{"id":26542,"date":"2025-07-20T11:48:48","date_gmt":"2025-07-20T09:48:48","guid":{"rendered":"https:\/\/sinedjib.com\/?p=26542"},"modified":"2025-07-20T11:48:48","modified_gmt":"2025-07-20T09:48:48","slug":"hughes-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2025\/07\/20\/hughes-4\/","title":{"rendered":"Georges-Albert Astre : Langston Hughes, porte-parole et po\u00e8te de la \u00ab\u00a0r\u00e9volution noire\u00a0\u00bb aux Etats-Unis"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de Georges-Albert Astre paru dans <em><a href=\"https:\/\/archives.mrap.fr\/mediawiki\/images\/d\/da\/Dl65_239opt.pdf\">Droit et Libert\u00e9<\/a><\/em>, n\u00b0 239, 15 janvier &#8211; 15 f\u00e9vrier 1965, p. 12 et 11<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"521\" height=\"541\" data-attachment-id=\"26543\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2025\/07\/20\/hughes-4\/langston-hughes\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Langston-Hughes.jpg?fit=521%2C541&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"521,541\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Langston Hughes\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Langston-Hughes.jpg?fit=289%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Langston-Hughes.jpg?fit=521%2C541&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Langston-Hughes.jpg?resize=521%2C541&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-26543\" style=\"width:439px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Langston-Hughes.jpg?w=521&amp;ssl=1 521w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Langston-Hughes.jpg?resize=289%2C300&amp;ssl=1 289w\" sizes=\"auto, (max-width: 521px) 100vw, 521px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">A New York, en juillet dernier, il n&rsquo;y avait vraiment qu&rsquo;un probl\u00e8me, pour l&rsquo;homme de la rue comme pour le businessman, pour le reporter comme pour le policier qui paradait pr\u00e8s de Time Square sur son cheval bien lustr\u00e9, et c&rsquo;\u00e9tait, justement, cette R\u00e9volution Noire, dont on admettait depuis trois ans l&rsquo;existence et qui, soudain, dominait par ses clameurs toutes les autres voix, faisait passer au second plan jusqu&rsquo;aux pr\u00e9occupations \u00e9lectorales \u2026 Au-del\u00e0 de la 110e rue, vers Harlem, et aussi vers Brooklyn, des centaines de milliers de \u00ab n\u00e8gres \u00bb s&rsquo;insurgeaient contre leur condition, contre le ch\u00f4mage o\u00f9 ils \u00e9taient r\u00e9duits contre toutes les formes plus ou moins hypocrites de discrimination que le \u00ab Nord \u00bb avait imagin\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>C&rsquo;est alors que j&rsquo;ai rencontr\u00e9 Langston Hughes, \u00ab\u00a0couvrant\u00a0\u00bb jour et nuit pour le <em>New York Post<\/em> ces \u00e9v\u00e8nements sanglants, cette r\u00e9bellion, que les bureaucrates de bonne volont\u00e9, qui \u00e9tudiaient, statistiques en main, la \u00ab\u00a0question noire\u00a0\u00bb dans leurs buildings tout neufs n&rsquo;avaient pas pr\u00e9vue. (C&rsquo;\u00e9tait vrai, d&rsquo;ailleurs, que Washington, au m\u00eame moment, se pr\u00e9occupait des noirs ; mais, essentiellement, de ceux qui, dans l&rsquo;Alabama ou le Mississipi, se d\u00e9fendaient contre le racisme du gouverneur Wallace, du Ku Klux Klan et des membres de la John Birch Society \u2026 )<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HARLEM, SA PATRIE \u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous parl\u00e2mes donc surtout de Harlem, Hughes et moi, parce que Harlem \u00e9tait, pour ainsi dire, sa patrie depuis 40 ans, et qu&rsquo;il en connaissait toutes les souffrances, toutes les passions. Mais il fut question, aussi, de po\u00e9sie &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire de l&rsquo;\u0153uvre impressionnante de Langston Hughes &#8211; de ses projets en ce domaine, de sa prochaine visite \u00e0 ce Paris qu&rsquo;il habita, jadis, avant que ses po\u00e8mes l&rsquo;eussent rendu c\u00e9l\u00e8bre.