{"id":3823,"date":"2018-08-10T21:37:19","date_gmt":"2018-08-10T19:37:19","guid":{"rendered":"http:\/\/sinedjib.com\/?p=3823"},"modified":"2025-07-23T09:35:59","modified_gmt":"2025-07-23T07:35:59","slug":"camus-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2018\/08\/10\/camus-2\/","title":{"rendered":"Louis Mercier : Albert Camus, un copain"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article de <a href=\"https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article155043\">Louis Mercier<\/a> paru anonymement dans <a href=\"http:\/\/archivesautonomies.org\/IMG\/pdf\/syndrev\/revolutionproletarienne\/serieap1947\/larevolutionproletarienne-n121.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne<\/em><\/a>, n\u00b0 121, novembre 1957, p. 1-2<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"206\" height=\"300\" data-attachment-id=\"3824\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2018\/08\/10\/camus-2\/la-revolution-proletarienne-novembre-1957-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957.png?fit=389%2C567&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"389,567\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne novembre 1957\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957.png?fit=389%2C567&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957-206x300.png?resize=206%2C300\" alt=\"\" class=\"wp-image-3824\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957.png?resize=206%2C300&amp;ssl=1 206w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957.png?w=389&amp;ssl=1 389w\" sizes=\"auto, (max-width: 206px) 100vw, 206px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<div>L&rsquo;id\u00e9e ne nous \u00e9tait pas venue de parler d&rsquo;Albert Camus \u00e0 l&rsquo;occasion du Prix Nobel. Certes, semblable distinction nous r\u00e9jouit, parce qu&rsquo;il est toujours agr\u00e9able de voir un jury d&rsquo;intellectuels reconna\u00eetre le talent l\u00e0 o\u00f9 il existe, saluer une conscience authentique, r\u00e9compenser un homme qui a su tracer sa voie \u00e0 lui seul sans jamais proclamer qu&rsquo;elle f\u00fbt g\u00e9niale. Mais la \u00ab\u00a0R.P.\u00a0\u00bb n&rsquo;avait pas la pr\u00e9tention de confirmer ou de critiquer l&rsquo;attribution d&rsquo;une distinction \u00e0 la fois litt\u00e9raire et morale. Apr\u00e8s les flashes des photographes, apr\u00e8s les grandes interviews, apr\u00e8s les monceaux de t\u00e9l\u00e9grammes de f\u00e9licitations au laur\u00e9at, nous pensons pouvoir un jour serrer la main de Camus avec un peu plus de solennit\u00e9 peut-\u00eatre, \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une rencontre.<\/div>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<div>&nbsp;<\/div>\n\n\n\n<div>Si nous nous h\u00e2tons de le f\u00e9liciter ici, c&rsquo;est que nous reniflons une odeur de cabale dans l&rsquo;atmosph\u00e8re d&rsquo;un certain Paris. Oh ! ce n&rsquo;est certes pas l&rsquo;annonce d&rsquo;une grande bataille : il faudrait pour cela qu&rsquo;il y ait en face autre chose que des mesquins ; une affaire de r\u00e8glement de comptes plut\u00f4t.<\/div>\n\n\n\n<div>\n<div>Dans la plupart des journaux litt\u00e9raires et tout au long des chroniques, les critiques s&rsquo;escriment depuis plusieurs semaines \u00e0 faire d&rsquo;Albert Camus un ruminant de principes, un pisse-froid solennel, un d\u00e9bitant de majuscules que les Su\u00e9dois auraient choisi parce qu&rsquo;il serait \u00e0 la fois pontifiant et inoffensif. Et certaines de ces bonnes \u00e2mes vont jusqu&rsquo;\u00e0 dire que le nouveau Prix Nobel a choisi un socialisme facile, celui qui n&rsquo;entra\u00eene aucun risque et procure des dividendes.<\/div>\n<div>Et quand leur laborieuse recherche de la vacherie n&rsquo;aboutit pas, ils soulignent alors leurs textes de dessins ou de photomontages. Le lecteur a ainsi un Camus membre de l&rsquo;Arm\u00e9e du Salut ou terroriste en cache-col. C&rsquo;est, semble-t-il, le fin du fin de l&rsquo;analyse litt\u00e9raire.