{"id":14402,"date":"2021-10-18T07:02:30","date_gmt":"2021-10-18T05:02:30","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=14402"},"modified":"2021-10-18T18:38:46","modified_gmt":"2021-10-18T16:38:46","slug":"hugues-panassie-richard-wright-ecrivain-de-race-noire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/10\/18\/hugues-panassie-richard-wright-ecrivain-de-race-noire\/","title":{"rendered":"Hugues Panassi\u00e9 : Richard Wright, \u00e9crivain de race noire"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article d&rsquo;Hugues Panassi\u00e9 paru dans <em><a href=\"https:\/\/www.retronews.fr\/journal\/les-cahiers-du-sud\/1-mars-1948\/717\/4093479\/184\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Les Cahiers du Sud<\/a><\/em>, n\u00b0 288, 1er semestre 1948, p. 352-354<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/pictures.abebooks.com\/inventory\/30741192639.jpg?w=580&#038;ssl=1\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Aucun \u00e9crivain noir am\u00e9ricain ne me para\u00eet aussi dou\u00e9, aussi profond que Richard Wright, dont la venue en France, l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, a \u00e9t\u00e9 accueillie par une presse aussi bienveillante qu&rsquo;incomp\u00e9tente, \u00e0 en juger par les gloses fantaisistes publi\u00e9es \u00e0 droite et \u00e0 gauche sur ses romans.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Nous autres, Fran\u00e7ais, ignorons \u00e0 peu pr\u00e8s tout de la race noire des \u00c9tats-Unis. Quelques articles, notamment ceux d&rsquo;une exactitude remarquable de J. -P. Sartre, publi\u00e9s l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re dans <em>Figaro<\/em>, l&rsquo;excellent ouvrage de Magdeleine Paz, <em><a href=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/07\/25\/louis-bercher-magdeleine-paz-magdeleine-marx-frere-noir-flammarion-editeur\/\">Fr\u00e8re Noir<\/a><\/em>, ont mis un peu le public fran\u00e7ais au courant des tragiques conditions d&rsquo;existence des Noirs aux \u00c9tats-Unis. Mais nous ne savons rien de leur psychologie, de leur vie int\u00e9rieure ou plut\u00f4t, avec notre incroyable complexe de sup\u00e9riorit\u00e9, nous imaginons, nous autres blancs, qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas \u2014 ou peu \u2014 de vie int\u00e9rieure. <\/p>\n\n\n\n<p>Or, les livres de Richard Wright donnent la r\u00e9v\u00e9lation psychologique des Noirs d&rsquo;Am\u00e9rique. Fort judicieusement, Richard Wright a choisi le terrain sur lequel les r\u00e9actions int\u00e9rieures des Noirs jouent avec le plus d&rsquo;intensit\u00e9 : leurs rapports avec les Blancs.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien des Fran\u00e7ais savent de quelle indigne fa\u00e7on sont trait\u00e9s les Noirs aux \u00c9tats-Unis en raison du \u00ab pr\u00e9jug\u00e9 de couleur \u00bb. Mais ce qu&rsquo;ils ne savent pas, c&rsquo;est la fa\u00e7on dont les Noirs r\u00e9agissent au plus profond de leur \u00eatre devant ces traitements. Or, ces r\u00e9actions sont r\u00e9v\u00e9latrices de la nature profonde des Noirs am\u00e9ricains. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont ces r\u00e9actions que Wright nous a fait vivre dans <em><a href=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/09\/20\/maurice-nadeau-la-jeunesse-dun-homme-black-boy\/\">Black Boy<\/a><\/em> et <em><a href=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/07\/08\/andre-santon-un-grand-livre-revolutionnaire-de-richard-wright\/\">Native Son<\/a><\/em>. Vivre est le mot, car Wright est un vrai romancier. Il n&rsquo;explique pas. Il raconte. Et de ce qu&rsquo;il raconte, se d\u00e9gage avec une force hallucinante, la psychologie d&rsquo;une race d\u00e9bordante de vitalit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce ne sont pas des livres de \u00ab propagande \u00bb. Wright ne nous d\u00e9peint pas le \u00ab bon noir \u00bb en face du \u00ab m\u00e9chant blanc \u00bb. Il nous d\u00e9peint le noir tel qu&rsquo;il est, avec ses qualit\u00e9s et ses d\u00e9fauts, et je ne serais pas \u00e9tonn\u00e9 d&rsquo;apprendre que des gens de sa race l&rsquo;aient accus\u00e9 d&rsquo;avoir desservi la cause commune en montrant parfois les Noirs sous un angle trop d\u00e9savantageux.