{"id":14059,"date":"2021-09-20T07:00:07","date_gmt":"2021-09-20T05:00:07","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=14059"},"modified":"2024-11-19T14:09:59","modified_gmt":"2024-11-19T13:09:59","slug":"maurice-nadeau-la-jeunesse-dun-homme-black-boy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/20\/maurice-nadeau-la-jeunesse-dun-homme-black-boy\/","title":{"rendered":"Maurice Nadeau : La jeunesse d&rsquo;un homme, Black Boy"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de <a href=\"https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article89683\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Maurice Nadeau<\/a> paru<\/strong> <strong>dans <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.retronews.fr\/journal\/gavroche-1943-1944\/4-fevrier-1948\/1455\/2838911\/1\" target=\"_blank\">Gavroche<\/a><\/em>, n\u00b0 175, 4 f\u00e9vrier 1948, p. 5<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"335\" height=\"468\" data-attachment-id=\"14060\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/20\/maurice-nadeau-la-jeunesse-dun-homme-black-boy\/gavroche-4-fevrier-1948\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Gavroche-4-fevrier-1948.png?fit=335%2C468&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"335,468\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Gavroche-4-fevrier-1948\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Gavroche-4-fevrier-1948.png?fit=215%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Gavroche-4-fevrier-1948.png?fit=335%2C468&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Gavroche-4-fevrier-1948.png?resize=335%2C468&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-14060\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Gavroche-4-fevrier-1948.png?w=335&amp;ssl=1 335w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Gavroche-4-fevrier-1948.png?resize=215%2C300&amp;ssl=1 215w\" sizes=\"auto, (max-width: 335px) 100vw, 335px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">RICHARD WRIGHT a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 en fran\u00e7ais deux ouvrages : \u00ab\u00a0Un Enfant du pays\u00a0\u00bb, roman d&rsquo;un noir qui s&rsquo;assoit sur la chaise \u00e9lectrique apr\u00e8s avoir assassine, par peur, une jeune blanche \u00e9mancip\u00e9e ; \u00ab\u00a0Les Enfants de l&rsquo;oncle Tom\u00a0\u00bb, recueil de nouvelles o\u00f9 nous est d\u00e9crite la condition pr\u00e9sente du noir am\u00e9ricain, paria d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 qui le craint et se venge cruellement sur lui de sa propre frayeur (1). \u00ab\u00a0Black Boy\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Jeunesse noire\u00a0\u00bb) (2) diff\u00e8re de ces deux ouvrages en ce qu&rsquo;il ne fait nulle place \u00e0 la fiction. L&rsquo;auteur raconte sa jeunesse avec les mots les plus courants et sans c\u00e9der \u00e0 l&rsquo;attrait du pittoresque. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Faut-il consid\u00e9rer ce r\u00e9cit comme une plainte, une revendication ? M\u00eame pas. C&rsquo;est un document d&rsquo;une sobri\u00e9t\u00e9 exemplaire o\u00f9 les faits sont rapport\u00e9s \u00e0 leur date, les sentiments rev\u00e9cus tels qu&rsquo;ils se sont pr\u00e9sent\u00e9s. S&rsquo;il doit comporter des conclusions g\u00e9n\u00e9rales, l&rsquo;auteur nous laisse le soin de les tirer ; il ne nous invite pas \u00e0 supposer, d&rsquo;ailleurs, qu&rsquo;elles soient valables pour tous ses fr\u00e8res de couleur. Pourtant nous avons affaire \u00e0 un livre d&rsquo;une port\u00e9e r\u00e9volutionnaire et humaine telle qu&rsquo;on peut, sans h\u00e9siter, le placer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des plus grands. Il montre, une fois de plus, la sup\u00e9riorit\u00e9 du v\u00e9cu sur l&rsquo;imagin\u00e9, du r\u00e9el sur le romanesque. Tous ceux qui ont quelque chose \u00e0 dire ne sont pas des artistes, mais pour \u00eatre un grand artiste il faut, d\u00e9cid\u00e9ment, avoir quelque chose \u00e0 dire. Or, qu&rsquo;y a-t-il de plus significatif qu&rsquo;une vie si l&rsquo;on sait, en la fixant sur le papier, lui donner une port\u00e9e qui la d\u00e9passe, si ceux qui sont mis dans la confidence en tirent plus que l&rsquo;amusement curieux de quelques instants ?