<\/p>\n\n\n\n<p>Et parce que le combat des noirs am\u00e9ricains n&rsquo;est aucunement termin\u00e9, parce que cette semaine la presse nous apprend que les assassins du Mississipi vont \u00eatre mis en libert\u00e9, il est naturel d&rsquo;\u00e9voquer le \u00ab message \u00bb de Hughes, sa double importance &#8211; je veux dire son combat contre le racisme, son entreprise litt\u00e9raire.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment dissocier, au demeurant ? Puisque l&rsquo;\u0153uvre enti\u00e8re r\u00e9sulte d&rsquo;un engagement sans r\u00e9ticence, et que l&rsquo;inspiration vient du g\u00e9nie de ce peuple, de cette race, dont le po\u00e8te est issu. Titulaire aujourd&rsquo;hui de distinctions nombreuses, honor\u00e9 en de multiples pays, Hughes n&rsquo;a rien perdu de cette fid\u00e9lit\u00e9 exemplaire qui l&rsquo;attache au sort de \u00ab son \u00bb peuple. Quand il fait para\u00eetre, en 1962, <em>Fight for Freedom<\/em>, qui est l&rsquo;histoire de cette N.A.A.C.P. dont il est un des principaux leaders, il ne fait qu&rsquo;exprimer les revendications, les protestations qui figurent d\u00e9j\u00e0 dans ces <em>Weary Blues<\/em> de 1926 \u2026 Il continue de rappeler aux hommes blancs d&rsquo;Am\u00e9rique ces promesses de justice et d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 qui, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, les engagent &#8211; parce qu&rsquo;elles fondent toute la Constitution des Etats-Unis.<\/p>\n\n\n\n<p>A 62 ans, Langston Hughes n&rsquo;oublie rien de ses premi\u00e8res exp\u00e9riences, de ses ascendances &#8211; qui le mirent, si l&rsquo;on peut dire, en situation \u00ab\u00a0privil\u00e9gi\u00e9e\u00a0\u00bb pour percevoir le scandale, et engager la lutte. Comment d&rsquo;ailleurs oublierait-il, lui qui naquit dans le Missouri d&rsquo;un p\u00e8re \u00e0 ce point r\u00e9volt\u00e9 par l&rsquo;oppression raciste qu&rsquo;il pr\u00e9f\u00e9ra s&rsquo;exiler au Mexique pour trouver des conditions de vie tol\u00e9rables ; d&rsquo;une m\u00e8re qui, en d\u00e9pit d&rsquo;une haute culture, fut contrainte de faire des m\u00e9nages afin, simplement de vivre ? Toutes les races, aussi bien, se m\u00ealent en ses anc\u00eatres : indienne, noire, blanche ; le sang Cherokee, du cote maternel et, de par son p\u00e8re, quelque h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 juive. Mais l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment pr\u00e9dominant demeure l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment \u00ab\u00a0n\u00e8gre\u00a0\u00bb ; et cela, aux Etats-Unis, fait de lui un \u00ab\u00a0homme de couleur\u00a0\u00bb, ou, simplement, plus p\u00e9jorativement encore, un \u00ab\u00a0nigger\u00a0\u00bb \u2026 <\/p>\n\n\n\n<p>Or, il refuse au seuil de l&rsquo;adolescence la solution paternelle de l&rsquo;exil. C&rsquo;est \u00e0 Harlem qu&rsquo;il d\u00e9cide de vivre, quand il s&rsquo;inscrit \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Columbia ; et c&rsquo;est \u00e0 <em>The Crisis<\/em>, la grande revue noire, qu&rsquo;il donne ses premiers po\u00e8mes : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai connu des fleuves, j&rsquo;ai connu des fleuves vieux comme le monde et plus anciens que le sang qui coule dans les veines des hommes \u2026\u00a0\u00bb (<em>Le Noir parle des Fleuves<\/em>.) C&rsquo;est vers l&rsquo;Afrique noire, \u00e0 21 ans, qu&rsquo;il fait son premier grand voyage, pour retrouver les origines. Ce sont ses fr\u00e8res de race qu&rsquo;il fr\u00e9quentera \u00e0 Paris, de pr\u00e9f\u00e9rence, quand il s&rsquo;y retrouvera plongeur de restaurant et gar\u00e7on de caf\u00e9 (quel que soit le prix qu&rsquo;il attaque, aussi, \u00e0 ses amiti\u00e9s blanches).