<\/p>\n\n\n\n<p>Wright nous fait conna\u00eetre les deux principaux types de Noirs : d&rsquo;une part, les r\u00e9sign\u00e9s, ceux qui, tout en souffrant des affronts, des mauvais traitements quotidiennement inflig\u00e9s par les Blancs, en ont pris leur parti, ont courb\u00e9 l&rsquo;\u00e9chine et s&rsquo;efforcent, par une attitude humble et respectueuse, d&rsquo;\u00e9viter le pire \u2014 d&rsquo;autre part, ceux qui n&rsquo;acceptent pas leur sort, ceux qui veulent \u00eatre trait\u00e9s comme des hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sort de ces derniers est plus tragique. Sous peine d&rsquo;\u00eatre priv\u00e9s de leur travail, voire m\u00eame d&rsquo;\u00eatre emprisonn\u00e9s ou tu\u00e9s, ils doivent, le plus souvent, subir en silence les avanies des Blancs. Si quelques-uns affrontent ouvertement le Blanc, Richard nous dit, dans sa pr\u00e9face \u00e0 <em>Native Son<\/em>, le sort qui les attend \u00e0 bref d\u00e9lai : la prison, l&rsquo;asile ou la mort. D&rsquo;autres, pour sortir de la mis\u00e8re et par suite de l&rsquo;asservissement, sont amen\u00e9s \u00e0 voler. Certains sont m\u00eame amen\u00e9s \u00e0 tuer\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est le cas du h\u00e9ros de <em>Native Son<\/em>, Bigger Thomas. On a compar\u00e9 ce livre \u00e0 <em>Crime et Ch\u00e2timent<\/em>. Rapprochement tr\u00e8s superficiel. Bigger Thomas n&rsquo;a pas pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9 son crime. Les circonstances extraordinaires auxquelles il se trouve m\u00eal\u00e9 l&rsquo;am\u00e8nent \u00e0 le commettre inconsciemment, comme un geste de d\u00e9fense. C&rsquo;est, sous le terrible stimulant que constitue la peur du Blanc, l&rsquo;instinct de conservation qui parle. Mais un autre sentiment s&rsquo;y m\u00eale, sentiment dont Bigger n&rsquo;a pas une conscience nette au moment o\u00f9 il tue la jeune Mary, sentiment si subtil, exprim\u00e9 avec tant de nuances dans la suite de l&rsquo;ouvrage que je crains d&rsquo;en donner une id\u00e9e inexacte en le situant par quelques mots. Il s&rsquo;agit du Noir qui, refusant de vivre dans ce sentiment de frayeur o\u00f9 veulent le maintenir les Blancs, cherche \u00e0 s&rsquo;en \u00e9vader \u2014 \u00ab cherche \u00bb n&rsquo;est pas le mot exact : disons plut\u00f4t qu&rsquo;il est violemment pouss\u00e9 \u00e0 se d\u00e9livrer de ce sentiment. Or, cet \u00e9tat de peur dans lequel est Bigger au moment o\u00f9 il va tuer Mary sous l&#8217;empire duquel il la tue, voici que cet \u00e9tat cesse, par moments du moins, apr\u00e8s le crime et c&rsquo;est ainsi que Bigger comprend peu ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 en lui. Mais il est d\u00e9sormais un hors-la-loi et son second crime sera commis pour de tout autres raisons que le premier : traqu\u00e9, il tuera, de peur qu&rsquo;elle ne parle, son amie Bessie, le seul \u00eatre qui connaisse son crime.<\/p>\n\n\n\n<p>Entrant au hasard dans une maison du quartier noir de Chicago, compl\u00e8tement encercl\u00e9 par la police \u00e0 sa recherche, Bigger surprend la conversation de deux Noirs \u00e0 son sujet. L&rsquo;un dit qu&rsquo;il livrerait Bigger aux Blancs parce que ce sont des gens comme Bigger qui font aux Noirs une aussi mauvaise r\u00e9putation aupr\u00e8s des Blancs. L&rsquo;autre s&rsquo;indigne, doute de la culpabilit\u00e9 de Bigger et dit que les Blancs, de toute fa\u00e7on, voient dans chaque Noir un assassin en puissance. Mais il ne s&rsquo;agit pas ici de discoureurs exposant chacun leur th\u00e8se. C&rsquo;est un dialogue rapide aux r\u00e9pliques br\u00e8ves, sonnant si vrai qu&rsquo;on a l&rsquo;impression d&rsquo;assister \u00e0 cette conversation qui est la vie m\u00eame. Il est extr\u00eamement rare de lire dans les romans des dialogues d&rsquo;une r\u00e9sonance aussi authentique.