{"id":24117,"date":"2024-09-06T17:05:40","date_gmt":"2024-09-06T15:05:40","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=24117"},"modified":"2024-09-06T17:05:40","modified_gmt":"2024-09-06T15:05:40","slug":"koestler","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/09\/06\/koestler\/","title":{"rendered":"Jane Albert-Hesse : Quand Koestler se raconte. Un destin sur \u00ab\u00a0La Corde raide\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de Jane Albert-Hesse paru dans <em><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k4160666h\/f4.item\">Franc-Tireur<\/a><\/em>, 16 juillet 1953, p. 4<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"447\" height=\"676\" data-attachment-id=\"24118\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/09\/06\/koestler\/koester-la-corde-raide\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Koester-La-Corde-raide.png?fit=447%2C676&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"447,676\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Koester-La-Corde-raide\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Koester-La-Corde-raide.png?fit=198%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Koester-La-Corde-raide.png?fit=447%2C676&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Koester-La-Corde-raide.png?resize=447%2C676&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-24118\" style=\"width:365px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Koester-La-Corde-raide.png?w=447&amp;ssl=1 447w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Koester-La-Corde-raide.png?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w\" sizes=\"auto, (max-width: 447px) 100vw, 447px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong>MANES SPERBER<\/strong>, pr\u00e9sentant l&rsquo;autobiographie d&rsquo;Arthur Koestler fait remarquer que Koestler \u00ab veut comprendre sa vie comme si elle n&rsquo;\u00e9tait pas la sienne \u00bb. On ne saurait, en effet, de mani\u00e8re plus pertinente, et plus br\u00e8ve, mettre \u00e0 jour le caract\u00e8re essentiel de ce premier volume, <em>La Corde raide<\/em> (1) qui, dans le temps, se d\u00e9place de 1905 \u00e0 1931 &#8211; de la naissance \u00e0 son adh\u00e9sion au parti communiste.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>P\u00e9r\u00e9grinant \u00e0 travers sa propre vie, et se prenant lui-m\u00eame comme un personnage, Koestler y met une mani\u00e8re de f\u00e9rocit\u00e9 flegmatique qui fait de l&rsquo;adolescent ou de l&rsquo;homme un Candide sans Pangloss, et sans jardin, ni repos. Freud et le marxisme ont pass\u00e9 par l\u00e0 : aussi n&rsquo;y a-t-il rien dans le livre qui fasse figure d&rsquo;ironie voltairienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant \u00e0 y regarder d&rsquo;un peu pr\u00e8s, il est des passages o\u00f9 le traitement de l&rsquo;absurde dans le fait social, et par cons\u00e9quent le comportement \u00e9motif de l&rsquo;individu, rappelle l&rsquo;\u00e9pisode o\u00f9 les Biscayens sont fess\u00e9s en cadence, pour la plus grande gloire de Dieu, avant que d&rsquo;\u00eatre pendus. Il y a quelque deux si\u00e8cles, le r\u00e9volt\u00e9 pouvait toujours tirer \u00e0 lui le mol oreiller du doute, qui \u00e9tait encore de bon usage, et trouver dans les \u00e9troites limites de sa propre vie &#8211; ou de sa propre terre &#8211; r\u00e9paration de sa candeur. Il en va tout autrement aujourd&rsquo;hui, et ce n&rsquo;est pas par hasard que le livre de Koestler s&rsquo;ach\u00e8ve sur ces lignes : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab Quand on est destin\u00e9 \u00e0 demeurer vagabond et un fugitif sur la terre, mieux vaut le savoir et l&rsquo;accepter \u00bb.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong>VAGABOND<\/strong> et fugitif par choix, certes, mais par choix moral, et non esth\u00e9tique. Ici, le personnage en cause &#8211; Koestler lui-m\u00eame &#8211; est le personnage \u00e0 la merci de son temps. Non passif et ballott\u00e9, mais combattant.