{"id":6055,"date":"2020-01-27T12:54:46","date_gmt":"2020-01-27T11:54:46","guid":{"rendered":"http:\/\/sinedjib.com\/?p=6055"},"modified":"2024-01-09T21:50:37","modified_gmt":"2024-01-09T20:50:37","slug":"camus-leval","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/01\/27\/camus-leval\/","title":{"rendered":"Albert Camus r\u00e9pond \u00e0 Gaston Leval"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Lettre d&rsquo;Albert Camus parue dans <em><a href=\"https:\/\/archivesautonomies.org\/IMG\/pdf\/anarchismes\/apres-1944\/lelibertaire\/1952\/libertaire318.pdf\">Le Libertaire<\/a><\/em>, n\u00b0 318, 5 juin 1952.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"580\" height=\"539\" data-attachment-id=\"6868\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/01\/27\/camus-leval\/le-libertaire-5-juin-1952\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Le-Libertaire-5-juin-1952.png?fit=672%2C624&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"672,624\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Le-Libertaire-5-juin-1952\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Le-Libertaire-5-juin-1952.png?fit=300%2C279&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Le-Libertaire-5-juin-1952.png?fit=580%2C539&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Le-Libertaire-5-juin-1952.png?resize=580%2C539\" alt=\"\" class=\"wp-image-6868\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Le-Libertaire-5-juin-1952.png?w=672&amp;ssl=1 672w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Le-Libertaire-5-juin-1952.png?resize=300%2C279&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Nous sommes heureux de publier ci-dessous la r\u00e9ponse d&rsquo;A. Camus \u00e0 la s\u00e9rie d&rsquo;articles de Leval.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Paris, le 27 mai 1952. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Monsieur le r\u00e9dacteur en chef,<\/p>\n\n\n\n<p>Puisque vous me proposez de r\u00e9pondre aux articles de Gaston Leval, je le ferai aussi bri\u00e8vement que possible. Le fin de l&rsquo;\u00e9tude de Leval m&rsquo;en redonne d&rsquo;ailleurs le go\u00fbt que son d\u00e9but m&rsquo;avait \u00f4t\u00e9. Mais je le ferai sans aucune intention de pol\u00e9mique. Je rends tout \u00e0 fait justice aux intentions de Leval et je lui donne raison sur plusieurs points. S&rsquo;il veut bien, \u00e0 son tour, examiner mes arguments sans parti pris, il comprendra que je puisse dire qu&rsquo;en gros je suis d&rsquo;accord avec le fond de ses articles. Ils m&rsquo;ont, en somme, plus instruit que contredit. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Vous remarquerez d&rsquo;abord que mon passage sur Bakounine occupe quatre pages et demie d&rsquo;un livre qui en comporte pr\u00e8s de quatre cents. C&rsquo;est assez dire qu&rsquo;on ne pouvait pas me pr\u00eater l&rsquo;intention d&rsquo;\u00e9crire une \u00e9tude compl\u00e8te sur Bakounine ; mais seulement de choisir chez lui comme chez beaucoup d&rsquo;autres une r\u00e9f\u00e9rence au raisonnement que je poursuivais. Mon projet dans <em>l&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9<\/em> a \u00e9t\u00e9 constant : \u00e9tudier une contradiction propre \u00e0 la pens\u00e9e r\u00e9volt\u00e9e et en rechercher le d\u00e9passement. En ce qui concerne Bakounine, j&rsquo;ai seulement montr\u00e9 chez lui les signes de cette contradiction comme je l&rsquo;ai fait au cours de mon ouvrage pour les penseurs les plus divers. Toute la question est donc de savoir si cette contradiction peut se trouver chez Bakounine. Je maintiens qu&rsquo;elle s&rsquo;y trouve. Leval peut penser que je n&rsquo;ai pas mis assez en valeur l&rsquo;aspect positif de la pens\u00e9e bakouninienne (encore qu&rsquo;il doive remarquer, pour s&rsquo;aider \u00e0 le comprendre, qu&rsquo;il ne lui a pas fallu moins d&rsquo;une cinquantaine de pages