{"id":6302,"date":"2019-09-08T20:49:54","date_gmt":"2019-09-08T18:49:54","guid":{"rendered":"http:\/\/sinedjib.com\/?p=6302"},"modified":"2021-09-10T11:17:18","modified_gmt":"2021-09-10T09:17:18","slug":"breton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2019\/09\/08\/breton\/","title":{"rendered":"Andr\u00e9 Breton : La derni\u00e8re gr\u00e8ve"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Texte d&rsquo;Andr\u00e9 Breton paru dans <\/strong><em><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k58450811\/f3.item\"><strong>La R\u00e9volution surr\u00e9aliste<\/strong><\/a><\/em><strong>, n\u00b0 2, 15 janvier 1925<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"6303\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2019\/09\/08\/breton\/la-revolution-surrealiste-15-janvier-1925\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/La-R%C3%A9volution-surr%C3%A9aliste-15-janvier-1925.png?fit=451%2C614&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"451,614\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"La-R\u00e9volution-surr\u00e9aliste-15-janvier-1925\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/La-R%C3%A9volution-surr%C3%A9aliste-15-janvier-1925.png?fit=220%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/La-R%C3%A9volution-surr%C3%A9aliste-15-janvier-1925.png?fit=451%2C614&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/La-R%C3%A9volution-surr%C3%A9aliste-15-janvier-1925.png?resize=418%2C569\" alt=\"\" class=\"wp-image-6303\" width=\"418\" height=\"569\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/La-R%C3%A9volution-surr%C3%A9aliste-15-janvier-1925.png?w=451&amp;ssl=1 451w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/La-R%C3%A9volution-surr%C3%A9aliste-15-janvier-1925.png?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 418px) 100vw, 418px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">C&rsquo;est sans doute au sujet du travail que se manifestent les plus sots pr\u00e9jug\u00e9s dont soit imbue la conscience moderne, au sens collectif du mot. Ainsi les ouvriers, exc\u00e9d\u00e9s \u00e0 bon droit du sort inf\u00e9rieur qui leur est fait, se fondent g\u00e9n\u00e9ralement pour affirmer leur droit de vivre sur le principe m\u00eame de leur esclavage. Au nom du sacrifice individuel qu ils consentent, qu&rsquo;ils luttent de ci de l\u00e0 pour obtenir une l\u00e9g\u00e8re att\u00e9nuation de leur peine, selon moi c&rsquo;est trop peu, en v\u00e9rit\u00e9. A leurs grands maux, bien s\u00fbr ils n appliquent pas assez les grands rem\u00e8des des r\u00e9volutions. Mais la convention sociale dont ils sont de naissance les prisonniers les plus surveill\u00e9s leur a fait une \u00e2me de mis\u00e8re. Ils se recommandent trop volontiers de leur capacit\u00e9 de travail, par un de ces d\u00e9tours \u00e9l\u00e9mentaires qui, dans sa r\u00e9flexion sur lui-m\u00eame, conduit l&rsquo;homme \u00e0 s&rsquo;exag\u00e9rer la valeur de ce qu&rsquo;on m\u00e9conna\u00eet en lui. Si paradoxal que cela puisse para\u00eetre, ils cultivent de fa\u00e7on quasi-religieuse l&rsquo;id\u00e9e du travail. C&rsquo;est \u00e0 croire que par l\u00e0, comme tous les autres, ils \u00e9prouvent le besoin de donner la mesure de leur d\u00e9sint\u00e9ressement. Il n&rsquo;est pas jusqu&rsquo;\u00e0 la duret\u00e9 du travail qui ne conf\u00e8re \u00e0 ceux qu&rsquo;il courbe le plus le maximum d&rsquo;autorit\u00e9. Dans les conf\u00e9d\u00e9rations les voix qui l&#8217;emportent ne sont-elles pas aujourd&rsquo;hui celles du B\u00e2timent, de la Terrasse, des M\u00e9taux ? Toutes proclament le caract\u00e8re sacr\u00e9 du travail et tendent \u00e0 l&rsquo;exalter d&rsquo;autant plus que ce travail est plus mat\u00e9riel. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>De l\u00e0 la scission qui s&rsquo;accuse chaque jour entre \u00ab manuels \u00bb et \u00ab intellectuels \u00bb au grand profit d&rsquo;une gent sans scrupules, compl\u00e8tement indigne de piti\u00e9, qui les exploite les uns et les autres. Certes je ne nie pas que les premiers aient eu quelques raisons de se plaindre des seconds. Il est inadmissible que la grande col\u00e8re des ouvriers, si belle, si pleine de sens, se canalise ind\u00e9finiment dans les savants discours de ces messieurs. Quelques duperies exemplaires, dont c&rsquo;\u00e9taient toujours les m\u00eames qui se rendaient coupables, justifient \u00e0 cet \u00e9gard les derni\u00e8res r\u00e9serves. Il n&rsquo;en est pas moins vrai qu&rsquo;ici une distinction s&rsquo;impose, faute de laquelle le ferment r\u00e9volutionnaire menace \u00e0 notre \u00e9poque de demeurer inactif. Or je pense avec tous les hommes vraiment libres que la R\u00e9volution, jusque dans ses abus, demeure la plus haute, la plus \u00e9mouvante expression qui se puisse donner de cet amour du Bien, r\u00e9alisation de l&rsquo;unit\u00e9 de la volont\u00e9 universelle et des volont\u00e9s individuelles. Celles-ci n&rsquo;ont pas \u00e0 s&rsquo;identifier avec la loi et la raison, telles du moins qu&rsquo;on nous les pr\u00e9sente. C&rsquo;est dans une r\u00e9volution qu&rsquo;\u00e0 travers le jeu n\u00e9cessaire des penchants humains la v\u00e9rit\u00e9 morale pourra seulement se faire jour. Bon gr\u00e9 mal gr\u00e9 il faut que cette sorte de jugement ne se bute pas \u00e0 l&rsquo;hostilit\u00e9 syst\u00e9matique des meneurs ouvriers. Qu&rsquo;ils ne nous demandent pas de prendre leur cause en mains, encore moins de faire aboutir leurs revendications. Selon nous ils ne sont que depuis trop longtemps le jouet du mirage politique. L\u00e0 o\u00f9 les paroles les ont trahis eussent toujours \u00e9t\u00e9 mieux plac\u00e9es des armes. <\/p>\n\n\n\n<p>Qui sommes-nous donc devant eux ? Les derniers, d apr\u00e8s leur hi\u00e9rarchie du travail. En effet, il nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 non seulement de choisir nos occupations, mais encore de ne subir dans ces occupations d&rsquo;autre contrainte que la n\u00f4tre, de tirer de la nature de notre production une joie personnelle suffisante pour que nous n&rsquo;ayions, en fait de ma\u00eetres, \u00e0 nous plaindre que de nous. Artistes, philosophes, savants, on ne nous fait pas cette injure de nous payer \u00ab aux pi\u00e8ces \u00bb et bien hardi qui s&rsquo;arrogerait le pouvoir de reconna\u00eetre entre nous ceux qui seuls ont droit de cit\u00e9. C&rsquo;est de toute notre vie qu&rsquo;il nous sera demand\u00e9 compte, nous le savons, et que ceux qui nous patronnent ne sont pas encore n\u00e9s. Nous ne sommes gu\u00e8re des travailleurs ; c&rsquo;est presque toujours nous embarrasser fort que de nous poser la question d&rsquo;usage : \u00ab Travaillez-vous en ce moment ? \u00bb (Peut-on dire qu&rsquo;Hercule, que Christophe Colomb, que Newton travaillaient ?) Nos attributions nous \u00e9loignent en majorit\u00e9, autant qu il est possible, de ce que se r\u00e9partissent du monde intellectuel les professions lib\u00e9rales proprement dites. Du point de vue r\u00e9volutionnaire, il y a lieu de constater que ces derni\u00e8res ont fourni d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent un tel contingent d&rsquo;arrivistes et de tra\u00eetres que nous sommes pr\u00eats \u00e0 leur marquer la m\u00eame d\u00e9fiance que leur marque la classe ouvri\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<p>Il nous reste, dans les limites o\u00f9 il nous appartient d agir avec efficacit\u00e9, \u00e0 t\u00e9moigner en toutes circonstances de notre attachement absolu au principe de la libert\u00e9 humaine et cela, je crois, non pas seulement en assurant individuellement dans notre oeuvre la sauvegarde de ce principe, non pas seulement en \u00e9levant une faible protestation contre chaque violation qui en est faite, mais encore en recourant, le cas \u00e9ch\u00e9ant, aux moyens d&rsquo;agitation g\u00e9n\u00e9rale les plus propices, \u00e0 commencer par <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LA GREVE.