{"id":18368,"date":"2023-03-21T21:12:18","date_gmt":"2023-03-21T20:12:18","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=18368"},"modified":"2023-03-21T21:20:50","modified_gmt":"2023-03-21T20:20:50","slug":"jane-albert-hesse-les-hommes-ont-soif-darthur-koestler","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/21\/jane-albert-hesse-les-hommes-ont-soif-darthur-koestler\/","title":{"rendered":"Jane Albert-Hesse : Les hommes ont soif d&rsquo;Arthur Koestler"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de Jane Albert-Hesse paru dans <em><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k4160035w\/f1.image\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Franc-Tireur<\/a><\/em>, 5 juillet 1951, p. 4<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"18370\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/21\/jane-albert-hesse-les-hommes-ont-soif-darthur-koestler\/koestler-les-hommes-ont-soif\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?fit=1015%2C1500&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1015,1500\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Koestler-Les-hommes-ont-soif\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?fit=203%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?fit=580%2C857&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=414%2C611&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18370\" width=\"414\" height=\"611\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=693%2C1024&amp;ssl=1 693w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=203%2C300&amp;ssl=1 203w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?resize=768%2C1135&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Koestler-Les-hommes-ont-soif.jpg?w=1015&amp;ssl=1 1015w\" sizes=\"auto, (max-width: 414px) 100vw, 414px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\"><strong>L&rsquo;auteur du \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2022\/07\/07\/paul-morelle-le-zero-et-linfini-darthur-koestler\/\">Z\u00e9ro et l&rsquo;Infini<\/a>\u00a0\u00bb pose ici le probl\u00e8me de la d\u00e9mission de l&rsquo;intelligence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">L&rsquo;IMAGINATION se refuse \u00e0 distancer le pr\u00e9sent : elle ne consent gu\u00e8re \u00e0 s&rsquo;adonner \u00e0 des exercices propitiatoires que si elle cingle vers le fabuleux ; le fabuleux n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e2ge et n&rsquo;appartient pas plus \u00e0 l&rsquo;avenir qu&rsquo;au pass\u00e9. Les hommes acceptent malais\u00e9ment d&rsquo;anticiper, sauf \u00e0 s&rsquo;y donner un vertige de d\u00e9miurge, et l&rsquo;illusion d&rsquo;une condition domin\u00e9e : rien de plus ais\u00e9 que de se repr\u00e9senter un miracle. A la fin du XIXe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XXe, les grands d\u00e9lires scientifiques firent la vogue du roman d&rsquo;anticipation. Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;\u00e8re de l&rsquo;optimisme est close ; l&rsquo;anticipation a pass\u00e9 au service de la satire.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Swift s&rsquo;est servi de Lilliputt et Voltaire des tribulations de Candide : d\u00e9placer les probl\u00e8mes dans l&rsquo;espace fouettait l&rsquo;imagination des contemporains, rendait \u00e0 la raison une \u00e9tincelle. Les romanciers d&rsquo;aujourd&rsquo;hui les d\u00e9placent dans le temps, l&rsquo;espace ayant perdu d\u00e9sormais sa virginit\u00e9 ; il ne s&rsquo;agit plus pour le lecteur de jouer avec les mirages, avec les possibilit\u00e9s illimit\u00e9es d&rsquo;un \u00ab homo faber \u00bb ma\u00eetre des quatre \u00e9l\u00e9ments. Le lecteur n&rsquo;a plus le culte du Progr\u00e8s. Il ne s&rsquo;agit pas davantage pour lui de se dessaisir des traditions et des coutumes, de d\u00e9jouer l&rsquo;inertie ou la soumission et d&rsquo;entrevoir le r\u00e8gne d&rsquo;un \u00ab homo sapiens \u00bb \u00e0 qui une bonne hygi\u00e8ne mentale permettrait l&rsquo;acc\u00e8s des voies rigoureuses de la relativit\u00e9 et de la sagesse : la guillotine fonctionnait pendant que l&rsquo;on promenait la d\u00e9esse Raison sur nos places et l&rsquo;on pr\u00e9tend qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9tait, de son \u00e9tat, qu&rsquo;une courtisane, et d\u00e9j\u00e0 plus tr\u00e8s fra\u00eeche.