<\/p>\n\n\n\n<p>Richard Wright, qui fait de son r\u00e9cit une autobiographie et une confession, brise pourtant les limites de son individu, celles m\u00eame de sa condition de noir, et de telle sorte que son livre ne doit pas \u00eatre simplement ajout\u00e9 au compte des chefs-d&rsquo;\u0153uvre de la litt\u00e9rature noire am\u00e9ricaine, mais \u00e0 celui des chefs-d&rsquo;\u0153uvre tout court. L&rsquo;individu particulier, le noir, d\u00e9termin\u00e9 par les conditions morales et sociales de son milieu, a \u00e9t\u00e9 transgress\u00e9 au profit de l&rsquo;homme que Richard Wright a voulu devenir et qu&rsquo;il est sans conteste devenu, en d\u00e9pit de difficult\u00e9s quasi insurmontables. Cette lutte, ce d\u00e9passement passionn\u00e9ment d\u00e9sir\u00e9 et r\u00e9ussi nous int\u00e9ressent et nous \u00e9meuvent, nous emp\u00eachent de sacrifier au d\u00e9sespoir, prouvent en faveur de ce que nous sommes obliges d&rsquo;appeler une certaine essence humaine, commune aux blancs, aux noirs et aux jaunes. Malgr\u00e9 les diff\u00e9rences des conditionnements culturels, des comportements, des oppressions subies il existe actuellement un certain type d&rsquo;homme qui ne doit plus rien au christianisme, qui se forge dans la lucidit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9chec provisoire et dont il n&rsquo;est pas os\u00e9 de pr\u00e9sumer qu&rsquo;il occupera t\u00f4t ou tard le devant de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est surtout par l\u00e0 que le r\u00e9cit de la jeunesse de Richard Wright prend une valeur exemplaire. A voir combien ont eu peu d&rsquo;influence sur lui le milieu et l&rsquo;\u00e9ducation, comment il s&rsquo;est t\u00f4t d\u00e9gag\u00e9 de sa famille, des commandements religieux, de l\u2019id\u00e9ologie courante r\u00e9v\u00e9r\u00e9e par ses fr\u00e8res de couleur, on se prend \u00e0 penser qu&rsquo;il \u00e9tait d&rsquo;un m\u00e9tal sp\u00e9cial. Ses premiers m\u00e9faits : l&rsquo;incendie de la maison de ses parents, allum\u00e9 \u00ab\u00a0pour voir\u00a0\u00bb, la pendaison d&rsquo;un chat entreprise pour faire pi\u00e8ce \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;un p\u00e8re despotique, r\u00e9v\u00e8lent un enfant violent, ind\u00e9pendant et d&rsquo;une extr\u00eame sensibilit\u00e9. Les coups sont inutiles pour le porter au repentir. L\u2019\u00e9v\u00e9nement lui-m\u00eame, \u00e0 peine \u00e9chu, a mobilis\u00e9 son esprit et son c\u0153ur ; il le marque pour la vie. On verra s&rsquo;en succ\u00e9der de curieux dans les \u00e9tats successifs du premier \u00e2ge : la fr\u00e9quentation des bars qui le font ivrogne consomm\u00e9 \u00e0 six ans, les batailles avec ses camarades d&rsquo;\u00e9cole communale, les multiples heurts qui le dressent contre la moralit\u00e9 \u00e9troite et toute de convenances de sa famille, le refus instinctif et total de se plier aux pratiques religieuses, l&rsquo;appr\u00e9hension, d&rsquo;abord vague puis de plus en plus consciente, de la s\u00e9gr\u00e9gation raciale. De toutes ses forces, volontaires et inconscientes, il refuse d&rsquo;entrer dans le cadre qu&rsquo;ont b\u00e2ti pour lui les blancs esclavagistes et les noirs esclaves. A l&rsquo;inverse de la plupart des opprim\u00e9s, il n&rsquo;exprime pas la r\u00e9volte de son milieu contre l&rsquo;\u00e9tat de choses qui a fa\u00e7onn\u00e9 ce milieu, mais la r\u00e9volte de son individu d&rsquo;abord et avant tout contre le cercle \u00e9troit de ses fr\u00e8res, o\u00f9 se m\u00ealent haine et servilit\u00e9, crainte et r\u00e9volte, mis\u00e8re et d\u00e9sir d&rsquo;\u00e9vasion. <\/p>\n\n\n\n<p>A mesure qu&rsquo;il grandit, le petit Richard sent peser sur lui une contrainte plus f\u00e9roce que celle de sa famille et qu&rsquo;il lui sera plus difficile de secouer : celle des blancs. Dans la rue, au sein des multiples petits emplois qu&rsquo;il occupe pour pallier la faim qui ne cesse de le tenailler, dans les rapports qu&rsquo;il noue avec les jeunes gens de son \u00e2ge, dans ceux qui l&rsquo;opposent \u00e0 