<\/div>\n<div>Albert Camus est, en effet, impardonnable. II ne joue pas le jeu des clans, il ne participe \u00e0 aucune combine, il vit en dehors des \u00ab\u00a0\u00e9coles\u00a0\u00bb et autres bandes de d\u00e9brouillards. Il ne qualifie pas de chef-d&rsquo;\u0153uvre le roman du petit camarade et n&rsquo;\u00e9reinte pas avec cruaut\u00e9 le livre du concurrent. En un mot, il ne sait ni ne veut vivre sordidement, \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt de la pige m\u00e9got\u00e9e et de la gloire traficot\u00e9e. Et le voil\u00e0 qui trouve un public, en France et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, que \u00ab\u00a0La Peste\u00a0\u00bb se vend \u00e0 400.000 exemplaires, que ses essais philosophiques sont traduits en japonais et en iranien, en espagnol et en arabe. Et le voil\u00e0 Prix Nobel \u00e0 quarante-quatre ans. De quoi faire crever de rage ses juges dont le premier doit sa renomm\u00e9e \u00e0 \u00ab\u00a0Caroline ch\u00e9rie\u00a0\u00bb ce qui lui donne le droit \u00e9vident de trancher en mati\u00e8re de style, de ton et&nbsp;de socialisme.<\/div>\n<div>Condamn\u00e9 par les litt\u00e9rateurs de droite, Camus est \u00e9videmment d\u00e9daign\u00e9, vilipend\u00e9, attaqu\u00e9 par les intellectuels de gauche. Curieuse co\u00efncidence que celle de la pens\u00e9e r\u00e9actionnaire classique et du raisonnement totalitaire moderne se retrouvant pour \u00e9carter, sous des pr\u00e9textes multiples mais qui se ram\u00e8nent tous \u00e0 l&rsquo;impossibilit\u00e9 de classer l&rsquo;homme dans un syst\u00e8me, un g\u00eaneur de taille, un penseur qui ne marche pas au pas, un chercheur qui ne se contente pas des articles de confection.<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div>\n<div>Ce que les staliniens, les post-staliniens et leurs suiveurs ne pardonnent pas \u00e0 Camus, c&rsquo;est de ne pas se contenter d un syst\u00e8me, mais de le v\u00e9rifier au feu des \u00e9v\u00e9nements et de le ramener ou niveau des individus, c est de faire de l&rsquo;exp\u00e9rience une m\u00e9thode. Pour les pseudo-scientifiques des dogmes dictatoriaux &#8211; gauche et droite confondues &#8211; Camus devient remords, parce que constant dans sa volont\u00e9 de conna\u00eetre, de comprendre et de tenter, toujours en fonction de l&rsquo;homme.<\/div>\n<div>Albert Camus ne choisit pas la solitude ; ce sont les pharisiens de toutes les \u00e9glises et de tout les chapelles qui la lui imposent. Et par un ph\u00e9nom\u00e8ne de retour qui ne peut stup\u00e9fier que les esprit \u00e9troits, sa popularit\u00e9 s&rsquo;enracine, se multiplie et se d\u00e9veloppe par solidarit\u00e9 retrouv\u00e9e avec tous ceux qui, \u00e0 t\u00e2tons, par des cheminements multiples, d\u00e9couvrent les probl\u00e8mes essentiels et se retrouvent identiquement seuls, et solidaires.<\/div>\n<div>Aucun des aboyeurs n&rsquo;a eu la correction de saluer en Camus un \u00e9crivain dont certaines pages resteront bien apr\u00e8s les modes ou les pol\u00e9miques, bien apr\u00e8s les prix et les cons\u00e9crations. Mais outre sa pens\u00e9e originale, son sens de l&rsquo;humain, ses dons de conteur et son art de la forme, ce qui nous attire chez Albert Camus, c&rsquo;est sa fa\u00e7on et sa qualit\u00e9 de \u00ab\u00a0compagnon\u00a0\u00bb \u00e9crivain, d&rsquo; \u00ab\u00a0ouvrier\u00a0\u00bb qui s&rsquo;est form\u00e9 \u00e0 diverses \u00e9coles et a su d\u00e9passer ses ma\u00eetres en cr\u00e9ant un style qui lui est propre, ce qui est la marque et la cons\u00e9cration du m\u00e9tier. Nous sentons en Camus un auteur qui \u0153uvre, qui respecte le lecteur et ne se tol\u00e8re aucune facilit\u00e9. Peut-\u00eatre faut-il rechercher l&rsquo;origine &#8211; en tout cas la pratique &#8211; de cette discipline dans le fait que Camus a \u00e9t\u00e9 longtemps malade, qu&rsquo;il a d\u00fb lutter pour vaincre et sa maladie et lui-m\u00eame. Les protestants du corps existent comme les protestants de la pens\u00e9e. Ils se distinguent par un dur et continuel effort. Camus, sans rien sacrifier de sa pens\u00e9e, veut que le lecteur la comprenne. Peu d&rsquo;essayistes, peu de philosophes, peu de romanciers contemporains s&rsquo;en soucient, si bien que les charabias dont nous sommes gratifi\u00e9s nous sont pr\u00e9sent\u00e9s avec garantie de profondeur. L&rsquo;ennui c&rsquo;est que certaines subtilit\u00e9s d&rsquo;\u00e9crivain ne peuvent pas toujours \u00eatre distingu\u00e9es des erreurs typographiques.