\u00e8s \u00e9videmment, de tout autre chose : des ann\u00e9es de guerre et d&rsquo;exil, sans doute, que nous venons de vivre, de la peste brune, avec la lutte obstin\u00e9e, d&rsquo;abord noy\u00e9e puis triomphante, de la R\u00e9sistance, mais aussi, et plus profond\u00e9ment, de la condition m\u00eame de l&rsquo;homme en ce monde. <\/p>\n\n\n\n<p>Il convient pourtant de dire tout de suite que <em>La Peste<\/em> ne peut \u00e0 aucun titre \u00eatre qualifi\u00e9e de roman \u00e0 th\u00e8se. Il n&rsquo;est pas question d&rsquo;expliquer ou de d\u00e9montrer, mais de montrer et de d\u00e9crire. Et malgr\u00e9, parfois, les apparences, aucun des personnages, ni Bernard Rieux, ni m\u00eame Tarrou, ne doivent probablement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s en tout \u00e9tat de cause comme les port\u00e9-parole de l&rsquo;auteur : chacun conserve son opacit\u00e9 propre, et quelque irr\u00e9m\u00e9diable ambigu\u00eft\u00e9 subsiste toujours lorsqu&rsquo;on est tent\u00e9 de tirer une conclusion de leurs gestes et de leurs propos, de d\u00e9gager la \u00ab morale \u00bb du livre : le but que poursuit Camus &#8211; c&rsquo;est de montrer que peut-\u00eatre, il n&rsquo;y a pas de morale et qu&rsquo;aucun but n&rsquo;est poursuivi.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Pourtant, l&rsquo;un des personnages de <em>La Peste<\/em>, Tarrou, semble nous inviter \u00e0 aller plus loin. Pour avoir vu, un jour, le virage d&rsquo;un condamn\u00e9 \u00e0 mort, seul visage vivant au milieu des robes. rouges qui l&rsquo;assassinaient, il a voulu instaurer un monde o\u00f9 l&rsquo;on ne tuerait plus et a cru qu&rsquo;il \u00e9tait permis, dans ce but, de se faire \u00e0 son tour meurtrier. Puis il s&rsquo;est aper\u00e7u qu&rsquo;il devenait l&rsquo;esclave de quelque \u00ab\u00a0alg\u00e8bre damn\u00e9e\u00a0\u00bb, de la logique m\u00eame des bourreaux, et qu&rsquo;il n&rsquo;en sortirait pas. Depuis, il s&rsquo;est efforc\u00e9, sinon de sauver les hommes, du moins de leur faire le moins de mal possible et de \u00ab\u00a0refuser tout ce qui, de pr\u00e8s ou de loin\u2026 fait mourir ou justifie qu&rsquo;on fasse mourir\u00a0\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Sympathie, compr\u00e9hension, tels sont d\u00e9sormais ses ma\u00eetres mots, et il s&rsquo;est tourn\u00e9 vers l&rsquo;homme, plus admirable qu&rsquo;on ne le croit, avide de gestes vivants, heureux d&rsquo;un regard vrai, d&rsquo;une d\u00e9marche franche, d&rsquo;un moment d&rsquo;amiti\u00e9, de contacts humains. <\/p>\n\n\n\n<p>Mais \u00e0 la limite, que cherche-t-il ? \u00ab\u00a0La paix int\u00e9rieure\u00a0\u00bb, dit-il. Et il pr\u00e9cise ailleurs : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0Peut-on \u00eatre un saint sans Dieu ? C&rsquo;est le seul probl\u00e8me concret que je connaisse aujourd&rsquo;hui.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Est-ce l\u00e0 le dernier mot de Camus, et devons-nous consid\u00e9rer Rieux, Tarrou, comme ces \u00ab\u00a0saints sans Dieu\u00a0\u00bb ? Nous ne le croyons pas\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Marcel PEJU.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">(1) Gallimard, \u00e9diteur.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"320\" height=\"437\" data-attachment-id=\"13873\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/09\/marcel-peju-la-peste-dalbert-camus\/franc-tireur-22-juin-1947\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Franc-Tireur-22-juin-1947.png?fit=320%2C437&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"320,437\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Franc-Tireur-22-juin-1947\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Franc-Tireur-22-juin-1947.png?fit=320%2C437&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Franc-Tireur-22-juin-1947.png?resize=320%2C437&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-13873\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Franc-Tireur-22-juin-1947.png?w=320&amp;ssl=1 320w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Franc-Tireur-22-juin-1947.png?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Marcel P\u00e9ju paru dans Franc-Tireur, 22 juin 1947, p. 2 LE dernier livre d&rsquo;Albert Camus, La Peste (1), qui vient d&rsquo;obtenir le Prix des Critiques, suscitera sans doute des discussions passionn\u00e9es : son exceptionnelle richesse, l&rsquo;actualit\u00e9 de ses th\u00e8mes, l&rsquo;esp\u00e8ce d&rsquo;intransigeance sobre et fi\u00e8re avec quoi ils sont pr\u00e9sent\u00e9s en seront la cause, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[29,107,1432,4639,1957,1211,703,4696,886,4716,2001,1212],"class_list":["post-13871","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-29","tag-albert-camus","tag-critique","tag-franc-tireur","tag-gallimard","tag-litterature","tag-livre","tag-marcel-peju","tag-oran","tag-raoul-cabrol","tag-recension","tag-roman"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3BJ","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":13766,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/01\/marcel-peju-noces-dalbert-camus\/","url_meta":{"origin":13871,"position":0},"title":"Marcel P\u00e9ju : Noces, d&rsquo;Albert Camus","author":"SiNedjib","date":"01\/09\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Marcel P\u00e9ju paru dans Franc-Tireur, 31 ao\u00fbt 1945, p. 2 CE n'est pas sans curiosit\u00e9, apr\u00e8s l'Etranger, apr\u00e8s Sisyphe, apr\u00e8s Caligula, que l'on ouvre ce petit volume (1), r\u00e9impression de quatre essais qui parurent \u00e0 Alger en 1938. 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