ses patrons blanc, il se cogne constamment au mur de la soi-disant sup\u00e9riorit\u00e9 des blancs, habitu\u00e9s \u00e0 consid\u00e9rer les noirs comme des sous-hommes dangereux sur lesquels doit r\u00e9gner une terreur salutaire. Le m\u00e9pris affich\u00e9, les coups ne sont encore rien, mais pr\u00e9ludent au canon de revolver braqu\u00e9 dans le dos, \u00e0 la corde de chanvre agit\u00e9e sous les yeux. Chaque blanc a droit de vie et de mort sur le \u00ab\u00a0sale moricaud\u00a0\u00bb. Une parole os\u00e9e, un regard trop hardi, le port trop fier d&rsquo;une t\u00eate r\u00e9v\u00e8lent au blanc une r\u00e9volte possible qu&rsquo;il s&rsquo;agit de mater au plus t\u00f4t et de la fa\u00e7on la plus exp\u00e9ditive : en supprimant celui qui en est le si\u00e8ge. Le noir avance ainsi en titubant \u00e0 travers le d\u00e9dale des tabous et des interdictions. En fait, c&rsquo;est le droit \u00e0 la vie qu&rsquo;on lui conteste. Richard Wright, naturellement r\u00e9volt\u00e9, refuse cette mort vivante connue par les noirs du Sud et use ses forces \u00e0 d\u00e9jouer la col\u00e8re du blanc sans l&rsquo;affronter jamais : il travaille \u00e0 se faite ignorer, \u00e0 ressembler apparemment \u00e0 l&rsquo;image traditionnelle du noir, mais vise \u00e0 sortir de cet enfer. Sou par sou, il amasse la somme qui lui permettra de s&rsquo;\u00e9vader vers les Etats du Nord o\u00f9 les Yankees ont donn\u00e9 plus de ballant \u00e0 la laisse. La grande ville, Memphis, constituera pour lui l&rsquo;\u00e9tape sur la route de Chicago. <\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 que Richard Wright fait la d\u00e9couverte capitale de sa jeunesse : les livres. D\u00e9j\u00e0 sur les bancs de l&rsquo;\u00e9cole il n&rsquo;avait pu r\u00e9primer l&rsquo;envie d&rsquo;\u00e9crire, bient\u00f4t consid\u00e9r\u00e9e comme un vice qui fait le d\u00e9sert autour de lui. Son premier conte, publi\u00e9 dans le journal noir local alors qu&rsquo;il avait douze ans, lui vaut la haine de sa famille enti\u00e8re. Le refus de sa condition de noir est ressenti par ses proches comme une injure et une trahison : on ne comprend pas qu&rsquo;il veuille \u00e9chapper seul \u00e0 l&rsquo;esclavage. En m\u00eame temps, il lit les magazines et toutes sortes de livres populaires qui lui tombent sous la main. A Memphis, c&rsquo;est l&rsquo;illumination et la venue de la gr\u00e2ce : il remarque le nom du critique H. L. Mencken dans un journal : il d\u00e9cide de lire ses ouvrages en se faisant pr\u00eater par un blanc une carte d&rsquo;abonn\u00e9 \u00e0 une biblioth\u00e8que o\u00f9 il n&rsquo;a pas le droit, en tant que noir, de mettre les pieds. Je ne connais rien de plus \u00e9mouvant et de plus grand que ces quelques pages o\u00f9 Richard Wright raconte sa d\u00e9couverte du monde par les livres, son accession \u00e0 la pens\u00e9e qui n&rsquo;est plus blanche ni noire, mais simplement humaine, bien commun de tous les hommes qui ne veulent pas vivre en brutes. Sa r\u00e9volte n&rsquo;en diminue pas, au contraire, mais conna\u00eet maintenant les points o\u00f9 elle devra s&rsquo;exercer. Il n&rsquo;en d\u00e9sire que plus \u00e2prement la libert\u00e9 relative que lui promet Chicago. C&rsquo;est en fuyant vers elle qu&rsquo;il d\u00e9roule des r\u00e9flexions qu&rsquo;on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de citer en partie : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab\u00a0Le Sud blanc pr\u00e9tendait qu&rsquo;il connaissait les \u00ab\u00a0moricauds\u00a0\u00bb et j&rsquo;\u00e9tais ce que le Sud blanc appelait un \u00ab\u00a0moricaud\u00a0\u00bb. Mais le Sud blanc ne m&rsquo;avait jamais connu, n&rsquo;avait jamais su ce que je pensais, ce que je sentais. Le Sud blanc pr\u00e9tendait que j&rsquo;avais une \u00ab\u00a0place\u00a0\u00bb dans la vie. Mais l\u00e0-bas je ne m&rsquo;\u00e9tais jamais senti \u00e0 la \u00ab\u00a0place\u00a0\u00bb que le Sud blanc m&rsquo;avait assign\u00e9e. Jamais je n&rsquo;avais pu me consid\u00e9rer comme un \u00eatre inf\u00e9rieur. Et aucune des paroles que j&rsquo;avais entendues tomber des l\u00e8vres des blancs n&rsquo;avait pu me faire douter r\u00e9ellement