{"id":7596,"date":"2020-04-12T12:38:43","date_gmt":"2020-04-12T10:38:43","guid":{"rendered":"http:\/\/sinedjib.com\/?p=7596"},"modified":"2026-03-26T19:39:16","modified_gmt":"2026-03-26T18:39:16","slug":"femmes-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/04\/12\/femmes-6\/","title":{"rendered":"Pour une analyse de classe de la question des femmes"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article paru dans <em><a href=\"http:\/\/odysseo.generiques.org\/medias\/customer_28\/pdf\/FRGNQ_P0124_1978_020\/FRGNQ_P0124_1978_020.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Travailleurs immigr\u00e9s en lutte<\/a><\/em>, n\u00b0 21, mai 1978, p. 12-16<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"390\" height=\"552\" data-attachment-id=\"7599\" data-permalink=\"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2020\/04\/12\/femmes-6\/travailleurs-immigres-en-lutte-mai-1978-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Travailleurs-immigr%C3%A9s-en-lutte-mai-1978.png?fit=390%2C552&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"390,552\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Travailleurs-immigr\u00e9s-en-lutte-mai-1978\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Travailleurs-immigr%C3%A9s-en-lutte-mai-1978.png?fit=212%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Travailleurs-immigr%C3%A9s-en-lutte-mai-1978.png?fit=390%2C552&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Travailleurs-immigr%C3%A9s-en-lutte-mai-1978.png?resize=390%2C552\" alt=\"\" class=\"wp-image-7599\" style=\"width:311px;height:440px\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Travailleurs-immigr%C3%A9s-en-lutte-mai-1978.png?w=390&amp;ssl=1 390w, https:\/\/i0.wp.com\/sinedjib.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Travailleurs-immigr%C3%A9s-en-lutte-mai-1978.png?resize=212%2C300&amp;ssl=1 212w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">L&rsquo;\u00e9poque actuelle offre une place relative aux revendications f\u00e9ministes : partout dans le monde se cr\u00e9ent de nouveaux groupes de femmes, m\u00eame dans les pays o\u00f9 la condition de la femme est particuli\u00e8rement dur, &#8211; tel \u00ab\u00a0Alg\u00e9riennes en Lutte\u00a0\u00bb pour l&rsquo;Alg\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Tous ces groupes, par contre, se caract\u00e9risent pat un certain nombre de positions communes : la croyance, notamment, que les femmes en g\u00e9n\u00e9ral forment un corps opprim\u00e9 homog\u00e8ne &#8211; les bourgeoises aussi bien que les prol\u00e9taires -, non travers\u00e9 par la lutte des classes et aux int\u00e9r\u00eats communs. Que, pour arracher au pouvoir leurs droits d\u00e9mocratiques \u00e9l\u00e9mentaires, la lutte devra rassembler toutes les femmes, quelle que soit leur appartenance de classe, contre l&rsquo;oppresseur masculin et les moyens qu&rsquo;il se donne. Il est s\u00fbr qu&rsquo;il existe des nuances importantes chez chaque groupe. Ce sont ces positions qui, \u00e0 notre avis, ont la plus s\u00fbre chance de d\u00e9voyer le mouvement des femmes, et principalement des femmes travailleuses, et de l&rsquo;amener \u00e0 une impasse. Nous pensons en effet pour notre part, qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de femmes en g\u00e9n\u00e9ral, mais qu&rsquo;il y a des bourgeoises et des femmes de la classe ouvri\u00e8re, aux int\u00e9r\u00eats radicalement oppos\u00e9s. Que le combat des femmes de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie ne peut aller au-del\u00e0 de quelques r\u00e9formes et am\u00e9liorations de leur condition, sans remettre en cause le syst\u00e8me \u00e9conomique qui sous-tend leur oppression, mais que seules les femmes travailleuses, et la classe ouvri\u00e8re toute enti\u00e8re, sont susceptibles de se battre pour une r\u00e9elle lib\u00e9ration de la femme &#8211; par le renversement des classes exploiteuses. C&rsquo;est ce que nous allons essayer de montrer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Quel est le r\u00f4le de la famille dans le syst\u00e8me capitaliste.