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">LE romancier d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est autrement plus intr\u00e9pide : il triche imperceptiblement avec l&rsquo;horloge et le calendrier. Il y faut beaucoup d&rsquo;habilet\u00e9. Si le terrible <strong>\u00ab\u00a01984\u00a0\u00bb<\/strong>, de George Orwell, ne nous avait pas tout \u00e0 fait convaincus du p\u00e9ril de 1950, c&rsquo;est qu&rsquo;il avait sp\u00e9cul\u00e9 trop avant sur les pouvoirs de l&rsquo;imagination : telle est notre impuissance \u00e0 juger des d\u00e9sastres consomm\u00e9s et m\u00eame si notre monde contient \u2014 latent et fragmentaire, nous pouvons le v\u00e9rifier tous les jours \u2014 le monde monstrueux qui se pourrait bien trouver \u00eatre achev\u00e9 dans trente ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec <strong>\u00ab Les Hommes ont soif \u00bb<\/strong>, Arthur Koestler s&rsquo;installe dans la consommation du d\u00e9sastre. Pas de pr\u00e9figuration du monde futur ; son livre s&rsquo;ach\u00e8ve au moment o\u00f9 passe l&rsquo;enterrement du dernier lib\u00e9ral de ce temps et que s&rsquo;abat la catastrophe. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes en 195\u2026 Aujourd&rsquo;hui m\u00eame. A peine si tel ou tel fait divers nous sera connu demain matin. L&rsquo;Europe occidentale est neutre au sens m\u00eame o\u00f9 l&rsquo;entendent les journaux de tout \u00e0 l&rsquo;heure : \u00e0 savoir, la menace totalitaire est \u00e0 ses portes, mais elle a des relations diplomatiques et politiques avec la Puissance qui avale peu \u00e0 peu tout un continent. Les p\u00e9riodes de d\u00e9tente et de tension, o\u00f9 il semble que, d&rsquo;une minute \u00e0 l&rsquo;autre, le feu prenne aux poudres, s&rsquo;y succ\u00e8dent sur un rythme que nous connaissons bien. <\/p>\n\n\n\n<p>Personnages connus aussi que ces intellectuels dont les groupes se font dans le salon de M. Anatole : Julien Delattre, ancien communiste, ancien combattant de la guerre d&rsquo;Espagne, conscient de n&rsquo;avoir plus rien \u00e0 dire ni rien \u00e0 faire, lucide et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 ; le professeur Farineux, philosophe \u00ab\u00a0antinihiliste\u00a0\u00bb, fascin\u00e9 par le culte totalitaire, comme un lapin par le boa, qui \u00e9taie sa servitude d&rsquo;\u00e9chafaudages, d&rsquo;arguties et veut la faire croire choisie de plein gr\u00e9 ; et Boris, rescap\u00e9 des enfers de l&rsquo;Est o\u00f9 les siens ont disparu, et dont la solitude fera place \u00e0 la d\u00e9mence, tant il aura en vain cri\u00e9 dans le d\u00e9sert ; et Vardi, \u00e9migr\u00e9 survivant d&rsquo;\u00e9purations diverses, qui sait parfaitement \u00e0 quoi s&rsquo;en tenir sur le fameux r\u00e9gime lib\u00e9rateur, et qui consent, quand on lui offre \u00e0 nouveau un poste d&rsquo;Universit\u00e9, \u00e0 retourner dans son pays, acceptant comme une fatalit\u00e9 et quasi une r\u00e9demption de finir pendu ; et L\u00e9ontiev, le h\u00e9ros de la Culture, barde officiel de la Puissance, qui se s\u00e9pare du parti \u00e0 la mort de sa femme Zina, parce que ce qu&rsquo;il aime ne peut plus servir d&rsquo;otage. Incapable de lib\u00e9rer sa v\u00e9rit\u00e9 parce qu&rsquo;il est all\u00e9 trop loin dans sa soumission et l&rsquo;humilit\u00e9, L\u00e9ontiev d\u00e9couvrira simultan\u00e9ment que la libert\u00e9 est un fardeau trop lourd, que Zina s&rsquo;est sacrifi\u00e9e pour lui permettre de tout quitter et d&rsquo;\u00e9crire le seul livre honn\u00eate de sa vie, et qu&rsquo;il finira cependant dans les mains de ses propres bourreaux, car cela seul est dans l&rsquo;ordre. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous les connaissons tous et ceux qui parlent dans les meetings o\u00f9 sont lanc\u00e9s les mots d&rsquo;ordre, quand le peuple vient en foule au <strong>\u00ab Sabbat des Sorciers \u00bb<\/strong> o\u00f9 lui est promis un monde meilleur\u2026 Temps convulsionnaires o\u00f9 les victimes tendent la gorge au couteau, les uns pour acc\u00e9der au Paradis, les autres convaincus de l&rsquo;inutilit\u00e9 de leur propre vie ; maladie d&rsquo;une Europe qui s&rsquo;est d\u00e9sist\u00e9e et dont nous retrouvons au cours du livre les syndromes particuliers, tels que tous les jours nous pouvons les observer parmi nous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">UNE jeune femme, Heydie, fille d&rsquo;un pl\u00e9nipotentiaire am\u00e9ricain, dont l&rsquo;auteur a voulu qu&rsquo;elle soit comme le lieu g\u00e9om\u00e9trique des interrogations et des tentations de la faiblesse, sert de motif central au roman. Heydie, catholique, \u00e9lev\u00e9e au couvent, a perdu la foi, elle d\u00e9sesp\u00e8re d&rsquo;elle-m\u00eame et du milieu o\u00f9 elle vit, des efforts de bonne volont\u00e9 inefficaces d&rsquo;observateurs am\u00e9ricains impuissants devant cette Europe qui consent \u00e0 sa perte : elle s&rsquo;\u00e9prend d&rsquo;un attach\u00e9 culturel de la Puissance ennemie, F\u00e9dia Nikitine, s\u00e9duite par la foi primitive qui habite cet homme. Ils deviennent amants, mais Heydie d\u00e9couvre en m\u00eame temps que Nikitine ne la traite pas comme une personne, et que son r\u00f4le \u00e0 Paris consiste \u00e0 dresser les listes des gens \u00e0 supprimer imm\u00e9diatement lors de l&rsquo;invasion. Elle l&rsquo;abat d&rsquo;un coup de revolver, inutilement. Nikitine n&rsquo;en mourra pas et Heydie sera condamn\u00e9e \u00e0 porter cet acte manqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les hommes ont soif, et, explique Julien Delattre, <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0les mirages \u00e9garent les \u00eatres&#8230; La route des caravanes de l&rsquo;Histoire est jonch\u00e9es de squelettes\u2026 Squelettes de gens alt\u00e9r\u00e9s de foi, et \u00e0 qui leur soif fit boire de l&rsquo;eau sal\u00e9e et manger du sable en croyant que c&rsquo;\u00e9tait le souper du Seigneur.\u00a0\u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Il y a dans ce livre un extraordinaire foisonnement d&rsquo;id\u00e9es, port\u00e9es par ces formules martel\u00e9es qui distinguent l&rsquo;auteur du <strong>\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2022\/07\/07\/paul-morelle-le-zero-et-linfini-darthur-koestler\/\">Z\u00e9ro et l&rsquo;Infini<\/a>\u00ab\u00a0<\/strong>. Non pas cris de Cassandre, mais analyses quasi cliniques de ph\u00e9nom\u00e8nes dont chacun de nous poss\u00e8de une version individuelle et partielle : de nous tous, disparus dans une troisi\u00e8me conflagration mondiale au terme du roman, Arthur Koestler \u00e9crit : <strong>\u00ab &#8230; qu&rsquo;ils en savaient plus qu&rsquo;ils ne voulaient savoir \u00bb<\/strong>. De la structure tr\u00e8s ramass\u00e9e du roman o\u00f9 abondent les longs dialogues, les confrontations de th\u00e8mes, r\u00e9sulte une violente explosion satirique. L&rsquo;intelligence apathique qui caract\u00e9rise notre temps en face des pires p\u00e9rils nous est ici