pour n&rsquo;apporter qu&rsquo;un petit nombre de pr\u00e9cisions sur ce sujet). Du moins il n&rsquo;a jamais song\u00e9 \u00e0 nier que les textes proprement nihilistes et immoralistes existent. Qu&rsquo;on les trouve au d\u00e9but et au milieu de la vie de Bakounine prouve seulement qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une tentation constante chez notre auteur. Et je ne crois pas qu&rsquo;on puisse dire avec Leval que ces pens\u00e9es aient eu seulement une destin\u00e9e litt\u00e9raire. Je tiens pour un fait la filiation de Netcha\u00efev au bolch\u00e9visme, et pour un autre fait la collaboration de Bakounine et de Netcha\u00efev, que Leval ne nie d&rsquo; ailleurs pas. Mais cela ne signifie nullement, et ici il me faut protester contre l&rsquo;interpr\u00e9tation de Leval, que je pr\u00e9sente Bakounine comme un des p\u00e8res du communisme russe. Au contraire j&rsquo;ai  deux fois en quatre pages, et nettement, dit que Bakounine s&rsquo;\u00e9tait oppos\u00e9 en toutes circonstances au socialisme autoritaire. Je n&rsquo;ai not\u00e9 les faits dont je parle que pour souligner une fois de plus la nostalgie nihiliste propre \u00e0 toute conscience r\u00e9volt\u00e9e. C&rsquo;est pourquoi, lorsque Leval me cite longuement les pens\u00e9es positives et f\u00e9condes de Bakounine, je l&rsquo;approuve tout \u00e0 fait : Bakounine est un des deux ou trois hommes que la vraie r\u00e9volte puisse opposer \u00e0 Marx dans le dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle. J&rsquo;estime seulement que par ces citations Leval va dans mon sens, en rendant plus criante la contradiction qui m&rsquo;int\u00e9resse chez Bakounine comme chez les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Essayons maintenant d&rsquo;aller plus loin. Le nihilisme qu&rsquo;on peut d\u00e9celer chez Bakounine et chez d&rsquo;autres a eu une utilit\u00e9 passag\u00e8re. Mais, aujourd&rsquo;hui, et vous autres libertaires de 1950 le savez bien, nous ne pouvons plus nous passer de valeurs positives. O\u00f9 les trouverons-nous ? La morale bourgeoise nous indigne par son hypocrisie et sa m\u00e9diocre cruaut\u00e9. Le cynisme politique qui r\u00e8gne sur une grande partie du mouvement r\u00e9volutionnaire nous r\u00e9pugne. Quant \u00e0 la gauche dite ind\u00e9pendante, en r\u00e9alit\u00e9 fascin\u00e9e par la puissance du communisme et englu\u00e9e dans un marxisme honteux de lui-m\u00eame, elle a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9missionn\u00e9. Nous devons alors trouver en nous-m\u00eames, au c\u0153ur de notre exp\u00e9rience, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la pens\u00e9e r\u00e9volt\u00e9e, les valeurs dont nous avons besoin. Si nous ne les trouvons pas, le monde croulera, et ce n&rsquo;est peut-\u00eatre que justice, mais nous nous serons \u00e9croul\u00e9s avant lui, et ce sera infamie. Nous n&rsquo;avons donc pas d&rsquo;autre issue que d&rsquo;\u00e9tudier la contradiction o\u00f9 s&rsquo;est d\u00e9battue la pens\u00e9e r\u00e9volt\u00e9e, entre le nihilisme et l&rsquo;aspiration \u00e0 un ordre vivant, et de la d\u00e9passer dans ce qu&rsquo;elle a de positif. Je n&rsquo;ai mis l&rsquo;accent avec tant d&rsquo;insistance sur l&rsquo;aspect n\u00e9gatif de cette pens\u00e9e que dans l&rsquo;espoir que nous pourrions alors en gu\u00e9rir, tout en gardant le bon usage de la maladie.<\/p>\n\n\n\n<p>On comprend maintenant que j&rsquo;aie \u00e9t\u00e9 tent\u00e9, en ce qui concerne Bakounine, de mettre un accent grave sur ses d\u00e9clarations nihilistes. Ce n&rsquo;est pas que je manquais d&rsquo;admiration pour ce prodigieux personnage. J&rsquo;en manquais si peu que la conclusion de mon livre se r\u00e9f\u00e8re express\u00e9ment aux f\u00e9d\u00e9rations fran\u00e7aises, jurassiennes et espagnoles de la I\u00e8re Internationale qui \u00e9taient en partie bakouninistes. J&rsquo;en manque si peu que je suis persuad\u00e9 que sa pens\u00e9e peut utilement f\u00e9conder une pens\u00e9e libertaire r\u00e9nov\u00e9e et s&rsquo;incarner <em>d\u00e8s maintenant<\/em> dans un mouvement dont les masses de la C.N.T. et du syndicalisme libre, en France et en Italie, attestent en m\u00eame temps la permanence et la vigueur.