<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise, les femmes subissent apparemment la m\u00eame oppression. Elles sont en effet la plupart du temps enferm\u00e9es dans leur famille, confin\u00e9es et r\u00e9duites aux t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res, soumises \u00e0 la tutelle de leur p\u00e8re ou de leur mari, d\u00e9pendantes \u00e9conomiquement ou alors ne b\u00e9n\u00e9ficiant pas des m\u00eames droits que les hommes (condamn\u00e9es par la loi d\u00e8s qu&rsquo;elles sortent de la morale et de l&rsquo;institution de la famille, adult\u00e8re, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>Comment expliquer les traits communs de cette oppression ? Cela tient essentiellement \u00e0 la famille monogamique (c&rsquo;est-\u00e0-dire la famille principalement r\u00e9duite au mari, \u00e0 la femme et aux enfants, et o\u00f9 l&rsquo;h\u00e9ritage se transmet aux enfants du nom du p\u00e8re), qui est la cellule de base du capitalisme. C&rsquo;est elle, en effet, par les lois de son fonctionnement, qui permet aux classes de se reproduire, et \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de se transmettre \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de ces classes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 les biens et l&rsquo;h\u00e9ritage se transmettent dans la lign\u00e9e du p\u00e8re (c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 ses propres enfants), celui-ci a besoin de s&rsquo;assurer que ses enfants sont bien les siens, et non pas les fruits d&rsquo;autres relations de sa femme. Pour ce faire, et pour que le mari n&rsquo;aille pas, \u00e0 sa mort, faire h\u00e9riter de ses richesses des enfants que la soci\u00e9t\u00e9 appelle \u00ab\u00a0ill\u00e9gitimes\u00a0\u00bb ou\u00a0\u00bbb\u00e2tards\u00a0\u00bb, l&rsquo;homme et la soci\u00e9t\u00e9 vont organiser le contr\u00f4le des femmes et leur mise sous tutelle. La loi va punir tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8rement l&rsquo;adult\u00e8re des femmes, &#8211; le mari \u00ab\u00a0tromp\u00e9\u00a0\u00bb lui-m\u00eame a eu parfois droit de mort sur sa femme -, et d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, tout va \u00eatre fait pour encadrer et enfermer les femmes loin des autres hommes. En Alg\u00e9rie, cet emprisonnement des femmes est particuli\u00e8rement dur : claustration, voile, absence de droits, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, la famille sera s\u00fbre de bien transmettre sa propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e aux enfants du couple, et ainsi de contribuer \u00e0 reproduire sa propre classe.<\/p>\n\n\n\n<p>Car c&rsquo;est bien l&rsquo;h\u00e9ritage qui joue un r\u00f4le d\u00e9cisif dans la perp\u00e9tuation des diff\u00e9rentes classes sociales s une famille bourgeoise, poss\u00e9dant des moyens de production, et ayant suffisamment de biens pour \u00e9duquer ses enfants afin qu&rsquo;ils deviennent de nouveaux bourgeois, assure ce processus en leur l\u00e9guant \u00e9galement ses propres biens : ainsi, la possession de ces moyens de production se transmet de p\u00e8re en fils, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de cette classe.<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, la petite-bourgeoisie (artisans, commer\u00e7ants, m\u00e9decins, avocats, techniciens, ing\u00e9nieurs, \u2026), qui ne poss\u00e8de pas directement les moyens de production, se reproduit en transmettant \u00e0 ses enfants sa <span style=\"text-decoration: underline;\">capacit\u00e9 \u00e0 encadrer, diriger<\/span>, par une \u00e9ducation et un environnement culturel propres \u00e0 ce que ces derniers deviennent \u00e0 leur tour de nouveaux petits-bourgeois.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le prol\u00e9tariat, qui par la situation qui lui est faite, n&rsquo;a aucune possibilit\u00e9 de transmettre \u00e0 ses enfants ni propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e, &#8211; puisqu&rsquo;il ne poss\u00e8de rien -, ni environnement culturel, puisqu&rsquo;il n&rsquo;a pas les moyens de leur payer des \u00e9tudes, etc., reproduit le plus s\u00fbrement de futurs travailleurs qui, d\u00e8s l&rsquo;adolescence, n&rsquo;auront d&rsquo;autres ressources que d&rsquo;aller s&#8217;employer et se faire exploiter dans les usines.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les diff\u00e9rentes classes, les femmes ont ainsi pour r\u00f4le d&rsquo;assurer l&rsquo;\u00e9ducation des enfants du p\u00e8re, la transmission des valeurs et de la morale de leur couche sociale, et de favoriser l&rsquo;environnement qui permettra aux enfants de prendre la rel\u00e8ve de leur propre classe.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela se solde, comme nous l&rsquo;avons vu, par une certaine oppression des femmes, dont la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste a besoin de s&rsquo;assurer par un s\u00e9v\u00e8re contr\u00f4le. Cependant, la bourgeoisie est loin d&rsquo;avoir les m\u00eames int\u00e9r\u00eats \u00e0 l&rsquo;oppression des femmes des diff\u00e9rentes classes. En effet, si l&rsquo;ali\u00e9nation des femmes de la bourgeoisie la sert directement pour la reproduction de sa classe et de ses privil\u00e8ges, l&rsquo;oppression des femmes de la classe ouvri\u00e8re va lui permettre, par contre, de perp\u00e9tuer sa domination sur la classe exploit\u00e9e. Voyons plus pr\u00e9cis\u00e9ment le r\u00f4le jou\u00e9 par l&rsquo;ali\u00e9nation des femmes dans les diff\u00e9rentes classes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">A qui profite l&rsquo;oppression des femmes de chaque classe ?