{"id":14201,"date":"2021-09-30T08:05:47","date_gmt":"2021-09-30T06:05:47","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=14201"},"modified":"2025-07-30T12:05:53","modified_gmt":"2025-07-30T10:05:53","slug":"sebastien-de-diesbach-a-bout-de-souffle-de-jean-luc-godard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/30\/sebastien-de-diesbach-a-bout-de-souffle-de-jean-luc-godard\/","title":{"rendered":"S\u00e9bastien de Diesbach : \u00ab\u00a0A bout de souffle\u00a0\u00bb de Jean-Luc Godard"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de S\u00e9bastien de Diesbach alias S. Chatel paru dans <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/archivesautonomies.org\/IMG\/pdf\/soub\/soub-n31.pdf\" target=\"_blank\">Socialisme ou Barbarie<\/a><\/em>, n\u00b0 31, d\u00e9cembre 1960-f\u00e9vrier 1961, p. 104-107<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/media.senscritique.com\/media\/000015336683\/source_big\/A_bout_de_souffle.jpg?resize=494%2C670&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"494\" height=\"670\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">A voir des films fran\u00e7ais, qui pourrait se douter qu&rsquo;il y ait eu la guerre d&rsquo;Indochine, les \u00e9v\u00e9nements d&rsquo;Afrique du Nord, l&rsquo;Alg\u00e9rie, le 13 mai ? Ceci n&rsquo;est encore rien : car qui pourrait se douter m\u00eame que dans ce pays les gens doivent, comme cela arrive \u00e0 certains, gagner leur vie, se marier, se loger, envoyer leurs enfants l&rsquo;\u00e9cole, assister \u00e0 la mort des personnes qu&rsquo;ils aiment ?<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Pour le cin\u00e9ma fran\u00e7ais la soci\u00e9t\u00e9 est compos\u00e9e exclusivement de putains et de ca\u00efds, avec, apparition occasionnelle d&rsquo;un Monsieur Vincent \u00e9gar\u00e9. Sous des costumes divers, ces trois cat\u00e9gories de personnages jouent, de film en film, de mauvaises adaptations, de mauvais romans sur le commerce et l&rsquo;adult\u00e8re tels qu&rsquo;ils se pratiquaient en 1900 sur les sc\u00e8nes des th\u00e9\u00e2tres.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi loin que l&rsquo;on remonte dans, le temps, le cin\u00e9ma fran\u00e7ais n&rsquo;a jamais offert autre chose qu&rsquo;une image mystifi\u00e9e et plus ou moins grotesque de la soci\u00e9t\u00e9. Il est \u00e9vident qu&rsquo;il n&rsquo;y avait l\u00e0 rien d&rsquo;in\u00e9vitable. Car pendant ce temps, dans d&rsquo;autres pays, il se produisait des films qui s&rsquo;effor\u00e7aient, avec plus ou moins de succ\u00e8s, de donner aux gens une repr\u00e9sentation exacte de leur vie et \u00e0 travers lesquels l&rsquo;on a vu au moins le reflet des probl\u00e8mes qui se sont pos\u00e9s successivement \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. \u00ab A bout de souffle \u00bb de Jean-Luc Godard est un film de ce genre et c&rsquo;est pourquoi il marquera sans doute une date dans l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma fran\u00e7ais. Pour la premi\u00e8re fois dans ce pays quelqu&rsquo;un a fait un film sans intention de mystification, mais dans le but de placer les gens devant leur propre vie.