{"id":22018,"date":"2024-02-24T13:30:11","date_gmt":"2024-02-24T12:30:11","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=22018"},"modified":"2024-02-24T13:30:11","modified_gmt":"2024-02-24T12:30:11","slug":"clavel-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/02\/24\/clavel-2\/","title":{"rendered":"Maurice Clavel : La vie d&rsquo;un homme"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de <a href=\"https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/maurice-clavel\/\">Maurice Clavel<\/a> paru dans <em>La Commune<\/em>, n\u00b0 2, mai 1957, p. 10<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"580\" height=\"789\" data-attachment-id=\"22019\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/02\/24\/clavel-2\/la-commune-mai-1957\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-Commune-mai-1957.png?fit=647%2C880&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"647,880\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"La-Commune-mai-1957\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-Commune-mai-1957.png?fit=221%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-Commune-mai-1957.png?fit=580%2C789&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-Commune-mai-1957.png?resize=580%2C789&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-22019\" style=\"width:412px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-Commune-mai-1957.png?w=647&amp;ssl=1 647w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-Commune-mai-1957.png?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">J&rsquo;arrive \u00e0 Alger le 10 avril \u00e0 la nuit. Le lendemain matin, je me rends au Tribunal Militaire. J&rsquo;ai une grande partie de la ville \u00e0 traverser. La mer et le ciel gris ne sugg\u00e8rent pas l&rsquo;Afrique. Les murs et les maisons de n&rsquo;importe quelle ville de chez nous &#8211; \u00e0 ceci pr\u00e8s que c&rsquo;est beau. Un musulman tous les 200 m\u00e8tres donne une maigre et triste couleur locale. Il para\u00eet qu&rsquo;ils recommencent \u00e0 se montrer (que devait-ce \u00eatre ?). Alger, je le sais depuis hier soir, respire depuis l&rsquo;op\u00e9ration Massu. La bombe de la \u00ab cafeteria \u00bb qui a tant marqu\u00e9 l&rsquo;imagination (20 \u00e0 30 victimes, des fillettes amput\u00e9es) s&rsquo;\u00e9loigne peu \u00e0 peu des m\u00e9moires.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Des soldats se prom\u00e8nent, pour la plupart sans arme. Ville de garnison, sans plus. Je lis un journal. J&rsquo;y trouve une circulaire Lacoste, en tr\u00e8s bonne place. On n&rsquo;a coup\u00e9, dans le texte, que le paragraphe o\u00f9 Lacoste interdit \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e et d\u00e9conseille imp\u00e9rieusement aux civils le tutoiement de l&rsquo;indig\u00e8ne. Vaut-il mieux tutoyer vos assassins ou vouvoyer vos amis ? La Presse semble avoir choisi (avec quelques garanties sans doute, car les cas de camionnettes de presse assaillies sur les routes solitaires sont extr\u00eamement rares. Le petit fermier derri\u00e8re ses quatre murs est plus expos\u00e9. C&rsquo;est ainsi).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>EN ATTENDANT LA JUSTICE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le Tribunal Militaire est dans une petite rue transversale provinciale.<\/p>\n\n\n\n<p>Pauvres colonnes, grilles rouill\u00e9es, crasse que nous n&rsquo;avons pas apport\u00e9e aux Arabes, mais que nous n&rsquo;avons pas eu \u00e0 recevoir d&rsquo;eux. Je ne suis pas d\u00e9pays\u00e9. Par contre, l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un journaliste parisien semble \u00e9tonner le corps de garde. Les journalistes alg\u00e9rois ne sont pas encore arriv\u00e9s. Le proc\u00e8s de l&rsquo;assassin (pr\u00e9sum\u00e9) d&rsquo;Am\u00e9d\u00e9e Froger ne fait pas recette. Pourtant Froger \u00e9tait le principal repr\u00e9sentant, le symbole de la pr\u00e9sence colonialiste fran\u00e7aise. A ses obs\u00e8ques, on avait lynch\u00e9 des musulmans. Il est vrai que, comme me le confiera un confr\u00e8re : \u00ab C&rsquo;est vaseux. &#8211; Que voulez-vous dire ? &#8211; On sait pas trop si c&rsquo;est lui. &#8211; Vous allez dire \u00e7a dans votre journal ? &#8211; Pensez-vous ! \u00bb r\u00e9pond-il l\u00e9g\u00e8rement. Il n&rsquo;y a pas de temp\u00eate sous ce cr\u00e2ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le banc des journalistes est provisoirement occup\u00e9 par les t\u00e9moins qui