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c&rsquo;est \u00e0 cause de cet avenir dont l&rsquo;importance est incalculable, c&rsquo;est parce que Bakounine est vivant en moi comme il l&rsquo;est dans notre temps que je n&rsquo;ai pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 mettre au premier plan les pr\u00e9jug\u00e9s nihilistes qu&rsquo;il partageait avec son \u00e9poque. Ce faisant, il me semble, malgr\u00e9 Leval, que j&rsquo;ai finalement rendu service au courant de pens\u00e9e dont Bakounine est le grand repr\u00e9sentant. Cet infatigable r\u00e9volutionnaire savait lui-m\u00eame que la vraie r\u00e9flexion va sans cesse de l&rsquo;avant et qu&rsquo;elle meur \u00e0 s&rsquo;arr\u00eater, f\u00fbt-ce dans un fauteuil, une tour ou une chapelle. Il savait que nous ne devons jamais garder que le meilleur de ceux qui nous ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Le plus grand hommage, en effet, que nous puissions leur rendre consiste \u00e0 les continuer et non \u00e0 les consacrer : c&rsquo;est par la d\u00e9ification de Marx que le marxisme a p\u00e9ri. La pens\u00e9e libertaire, \u00e0 mon sens, ne court pas ce risque. Elle a, en effet, une f\u00e9condit\u00e9 toute pr\u00eate \u00e0 condition de se d\u00e9tourner sans \u00e9quivoque de tout ce qui, en elle-m\u00eame et aujourd&rsquo;hui encore, reste attach\u00e9 \u00e0 un romantisme nihiliste qui ne peut mener nulle part. C&rsquo;est ce romantisme que j&rsquo;ai critiqu\u00e9, il est vrai, et que je continuerai de le critiquer, mais c&rsquo;est cette f\u00e9condit\u00e9 qu&rsquo;ainsi j&rsquo;ai voulu servir.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ajouterai seulement que je l&rsquo;ai faite en connaissance de cause. La seule phrase de Leval qui risquait, venant d&rsquo;un libertaire, de me rendre amer, est en effet celle o\u00f9 il \u00e9crit que je m&rsquo;\u00e9rige en censeur de tous. Si <em>l&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9<\/em>, pourtant, juge quelqu&rsquo;un, c&rsquo;est d&rsquo;abord son auteur. Tous ceux pour qui les probl\u00e8mes agit\u00e9s dans ce livre ne sont pas seulement rh\u00e9toriques ont compris que j&rsquo;analysais une contradiction qui avait d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 la mienne. Les pens\u00e9es dont je parle m&rsquo;ont nourri et j&rsquo;ai voulu les continuer en les d\u00e9barrassant de ce qui, en elles, les emp\u00eachait, selon moi, d&rsquo;avancer. Je ne suis pas un philosophe, en effet, et je ne sais parler que de ce que j&rsquo;ai v\u00e9cu. J&rsquo;ai v\u00e9cu le nihilisme, la contradiction, la violence et le vertige de la destruction. Mais dans le m\u00eame temps j&rsquo;ai salu\u00e9 le pouvoir de cr\u00e9er et l&rsquo;honneur de vivre. Rien ne m&rsquo;autorise \u00e0 juger de haut une \u00e9poque dont je suis tout \u00e0 fait solidaire. Je la juge de l&rsquo;int\u00e9rieur, me confondant avec elle. Mais je garde le droit de dire ce que je sais d\u00e9sormais sur moi et sur les autres, \u00e0 la seule condition que ce ne soit pas pour ajouter \u00e0 l&rsquo;insuportable malheur du monde, mais seulement pour d\u00e9signer, dans les murs obscurs contre lesquels nous t\u00e2tonnons, les places encore invisibles o\u00f9 des portes s&rsquo;ouvriront. Oui, je garde le droit de dire ce que je sais, et je le dirai. Je ne m&rsquo;int\u00e9resse qu&rsquo;\u00e0 la renaissance.