{"id":19033,"date":"2023-08-20T16:44:01","date_gmt":"2023-08-20T14:44:01","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=19033"},"modified":"2023-08-20T16:48:30","modified_gmt":"2023-08-20T14:48:30","slug":"chute-camus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/08\/20\/chute-camus\/","title":{"rendered":"La Chute, d&rsquo;Albert Camus"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article sign\u00e9 L. D. paru dans <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/archivesautonomies.org\/IMG\/pdf\/syndrev\/revolutionproletarienne\/serieap1947\/larevolutionproletarienne-n107.pdf\" target=\"_blank\">La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne<\/a><\/em>, 25e ann\u00e9e, n\u00b0 107 (408), juillet 1956, p. 23<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"19493\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/08\/20\/chute-camus\/la-chute\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/la-chute.jpg?fit=600%2C872&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"600,872\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"la-chute\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/la-chute.jpg?fit=206%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/la-chute.jpg?fit=580%2C843&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/la-chute.jpg?resize=378%2C549&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19493\" width=\"378\" height=\"549\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/la-chute.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/la-chute.jpg?resize=206%2C300&amp;ssl=1 206w\" sizes=\"auto, (max-width: 378px) 100vw, 378px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">C&rsquo;est un livre court et qui va loin. Aux antipodes, d&rsquo;abord, du lieu o\u00f9 se situait <strong><em>L\u2019\u00c9tranger<\/em><\/strong>. A l&rsquo;extr\u00eame pointe d&rsquo;une hypoth\u00e8se \u00e0 partir de laquelle Camus distribue son \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Au soleil d&rsquo;Oran se substituent ici les brumes d&rsquo;Amsterdam. Ce fut l\u00e0-bas la trag\u00e9die d&rsquo;un \u00eatre absent du monde, d&rsquo;un innocent pour qui un univers sans consistance s&#8217;emplit pourtant d&rsquo;un bonheur fulgurant \u00e0 l&rsquo;aube de la mort. Et c&rsquo;est, ici, la com\u00e9die d&rsquo;un rou\u00e9 qu&rsquo;anime la fr\u00e9n\u00e9sie de la pr\u00e9sence \u2014 dans la vie et dans le c\u0153ur des hommes, par domination ou communion \u2014 et qui, \u00e0 l&rsquo;issue du livre, va peut-\u00eatre mourir seul, ivre de fi\u00e8vre et d&rsquo;alcool, dans un h\u00f4tel borgne, \u00e0 moins qu&rsquo;il n&rsquo;en sorte demain pour reprendre sa triste qu\u00eate de puret\u00e9 dans un monde de coupables \u2014 si innocents, pourtant, d\u00e8s qu&rsquo;on les confronte \u00e0 soi-m\u00eame ! <\/p>\n\n\n\n<p>Au m\u00eame titre que le Meursault de <em><strong>L\u2019\u00c9tranger<\/strong><\/em>, le Clamence de <em><strong>La Chute<\/strong><\/em> est un personnage \u00e9labor\u00e9, non \u00e0 partir d&rsquo;une situation et d&rsquo;un milieu, mais d&rsquo;une id\u00e9e de l&rsquo;auteur. Pas plus dans cet ouvrage que dans les autres, Camus n&rsquo;est un romancier, c&rsquo;est-\u00e0-dire un homme qui entre dans la r\u00e9alit\u00e9 de plain-pied et y progresse suivant les voies de l&rsquo;observation objective. Ses personnages partent d&rsquo;un point donn\u00e9 par l&rsquo;auteur et ils se dirigent vers un autre point o\u00f9 d&rsquo;avance il a d\u00e9cid\u00e9 de les mener, non sans quelques sinuosit\u00e9s o\u00f9 le merveilleux \u00ab\u00a0r\u00e9citant\u00a0\u00bb qu&rsquo;est Camus leur indique les points int\u00e9ressants ou curieux du paysage. Meursault, ali\u00e9n\u00e9 au monde, et, \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9, Clamence, empoign\u00e9 par la fr\u00e9n\u00e9sie du monde, restent l&rsquo;un et l&rsquo;autre fid\u00e8les \u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se qui les engendre, et dont rien ne peut les distraire, sinon la propre ironie de l&rsquo;auteur, qui prend parfois ses aises et ses distances. Meursault ignore le monde, tandis que Clamence entend se l&rsquo;approprier tout entier. Et nous voil\u00e0 bien, \u00e0 l&rsquo;autre p\u00f4le, dans la grande oscillation de l&rsquo;homme absurde.