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Que les rieurs me pardonnent, je n&rsquo;ai pas l&rsquo;intention de plaisanter. L&rsquo;insuffisance de repos et de salaire ne sont pas au monde les seules causes de m\u00e9contentement. Puisqu&rsquo;\u00e0 ne consid\u00e9rer que la fin qui nous occupe, ce m\u00e9contentement appara\u00eet la condition n\u00e9cessaire d&rsquo;une r\u00e9vision globale des pouvoirs, sa nature ne saurait en aucune mani\u00e8re \u00eatre sujette \u00e0 caution. En ce qui nous concerne, en ce qui concerne tous ceux qui poursuivent avec un complet d\u00e9sint\u00e9ressement leurs recherches dans le domaine de la pens\u00e9e, nous aurions, si nous voulions, \u00e0 r\u00e9gler avec la soci\u00e9t\u00e9 un conflit autrement grave que celui qui met aux prises employeurs et employ\u00e9s. C&rsquo;est devenu un lieu commun de d\u00e9plorer la grande mis\u00e8re des laboratoires. On ne sait au juste comment subsistent les savants. Les grands po\u00e8tes fiers meurent dans l&rsquo;indigence : la fin de Baudelaire, de Jarry ont beau faire verser des larmes de crocodile, il y a quelque part, en Bretagne, un homme adorable sur qui s&rsquo;acharne un semblable destin. A soixante-quatre ans, cet homme, qui fut \u00e0 tous \u00e9gards une providence, voit le vent et la pluie crever son manoir. Il ne se plaint d&rsquo;ailleurs pas (lui, se plaindre !) et pourtant, dans le m\u00eame temps, l&rsquo;absurde Henri de R\u00e9gnier se pr\u00e9lasse \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, pourtant il continue \u00e0 \u00eatre question de Mme de Noailles. Paul Fort est pauvre pendant que Jammes, au prix de quels services, vit grassement. Je n&rsquo;esp\u00e8re pas faire cesser ce scandale, mais, m&rsquo;adressant \u00e0 tous ceux qui savent encore jouir d&rsquo;une puissante id\u00e9e, d&rsquo;un beau po\u00e8me, je leur demande si une telle infamie doit se perp\u00e9tuer, s&rsquo;il est vrai que les Patries veulent le plus t\u00f4t possible le sang de leurs grands hommes. Quelles sont les lois qui prot\u00e8gent cette forme de l&rsquo;activit\u00e9 humaine, pr\u00e9cieuse entre toutes ? Est-il juste, par exemple, qu&rsquo;\u00e0 talent \u00e9gal, les peintres s&rsquo;enrichissent sur le sol m\u00eame o\u00f9 les po\u00e8tes pourraient mendier ? Ces questions, rien ne saurait me retenir de les poser pour ceux qui ne les posent pas, et dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat seul  de l&rsquo;esprit. Le d\u00e9nuement mat\u00e9riel, support\u00e9 h\u00e9ro\u00efquement ou non, est toujours une entrave. Sous l&rsquo;Ancien R\u00e9gime m\u00eame, on paraissait l&rsquo;avoir compris et il semble aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;un choix assez judicieux pr\u00e9sidait \u00e0 l&rsquo;attribution des pensions. Ce ne saurait \u00eatre une raison pour que nous ne nous opposions pas aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;un tel choix. Un mauvais ouvrier doit bien pouvoir vivre de son travail. <\/p>\n\n\n\n<p>A ces revendications que je formule \u00e0 dessein sur le mod\u00e8le des revendications ouvri\u00e8res viennent naturellement s&rsquo;adjoindre celles qui