<\/p>\n\n\n\n<p>La seule passion qui anime <em>l&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9<\/em> est justement celle de la renaissance. En ce qui vous concerne, vous gardez le droit de penser, et de dire, que j&rsquo;ai \u00e9chou\u00e9 dans mon propos et qu&rsquo;en particulier je n&rsquo;ai pas servi la pens\u00e9e libertaire dont je crois pourtant que la soci\u00e9t\u00e9 de demain ne pourra se passer. J&rsquo;ai cependant la certitude qu&rsquo;on reconna\u00eetra, lorsque le vain bruit qu&rsquo;on fait autour de ce livre sera \u00e9teint, qu&rsquo;il a contribu\u00e9, malgr\u00e9 ses d\u00e9fauts, \u00e0 rendre plus efficace cette pens\u00e9e et du m\u00eame coup \u00e0 affermir l&rsquo;espoir, et la chance, des derniers hommes libres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">ALBERT CAMUS.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>P.S. &#8211; En ce qui concerne la science, je donne raison \u00e0 Leval. Ce n&rsquo;est pas exactement contre la science que Bakounine s&rsquo;\u00e9levait avec beaucoup de perspicacit\u00e9, mais contre le gouvernement des savants. J&rsquo;aurais d\u00fb ajouter cette nuance appr\u00e9ciable et le ferai dans la prochaine \u00e9dition.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lettre d&rsquo;Albert Camus parue dans Le Libertaire, n\u00b0 318, 5 juin 1952. Nous sommes heureux de publier ci-dessous la r\u00e9ponse d&rsquo;A. Camus \u00e0 la s\u00e9rie d&rsquo;articles de Leval. Paris, le 27 mai 1952. Monsieur le r\u00e9dacteur en chef, Puisque vous me proposez de r\u00e9pondre aux articles de Gaston Leval, je le ferai aussi bri\u00e8vement que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[32,107,428,3488,680,1595,703,1473],"class_list":["post-6055","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-32","tag-albert-camus","tag-federation-anarchiste","tag-gaston-leval","tag-le-libertaire","tag-lettre","tag-livre","tag-michel-bakounine"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-1zF","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":20982,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2024\/01\/07\/pivert-camus\/","url_meta":{"origin":6055,"position":0},"title":"Marceau Pivert : Albert Camus, \u00ab\u00a0L&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9\u00a0\u00bb (Gallimard)","author":"SiNedjib","date":"07\/01\/2024","format":false,"excerpt":"Article de Marceau Pivert paru dans Correspondance Socialiste Internationale, n\u00b0 20, mai 1952, p. 12 LECTURES RECOMMANDEES Albert CAMUS : \u00ab L'Homme r\u00e9volt\u00e9 \u00bb (Gallimard). Il serait souhaitable que chaque militant socialiste soit en mesure de lire, de m\u00e9diter, de discuter et de mettre \u00e0 profit le livre de Camus\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=1050%2C600&ssl=1 3x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Camus-homme-revolte.jpg?resize=1400%2C800&ssl=1 4x"},"classes":[]},{"id":6028,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2019\/07\/02\/camus-4\/","url_meta":{"origin":6055,"position":1},"title":"Georges Fontenis : Le r\u00e9volt\u00e9 de Camus est-il des n\u00f4tres ?","author":"SiNedjib","date":"02\/07\/2019","format":false,"excerpt":"Article de Georges Fontenis paru dans Le Libertaire, n\u00b0 296, 4 janvier 1952. Nous ne pouvons manquer d'admirer ceux qui ont pu lire d'une seule traite ou en tr\u00e8s peu de temps le nouveau livre d'Albert Camus. C'est sans doute qu'ils avaient d\u00e9j\u00e0 sur le sujet une opinion bien arr\u00eat\u00e9e\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Le-Libertaire-4-janvier-1952.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":3536,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2018\/07\/06\/camus\/","url_meta":{"origin":6055,"position":2},"title":"Une lettre de M. Albert Camus (juillet 1953)","author":"SiNedjib","date":"06\/07\/2018","format":false,"excerpt":"Lettre d'Albert Camus parue dans Le Monde, 19-20 juillet 1953. \u00a0 \u00a0 M. Albert Camus nous a adress\u00e9 la lettre suivante : \"Monsieur le directeur, \"Un certain nombre de vos lecteurs, dont je suis, n'auront pas appris sans une certaine admiration qu'en conclusion de la tuerie du 14 juillet le\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/08-ad093hi_0000006972_11-300x214.