<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La situation contradictoire de la femme bourgeoise vient de ce que, d&rsquo;une part, le syst\u00e8me capitaliste assure <span style=\"text-decoration: underline;\">1&rsquo;\u00e9galit\u00e9 formelle de tous devant la propri\u00e9t\u00e9<\/span> : ainsi, la femme comme l&rsquo;homme ont la propri\u00e9t\u00e9 commune de leurs enfants (produits de leur travail commun), ainsi que de leurs biens. Pourtant, la femme bourgeoise, membre \u00e0 part enti\u00e8re de la classe dominante et propri\u00e9taire \u00e9galement des moyens de production, doit aussi subir une oppression destin\u00e9e, comme on l&rsquo;a dit, \u00e0 assurer la transmission de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e aux enfants exclusifs de son mari.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est en effet la seule fa\u00e7on pour le capitalisme de garantir la reproduction des rapports de production : la famille monogamique et l&rsquo;appropriation de la femme par son mari permet, \u00e0 ce qu&rsquo;on a vu, que la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e reste dans la famille et, par l&rsquo;h\u00e9ritage, que l&rsquo;appartenance future des enfants \u00e0 la classe dominante leur soit garantie. La propri\u00e9t\u00e9 ne sort ainsi pas de la classe.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est ce qui explique que la femme bourgeoise, directement b\u00e9n\u00e9ficiaire des richesses de sa classe, n&rsquo;ira jamais jusqu&rsquo;\u00e0 remettre en cause la famille, cellule de base n\u00e9cessaire au syst\u00e8me capitaliste, ni la totalit\u00e9 de son oppression. Dans une certaine mesure, elle profite de son propre encadrement, puisque c&rsquo;est lui qui permet \u00e0 sa classe de se reproduire et de profiter des privil\u00e8ges de sa domination.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 voir les objectifs des mouvements f\u00e9ministes bourgeois de tous les pays depuis un si\u00e8cle : tout au plus se battent-ils contre les aspects les plus caricaturaux de cette oppression, ceux dont la suppression n&rsquo;est plus d&rsquo;aucun danger pour la reproduction des classes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il en est d&rsquo;ailleurs de m\u00eame pour les mouvements f\u00e9ministes qui traversent la petite-bourgeoisie : les femmes petites-bourgeoises ayant int\u00e9r\u00eat au maintien de la division capitaliste du travail, n&rsquo;iront jamais non plus jusqu&rsquo;\u00e0 combattre le capitalisme, ni la famille (assurant la transmission \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration future de leur capacit\u00e9 \u00e0 encadrer, diriger \u2026), qui leur procurent certains privil\u00e8ges, aussi minimes soient-ils quelquefois. Ainsi, malgr\u00e9 leur langage plus radical que les femmes de la bourgeoisie et leur sensibilit\u00e9 plus grande \u00e0 leur oppression (qui peut \u00eatre proche de celle des femmes travailleuses), elles ne peuvent que freiner le mouvement et le d\u00e9voyer.<\/p>\n\n\n\n<p>Par contre, contrairement aux autres classes, le prol\u00e9tariat n&rsquo;a, lui, <span style=\"text-decoration: underline;\">aucun int\u00e9r\u00eat objectif<\/span> \u00e0 l&rsquo;oppression des femmes travailleuses. N&rsquo;ayant aucune propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e \u00e0 l\u00e9guer \u00e0 leurs enfants, &#8211; puisque les travailleurs ne poss\u00e8dent que leur propre force de travail -, les prol\u00e9taires hommes ne gagnent rien \u00e0 la tutelle des femmes (qui ont d&rsquo;ailleurs historiquement b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une libert\u00e9 relativement plus grande que celle des femmes des autres classes). En effet, la classe exploit\u00e9e n&rsquo;a pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 sa reproduction, mais bien plut\u00f4t \u00e0 sa propre destruction en tant que classe.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, les femmes de la classe ouvri\u00e8re sont bel et bien opprim\u00e9es, et souvent de fa\u00e7on tr\u00e8s brutale, du fait des conditions de vie mis\u00e9rables o\u00f9 vivent les travailleurs. Alors, qui entretient cette ali\u00e9nation des femmes travailleuses, et dans quels buts ?