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;originalit\u00e9 de l&rsquo;entreprise tient \u00e0 ce que l&rsquo;auteur au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;il dresse un tableau de l&rsquo;\u00e9poque, et qu&rsquo;il se repr\u00e9sente dans l&rsquo;\u00e9poque, abat son jeu. Il ne d\u00e9guise ni ne truque. Pas plus ses intentions que le mat\u00e9riel dont il dispose. Qui voudrait trouver ici des exercices de prestidigitation po\u00e9tique serait d\u00e9\u00e7u.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res pages, Koestler d\u00e9finit le mobile de toute autobiographie. Il est double, selon lui : \u00ab l&rsquo;instinct du chronique \u00bb d&rsquo;une part ; \u00ab le motif de l&rsquo;Ecce Homo \u00bb d&rsquo;autre part. Il va sans dire que ces deux aspects, que l&rsquo;analyse met brutalement en lumi\u00e8re, ne cessent de se r\u00e9fl\u00e9chir, et de la plus subtile mani\u00e8re. En d\u00e9pit du bon nombre de passages confidentiels &#8211; qui ont trait au caract\u00e8re propre de l&rsquo;homme, timide et agressif, hant\u00e9 par un sentiment tenace de culpabilit\u00e9, et farouchement r\u00e9solu \u00e0 se tirer lui-m\u00eame de l&rsquo;angoisse et de la d\u00e9tresse qui l&rsquo;habitent &#8211; \u00ab l&rsquo;instinct du chronique \u00bb l&#8217;emporte. Encore faudrait-il pr\u00e9ciser.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 Hongrois, Koestler est encore un enfant au moment de la chute de l&#8217;empire, de la commune de Bela Kun et de l&rsquo;av\u00e8nement du r\u00e9gime Horthy ; sauf en ce qui concerne le d\u00e9fil\u00e9 du 1er mai, \u00e0 Budapest, et une conf\u00e9rence dans un cercle ouvrier, l&rsquo;\u00e9poque ne para\u00eet pas laisser sur lui des traces particuli\u00e8rement profondes, encore qu&rsquo;il note devoir son premier \u00e9veil politique \u00e0 la <em>Marche Fun\u00e8bre<\/em>, de Chopin, lors des c\u00e9r\u00e9monies officielles de la Commune.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong>L&rsquo;ESSENTIEL<\/strong> de sa formation vient de l&rsquo;int\u00e9rieur et non de l&rsquo;ext\u00e9rieur. Esprit scientifique pr\u00e9cocement d\u00e9velopp\u00e9, avide d&rsquo;explication rationnelle, il passe ses premi\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;adolescence dans une qu\u00eate passionn\u00e9e de certitudes qui font de lui bien plus un enfant du XIXe si\u00e8cle que du XXe. Etudiant \u00e0 Vienne \u00e0 l&rsquo;Ecole Polytechnique, il entre dans une association sioniste. N\u00e9 Juif, mais dans un milieu totalement la\u00efque et assimil\u00e9, le juda\u00efsme ne signifie pour lui ni une tradition, ni une culture, ni une religion, encore moins un sentiment d&rsquo;appartenance ethnique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sionisme est, chez le jeune Koestler, la premi\u00e8re manifestation d&rsquo;une revendication totale de l&rsquo;individu \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la dignit\u00e9, dans cette Europe centrale infect\u00e9e d&rsquo;antis\u00e9mitisme. Les \u00e9tudiants juifs de Vienne mettaient un point d&rsquo;honneur \u00e0 boire et \u00e0 se battre en duel plus fr\u00e9n\u00e9tiquement que les \u00ab aryens \u00bb qui voyaient dans ces activit\u00e9s le privil\u00e8ge d&rsquo;une race sup\u00e9rieure. Au dernier semestre de ses \u00e9tudes, Koestler br\u00fble son livret universitaire et part pour la Palestine dans une colonie de pionniers. Mais la mystique de la Terre Promise se r\u00e9v\u00e9lera un peu \u00e9troite \u00e0 son gr\u00e9 : ne d\u00e9friche pas qui veut. La b\u00eache symbolique qui hantait les r\u00eaves d&rsquo;enfant du jeune bourgeois de Budapest est un outil difficile.<\/p>\n\n\n\n<p>Koestler m\u00e8nera en Palestine une vie pr\u00e9caire, tour \u00e0 tour architecte et marchand de limonades. Et c&rsquo;est par ce bizarre d\u00e9tour qu&rsquo;il devient journaliste, bient\u00f4t correspondant de Ullstein \u00e0 J\u00e9rusalem puis \u00e0 Paris. De son long s\u00e9jour au Moyen-Orient, il gardera des exp\u00e9riences nourrici\u00e8res. A Paris &#8211; il a alors vingt-cinq ans -, il acquiert un m\u00e9tier remarquable, dans les divers services de Ullstein. Ann\u00e9es de succ\u00e8s qui resteront cependant des ann\u00e9es en friche.