rendue sensible ; l&rsquo;auteur cr\u00e9e une r\u00e9vulsion subite, une prise de conscience de l&rsquo;absurde. Nul \u00e9crivain d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a d\u00e9nonc\u00e9 plus haut <strong>\u00ab l&rsquo;adoration du nouveau Baal, la Soci\u00e9t\u00e9 \u00bb<\/strong>. Aux hommes assoiff\u00e9s, nul ne peut proposer une religion toute faite. <strong>\u00ab On n&rsquo;invente pas les religions,<\/strong> constate am\u00e8rement Julien Delattre, <strong>elles se forment. \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier refuge, le dernier espoir, M. Anatole le formule ainsi : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab Je crois \u00e0 la continuit\u00e9 ; la tradition est fond\u00e9e sur l&rsquo;inertie. La continuit\u00e9 implique la conscience du pass\u00e9, mais en qualit\u00e9 de pass\u00e9, mais non de pr\u00e9sent ni d&rsquo;avenir. Imiter le pass\u00e9, abolir le pass\u00e9 sont \u00e9galement des p\u00e9ch\u00e9s contre la vie. \u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Par-del\u00e0 la vision redoutable d&rsquo;un monde naufrag\u00e9, l&rsquo;auteur affirme l&rsquo;irr\u00e9ductible libert\u00e9 des hommes tent\u00e9s de se livrer poings et pieds li\u00e9s, et s&rsquo;il fait appel \u00e0 leur pouvoir visionnaire, c&rsquo;est dans l&rsquo;espoir que se ressaisisse en eux l&rsquo;intelligence. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Jane ALBERT-HESSE.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Jane Albert-Hesse paru dans Franc-Tireur, 5 juillet 1951, p. 4 L&rsquo;auteur du \u00ab\u00a0Z\u00e9ro et l&rsquo;Infini\u00a0\u00bb pose ici le probl\u00e8me de la d\u00e9mission de l&rsquo;intelligence L&rsquo;IMAGINATION se refuse \u00e0 distancer le pr\u00e9sent : elle ne consent gu\u00e8re \u00e0 s&rsquo;adonner \u00e0 des exercices propitiatoires que si elle cingle vers le fabuleux ; le fabuleux n&rsquo;a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[31,4286,4592,1691,414,4639,3941,564,4654,2001,1212,1564],"class_list":["post-18368","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-31","tag-arthur-koestler","tag-calmann-levy","tag-communisme","tag-europe","tag-franc-tireur","tag-guerre-froide","tag-intellectuels","tag-jane-albert-hesse","tag-recension","tag-roman","tag-totalitarisme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-4Mg","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":24117,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/09\/06\/koestler\/","url_meta":{"origin":18368,"position":0},"title":"Jane Albert-Hesse : Quand Koestler se raconte. Un destin sur \u00ab\u00a0La Corde raide\u00a0\u00bb","author":"SiNedjib","date":"06\/09\/2024","format":false,"excerpt":"Article de Jane Albert-Hesse paru dans Franc-Tireur, 16 juillet 1953, p. 4 MANES SPERBER, pr\u00e9sentant l'autobiographie d'Arthur Koestler fait remarquer que Koestler \u00ab veut comprendre sa vie comme si elle n'\u00e9tait pas la sienne \u00bb. On ne saurait, en effet, de mani\u00e8re plus pertinente, et plus br\u00e8ve, mettre \u00e0 jour\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Koester-La-Corde-raide.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13588,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/12\/jane-albert-hesse-loncle-tom-nexiste-plus\/","url_meta":{"origin":18368,"position":1},"title":"Jane Albert-Hesse : L&rsquo;oncle Tom n&rsquo;existe plus","author":"SiNedjib","date":"12\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Jane Albert-Hesse paru dans Franc-Tireur, 25 octobre 1947, p. 2 C'est d'ailleurs que nous vient le souffle... - Les grands romanciers de la race noire : Richard Wright, Langston Hugues. - M\u00e9moires d'un po\u00e8te et d'un homme. - Solidarit\u00e9 dans la lutte et dans l'art. HE oui !