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":27435,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2025\/10\/18\/camus-char\/","url_meta":{"origin":6055,"position":3},"title":"Albert Camus et Ren\u00e9 Char : Seuls les simples soldats trahissent !","author":"SiNedjib","date":"18\/10\/2025","format":false,"excerpt":"Lettre d'Albert Camus et Ren\u00e9 Char parue dans Combat, 14 mars 1949 Nous lisons dans Combat que deux tirailleurs alg\u00e9riens ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 mort par le tribunal militaire d'Alger pour d\u00e9sertion \u00e0 l'ennemi. Leur section tout enti\u00e8re se serait livr\u00e9e \u00e0 l'ennemi, il y a neuf ans, dans la\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1946-Combat.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1946-Combat.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1946-Combat.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1946-Combat.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1946-Combat.jpg?resize=1050%2C600&ssl=1 3x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1946-Combat.jpg?resize=1400%2C800&ssl=1 4x"},"classes":[]},{"id":12426,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2021\/05\/04\/il-y-a-quatre-ans-camus\/","url_meta":{"origin":6055,"position":4},"title":"Il y a quatre ans : Camus","author":"SiNedjib","date":"04\/05\/2021","format":false,"excerpt":"Article sign\u00e9 F.C. paru dans Le Monde libertaire, n\u00b0 98, f\u00e9vrier 1964 De Lourmarin, o\u00f9 s'\u00e9coula la derni\u00e8re \u00e9tape de la vie de Camus, nous parvient ce t\u00e9moignage sinc\u00e8re et \u00e9mouvant. Sous les initiales modestes, presque anonymes de C.F., un habitant du petit village, nous trace le portrait v\u00e9ridique dans\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Le-Monde-libertaire-fevrier-1964.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Le-Monde-libertaire-fevrier-1964.png?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Le-Monde-libertaire-fevrier-1964.png?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Le-Monde-libertaire-fevrier-1964.png?resize=700%2C400&ssl=1 2x"},"classes":[]},{"id":20189,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2023\/10\/17\/joyeux-camus-2\/","url_meta":{"origin":6055,"position":5},"title":"Maurice Joyeux : Albert Camus de Herbert Lottman (\u00e9ditions du Seuil)","author":"SiNedjib","date":"17\/10\/2023","format":false,"excerpt":"Article de Maurice Joyeux paru dans Le Monde libertaire, organe de la F\u00e9d\u00e9ration Anarchiste, n\u00b0 287, 9 novembre 1978 C'EST avec \u00e9motion que j'ai ouvert ce livre sur un homme qui fut mon ami. Amiti\u00e9 d'id\u00e9e, faite de rencontres circonstancielles, n'allant jamais jusqu'\u00e0 l'intimit\u00e9. Les biographies sont redoutables, elles vous\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;presse&quot;","block_context":{"text":"presse","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/category\/presse\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/lottman-camus-2.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x"},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6055","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6055"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6055\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21092,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6055\/revisions\/21092"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6055"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6055"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6055"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}