<\/p>\n\n\n\n<p>La police arrive enfin \u00e0 l&rsquo;immeuble o\u00f9 se trouve Bigger. C&rsquo;est une rigoureuse nuit d&rsquo;hiver. Bigger, qui ne veut pas se rendre, monte sur les toits. Il y est d\u00e9couvert. La description de ses sensations, de ses efforts, \u00e0 demi paralys\u00e9 par le froid, pour ne pas tomber entre les mains de ses ennemis, est d&rsquo;une minutie grandiose. <\/p>\n\n\n\n<p>Une fois arr\u00eat\u00e9, Bigger se trouve face \u00e0 face avec l&rsquo;in\u00e9luctable destin. Bigger ? C&rsquo;est toujours Bigger, mais c&rsquo;est aussi bien l&rsquo;homme tout court. Et notre race orgueilleuse apprendra ici avec stupeur qu&rsquo;un Noir passe dans ce cas par les m\u00eames sentiments que les Blancs \u2014 m\u00eame les plus subtils. Il est m\u00eame, aujourd&rsquo;hui, bien peu de Blancs rest\u00e9s assez vivants pour affronter le combat int\u00e9rieur auquel se livre Bigger dans sa prison, et dont il sort victorieux. <\/p>\n\n\n\n<p><em>Native Son<\/em> est un roman. <em>Black Boy<\/em> se pr\u00e9sente comme un livre auto-biographique. Comme je demandais \u00e0 Richard Wright si c&rsquo;\u00e9taient bien sa propre enfance, son adolescence qui \u00e9taient retrac\u00e9es dans cet ouvrage, il me r\u00e9pondit : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0Oui, c&rsquo;est bien ce que j&rsquo;ai v\u00e9cu, mais je n&rsquo;ai pas relat\u00e9 le plus terrible : personne ne l&rsquo;aurait cru.\u00a0\u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Un homme digne de ce nom sent les cheveux se dresser sur sa t\u00eate \u00e0 la lecture de bien des pages de ce livre, lorsqu&rsquo;il apprend, non plus par un froid compte-rendu \u00e9tay\u00e9 de statistiques, mais par le r\u00e9cit vivant de minuscules \u00e9v\u00e9nements quotidiens, comment sont trait\u00e9s les Noirs dans tout le Sud des \u00c9tats-Unis. En voici un entre mille : le petit Richard \u00e9tait gar\u00e7on de courses et un jour, son v\u00e9lo venant \u00e0 crever, il rentrait \u00e0 la ville tenant sa machine \u00e0 la main. Une auto, pleine de jeunes gens blancs s&rsquo;arr\u00eata devant lui et lui proposa de monter, lui et son v\u00e9lo. Une fois install\u00e9 sur la voiture, Richard remarqua que les jeunes gens se passaient une bouteille d&rsquo;alcool dont chacun tirait de larges rasades. \u00ab En veux-tu ? \u00bb, lui demanda-t-on. \u00ab Non ! \u00bb r\u00e9pondit Richard. A peine avait-il refus\u00e9 qu&rsquo;un coup de bouteille le frappait \u00e0 la t\u00eate et qu&rsquo;il \u00e9tait projet\u00e9 dehors, lui et son v\u00e9lo. Le v\u00e9hicule s&rsquo;arr\u00eata et les jeunes gens descendirent : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab N\u00e8gre, lui dit celui qui l&rsquo;avait frapp\u00e9, tu ne sais donc pas qu&rsquo;il faut ajouter \u00ab Monsieur \u00bb lorsque tu parles \u00e0 un Blanc ? \u00bb. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Et apr\u00e8s l&rsquo;avoir trait\u00e9 de fils de pute (son of a bitch) le groupe l&rsquo;abandonna en lui disant : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab N\u00e8gre, tu as de la chance d&rsquo;\u00eatre tomb\u00e9 sur nous. Tu es un heureux b\u00e2tard, car si tu avais r\u00e9pondu ainsi \u00e0 d&rsquo;autres que nous, tu serais un n\u00e8gre mort \u00e0 pr\u00e9sent \u00bb. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Il est pr\u00e9f\u00e9rable, pour mieux comprendre les nuances si subtiles de<em> Native Son<\/em>, de lire d&rsquo;abord <em>Black boy<\/em>, o\u00f9 l&rsquo;on apprend \u00e0 conna\u00eetre la vie du Noir am\u00e9ricain.<\/p>\n\n\n\n<p>Richard Wright se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 travers ses livres un homme admirablement \u00e9quilibr\u00e9, qui s&rsquo;est refus\u00e9 \u00e0 accepter l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 humiliante dans laquelle les Am\u00e9ricains veulent maintenir les Noirs. Mais ce refus n&rsquo;est teint\u00e9 d&rsquo;aucune vanit\u00e9, comme chez quelques Noirs cultiv\u00e9s qui cherchent \u00e0 masquer un reste de complexe d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 sous une morgue de mauvais aloi. Richard Wright a \u00e9t\u00e9 fid\u00e8le interpr\u00e8te de son peuple. Un de ses livres est intitul\u00e9 \u00ab Douze millions de voix noires \u00bb. Et c&rsquo;est vraiment la voix des douze millions de voix noires des \u00c9tats-Unis qui retentit jusqu&rsquo;\u00e0 nous \u00e0 travers les livres de Richard Wright.