{"id":18487,"date":"2023-04-09T12:24:20","date_gmt":"2023-04-09T10:24:20","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=18487"},"modified":"2026-02-24T18:33:41","modified_gmt":"2026-02-24T17:33:41","slug":"albert-camus-reflexion-sur-une-democratie-sans-catechisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/04\/09\/albert-camus-reflexion-sur-une-democratie-sans-catechisme\/","title":{"rendered":"Albert Camus : R\u00e9flexion sur une d\u00e9mocratie sans cat\u00e9chisme"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article d&rsquo;<a href=\"https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article18516\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Albert Camus<\/a> paru dans <em><a href=\"https:\/\/www.retronews.fr\/journal\/la-gauche\/01-jul-1948\/1115\/2914083\/1\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">La Gauche<\/a><\/em>, n\u00b0 4, 1er juillet 1948, p. 1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>\u00ab\u00a0La Gauche\u00a0\u00bb s&rsquo;honore de publier dans ce num\u00e9ro un article \u00e9crit pour nous par Albert Camus. Nul n&rsquo;ignore, en France et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, le talent et la qualit\u00e9 d&rsquo;esprit du romancier, de l&rsquo;auteur dramatique et du moraliste de \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9tranger\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La Peste\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Caligula\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le Mythe de Sisyphe\u00a0\u00bb. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>Qu&rsquo;Albert Camus adh\u00e8re ou non au R.D.R., cela importe peu. Il est de ces hommes libres qui sont d&rsquo;accord avec nous sur la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;ouvrir des voies nouvelles<\/strong> <strong>\u00e0 la pens\u00e9e de gauche, d&rsquo;engager des d\u00e9bats entre tous ceux qui n&rsquo;acceptent ni le pourrissement ni le conformisme. Nous avons l&rsquo;ambition dans ce journal de donner la parole \u00e0 tous ceux qui par leur \u0153uvre, par leur position politique, philosophique ou morale ont marqu\u00e9 leur volont\u00e9, avec toutes leurs nuances et divergences de pens\u00e9e, de travailler \u00e0 le transformation profonde d&rsquo;un monde mal fait, de lutter contre l&rsquo;injustice et l&rsquo;oppression sous toutes leurs formes. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>Le R.D.R. avait d\u00e9j\u00e0 eu la chance d&rsquo;avoir parmi ses premiers fondateurs deux grands \u00e9crivains comme Jean-Paul Sartre et David Rousset. C&rsquo;est maintenant la voix d&rsquo;Albert Camus qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve parmi nous. Ce qu&rsquo;il dit ici peut soulever, doit soulever sans doute la discussion. C&rsquo;est ce que nous voulons. \u00ab\u00a0La Gauche\u00a0\u00bb, qui esp\u00e8re devenir au mois d&rsquo;octobre le grand hebdomadaire politique, social et culturel de la d\u00e9mocratie r\u00e9volutionnaire en France et en Europe, accueillera dans ses colonnes tous les hommes libres et tous les militants pour qui le R.D.R. et ses organes entendent \u00eatre un foyer neuf.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">QUELQUEFOIS je r\u00e9fl\u00e9chis, faute de mieux, \u00e0 la d\u00e9mocratie (dans le m\u00e9tro, naturellement). On sait qu&rsquo;il y a du d\u00e9sarroi, dans les esprits, en ce qui concerne cette utile notion. Et comme j&rsquo;aime \u00e0 me retrouver avec le plus grand nombre d&rsquo;hommes possible, je cherche les d\u00e9finitions qui pourraient \u00eatre acceptables pour ce grand nombre. Ce n&rsquo;est pas facile et je ne me flatte pas d&rsquo;y avoir r\u00e9ussi. Mais il me semble qu&rsquo;on peut arriver \u00e0 quelques approximations utiles. Pour \u00eatre bref, voici l&rsquo;une d&rsquo;entre elles : la d\u00e9mocratie, c&rsquo;est l&rsquo;exercice social et politique de la modestie. Reste \u00e0 l&rsquo;expliquer. <\/p>\n\n\n\n<p>Je connais deux sortes de raisonnements r\u00e9actionnaires. (Comme il faut tout pr\u00e9ciser, convenons que nous appellerons r\u00e9actionnaire toute attitude qui vise \u00e0 accro\u00eetre ind\u00e9finiment les servitudes politiques et \u00e9conomiques qui p\u00e8sent sur les hommes.) Ces deux raisonnements vont en sens contraire, mais ils ont pour caract\u00e8re commun d&rsquo;exprimer une certitude absolue. Le premier consiste \u00e0 dire : \u00ab On ne changera jamais