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une chose assez curieuse que ce retour \u00e0 Meursault par le biais du n\u00e9gatif de Meursault. Deux fois au moins la pens\u00e9e de Camus a tent\u00e9 d&rsquo;y \u00e9chapper : par la r\u00e9volte et par la communion fraternelle. Deux tentatives m\u00e9diocrement r\u00e9ussies, surtout celle de la communion, dont <strong><em>La Peste<\/em><\/strong> avait grand peine \u00e0 nous convaincre que, pratiqu\u00e9e par le volontaire sacrifice d&rsquo;un \u00eatre \u00e0 une communaut\u00e9 de n\u00e9cessit\u00e9 ou d&rsquo;occasion, elle p\u00fbt \u00eatre une solution pour l&rsquo;homme dont la passion se heurte \u00e0 l&rsquo;inexorable silence du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Toute l\u2019\u0153uvre de Camus pourrait, en un sens, s&rsquo;appeler quelque chose comme \u00ab La Limite \u00bb. C&rsquo;est \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la vie, sur la frange o\u00f9 l&rsquo;exaltation, la tendresse, la cruaut\u00e9 et le renoncement font en fin de compte bon m\u00e9nage, c&rsquo;est l\u00e0 seulement, semble-t-il, que Camus est \u00e0 l&rsquo;aise. Compte tenu des exigences m\u00eames de sa pens\u00e9e, il est n\u00e9anmoins probable qu&rsquo;il aimerait prospecter d&rsquo;autres domaines, ceux, pr\u00e9cis\u00e9ment, qui sont inclus dans ces limites. On sait qu&rsquo;il l&rsquo;a tent\u00e9 ; on ne voit pas qu&rsquo;il y soit parvenu. C&rsquo;est que le domaine en question, il ne peut l&rsquo;accepter tel quel, ni davantage y trouver toute faite cette communaut\u00e9 fraternelle o\u00f9 l&rsquo;on dialogue. Apr\u00e8s l&rsquo;homme absurde, apr\u00e8s l&rsquo;homme r\u00e9volt\u00e9, Camus nous devait un homme r\u00e9concili\u00e9 avec le monde. Il nous le doit toujours. Il nous le devra sans doute longtemps encore. Car un homme de cette exigence n&rsquo;a pas la r\u00e9conciliation facile, et il faut l&rsquo;en f\u00e9liciter. \u00ab\u00a0Assumer\u00a0\u00bb le monde, comme tant d&rsquo;autres, pour simplement s&rsquo;y soumettre, cela n&rsquo;est pas dans ce style de vie dont il nous entretenait nagu\u00e8re, dont il cultivait en nous l&rsquo;espoir, et dont il ne nous dit plus rien aujourd&rsquo;hui, sinon en nous laissant supposer qu&rsquo;il faudra longtemps encore prospecter les franges et nous limiter, en fait de style, \u00e0 une discipline d&rsquo;abstentions plut\u00f4t que d&rsquo;engagements v\u00e9ritables. Descartes n&rsquo;est pas loin : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0Comme un homme qui marche seul et dans les t\u00e9n\u00e8bres, je me r\u00e9solus d&rsquo;aller si lentement, et d&rsquo;user de tant de circonspection en toutes choses, que, si je n&rsquo;avan\u00e7ais que fort peu, je me garderais bien, au moins, de tomber\u2026\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;exigence communautaire de l&rsquo;homme absurde, il y a le monde fraternel qu&rsquo;on assume, et le monde tout court qu&rsquo;on accepte. Et celui-ci devient inacceptable d\u00e8s que le premier fait d\u00e9faut. L&rsquo;homme de charit\u00e9 qui apparaissait dans <strong><em>La Peste<\/em><\/strong>, et l&rsquo;homme r\u00e9volt\u00e9 lui-m\u00eame n&rsquo;ont rien de mieux \u00e0 faire, en l&rsquo;absence d&rsquo;une communaut\u00e9 fraternelle n\u00e9e de la raison et du c\u0153ur, qu&rsquo;\u00e0 rejoindre les positions initiales de l&rsquo;homme absurde. C&rsquo;est l\u00e0 le moindre mal. Le pire e\u00fbt \u00e9t\u00e9 un ralliement au monde tel qu&rsquo;il est, et, un degr\u00e9 au-dessus, le saut dans la m\u00e9taphysique qui transcende d\u00e9raisonnablement le d\u00e9sir.<\/p>\n\n\n\n<p>La sollicitation de Camus n&rsquo;a pas, nous semble-t-il de r\u00e9ponse pr\u00e9visible dans le domaine des v\u0153ux qui a la litt\u00e9rature pour v\u00e9hicule : elle d\u00e9boucherait, au contraire, d&rsquo;une activit\u00e9 intellectuelle et pratique issue d&rsquo;une sociologie qui aurait \u00e0 la fois le souci d&rsquo;une communaut\u00e9 fraternelle qu&rsquo;on assume, et d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 que rendrait acceptable l&rsquo;action qu&rsquo;aurait sur elle cette communaut\u00e9. Nous n&rsquo;indiquons, bien entendu, cette solution que pour m\u00e9moire, car, loin de s&rsquo;\u00e9panouir avec le temps, ses pr\u00e9mices m\u00eames s&rsquo;amenuisent. <\/p>\n\n\n\n<p>Ceci dit, Camus est fort prudemment