\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Franc-Tireur-25-octobre-1947.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":18409,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/27\/jane-albert-hesse-un-essai-dalbert-camus-lhomme-revolte\/","url_meta":{"origin":18368,"position":2},"title":"Jane Albert-Hesse : Un essai d&rsquo;Albert Camus. L&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9","author":"SiNedjib","date":"27\/03\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Jane Albert-Hesse paru dans Franc-Tireur, 8 novembre 1951, p. 4 BOURREAU ou victime, tels sont les termes de l'alternative qui s'offre \u00e0 l'homme d'aujourd'hui. On sait que Camus a d\u00e8s longtemps refus\u00e9 de se laisser emprisonner dans ce dilemme. Mais nul \u00e9crivain n'a entrepris avec une plus implacable\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=1050%2C600&ssl=1 3x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=1400%2C800&ssl=1 4x"},"classes":[]},{"id":16517,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2022\/07\/07\/paul-morelle-le-zero-et-linfini-darthur-koestler\/","url_meta":{"origin":18368,"position":3},"title":"Paul Morelle : Le Z\u00e9ro et l&rsquo;Infini, d&rsquo;Arthur Koestler","author":"SiNedjib","date":"07\/07\/2022","format":false,"excerpt":"Article de Paul Morelle paru dans Franc-Tireur, 26 f\u00e9vrier 1946, p. 2 ON ne peut rencontrer \u00e2me qui lit sans qu'elle vous demande ce que l'on pense du roman d'Arthur Koestler, Le Z\u00e9ro et l'Infini (1). L'auteur, qui vient de faire para\u00eetre un autre roman historique, Spartacus, apr\u00e8s avoir publi\u00e9\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Arthur-koestler-le-zero-et-linfini.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":13702,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/08\/25\/paul-morelle-spartacus\/","url_meta":{"origin":18368,"position":4},"title":"Paul Morelle : Spartacus","author":"SiNedjib","date":"25\/08\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Paul Morelle paru dans Franc-Tireur, 5 mars 1946, p. 2 CE serait une erreur, parce que Le Z\u00e9ro et l'Infini, [d'Arthur] Koestler pr\u00e9occupe actuellement toutes les consciences, de passer sous silence un livre du m\u00eame auteur qui l'a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de peu en librairie, mais participe des m\u00eames recherches\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/fr.shopping.rakuten.com\/photo\/1145580044.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":18293,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/15\/la-lie-de-la-terre\/","url_meta":{"origin":18368,"position":5},"title":"La Lie de la terre","author":"SiNedjib","date":"15\/03\/2023","format":false,"excerpt":"Article sign\u00e9 G. S. paru dans Force ouvri\u00e8re, n\u00b0 50, 5 d\u00e9cembre 1946, p. 11 Albert Camus, l'\u00e9minent \u00e9crivain, dans une s\u00e9rie d'articles publi\u00e9s par Combat, d\u00e9finit notre si\u00e8cle comme le \"Si\u00e8cle de la Peur\". Quoi de plus juste, de plus v\u00e9ridique ? Ferrero, dans ses grands ouvrages d'histoire, invoque\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Arthur-Koestler-La-lie-de-la-terre.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18368","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18368"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18368\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18372,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18368\/revisions\/18372"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18368"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18368"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18368"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}