rien aux hommes. \u00bb Conclusion : les guerres sont in\u00e9vitables, la servitude sociale est dans la nature des choses, laissons les fusilleurs fusiller et cultivons notre jardin (\u00e0 vrai dire, il s&rsquo;agit g\u00e9n\u00e9ralement d&rsquo;un parc). L&rsquo;autre consiste \u00e0 dire : \u00ab On peut changer les hommes. Mais leur lib\u00e9ration d\u00e9pend de tel facteur et il faut agir de telle fa\u00e7on pour leur faire du bien. \u00bb Conclusion : il est logique d&rsquo;opprimer : 1\u00b0 Ceux qui pensent qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de changement possible ; 2\u00b0 ceux qui ne sont pas d&rsquo;accord sur le facteur ; 3\u00b0 ceux qui, tout en \u00e9tant d&rsquo;accord sur le facteur, ne le sont point sur les moyens destin\u00e9s \u00e0 modifier le facteur ; 4\u00b0 tous ceux, en g\u00e9n\u00e9ral qui pensent que les choses ne sont pas aussi simples.<\/p>\n\n\n\n<p>Au total, les trois quarts des hommes. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans les deux cas, nous nous trouvons devant une simplification obstin\u00e9e du probl\u00e8me. Dans les deux cas, on introduit dans le probl\u00e8me social une fixit\u00e9 ou un d\u00e9terminisme absolu qui ne peuvent raisonnablement s&rsquo;y trouver. Dans les deux cas, on se sent assez de conviction pour faire ou laisser faire l&rsquo;Histoire, selon ces principes, et pour justifier ou aggraver la douleur humaine. Ces esprits, si diff\u00e9rents, mais dont la conviction r\u00e9siste \u00e9galement au malheur des autres, je veux bien qu&rsquo;on les admire. Mais il faut du moins les appeler par leur nom et dire ce qu&rsquo;ils sont et ce qu&rsquo;ils ne sont pas capables de faire. Je dis, pour ma part, que ce sont des esprits d&rsquo;orgueil et qu&rsquo;ils peuvent arriver \u00e0 tout, sauf \u00e0 la lib\u00e9ration humaine et \u00e0 une d\u00e9mocratie r\u00e9elle. Il y a un mot que Simone Weil a eu le courage d&rsquo;\u00e9crire et que, par sa vie et par sa mort, elle avait le droit d&rsquo;\u00e9crire : \u00ab\u00a0Qui peut admirer Alexandre de toute son \u00e2me, s&rsquo;il n&rsquo;a l&rsquo;\u00e2me basse.\u00a0\u00bb Oui, qui peut mettre en balance les plus grandes conqu\u00eates de la raison ou de la force, et les immenses souffrances qu&rsquo;elles repr\u00e9sentent, s&rsquo;il n&rsquo;a un c\u0153ur aveugle \u00e0 la plus simple sympathie et un esprit d\u00e9tourn\u00e9 de toute justice !<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">C&rsquo;EST pourquoi il me semble que la d\u00e9mocratie, qu&rsquo;elle soit sociale ou politique, ne peut se fonder sur une philosophie politique qui pr\u00e9tend tout savoir et tout r\u00e9gler, pas plus qu&rsquo;elle n&rsquo;a pu se fonder jusqu&rsquo;ici sur une morale de conservation absolue. La d\u00e9mocratie n&rsquo;est pas le meilleur des r\u00e9gimes. Elle en est le moins mauvais. Nous avons go\u00fbt\u00e9 un peu de tous les r\u00e9gimes et nous savons maintenant cela. Mais ce r\u00e9gime ne peut \u00eatre con\u00e7u, cr\u00e9\u00e9 et soutenu que par des hommes qui savent qu&rsquo;ils ne savent pas tout, qui refusent d&rsquo;accepter la condition prol\u00e9tarienne et qui ne s&rsquo;accommoderont jamais de la mis\u00e8re des autres, mais qui justement refusent d&rsquo;aggraver cette mis\u00e8re au nom d&rsquo;une th\u00e9orie ou d&rsquo;un messianisme aveugle. <\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9actionnaire d&rsquo;ancien r\u00e9gime pr\u00e9tendait que la raison ne r\u00e9glerait rien. Le r\u00e9actionnaire de nouveau r\u00e9gime pense que la raison r\u00e9glera tout. Le vrai d\u00e9mocrate croit que la raison peut \u00e9clairer un grand nombre de probl\u00e8mes et peut en r\u00e9gler presque autant. Mais il ne croit pas qu&rsquo;elle r\u00e8gne, seule ma\u00eetresse, sur le monde entier. Le r\u00e9sultat est que le d\u00e9mocrate est modeste. Il avoue une certaine part d&rsquo;ignorance, il reconna\u00eet le caract\u00e8re en partie aventureux de son effort et que tout ne lui est pas donn\u00e9. Et \u00e0 partir de cet aveu, il reconna\u00eet qu&rsquo;il a besoin de consulter les autres, de compl\u00e9ter ce qu&rsquo;il sait par ce qu&rsquo;ils savent. Il ne se reconna\u00eet de droit que d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 par les autres et soumis \u00e0 leur accord constant. Quelque d\u00e9cision qu&rsquo;il soit amen\u00e9 \u00e0 prendre, il admet que les autres, pour qui cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise, puissent en juger autrement et le lui signifier. Puisque les syndicats sont faits pour d\u00e9fendre les prol\u00e9taires, il sait que ce sont les syndiqu\u00e9s qui, par la confrontation de leurs opinions, ont la plus grande chance d&rsquo;adopter la meilleure tactique. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">LA d\u00e9mocratie vraie se r\u00e9f\u00e8re toujours \u00e0 la base, parce qu&rsquo;elle suppose qu&rsquo;aucune v\u00e9rit\u00e9 en cet ordre n&rsquo;est absolue et que plusieurs exp\u00e9riences d&rsquo;hommes, ajout\u00e9es l&rsquo;une \u00e0 l&rsquo;autre, repr\u00e9sentent une approximation de la v\u00e9rit\u00e9 plus pr\u00e9cieuse qu&rsquo;une doctrine coh\u00e9rente, mais fausse. La d\u00e9mocratie ne d\u00e9fend pas une id\u00e9e abstraite, ni une philosophie brillante, elle d\u00e9fend des d\u00e9mocrates, ce qui suppose qu&rsquo;elle leur demande de d\u00e9cider des moyens les plus propres \u00e0 assurer leur d\u00e9fense. <\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;entends bien qu&rsquo;une conception aussi prudente ne va pas sans danger. J&rsquo;entends bien que la majorit\u00e9 peut se tromper au moment m\u00eame o\u00f9 la minorit\u00e9 voit clair. C&rsquo;est pourquoi je dis que la d\u00e9mocratie n&rsquo;est pas le meilleur r\u00e9gime. Mais il faut mettre en balance les dangers de cette conception et ceux qui r\u00e9sultent d&rsquo;une philosophie politique qui fait tout plier. Exp\u00e9rience faite, il faut accepter une l\u00e9g\u00e8re perte de vitesse plut\u00f4t que de se laisser emporter par un torrent furieux. Au reste, la m\u00eame modestie suppose que la minorit\u00e9 peut se faire entendre et qu&rsquo;il sera tenu compte de ses avis. C&rsquo;est pourquoi je dis que la d\u00e9mocratie est le moins mauvais des r\u00e9gimes.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">TOUT n&rsquo;est pas arrang\u00e9, \u00e0 partir de l\u00e0. C&rsquo;est en cela que cette d\u00e9finition n&rsquo;est pas d\u00e9finitive. Mais elle permet d&rsquo;examiner sous un \u00e9clairage pr\u00e9cis les probl\u00e8mes qui nous pressent et dont le principe touche \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9volution et \u00e0 la notion de violence. Mais elle permet de refuser \u00e0 l&rsquo;argent comme \u00e0 la police le droit d&rsquo;appeler d\u00e9mocratie ce qui ne l&rsquo;est pas. Nous mangeons du mensonge \u00e0 longueur de journ\u00e9e, gr\u00e2ce \u00e0 une presse qui est la honte de ce pays. Toute pens\u00e9e, toute d\u00e9finition qui risque d&rsquo;ajouter \u00e0 ce mensonge ou de l&rsquo;entretenir est aujourd&rsquo;hui impardonnable. C&rsquo;est assez dire qu&rsquo;en d\u00e9finissant un certain nombre de mots-cl\u00e9s, en les rendant suffisamment clairs aujourd&rsquo;hui pour qu&rsquo;ils soient demain efficaces, nous travaillons \u00e0 la lib\u00e9ration et nous faisons notre m\u00e9tier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Albert CAMUS.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article d&rsquo;Albert Camus paru dans La Gauche, n\u00b0 4, 1er juillet 1948, p. 1 \u00ab\u00a0La Gauche\u00a0\u00bb s&rsquo;honore de publier dans ce num\u00e9ro un article \u00e9crit pour nous par Albert Camus. Nul n&rsquo;ignore, en France et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, le talent et la qualit\u00e9 d&rsquo;esprit du romancier, de l&rsquo;auteur dramatique et du moraliste de \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9tranger\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La Peste\u00a0\u00bb, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[2112,107,344,3941,1790,4640],"class_list":["post-18487","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-2112","tag-albert-camus","tag-democratie","tag-guerre-froide","tag-la-gauche","tag-rassemblement-democratique-revolutionnaire"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-4Ob","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":20189,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/10\/17\/joyeux-camus-2\/","url_meta":{"origin":18487,"position":0},"title":"Maurice Joyeux : Albert Camus de Herbert Lottman (\u00e9ditions du Seuil)","author":"SiNedjib","date":"17\/10\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Joyeux paru dans Le Monde libertaire, organe de la F\u00e9d\u00e9ration Anarchiste, n\u00b0 287, 9 novembre 1978 C'EST avec \u00e9motion que j'ai ouvert ce livre sur un homme qui fut mon ami. Amiti\u00e9 