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>La vie c&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;existence quotidienne. Dans \u00ab A bout de souffle \u00bb une chambre d&rsquo;h\u00f4tel ressemble pour une fois \u00e0 une chambre d&rsquo;h\u00f4tel, une rue \u00e0 une rue, un policier \u00e0 un policier. Belmondo pisse comme tout le monde dans le lavabo, fait comme la plupart des gens l&rsquo;amour sans histoires, tient allum\u00e9 le poste de radio \u00e0 longueur de journ\u00e9e sans l&rsquo;\u00e9couter et ach\u00e8te <em>France-Soir<\/em> pour une quantit\u00e9 de raisons sauf celle de le lire. Parce que les acteurs fran\u00e7ais sont une race d&rsquo;incapables, les critiques avaient invent\u00e9 une th\u00e9orie selon laquelle les gens sont \u00ab insondables \u00bb et \u00ab myst\u00e9rieux \u00bb d&rsquo;o\u00f9 il d\u00e9coulait \u00e9videmment que moins un acteur jouait plus il \u00e9tait vrai. Dans \u00ab A bout de souffle \u00bb au contraire l&rsquo;on red\u00e9couvre que les gens sont constamment occup\u00e9s \u00e0 s&rsquo;ext\u00e9rioriser et qu&rsquo;ils se mettent tout entier dans leur moindre geste : ici ces gestes sont le tic d&rsquo;un journaliste, les yeux fuyants du policier, la mani\u00e8re de marcher de Belmondo. Les personnages du film de Godard sont d&rsquo;abord une somme de gestes, ce sont eux qui les rendent r\u00e9els en leur permettant d&rsquo;\u00eatre \u00e0 chacune de leurs apparitions tout entier pr\u00e9sents. <\/p>\n\n\n\n<p>On trouve pourtant autre chose dans \u00ab A bout de souffle \u00bb que le d\u00e9tail de la vie quotidienne. Pour le cin\u00e9ma r\u00e9aliste italien le d\u00e9tail de la vie \u00e9tait tout : en dehors de, cela il n&rsquo;y avait rien. Ou plut\u00f4t il y avait bien une sorte de philosophie, un \u00ab humanisme \u00bb, mais qui ne parvenait pas de toutes fa\u00e7ons \u00e0 se d\u00e9finir et qui, une fois \u00e9puis\u00e9s les sujets qui l&rsquo;inspiraient, la Mis\u00e8re et la R\u00e9sistance, a \u00e9t\u00e9 incapable de se survivre. Chez Godard, le d\u00e9tail est analogue au mot : il est l\u00e0 pour dire quelque chose.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce quelque chose n&rsquo;est pas si facile \u00e0 r\u00e9sumer : il est constamment pr\u00e9sent tout au long du film, mais, justement \u00e0 cause de cela, il s&rsquo;incarne dans des situations d\u00e9termin\u00e9es, dans des gestes et dans des r\u00e9pliques dont il est difficile apr\u00e8s coup de le d\u00e9tacher. Si la signification d&rsquo; \u00ab A bout de souffle \u00bb semble ne pas se laisser r\u00e9sumer c&rsquo;est aussi parce que le but de ce film est justement d&rsquo;inspirer une critique du d\u00e9lire culturel dans lequel nous vivons, du d\u00e9luge de mots dont on recouvre le moindre aspect de la r\u00e9alit\u00e9, de l&rsquo;incapacit\u00e9 que nous avons de laisser parler les choses. Or ce but, \u00ab A bout de souffle \u00bb l&rsquo;atteint, si bien qu&rsquo;on sort de ce film avec un besoin \u00e9norme d&rsquo;en parler et un d\u00e9go\u00fbt non moins \u00e9norme pour les mots dont on devrait se servir pour le faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film de Godard donne de la soci\u00e9t\u00e9 une image dont l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment essentiel est ce que, faute d&rsquo;un terme plus appropri\u00e9, nous, appellerons la culture. Tout ce qui appara\u00eet dans \u00ab A bout de souffle \u00bb a quelque chose \u00e0 faire avec la culture. Ce sont d&rsquo;abord les personnages eux-m\u00eames. Il y a l&rsquo;\u00e9crivain Parvulesco, un personnage important, un homme que l&rsquo;on interviewe bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait rien \u00e0 dire et que tout le monde \u00e9coute bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait rien de commun entre lui et les gens auxquels il s&rsquo;adresse. Il y a le journaliste am\u00e9ricain : pour dire \u00e0 une femme qu&rsquo;il voudrait faire l&rsquo;amour avec elle il \u00e9crit \u00e0 haute voix un roman et parle \u00e0 cette femme d&rsquo;elle-m\u00eame, de lui et de ses envies \u00e0 la troisi\u00e8me personne. Il y a Jean Seberg qui voudrait apprendre de la litt\u00e9rature comment il faut vivre et \u00e9prouve, avant de faire l&rsquo;amour, un grand besoin de parler des auteurs russes.