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>PRENEZ UNE CHAMBRE AU WALDORF \u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La grande protestation lyrique du peuple noir, qui s&rsquo;exprime entre autres a cette \u00e9poque dans les vers de Countee Cullen, et dans les chants du jazz, il la fait aussit\u00f4t sienne. Hughes joue donc son r\u00f4le dans cette <em>Renaissance<\/em> spectaculaire, qui apporta aussi aux hommes blancs \u2026 Et parce qu&rsquo;il est, n\u00e9anmoins, profond\u00e9ment sensible au message originel de la D\u00e9mocratie am\u00e9ricaine, il prend pour ma\u00eetres, outre Dunbar (le grand po\u00e8te noir du XIXe si\u00e8cle) Walt Whitman et, surtout Sandburg (\u00ab\u00a0My guiding Star\u00a0\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le romantisme des chants profonds, l&rsquo;incantation m\u00eame des \u00ab\u00a0blues\u00a0\u00bb qu&rsquo;il sait faire entendre mieux que quiconque, ne lui suffisent pas. D\u00e8s son retour aux Etats-Unis, il s&rsquo;engage donc dans la lutte de la N.A.A.C.P., va \u00e0 la rencontre, \u00e0 la d\u00e9couverte, du prol\u00e9tariat rural du Sud. Rejetant le grand r\u00eave, mythique encore, d&rsquo;un continent noir libre et triomphant, il se fait le porte-parole des foules de Harlem ou des Sharecroppers du Sud, le po\u00e8te des masses <em>n\u00e8gres<\/em> avec lesquelles il s&rsquo;identifie.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est ce refus de toute facilit\u00e9 morale, de toutes les tentations du succ\u00e8s &#8211; ce succ\u00e8s qui neutralise la r\u00e9volte &#8211; qui fait la grandeur de Langston Hughes : capable d&rsquo;une compl\u00e8te lucidit\u00e9, hors de toute illusion, et h\u00e9ritier d&rsquo;ailleurs de la longue tradition d&rsquo;humour de son peuple, il garde vivaces en lui, lors m\u00eame qu&rsquo;il les dissimule sous le plus affable sourire, les puissances salutaires de l&rsquo;indignation et de la col\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Car il peut \u00eatre f\u00e9roce, Hughes, quand l&rsquo;injustice rev\u00eat son plus hideux visage ; capable, par exemple, quand une crise \u00e9conomique du capitalisme condamne au ch\u00f4mage et \u00e0 la mis\u00e8re des millions d&rsquo;\u00eatres, d&rsquo;inciter les frustr\u00e9s, les victimes \u00e9ternelles, les sans-logis, \u00e0 venir d\u00eener et coucher au Waldorf Astoria nouvellement b\u00e2ti (c&rsquo;\u00e9tait dans les ann\u00e9es 30) : \u00ab\u00a0Prenez une chambre au nouveau Wardorf, vous les parias, qui dormez dans les refuges de la charit\u00e9 \u2026 D\u00e9jeunez-l\u00e0, cet apr\u00e8s-midi, vous, tous les ch\u00f4meurs. Pourquoi pas ?\u00a0\u00bb Il peut encore, comme l&rsquo;\u00e9t\u00e9 pass\u00e9, rappeler aux hommes blancs \u00e9pris de leur confort et de leur tranquillit\u00e9, qu&rsquo;un jour peut-\u00eatre le chien enrag\u00e9 qui hurle dans Harlem fera irruption au beau milieu de leur luxe et de leurs \u00e9go\u00efsmes. Il peut m\u00eame, et il l&rsquo;a fait, rappeler \u00e0 la bourgeoisie noire, quelque peu coup\u00e9e des simples n\u00e8gres, qu&rsquo;elle est dans une certaine mesure coupable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TOUTES LES PROMESSES \u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup, enfin, lui pardonnent mal d&rsquo;avoir en toute son \u0153uvre, en toute sa vie, mis si souvent en \u00e9vidence le lien qui unit les haines raciales \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat le plus sordide, \u00e0 toutes les attitudes antid\u00e9mocratiques, \u00e0 toutes les formes du fascisme et de l&rsquo;exploitation \u2026 D&rsquo;aucuns, parmi ses meilleurs commentateurs, s&rsquo;obstinent ainsi \u00e0 d\u00e9couvrir en ses livres quelque dualit\u00e9 : un \u00e9l\u00e9ment \u00ab naturaliste \u00bb ext\u00e9rioris\u00e9, symbolis\u00e9 par le <em>blues<\/em>, une critique plus ou moins marxiste de la soci\u00e9t\u00e9 environnante. Mais, en v\u00e9rit\u00e9, rien ne ressemble \u00e0 une telle dissociation chez Hughes. Il l&rsquo;a dit \u00e0 <em>The Crisis<\/em> en 1950 : l&rsquo;objectif majeur de son \u0153uvre a toujours \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0d&rsquo;interpr\u00e9ter et de commenter la vie n\u00e8gre, et ses rapports avec le probl\u00e8me de la d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est pourquoi po\u00e9sie et action ne font