d'id\u00e9e, faite de rencontres circonstancielles, n'allant jamais jusqu'\u00e0 l'intimit\u00e9. Les biographies sont redoutables, elles vous\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x"},"classes":[]},{"id":3823,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2018\/08\/10\/camus-2\/","url_meta":{"origin":18487,"position":1},"title":"Louis Mercier : Albert Camus, un copain","author":"SiNedjib","date":"10\/08\/2018","format":false,"excerpt":"Article de Louis Mercier paru anonymement dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, n\u00b0 121, novembre 1957, p. 1-2 L'id\u00e9e ne nous \u00e9tait pas venue de parler d'Albert Camus \u00e0 l'occasion du Prix Nobel. Certes, semblable distinction nous r\u00e9jouit, parce qu'il est toujours agr\u00e9able de voir un jury d'intellectuels reconna\u00eetre le talent l\u00e0\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":20180,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/10\/16\/joyeux-camus\/","url_meta":{"origin":18487,"position":2},"title":"Maurice Joyeux : Albert Camus. La R\u00e9volte et la Mesure !","author":"SiNedjib","date":"16\/10\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Joyeux paru dans La Raison, mensuel de la libre pens\u00e9e, n\u00b0 244, 24e ann\u00e9e, mars 1980, p. 16 Il y a vingt ans, Albert Camus disparaissait \u00e0 la suite d'un accident de voiture qui illustrait l'absurdit\u00e9 de notre temps qu'il avait si magistralement analys\u00e9 dans un de\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":247,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2013\/11\/14\/albert-camus\/","url_meta":{"origin":18487,"position":3},"title":"Albert Camus : \u00ab\u00a0Je crois \u00e0 la justice, mais je d\u00e9fendrai ma m\u00e8re avant la justice\u00a0\u00bb","author":"Nedjib Sidi Moussa","date":"14\/11\/2013","format":false,"excerpt":"J'ai choisi de partager dans ce billet deux textes publi\u00e9s \u00e0 la suite de l'attribution du Prix Nobel de litt\u00e9rature \u00e0 Albert Camus. Apr\u00e8s un premier billet dans lequel je revenais sur trois documents dat\u00e9s de 1955 \u00e0 1958, il m'apparaissait important de revenir sur la c\u00e9l\u00e8bre citation par laquelle\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;\u00e9vocations&quot;","block_context":{"text":"\u00e9vocations","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/evocations\/"},"img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":18428,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/03\/28\/georges-altman-sartre-et-camus-aux-prises\/","url_meta":{"origin":18487,"position":4},"title":"Georges Altman : Chronique sur le tourment d&rsquo;esprit. Sartre et Camus aux prises","author":"SiNedjib","date":"28\/03\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Georges Altman paru dans Franc-Tireur, 19 septembre 1952, p. 1 et 3 NOUS n'en aurions rien dit, s'il s'agissait seulement d'\u00eatre \u00e9tonn\u00e9 qu'un homme comme Sartre, dont nous n'oublions pas l'amical sourire, offre \u00e0 pr\u00e9sent le visage crisp\u00e9 du \"sectarisme de l'incertitude\". Nous ne le suivrons. pas dans\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Sartre.png?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":12502,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/05\/10\/jean-vita-albert-camus-un-temoin-de-la-liberte\/","url_meta":{"origin":18487,"position":5},"title":"Jean Vita : Albert Camus, un t\u00e9moin de la libert\u00e9","author":"SiNedjib","date":"10\/05\/2021","format":false,"excerpt":"Article de Jean Vita paru dans Le Libertaire, n\u00b0 251, 12 janvier 1951, p. 2 POUR la noblesse de son style et de sa pens\u00e9e qui contrastent tellement avec la mani\u00e8re constip\u00e9e de Gide, Albert Camus a rapidement acquis sur la jeunesse de ce temps une influence virile et virilisante,\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Le-Libertaire-12-janvier-1951.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18487","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18487"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18487\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":28183,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18487\/revisions\/28183"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18487"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18487"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18487"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}