<\/p>\n\n\n\n<p>Passons aux choses, qui jouent un r\u00f4le aussi important que les personnages. Il y a les journaux, qui accompagnent partout Belmondo. Le journal informe le peuple : notamment il diffuse les d\u00e9clarations capitales de Parvulesco et publie en premi\u00e8re page la photographie d&rsquo;un assassin en fuite, Belmondo. Le journal est indispensable au public : notamment il lui sert \u00e0 ne pas reconna\u00eetre Belmondo, il sert \u00e0 Belmondo \u00e0 cacher son visage aux policiers (et de leur pr\u00e9senter au lieu de ce visage sa propre photographie) et surtout \u00e0 se cirer les chaussures. La radio est aussi pr\u00e9sente : elle diffuse d&rsquo;importants programmes tels que \u00ab musique en travaillant \u00bb ainsi intitul\u00e9 parce que cette \u00e9mission est diffus\u00e9e \u00e0 une heure \u00e0 laquelle les gens qui travaillent ne peuvent l&rsquo;\u00e9couter. Elle est l\u00e0 aussi pendant la sc\u00e8ne de la rupture finale, qu&rsquo;elle accompagne d&rsquo;une analyse de la internationale que ni Jean Seberg ni Belmondo n&rsquo;\u00e9coutent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dont il est question ici, ce n&rsquo;est \u00e9videmment pas de la culture au sens propre du terme. C&rsquo;est l&rsquo;image que la soci\u00e9t\u00e9 produit aujourd&rsquo;hui d&rsquo;elle-m\u00eame et qu&rsquo;elle diffuse au moyen de ses instruments d&rsquo;information, c&rsquo;est la signification de l&rsquo;existence telle qu&rsquo;elle est propag\u00e9e, c&rsquo;est ce que cette soci\u00e9t\u00e9 reconnait aujourd&rsquo;hui comme important. Or c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment tout ceci qui appara\u00eet dans \u00ab A bout de souffle \u00bb sous une forme grotesque. Tout est futile et stupide. Parvulesco est si important que les gens cr\u00e8veraient de rage s&rsquo;il parvenait \u00e0 quitter le pays sans avoir prof\u00e9r\u00e9 ses derni\u00e8res \u00e2neries. La France jusqu&rsquo;\u00e0 son dernier chat se moque \u00e9perdument du pr\u00e9sident des Etats-Unis, mais lorsqu&rsquo;Eisenhower descend les Champs-Elys\u00e9es, c&rsquo;est une foule immense qui sort pour l&rsquo;acclamer. Renoir n&rsquo;a v\u00e9cu que pour que les gens puissent acheter des reproductions de ses tableaux et, les ayant accroch\u00e9es aux murs de leurs appartements, se demander si c&rsquo;est vraiment tr\u00e8s beau, ou seulement beau, ou m\u00eame seulement assez beau.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout le monde est d\u00e9risoire dans ce film sauf Belmondo. Tout le monde bavarde, sauf lui. Tout le monde trahit tout le monde, ment, vole, d\u00e9nonce, joue la com\u00e9die. Belmondo est le seul qui soit \u00e0 l&rsquo;aise dans sa peau. Il ne trahit personne, parce que finalement il ne croit en rien suffisamment pour pouvoir le faire. Il ne vole pas : il se sert des choses et les abandonne. Il ne joue pas la com\u00e9die parce qu&rsquo;il n&rsquo;a aucun personnage \u00e0 jouer, aucune situation sociale \u00e0 d\u00e9fendre et \u00e0 repr\u00e9senter. Contrairement \u00e0 Parvulesco, au journaliste am\u00e9ricain et \u00e0 Jean Seberg qui n&rsquo;arr\u00eatent pas de parler d&rsquo;eux-m\u00eames, il n&rsquo;a pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;analyse de ses propres sentiments. Les autres personnages du film sont des points d&rsquo;interrogation ambulants. Parvulesco est un \u00e9gomaniaque qui ne peut pas se passer de limage que les journalistes donneront de lui. Le policier joue \u00e0 \u00eatre un policier. Jean Seberg, c&rsquo;est le doute, l&rsquo;insatisfaction, l&rsquo;h\u00e9sitation. Belmondo par contre ne s&rsquo;occupe pas de poser des questions, il ne cherche pas \u00e0 \u00e9tablir une image de lui-m\u00eame, il ne justifie pas ses comportements au moyen d&rsquo;acrobaties permettant de faire le contraire de ce que l&rsquo;on dit.