retourn\u00e9 au monologue de l&rsquo;homme absurde, par l&rsquo;entremise d&rsquo;un personnage composite qui appartient \u00e0 la micro-sociologie par quelques aspects du monde qu&rsquo;il nous d\u00e9voile durant les pauses de son p\u00e9riple. Psychiquement, Clamence est en fin de compte un bon gar\u00e7on assez tatillon sur les principes, et qui a d\u00e9couvert peu \u00e0 peu l&rsquo;inanit\u00e9 du monde \u2014 de son monde et de lui-m\u00eame \u2014 et qui, tr\u00e8s dialectiquement, essaie \u00e0 la fois de le fuir et de se l&rsquo;approprier. Ivan Karamazov, Stavroguine, Chatov, Sanine \u00e9taient des philosophes de cette esp\u00e8ce ; et Nietzsche naturellement, pour citer un personnage r\u00e9el. Tous grands contempteurs du monde, et quelques-uns nostalgiques d&rsquo;une aristocratie dominatrice \u00e9labor\u00e9e dans les sous-sols d&rsquo;une imagination d\u00e9lirante. <\/p>\n\n\n\n<p>Se d\u00e9truire soi-m\u00eame pour devenir Dieu, s&rsquo;accuser sans rel\u00e2che pour avoir le droit absolu de juger : deux aspects voisins de la logique d\u00e9lirante qui est l&rsquo;une des tentations de l&rsquo;homme absurde, sa sagesse, selon Sisyphe, \u00e9tant au contraire l&rsquo;intelligence de sa mis\u00e8re o\u00f9 il trouve finalement le bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a plusieurs fa\u00e7ons de sortir du cercle tragique : mourir sans phrase ; ou bien, brisant le cercle au point de plus forte pression de la vie quotidienne, rentrer dans celle-ci par le drame, qui laisse esp\u00e9rer une issue ; ou bien encore par la com\u00e9die. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab J&rsquo;ai maintenant tu\u00e9 tous les dieux au quatri\u00e8me acte\u2026, \u00e9crit Nietzsche. O\u00f9 prendre le d\u00e9nouement tragique du conflit ? Faut-il que je commence \u00e0 songer \u00e0 un d\u00e9nouement comique ? \u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Clamence, comme l&rsquo;un de ses illustres pr\u00e9d\u00e9cesseurs dans la si riche litt\u00e9rature de la confession publique, nous tire la langue par-del\u00e0 sa mort au monde comme il faut et tel qu&rsquo;il est, quand il rena\u00eet, maintenant immortel \u00e0 sa mani\u00e8re, \u00ab\u00a0juge p\u00e9nitent\u00a0\u00bb d&rsquo;un monde tragi-comique qu&rsquo;il organise chaque soir \u00e0 sa guise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>L. D.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article sign\u00e9 L. D. paru dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, 25e ann\u00e9e, n\u00b0 107 (408), juillet 1956, p. 23 C&rsquo;est un livre court et qui va loin. Aux antipodes, d&rsquo;abord, du lieu o\u00f9 se situait L\u2019\u00c9tranger. A l&rsquo;extr\u00eame pointe d&rsquo;une hypoth\u00e8se \u00e0 partir de laquelle Camus distribue son \u0153uvre.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2340],"tags":[36,107,1957,658,2001],"class_list":["post-19033","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-revues","tag-36","tag-albert-camus","tag-gallimard","tag-la-revolution-proletarienne","tag-recension"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-4WZ","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":6902,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/01\/31\/camus-6\/","url_meta":{"origin":19033,"position":0},"title":"Andr\u00e9 Laude : Pr\u00e9sence d&rsquo;Albert Camus","author":"SiNedjib","date":"31\/01\/2020","format":false,"excerpt":"Article d'Andr\u00e9 Laude paru dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, n\u00b0 156, janvier 1961, p. 22 Il y a un an mourait absurdement Albert Camus, fauch\u00e9 en pleine gloire et en pleine vitalit\u00e9. \u00ab Mon \u0153uvre ne fait que commencer \u00bb se plaisait-il \u00e0 dire dans les derniers mois qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent l'accident,\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;revues&quot;","block_context":{"text":"revues","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/revues\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-janvier-1961.png?