attendent leur appel. Tout le proc\u00e8s d\u00e9pend d&rsquo;eux. Bad\u00e8che a assassin\u00e9 Froger le 28 d\u00e9cembre, en plein jour, \u00e0 9 h. 30. On l&rsquo;a vu, on l&rsquo;a poursuivi. Il s&rsquo;agit de savoir si ces gens vont le reconna\u00eetre. Aucun ne l&rsquo;a vu plus d&rsquo;une seconde. Je trouve cela tr\u00e8s dramatique. Puis je m&rsquo;\u00e9tonne : \u00ab N&rsquo;a-t-on pas confront\u00e9 t\u00e9moins et accus\u00e9 \u00e0 l&rsquo;instruction ? &#8211; Non. &#8211; Comment est-ce possible ? &#8211; C&rsquo;est comme \u00e7a. &#8211; Alors pourquoi ne pas le tuer tout de suite, ce serait plus simple. \u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>On me regarde mal. J&rsquo;ai reperdu la confiance des t\u00e9moins que j&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 long \u00e0 gagner. Il m&rsquo;avait fallu de la na\u00efvet\u00e9, de l&rsquo;humilit\u00e9, des cigarettes. Rien n&rsquo;avait pris sur celui de droite : trente ans, visage dur, air de savoir o\u00f9 il allait. Celui de gauche, moins durci, plus jeune, m&rsquo;avait finalement confi\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait absolument incapable de reconna\u00eetre l&rsquo;homme, ne l&rsquo;ayant pas vu plus d&rsquo;un dixi\u00e8me de seconde. En effet, lui dis-je. Entre l&rsquo;accus\u00e9. \u00ab Le voil\u00e0 \u00bb, me dit-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre le Tribunal. Nom de l&rsquo;accus\u00e9 ? \u00ab Ali Ben Hamdi \u00bb. Profession ? demande le Pr\u00e9sident. Mon t\u00e9moin, entre les dents : \u00ab Tueur \u00e0 gages \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>COMME C&rsquo;EST HUMAIN !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit pourtant de la vie d&rsquo;un homme, f\u00fbt-il Arabe. Mais &#8211; je dois le dire &#8211; on a quelque mal \u00e0 se repr\u00e9senter que la mort est l\u00e0. L&rsquo;appareil n&rsquo;y est pas. Il r\u00e8gne l\u00e0 je ne sais quelle familiarit\u00e9, facilit\u00e9 de vivre fran\u00e7aise, macabre \u00e0 la r\u00e9flexion, l\u00e9g\u00e8re au premier regard : l&rsquo;accus\u00e9 entre pour ainsi dire dans le public (le lendemain, une heure avant le verdict, un de mes amis alg\u00e9rois voit passer dans le couloir des journalistes, des avocats, un peu de tout le monde, un Arabe se dirigeant avec aisance vers les toilettes. \u00ab Qui est-ce \u00bb, me demande-t-il. \u00ab L&rsquo;accus\u00e9 \u00bb, lui dis-je. Mon ami a failli requ\u00e9rir un si\u00e8ge). Il n&rsquo;y a pas de box des accus\u00e9s. L&rsquo;homme est assis sur une petite estrade, \u00e0 30 cm du sol. L&rsquo;effet est curieux. A une suspension, il passe devant moi, me serre la main. Je suppose qu&rsquo;il a remarqu\u00e9 que je le regardais sans haine, en homme. Aucune opposition publique. A la sortie du verdict (la mort) il me demande du feu. Je lui en offre, et quelques cigarettes qui me restaient. Les deux jeunes soldats qui l&rsquo;escortent ont un d\u00e9but de sourire. Pour un peu, je dirais que tout cela est tr\u00e8s gentil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>NUIT ET BROUILLARD<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour un peu, je dirais aussi que le Tribunal rend la justice. Ces hommes sont tr\u00e8s calmes et respectent les formes. J&rsquo;ai relu, par hasard, r\u00e9cemment dans Michelet, le proc\u00e8s de Danton, des Girondins. Il y a aussi peu de pi\u00e8ces \u00e0 convictions, mais les juges n&rsquo;expriment point de haine. Ils laissent parler l&rsquo;accus\u00e9. Ils voudraient m\u00eame le faire parler. L&rsquo;ennuyeux, c&rsquo;est que l&rsquo;accus\u00e9 ne parle pas. Arr\u00eat\u00e9 le 25 f\u00e9vrier par les parachutistes, il a tout avou\u00e9 dans la nuit m\u00eame; il a conduit lui-m\u00eame, \u00e0 l&rsquo;aube, toute la reconstitution : le tout avec une pr\u00e9cision et un luxe de d\u00e9tails hallucinants, mais \u00e0 peine d\u00e9f\u00e9r\u00e9 au juge d&rsquo;instruction, quinze jours plus tard (pourquoi ?) il a tout r\u00e9tract\u00e9, all\u00e9guant que toutes ses d\u00e9clarations lui avaient \u00e9t\u00e9 extorqu\u00e9es par la torture : eau, par un tuyau, \u00ab narines pinc\u00e9es \u00bb, \u00e9lectricit\u00e9, coups, suspension en l&rsquo;air (aucune trace \u00e9videmment de l&rsquo;eau et de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, mais des marques tr\u00e8s profondes et douloureuses aux poignets et aux chevilles). Quant \u00e0 la reconstitution, il y aurait \u00e9t\u00e9 tra\u00een\u00e9 avant le jour, au bout d&rsquo;une corde, les poignets li\u00e9s, la t\u00eate recouverte d&rsquo;une cagoule dont les ouvertures quittaient ses yeux avec les cahots et les secousses de la corde, et que ses mains li\u00e9es ne pouvaient remettre en place. Il n&rsquo;aurait rien vu.