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;est pas difficile dans ces conditions de comprendre pourquoi \u00ab A bout de souffle \u00bb a eu un succ\u00e8s consid\u00e9rable parmi la jeunesse. D&rsquo;abord en effet l&rsquo;image que Godard donne de la soci\u00e9t\u00e9 est celle \u00e0 laquelle elle est actuellement le plus sensible, ainsi qu&rsquo;elle le manifeste constamment par son rejet temporaire, mais total et violent, des valeurs, \u00e9tablies, mais aussi par sa valorisation de tout ce qui est imm\u00e9diat et sans discussion. Mais ce qui explique surtout le succ\u00e8s d&rsquo; \u00ab A bout de souffle \u00bb c&rsquo;est le personnage de Belmondo.<\/p>\n\n\n\n<p>Belmondo n&rsquo;est certainement pas un portrait \u00ab r\u00e9aliste \u00bb d&rsquo;un jeune homme en 1960, ainsi que l&rsquo;ont remarqu\u00e9 des gens qui voulaient, par cette constatation, porter une critique au film de Godard. Or en disant cela, on ne dit finalement rien du tout. Car le propre de Belmondo est de rassembler dans son personnage non des d\u00e9tails qui feraient qu&rsquo;on puisse le reconna\u00eetre comme \u00ab jeune homme en 1960 exer\u00e7ant tel m\u00e9tier, ayant \u00e9pous\u00e9 tel femme, etc \u2026 \u00bb, mais deux ou trois traits qui caract\u00e9risent d&rsquo;une mani\u00e8re essentielle la jeunesse de 1960. Il est important de savoir si l&rsquo;on est \u00e9tudiant, dessinateur ou ouvrier. Mais ce qui d\u00e9finit en propre la jeunesse comme jeunesse, ce n&rsquo;est pas actuellement son appartenance \u00e0 une classe sociale. Les m\u00eames comportements fondamentaux se retrouvent d&rsquo;une section de la jeunesse \u00e0 une autre, et ce sont d&rsquo;apr\u00e8s ces comportements que la jeunesse se reconna\u00eet, \u00e0 tort ou \u00e0 raison. Or ce sont ces comportements qui se retrouvent, d\u00e9barrass\u00e9s de tout folklore \u00e0 la Carn\u00e9, dans le personnage de Belmondo.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait essentiel est donc celui-ci : pour la premi\u00e8re fois depuis qu&rsquo;on fait des films en France, une fraction de la population se retrouve dans un film, et peut donc, gr\u00e2ce \u00e0 cela, se regarder, s&rsquo;admirer, se critiquer ou se rejeter, en tous cas se servir des images qui passent sur l&rsquo;\u00e9cran pour ses propres besoins. De ce fait il d\u00e9coule deux le\u00e7ons. L&rsquo;une ne nous int\u00e9resse pas directement ici : il s&rsquo;agit de celte constatation que la r\u00e9novation de forme \u00e0 laquelle conduit \u00ab A bout de souffle \u00bb est directement li\u00e9e \u00e0 la r\u00e9novation de fond. Car le film de Godard prouve que c&rsquo;est quand on a quelque chose \u00e0 dire, qu&rsquo;on d\u00e9couvre \u00e9galement une mani\u00e8re de s&rsquo;exprimer. Mais ce qui est plus important dans le cadre des pr\u00e9occupations de cette revue, c&rsquo;est la valeur d&rsquo;exemple de ce film. L&rsquo;on entend dire que les gens ne s&rsquo;int\u00e9ressent pas \u00e0 une repr\u00e9sentation de leur propre existence et que d&rsquo;ailleurs cette repr\u00e9sentation, dont personne ne veut, tomberait in\u00e9vitablement dans une quantit\u00e9 de vices, qu&rsquo;elle serait ennuyeuse, qu&rsquo;elle ressusciterait un r\u00e9alisme sans perspectives, qu&rsquo;elle ne modifierait pas les formes pr\u00e9sentes de culture. \u00ab A bout de souffle \u00bb s&rsquo;ajoute \u00e0 la liste des \u0153uvres qui permettent de soutenir le contraire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>S. CHATEL.