qu&rsquo;un : Hughes a particip\u00e9, du reste, \u00e0 toutes les actions entreprises pour d\u00e9fendre cette d\u00e9mocratie, en effet indispensable \u00e0 quiconque veut en finir avec le racisme. Il fut de tous les grands combats contre le fascisme, aux c\u00f4t\u00e9s des intellectuels les plus engag\u00e9s ; et fut m\u00eame bless\u00e9 pendant la guerre d&rsquo;Espagne qu&rsquo;il suivait comme correspondant de guerre. Li\u00e9 au r\u00e9el, reporter autant que po\u00e8te (car le po\u00e8me nait de la r\u00e9alit\u00e9 m\u00eame), voyageur passionn\u00e9 et solidaire de tous les opprim\u00e9s du monde, l&rsquo;auteur de <em>Fight for Freedom<\/em> pense que la litt\u00e9rature ne se justifie qu&rsquo;au prix de telles participations.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;o\u00f9 vient cette constance &#8211; cette unit\u00e9. Depuis <em>The weary Blues<\/em>, en 1936, \u00e0 <em>Ask your Mamma<\/em>, qui est de 1961, en passant par <em>Fine Clothes to the Jew<\/em>, <em>Shakespeare in Harlem<\/em>, <em>Fields of wonder<\/em>, <em>Montage of a Dream deferred<\/em>, qu&rsquo;il se soit inspir\u00e9 de tel ou tel folklore noir ou de tels rythmes de jazz, Langston Hughes n&rsquo;a cess\u00e9 de lancer le m\u00eame message. \u00ab\u00a0Nous demandons tout ce dont on nous a parl\u00e9 dans tous les discours du 4 juillet. Ne le dites pas, car on pourrait vous d\u00e9clarer subversif : nous voulons la libert\u00e9\u00a0\u00bb. Telle est la conclusion de son histoire des luttes de la N.A.A.C.P.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela lui a valu quelques ennuis, assur\u00e9ment, notamment avec les commissions tr\u00e8s sp\u00e9ciales d&rsquo;une certaine \u00e9poque. Mais il n&rsquo;est pas question pour lui d&rsquo;abandonner ces Etats-Unis, qui sont sa nation : il demeure convaincu qu&rsquo;un jour seront tenues toutes les promesses am\u00e9ricaines et, jusque l\u00e0 il y a ces fr\u00e8res, qu&rsquo;on ne peut trahir.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ici au bord de l&rsquo;enfer<br>Se tient Harlem<br>Qui se souvient des \u00e9ternels mensonges,<br>Des \u00e9ternels coups de pied au derri\u00e8re,<br>De l&rsquo;\u00e9ternel \u00ab\u00a0soyez patients !\u00a0\u00bb<br>Qu&rsquo;on nous a dit si souvent \u2026 \u00bb (1)<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est pour cela, oui, qu&rsquo;en cet hiver 1964, apr\u00e8s un bref p\u00e9riple europ\u00e9en, Langston Hughes, grand \u00e9crivain noir, a regagn\u00e9 Harlem.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Georges-Albert ASTRE.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) Traduit par Fran\u00e7ois Dodat, dans le beau livre qu&rsquo;il vient de consacrer \u00e0 Hughes (Ed. Seghers).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Georges-Albert Astre paru dans Droit et Libert\u00e9, n\u00b0 239, 15 janvier &#8211; 15 f\u00e9vrier 1965, p. 12 et 11 A New York, en juillet dernier, il n&rsquo;y avait vraiment qu&rsquo;un probl\u00e8me, pour l&rsquo;homme de la rue comme pour le businessman, pour le reporter comme pour le policier qui paradait pr\u00e8s de Time Square [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[45,5581,407,457,5797,4656,5582],"class_list":["post-26542","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-45","tag-droit-et-liberte","tag-etats-unis","tag-france","tag-georges-albert-astre","tag-langston-hughes","tag-mouvement-contre-le-racisme-et-pour-lamitie-entre-les-peuples"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-6U6","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":14901,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/12\/01\/question-noire-probleme-blanc\/","url_meta":{"origin":26542,"position":0},"title":"Question noire, probl\u00e8me blanc","author":"SiNedjib","date":"01\/12\/2021","format":false,"excerpt":"Mon dernier article intitul\u00e9 \"Question noire, probl\u00e8me blanc\" vient de para\u00eetre dans Le Monde diplomatique (d\u00e9cembre 2021, p. 26). 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