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;avoue qu&rsquo;il est possible qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 tra\u00een\u00e9 ainsi, puisqu&rsquo;il n&rsquo;a rien appris de plus aux enqu\u00eateurs que les r\u00e9cits des t\u00e9moins depuis le 28 d\u00e9cembre. Toutefois, il aurait conduit les enqu\u00eateurs \u00e0 un Caf\u00e9 Maure tr\u00e8s proche du lieu de l&rsquo;assassinat, o\u00f9 il serait all\u00e9 juste apr\u00e8s le coup d\u00e9poser son arme. Cela, les t\u00e9moins ne pouvaient pas le savoir. La visite au Caf\u00e9 Maure rel\u00e8ve donc d&rsquo;une pure et gratuite fabrication polici\u00e8re ou d&rsquo;une r\u00e9elle initiative de Bad\u00e8che.<\/p>\n\n\n\n<p>Le patron du Caf\u00e9 Maure est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Bad\u00e8che sur le banc des accus\u00e9s. On l&rsquo;a aussi tortur\u00e9. Il porte des pansements aux poignets. Il n&rsquo;a jamais rien voulu reconna\u00eetre. Son avocat nous apprendra que c&rsquo;est un \u00ab bourgeois \u00bb. Il n&rsquo;en a plus gu\u00e8re l&rsquo;apparence, \u00e9videmment. Il a 60 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait un troisi\u00e8me inculp\u00e9 : le gar\u00e7on du Caf\u00e9 Maure. Il est mort en cours d&rsquo; \u00ab instruction \u00bb. Il se portait fort bien au d\u00e9but. On parlera peu de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi, depuis deux mois, dans la prison de Barberousse &#8211; selon une information non d\u00e9mentie du \u00ab Journal d&rsquo;Alger \u00bb &#8211; cinq d\u00e9tenus dont chacun reconna\u00eet \u00eatre l&rsquo;assassin d&rsquo;Am\u00e9d\u00e9e Froger.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;interrogatoire a \u00e9t\u00e9 un parfait dialogue de sourds. Le Pr\u00e9sident a lu les interminables \u00ab aveux \u00bb comme \u00e0 plaisir. Toutes les cinq lignes, l&rsquo;interpr\u00e8te traduit. Que pense l&rsquo;accus\u00e9 ? Rien : il ne sait pas ce dont il s&rsquo;agit. C&rsquo;est un docker occasionnel qui se construisait patiemment une petite cabane de t\u00f4le et planche en un Bidonville et tous les six mois allait voir son p\u00e8re \u00e0 Bou-Saada. Il y est all\u00e9 quelques jours apr\u00e8s l&rsquo;assassinat de Froger, ce dont le Commissaire du Gouvernement exulte : \u00ab Il est all\u00e9 se cacher \u00bb (Je me souviens qu&rsquo;\u00e9tant dans le maquis de 1942 \u00e0 1944, tr\u00e8s recherch\u00e9, j&rsquo;\u00e9vitais plut\u00f4t d&rsquo;aller me \u00ab cacher \u00bb dans ma ville natale). Bad\u00e8che n&rsquo;a fait de mal \u00e0 personne et ne se conna\u00eet pas d&rsquo;autre ennemi que le garde-champ\u00eatre du Bidonville qui pr\u00e9tendait lui extorquer d&rsquo;\u00e9normes redevances pour le terrain de sa cabane de planche et t\u00f4le et qu&rsquo;il soup\u00e7onne fort de l&rsquo;avoir d\u00e9nonc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux accus\u00e9s. Curieux couple : un vieil homme, un jeune homme. Le premier a l&rsquo;air d&rsquo;un protecteur taciturne du second. On les verrait d\u00e9ambuler ensemble, l\u00e9g\u00e8rement comiques. Mais ils ne se disent rien. Ils pr\u00e9tendent ne pas se conna\u00eetre l&rsquo;un l&rsquo;autre, et chacun dit ne rien conna\u00eetre de cette affaire. Ils ne d\u00e9ambuleront pas ensemble. Ils se s\u00e9pareront, l&rsquo;un pour mourir, l&rsquo;autre pour vivre. Car le patron du Caf\u00e9 Maure est acquitt\u00e9. On a cru tous les \u00ab aveux \u00bb de Bad\u00e8che, sauf le seul qui ajoutait quelque chose \u00e0 ce qu&rsquo;on savait par les t\u00e9moins. Le vieil homme aura \u00e9t\u00e9 battu par erreur judiciaire. Son gar\u00e7on de caf\u00e9 e\u00fbt sans doute \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9 aussi. On ne sait pas o\u00f9 est son corps.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Maurice Clavel paru dans La Commune, n\u00b0 2, mai 1957, p. 10 J&rsquo;arrive \u00e0 Alger le 10 avril \u00e0 la nuit. Le lendemain matin, je me rends au Tribunal Militaire. J&rsquo;ai une grande partie de la ville \u00e0 traverser. La mer et le ciel gris ne sugg\u00e8rent pas l&rsquo;Afrique. 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