s&rsquo;appuient sur l&rsquo;absolue n\u00e9cessit\u00e9 de maintenir hors de toute atteinte non seulement la libert\u00e9 de pens\u00e9e, mais celle d&rsquo;exprimer cette pens\u00e9e. Cela ne suppose rien moins qu&rsquo;au premier chef <em>l&rsquo;abrogation des lois ind\u00e9fendables visant les men\u00e9es anarchistes<\/em>. Il importe que les hommes qui, sans vulgaire ambition, consacrent leur vie \u00e0 assurer le triomphe de l&rsquo;esprit, soient mis une fois pour toutes \u00e0 l&rsquo;abri des pers\u00e9cutions, qu&rsquo;ils n&rsquo;aient rien \u00e0 craindre des puissants de ce monde. Les mesures de protection envisag\u00e9es jusqu&rsquo;ici se sont montr\u00e9es illusoires : d&rsquo;Espagne on r\u00e9clame aujourd&rsquo;hui l&rsquo;extradition d&rsquo;un \u00e9crivain accus\u00e9 du crime de l\u00e8se-majest\u00e9 ; on en exile impun\u00e9ment quelques autres. En France on tol\u00e8re l&rsquo;\u00e9tablissement de la censure pendant la guerre. Ce n&rsquo;est pas \u00e0 un syndicat, si bien organis\u00e9 soit-il, \u2014 et je ne pense pas \u00e0 celui des gens de lettres, n\u00e9cessairement compos\u00e9 en majeure partie d&rsquo;industriels\u2014 qu&rsquo;il appartient de r\u00e9soudre de tels diff\u00e9rends. <\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi pas la gr\u00e8ve ? Elle a \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;ici le seul recours de nos amis les vrais travailleurs et elle a l&rsquo;avantage de pr\u00e9senter une valeur symptomatique des plus objectives. Je la vois tr\u00e8s bien \u00e9clater \u00e0 l&rsquo;occasion d un incident de presse ou autre comme il s&rsquo;en produit tous les jours. Il ne tiendra qu&rsquo;\u00e0 nous qu&rsquo;elle se prolonge assez longtemps, puisque mat\u00e9riellement nous n&rsquo;avons rien \u00e0 y perdre. Ce sera comme une gr\u00e8ve des \u00e9lectriciens qui durerait plusieurs soirs. Sans doute notre premi\u00e8re tentative \u00e9chouera, et la seconde, et la troisi\u00e8me. Mais un jour ! Il y aura des p\u00e9titions, des r\u00e9unions. Le d\u00e9bauchage, si l&rsquo;on peut dire, s&rsquo;op\u00e9rera comme ailleurs, quoique d&rsquo;une fa\u00e7on plus violente, j&rsquo;esp\u00e8re. Et puis ce sera le silence sur toute la ligne de la pens\u00e9e ; il ne para\u00eetra plus de livres, ou des livres ridicules, si nous ne saccageons pas les boutiques ; c&rsquo;en sera fini momentan\u00e9ment des recherches de laboratoire, d&rsquo;atelier. D&rsquo;opinion d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e sur tel ou tel sujet, chacun n&rsquo;aura plus que la sienne, incertaine. Oh ! cela n&rsquo;est pas impossible \u00e0 r\u00e9aliser, qu on y prenne garde : cela se con\u00e7oit. Que penserait-on, tout de m\u00eame, en f\u00e9vrier 1926, pour peu qu&rsquo;il y ait un an que cet interdit dur\u00e2t ? Le temps para\u00eetrait bien long, qu en dites-vous ? Tiens, le ch\u00f4mage aurait atteint les ouvriers typographes, peut-\u00eatre quelques libraires, les \u00e9tudiants s&rsquo;agiteraient pour de bon, etc. Et l&rsquo;on feuilletterait quelque part avec regret les deux premiers num\u00e9ros de <em>La R\u00e9volution surr\u00e9aliste<\/em>, accueillante pourtant aux id\u00e9es subversives, mais qui serait d\u00e9j\u00e0 une douce et triste chose&#8230; <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">ANDRE BRETON.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte d&rsquo;Andr\u00e9 Breton paru dans La R\u00e9volution surr\u00e9aliste, n\u00b0 2, 15 janvier 1925 C&rsquo;est sans doute au sujet du travail que se manifestent les plus sots pr\u00e9jug\u00e9s dont soit imbue la conscience moderne, au sens collectif du mot. 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