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":247,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2013\/11\/14\/albert-camus\/","url_meta":{"origin":19033,"position":1},"title":"Albert Camus : \u00ab\u00a0Je crois \u00e0 la justice, mais je d\u00e9fendrai ma m\u00e8re avant la justice\u00a0\u00bb","author":"Nedjib Sidi Moussa","date":"14\/11\/2013","format":false,"excerpt":"J'ai choisi de partager dans ce billet deux textes publi\u00e9s \u00e0 la suite de l'attribution du Prix Nobel de litt\u00e9rature \u00e0 Albert Camus. Apr\u00e8s un premier billet dans lequel je revenais sur trois documents dat\u00e9s de 1955 \u00e0 1958, il m'apparaissait important de revenir sur la c\u00e9l\u00e8bre citation par laquelle\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;\u00e9vocations&quot;","block_context":{"text":"\u00e9vocations","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/evocations\/"},"img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":3823,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2018\/08\/10\/camus-2\/","url_meta":{"origin":19033,"position":2},"title":"Louis Mercier : Albert Camus, un copain","author":"SiNedjib","date":"10\/08\/2018","format":false,"excerpt":"Article de Louis Mercier paru anonymement dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, n\u00b0 121, novembre 1957, p. 1-2 L'id\u00e9e ne nous \u00e9tait pas venue de parler d'Albert Camus \u00e0 l'occasion du Prix Nobel. Certes, semblable distinction nous r\u00e9jouit, parce qu'il est toujours agr\u00e9able de voir un jury d'intellectuels reconna\u00eetre le talent l\u00e0\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":6028,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2019\/07\/02\/camus-4\/","url_meta":{"origin":19033,"position":3},"title":"Georges Fontenis : Le r\u00e9volt\u00e9 de Camus est-il des n\u00f4tres ?","author":"SiNedjib","date":"02\/07\/2019","format":false,"excerpt":"Article de Georges Fontenis paru dans Le Libertaire, n\u00b0 296, 4 janvier 1952. Nous ne pouvons manquer d'admirer ceux qui ont pu lire d'une seule traite ou en tr\u00e8s peu de temps le nouveau livre d'Albert Camus. C'est sans doute qu'ils avaient d\u00e9j\u00e0 sur le sujet une opinion bien arr\u00eat\u00e9e\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Le-Libertaire-4-janvier-1952.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":6880,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/01\/29\/camus-et-nous\/","url_meta":{"origin":19033,"position":4},"title":"Raymond Guillor\u00e9 : Albert Camus et nous","author":"SiNedjib","date":"29\/01\/2020","format":false,"excerpt":"Article de Raymond Guillor\u00e9 paru dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, n\u00b0 447, f\u00e9vrier 1960, p. 1-2 et dans le bulletin Commission internationale de liaison ouvri\u00e8re, n\u00b0 10, f\u00e9vrier 1960, p. 2-5 Ce soir-l\u00e0 - c'\u00e9tait un lundi soir, je m'en souviens - le t\u00e9l\u00e9phone sonna..., et je fus assomm\u00e9 par la\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;revues&quot;","block_context":{"text":"revues","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/revues\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-f%C3%A9vrier-1960.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":20982,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/01\/07\/pivert-camus\/","url_meta":{"origin":19033,"position":5},"title":"Marceau Pivert : Albert Camus, \u00ab\u00a0L&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9\u00a0\u00bb (Gallimard)","author":"SiNedjib","date":"07\/01\/2024","format":false,"excerpt":"Article de Marceau Pivert paru dans Correspondance Socialiste Internationale, n\u00b0 20, mai 1952, p. 12 LECTURES RECOMMANDEES Albert CAMUS : \u00ab L'Homme r\u00e9volt\u00e9 \u00bb (Gallimard). Il serait souhaitable que chaque militant socialiste soit en mesure de lire, de m\u00e9diter, de discuter et de mettre \u00e0 profit le livre de Camus\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=1050%2C600&ssl=1 3x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=1400%2C800&ssl=1 4x"},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19033","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19033"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19033\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19495,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19033\/revisions\/19495"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19033"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19033"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19033"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}