de ma propre valeur humaine\u2026 Je quittais le sud pour me lancer dans l&rsquo;inconnu\u2026 et si je pouvais trouver une vie diff\u00e9rente, alors peut-\u00eatre pourrais-je lentement et graduellement, apprendre qui j&rsquo;\u00e9tais et ce que pourrais devenir\u2026\u00a0\u00bb <\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>En quoi ce \u00ab\u00a0moricaud\u00a0\u00bb diff\u00e8re-t-il de tous ceux que nous admirons, les meilleurs d&rsquo;entre nous ? O\u00f9 trouverons-nous, \u00e9prouv\u00e9s au m\u00eame degr\u00e9, cette fiert\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un homme, ce sentiment, puis\u00e9 au profond de l&rsquo;\u00eatre, d&rsquo;appartenir \u00e0 une esp\u00e8ce dont nous d\u00e9sesp\u00e9rons tous les jours et qui, pourtant, parmi les ruines des mythes d\u00e9funts : Dieu, patrie, soci\u00e9t\u00e9, rec\u00e8le encore toutes les possibilit\u00e9s ? Quel spectacle \u00e9tonnant que celui de ce noir d\u00e9barrass\u00e9 de toutes les contraintes et ayant vaincu en lui tous tes complexes, m\u00eame celui de la race, campe sur ses deux pieds, sans honte et sans forfanterie, image admirable de ce que nous pourrions tous \u00eatre !<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) Tous deux publi\u00e9s chez Albin Michel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(2) Richard Wright : <strong>Black Boy<\/strong> (traduit de l&rsquo;Am\u00e9ricain par Marcel Duhamel, Gallimard).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Maurice Nadeau paru dans Gavroche, n\u00b0 175, 4 f\u00e9vrier 1948, p. 5 RICHARD WRIGHT a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 en fran\u00e7ais deux ouvrages : \u00ab\u00a0Un Enfant du pays\u00a0\u00bb, roman d&rsquo;un noir qui s&rsquo;assoit sur la chaise \u00e9lectrique apr\u00e8s avoir assassine, par peur, une jeune blanche \u00e9mancip\u00e9e ; \u00ab\u00a0Les Enfants de l&rsquo;oncle Tom\u00a0\u00bb, recueil de nouvelles [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[2112,1432,407,1957,3478,4722,762,1488,985,2001,4574,1212],"class_list":["post-14059","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-2112","tag-critique","tag-etats-unis","tag-gallimard","tag-gavroche","tag-marcel-duhamel","tag-maurice-nadeau","tag-noirs","tag-racisme","tag-recension","tag-richard-wright","tag-roman"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3EL","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":13487,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/01\/maurice-nadeau-pas-de-probleme-noir-aux-u-s-a-mais-un-probleme-blanc-nous-dit-lecrivain-noir-richard-wright-a-son-arrivee-a-paris\/","url_meta":{"origin":14059,"position":0},"title":"Maurice Nadeau : Pas de probl\u00e8me noir aux U.S.A. mais un probl\u00e8me blanc nous dit l&rsquo;\u00e9crivain noir Richard Wright \u00e0 son arriv\u00e9e \u00e0 Paris","author":"SiNedjib","date":"01\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 11 mai 1946, p. 1 SUR les quais de la gare Saint-Lazare. 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Nous avions lu de lui, en fran\u00e7ais, La Vache enrag\u00e9e, Trag\u00e9die birmane, Les Animaux partout ! \"1984\",\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;livres&quot;","block_context":{"text":"livres","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/livres\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/George-Orwell-1984-premiere-edition.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13555,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/10\/maurice-nadeau-un-enfant-damerique\/","url_meta":{"origin":14059,"position":4},"title":"Maurice Nadeau : Un enfant d&rsquo;Am\u00e9rique","author":"SiNedjib","date":"10\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Articles parus dans Combat, 11 juillet 1947, p. 2 LA r\u00e9putation de Richard Wright a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 chez nous la traduction de ses \u0153uvres. \u00ab Black Boy \u00bb (1) et \u00ab Native Son \u00bb, premier ouvrage publi\u00e9 en librairie (2), montrent que cette r\u00e9putation n'est pas usurp\u00e9e. 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