<\/div>\n<div>Ce m\u00eame souci du travail bien fait, nous le retrouvons dans l&rsquo;activit\u00e9 de Camus au th\u00e9\u00e2tre, que ce soit comme auteur, comme adaptateur ou comme metteur en sc\u00e8ne. Nous parierions m\u00eame que Camus, quand il parle en public, lui qui d\u00e9teste les monologues devant la foule, effectue un travail identique pour dire ce qu&rsquo;il pense et se faire entendre. D&rsquo;o\u00f9 cette absence totale d&rsquo;effets oratoires, et, pourtant, cette communaut\u00e9 quasi imm\u00e9diate entre l&rsquo;orateur et l&rsquo;auditoire.<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div>\n<div>Ceci dit, reste ce qui, pour nous, est l&rsquo;essentiel. Camus est un homme de vie, donc de contradictions, susceptible d&rsquo;erreur ou de faiblesse. Il est proche de ceux qui vivent, se trompent et s&rsquo;arr\u00eatent parfois pour souffler. Il le sait et il le dit. Nous ne savons o\u00f9 ses d\u00e9tracteurs sont all\u00e9s se percher ou s&rsquo;aplatir pour voir un Camus rigoriste, hautain et froid. Ce que nous savons de Camus, au contraire, c&rsquo;est une volont\u00e9 tendue pour sauver l&rsquo;essentiel de ce qui fait un homme, \u00e0 savoir la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 des r\u00e8gles morales et le respect de ces r\u00e8gles lors m\u00eame qu&rsquo;elles sont dures et ne peuvent \u00eatre appliqu\u00e9es sans un combat constant, quotidien. Ce que nous savons de Camus, c&rsquo;est sa solidarit\u00e9 mille et mille fois manifest\u00e9e, envers les militants d&rsquo;Espagne, de Bulgarie, de Hongrie. Pas seulement \u00e0 l&rsquo;occasion de meetings ou de manifestes o\u00f9 tant de bonnes \u00e2mes viennent pointer pour que leur soient pay\u00e9s un jour les jetons de pr\u00e9sence historiques, mais l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y a d&rsquo;autres t\u00e9moins que des anonymes, des sans poids, des sans grade ou des condamn\u00e9s. Ce que nous savons de Camus, c&rsquo;est le billet gliss\u00e9 au \u00ab\u00a0d\u00e9chard\u00a0\u00bb et la souscription \u00e0 la liste qui circule de main en main, c&rsquo;est le refus de l&rsquo;estrade et des pr\u00e9sidences et la pr\u00e9f\u00e9rence pour l&rsquo;action limit\u00e9e mais utile, \u00e0 mesure d&rsquo;homme. Ce que nous savons de Camus c&rsquo;est sa d\u00e9mission de l&rsquo;Unesco lorsque l&rsquo;Espagne de Franco y est entr\u00e9e (comptez-vous bien, intellectuels de gauche, qui avez un penchant pour les majuscules sans principes). Ce que nous savons encore de Camus ce sont des articles, des manifestes, des appels, des pr\u00e9\u00adfaces &#8211; ces pages qui sont le gagne-pain de l&rsquo;\u00e9crivain &#8211; donn\u00e9s sans compter, et qui ont aliment\u00e9 tant de br\u00fblots non conformistes, tant de publications h\u00e9r\u00e9tiques, tant de campagnes d &lsquo;agitation sans le sou.<\/div>\n<div>D&rsquo;autres que nous le savent. Les vieux rebelles italiens des Etats-Unis qui recueillent ses \u00e9crits, les \u00e9tudiants de Montevideo qui le publient dans leur bulletin ron\u00e9otyp\u00e9, les jeunes ouvriers de Prague ou de Varsovie. Et cet inconnu de Barcelone qui envoya une carte postale \u00e0 Camus avec ce simple mot : \u00ab\u00a0Gracias\u00a0\u00bb.<\/div>\n<div>C&rsquo;est pour tout cela, c&rsquo;est pour eux et c&rsquo;est pour nous, que nous saluons en Albert Camus, un copain. Le Prix Nobel lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 par de graves Su\u00e9dois que nous ne connaissons pas ; mais nous connaissons d&rsquo;autres Su\u00e9dois qui depuis dix ans publient tout ce qu&rsquo;ils peuvent de Camus et sur Camus : nos camarades du \u00ab\u00a0Dagstidningen Arbetaren\u00a0\u00bb, le journal syndicaliste des dynamiteurs de Stockholm, des b\u00fbcherons de Dal\u00e9carlie, des mineurs du cercle polaire, et de la jeunesse estudiantine d&rsquo;Upsala et de Goteborg.