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"363\" height=\"598\" data-attachment-id=\"14202\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/30\/sebastien-de-diesbach-a-bout-de-souffle-de-jean-luc-godard\/socialisme-ou-barbarie-decembre-1960-fevrier-1961\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Socialisme-ou-Barbarie-decembre-1960-fevrier-1961.png?fit=363%2C598&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"363,598\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Socialisme-ou-Barbarie-decembre-1960-fevrier-1961\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Socialisme-ou-Barbarie-decembre-1960-fevrier-1961.png?fit=182%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Socialisme-ou-Barbarie-decembre-1960-fevrier-1961.png?fit=363%2C598&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Socialisme-ou-Barbarie-decembre-1960-fevrier-1961.png?resize=363%2C598&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-14202\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Socialisme-ou-Barbarie-decembre-1960-fevrier-1961.png?w=363&amp;ssl=1 363w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Socialisme-ou-Barbarie-decembre-1960-fevrier-1961.png?resize=182%2C300&amp;ssl=1 182w\" sizes=\"auto, (max-width: 363px) 100vw, 363px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de S\u00e9bastien de Diesbach alias S. 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Les textes rassembl\u00e9s dans ces deux volumes ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s pour l'essentiel entre 1949 et 1964 dans la revue Socialisme\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;revues&quot;","block_context":{"text":"revues","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/revues\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Castoriadis-experience-mouvement-ouvrier.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":11840,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/03\/18\/jean-leger-le-proces-kalandra\/","url_meta":{"origin":14201,"position":4},"title":"Jean L\u00e9ger : Le proc\u00e8s Kalandra","author":"SiNedjib","date":"18\/03\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Jean L\u00e9ger paru dans Socialisme ou Barbarie, n\u00b0 7, ao\u00fbt-septembre 1950, p. 110-111 Dans les premiers jours de juin s'est d\u00e9roul\u00e9 \u00e0 Prague le proc\u00e8s des Treize, premier grand proc\u00e8s politique que connaisse la Tch\u00e9coslovaquie. Les condamnations prononc\u00e9es le 8 juin ont r\u00e9volt\u00e9 de nombreux intellectuels en France,\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;revues&quot;","block_context":{"text":"revues","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/revues\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Socialisme-ou-Barbarie-septembre-1950.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":11519,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/02\/13\/aime-patri-lere-des-organisateurs-remarques-a-propos-des-conceptions-de-burnham\/","url_meta":{"origin":14201,"position":5},"title":"Aim\u00e9 Patri : L&rsquo;\u00e8re des \u00ab\u00a0organisateurs\u00a0\u00bb. 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