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>HUGUES PANASSI\u00c9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"230\" height=\"409\" data-attachment-id=\"14403\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/10\/18\/hugues-panassie-richard-wright-ecrivain-de-race-noire\/cahiers-du-sud-1er-semestre-1948\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Cahiers-du-Sud-1er-semestre-1948.png?fit=230%2C409&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"230,409\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Cahiers-du-Sud-1er-semestre-1948\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Cahiers-du-Sud-1er-semestre-1948.png?fit=169%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Cahiers-du-Sud-1er-semestre-1948.png?fit=230%2C409&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Cahiers-du-Sud-1er-semestre-1948.png?resize=230%2C409&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-14403\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Cahiers-du-Sud-1er-semestre-1948.png?w=230&amp;ssl=1 230w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Cahiers-du-Sud-1er-semestre-1948.png?resize=169%2C300&amp;ssl=1 169w\" sizes=\"auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article d&rsquo;Hugues Panassi\u00e9 paru dans Les Cahiers du Sud, n\u00b0 288, 1er semestre 1948, p. 352-354 Aucun \u00e9crivain noir am\u00e9ricain ne me para\u00eet aussi dou\u00e9, aussi profond que Richard Wright, dont la venue en France, l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, a \u00e9t\u00e9 accueillie par une presse aussi bienveillante qu&rsquo;incomp\u00e9tente, \u00e0 en juger par les gloses fantaisistes publi\u00e9es \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2340],"tags":[2112,1432,407,4655,4651,1211,1488,985,2001,4574,1212],"class_list":["post-14402","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-revues","tag-2112","tag-critique","tag-etats-unis","tag-hugues-panassie","tag-les-cahiers-du-sud","tag-litterature","tag-noirs","tag-racisme","tag-recension","tag-richard-wright","tag-roman"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-3Ki","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":13514,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/05\/michel-gordey-une-interview-de-lecrivain-richard-wright-lamerique-nest-pas-le-nouveau-monde\/","url_meta":{"origin":14402,"position":0},"title":"Michel Gordey : Une interview de l&rsquo;\u00e9crivain Richard Wright. 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Traduit de l'am\u00e9ricain par Roger Giroux P., Corr\u00eaa, coll, \u00ab Le Chemin de la Vie \u00bb, dirig\u00e9e par Maurice Nadeau, 1955, 19.5 \u00d7 14, 400 p. L'importance politique des probl\u00e8mes\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;revues&quot;","block_context":{"text":"revues","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/revues\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/puissance.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13499,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/03\/frederic-stane-avec-richard-wright-romancier-noir-de-la-terreur-sous-jacente\/","url_meta":{"origin":14402,"position":5},"title":"Fr\u00e9d\u00e9ric Stane : Avec Richard Wright, romancier noir de la terreur \u00ab\u00a0sous-jacente\u00a0\u00bb","author":"SiNedjib","date":"03\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Fr\u00e9d\u00e9ric Stane paru dans Gavroche, n\u00b0 95, 20 juin 1946, p. 5 APRES-DEMAIN, la Soci\u00e9t\u00e9 des gens de lettres re\u00e7oit en son h\u00f4tel Richard Wright. J'ignore si la majorit\u00e9 des messieurs-dames que l'on rencontre ordinairement \u00e0 ces raouts savent exactement qui est Richard Wright. 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