<\/p>\n\n\n\n<p>La grande affaire commence lors de son retour \u00e0 Berlin en septembre 1930, lors de l&rsquo;\u00e9croulement de la R\u00e9publique de Weimar. Ici se place un chapitre intitul\u00e9 \u00ab La recherche de Marx \u00bb, o\u00f9 Koestler explique, avec plus de nuances qu&rsquo;il ne l&rsquo;avait fait dans le <em>Dieu des T\u00e9n\u00e8bres<\/em> la \u00ab psychologie de la conversion \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la d\u00e9cr\u00e9pitude du vieux lib\u00e9ralisme, et dans ses trahisons, et devant la mont\u00e9e de la nouvelle barbarie, le jeune Koestler effectue le trajet qu&rsquo;il qualifie lui-m\u00eame de \u00ab presque conventionnel \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque \u00bb. La voie de la r\u00e9volte en l&rsquo;occurrence est celle-l\u00e0 m\u00eame de la foi. \u00ab L&rsquo;indignation chronique \u00bb qui avait caract\u00e9ris\u00e9 le jeune Koestler ne saurait lui en ouvrir d&rsquo;autres : il note lui-m\u00eame que si son \u00e9volution vers le communisme fut graduelle, l&rsquo;adh\u00e9sion fut soudaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong>SI<\/strong> Arthur Koestler s&rsquo;est refus\u00e9 \u00e0 ouvrir les sachets de lavande et les armoires de sa grand-m\u00e8re, comme il dit, dans un refus cat\u00e9gorique de complaisance et d&rsquo;attendrissement sur soi, il apporte \u00e0 la relation de cette sourde \u00e9volution, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9clatement final, beaucoup de d\u00e9licatesse, et lance quelques coups de sonde, d&rsquo;ailleurs r\u00e9v\u00e9lateurs chez un \u00e9crivain peu suspect de sympathie pour les confessions n\u00e9buleuses : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab Quand les calamit\u00e9s majeures et mineures se pr\u00e9cipitent dans un court espace de temps, elles semblent exprimer un avertissement symbolique, comme si quelque puissance muette vous tirait par la manche. A vous alors de d\u00e9chiffrer le sens de ce message d\u00e9cousu \u2026 Ce n&rsquo;est pas l\u00e0 une superstition tout \u00e0 fait na\u00efve, si l&rsquo;on veut bien admettre que de telles s\u00e9ries sont souvent produites par des man\u0153uvres du subconscient et que l&rsquo;avertissement a pu \u00eatre envoy\u00e9 par ce quelqu&rsquo;un en moi qui est plus moi-m\u00eame que moi. \u00bb <\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>(Cette derni\u00e8re expression est, on le sait, emprunt\u00e9e \u00e0 Rousseau.)<\/p>\n\n\n\n<p>Tel est donc ce premier volume : le duel de la raison et de la foi s&rsquo;ach\u00e8ve sur le triomphe de la foi. Et la foi elle-m\u00eame y appara\u00eet comme le dernier recours \u00e0 la puret\u00e9 dans un monde pourri et d\u00e9grad\u00e9. Certes Koestler ne justifie point les faiblesses qu&rsquo;encore cependant elle recouvre : confort intellectuel trouv\u00e9 dans un \u00ab syst\u00e8me clos \u00bb (en l&rsquo;occurrence le marxisme), s\u00e9duction religieuse o\u00f9 rien ne manque, ni les rites, ni les martyrs, ni le go\u00fbt de la pers\u00e9cution. Mais l&rsquo;homme et le chroniqueur s&rsquo;accordent, aux termes de longs d\u00e9tours (o\u00f9 l&rsquo;on rencontre tour \u00e0 tour la \u00ab m\u00e9lancolie de J\u00e9rusalem \u00bb, l&rsquo;\u00e9mir Fay\u00e7al et le \u00ab mythe de l&rsquo;unit\u00e9 arabe \u00bb et le voyage du Zeppelin au P\u00f4le Nord) : ce livre est l&rsquo;histoire d&rsquo;une mis\u00e8re spirituelle. Beaucoup d&rsquo;hommes de ce temps l&rsquo;eurent en partage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Jane ALBERT-HESSE.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) Arthur Koestler : <em>La Corde Raide<\/em>, Calmann-L\u00e9vy, \u00e9diteur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Jane Albert-Hesse paru dans Franc-Tireur, 16 juillet 1953, p. 4 MANES SPERBER, pr\u00e9sentant l&rsquo;autobiographie d&rsquo;Arthur Koestler fait remarquer que Koestler \u00ab veut comprendre sa vie comme si elle n&rsquo;\u00e9tait pas la sienne \u00bb. 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