<\/div>\n<div>Un tel pacte nous lie plus \u00e0 Camus qu&rsquo;un Prix Nobel sans doute. Mais il n&rsquo;y a aucune raison pour que, l&rsquo;ayant aim\u00e9 aux jours de peine, nous nous \u00e9loignions de lui au jour de l&rsquo;honneur.<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div>&nbsp;<\/div>\n\n\n\n<div>&nbsp;<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Louis Mercier paru anonymement dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, n\u00b0 121, novembre 1957, p. 1-2 L&rsquo;id\u00e9e ne nous \u00e9tait pas venue de parler d&rsquo;Albert Camus \u00e0 l&rsquo;occasion du Prix Nobel. 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Connus\u00a0des sp\u00e9cialistes, ils\u00a0demeurent\u00a0rarement\u00a0cit\u00e9s\u00a0par ceux\u00a0qui, de part et d'autre\u00a0de la M\u00e9diterran\u00e9e, instruisent\u00a0des proc\u00e8s\u00a0\u00e0 charge ou \u00e0 d\u00e9charge, sans chercher\u00a0\u00e0 restituer\u00a0l'ambigu\u00eft\u00e9, la complexit\u00e9\u00a0ou la tension inh\u00e9rentes\u00a0\u00e0 chaque\u00a0trajectoire\u00a0individuelle.\u00a0On assistera, tr\u00e8s probablement, \u00e0 une fi\u00e8vre \u00e9ditoriale opposant \"pro\" et \"anti\" en\u00a0ce centenaire de la\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;\u00e9vocations&quot;","block_context":{"text":"\u00e9vocations","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/evocations\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-novembre-1957.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":6880,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/01\/29\/camus-et-nous\/","url_meta":{"origin":3823,"position":2},"title":"Raymond Guillor\u00e9 : Albert Camus et nous","author":"SiNedjib","date":"29\/01\/2020","format":false,"excerpt":"Article de Raymond Guillor\u00e9 paru dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, n\u00b0 447, f\u00e9vrier 1960, p. 1-2 et dans le bulletin Commission internationale de liaison ouvri\u00e8re, n\u00b0 10, f\u00e9vrier 1960, p. 2-5 Ce soir-l\u00e0 - c'\u00e9tait un lundi soir, je m'en souviens - le t\u00e9l\u00e9phone sonna..., et je fus assomm\u00e9 par la\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;revues&quot;","block_context":{"text":"revues","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/revues\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-f%C3%A9vrier-1960.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":6902,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/01\/31\/camus-6\/","url_meta":{"origin":3823,"position":3},"title":"Andr\u00e9 Laude : Pr\u00e9sence d&rsquo;Albert Camus","author":"SiNedjib","date":"31\/01\/2020","format":false,"excerpt":"Article d'Andr\u00e9 Laude paru dans La R\u00e9volution prol\u00e9tarienne, n\u00b0 156, janvier 1961, p. 22 Il y a un an mourait absurdement Albert Camus, fauch\u00e9 en pleine gloire et en pleine vitalit\u00e9. \u00ab Mon \u0153uvre ne fait que commencer \u00bb se plaisait-il \u00e0 dire dans les derniers mois qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent l'accident,\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;revues&quot;","block_context":{"text":"revues","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/revues\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/La-R%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-janvier-1961.png?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":20982,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/01\/07\/pivert-camus\/","url_meta":{"origin":3823,"position":4},"title":"Marceau Pivert : Albert Camus, \u00ab\u00a0L&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9\u00a0\u00bb (Gallimard)","author":"SiNedjib","date":"07\/01\/2024","format":false,"excerpt":"Article de Marceau Pivert paru dans Correspondance Socialiste Internationale, n\u00b0 20, mai 1952, p. 12 LECTURES RECOMMANDEES Albert CAMUS : \u00ab L'Homme r\u00e9volt\u00e9 \u00bb (Gallimard). 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Nous ne pouvons manquer d'admirer ceux qui ont pu lire d'une seule traite ou en tr\u00e8s peu de temps le nouveau livre d'Albert Camus. 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