<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, nous devons comprendre que c&rsquo;est bien la classe dominante qui entretient cette oppression : en traitant hommes et femmes de la classe ouvri\u00e8re de fa\u00e7on diff\u00e9rente, la bourgeoisie <span style=\"text-decoration: underline;\">cr\u00e9\u00e9 une division<\/span> qui va <span style=\"text-decoration: underline;\">affaiblir les forces du prol\u00e9tariat<\/span> et l&#8217;emp\u00eacher, du moins pour un temps, de lutter contre son sort.<\/p>\n\n\n\n<p>Son action va s&rsquo;effectuer sur deux tableaux : d&rsquo;abord, l&rsquo;id\u00e9ologie bourgeoise (morale, religion, lois, etc&#8230;) va diviser la classe ouvri\u00e8re en la persuadant que la division de la soci\u00e9t\u00e9 se fait entre hommes et femmes, sur la base de la division \u00ab\u00a0naturelle\u00a0\u00bb des sexes, (la femme \u00ab\u00a0f\u00e9minine\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0inf\u00e9rieure\u00a0\u00bb, \u2026), et non en classes aux int\u00e9r\u00eats irr\u00e9ductibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais surtout, elle va \u00ab\u00a0acheter\u00a0\u00bb une partie du prol\u00e9tariat (de fa\u00e7on toute relative) par divers \u00ab\u00a0privil\u00e8ges\u00a0\u00bb, et cr\u00e9er de la sorte une hi\u00e9rarchie au sein de la classe ouvri\u00e8re, les travailleurs b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;une situation \u00ab\u00a0meilleure\u00a0\u00bb, (si l&rsquo;on peut dire), que celle des travailleuses sur le march\u00e9 du travail. La classe dominante doit en effet s&rsquo;affronter \u00e0 la tendance g\u00e9n\u00e9rale du capitalisme (dont le d\u00e9veloppement industriel a besoin d&rsquo;une main d&rsquo;oeuvre de plus en plus nombreuse ) \u00e0 attirer toujours plus de femmes dans les usines, et \u00e0 cr\u00e9er ainsi les bases objectives \u00e0 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des travailleurs et des travailleuses, et \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 du prol\u00e9tariat dans son combat contre les exploiteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>La bourgeoisie doit ainsi mettre tout son poids pour emp\u00eacher une telle unit\u00e9 (qui menacerait son existence de classe oppressive), et pour maintenir la division ; elle va donc jouer toutes ses cartes : en cr\u00e9ant artificiellement cette hi\u00e9rarchie hommes\/femmes dans la classe ouvri\u00e8re, en faisant des femmes travailleuses un sous-prol\u00e9tariat sous-qualifi\u00e9 et sous-pay\u00e9, en licenciant syst\u00e9matiquement les travailleuses <span style=\"text-decoration: underline;\">avant<\/span> les travailleurs, en consid\u00e9rant le salaire des femmes comme un \u00ab\u00a0salaire d&rsquo;appoint\u00a0\u00bb, en embauchant d&rsquo;abord les travailleurs hommes, elle r\u00e9ussit de fait \u00e0 installer d&rsquo;une part une division, et donc \u00e0 handicaper et d\u00e9voyer fortement le mouvement ouvrier.<\/p>\n\n\n\n<p>En Alg\u00e9rie, par exemple, il est notoire que la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des travailleuses (qui ne repr\u00e9sentent en plus que 4 %) ne sont pas syndiqu\u00e9es. En Europe \u00e9galement, depuis le si\u00e8cle dernier, la Premi\u00e8re Internationale et jusqu&rsquo;\u00e0 il y a peu, les syndicats, ont toujours r\u00e9pugn\u00e9 \u00e0 d\u00e9fendre les femmes travailleuses : les patrons se servaient en effet des salaires inf\u00e9rieurs des femmes pour faire pression sur ceux des travailleurs, et entretenaient ainsi la concurrence et l&rsquo;hostilit\u00e9 des hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n&rsquo;est que tr\u00e8s r\u00e9cemment que le PC fran\u00e7ais, par exemple a entrepris de r\u00e9cup\u00e9rer et d&rsquo;\u00e9tendre son contr\u00f4le aux luttes des travailleuses, qui commen\u00e7aient \u00e0 se multiplier hors de son contr\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, dans les pays industriels avanc\u00e9s, cette man\u0153uvre patronale r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9tablir une division beaucoup plus solide que celle bas\u00e9e sur le racisme : elle permet de faire subir aux femmes les flux et les reflux de la crise, en n&rsquo;encourant pas les risques d&rsquo;une concentration de travailleurs immigr\u00e9s ch\u00f4meurs dans les bidonvilles. Les femmes, elles, rentrent au foyer, comme elles ont \u00e9t\u00e9 conditionn\u00e9es \u00e0 le faire, et constituent pour le patronat une formidable arm\u00e9e industrielle de r\u00e9serve.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les dangers du f\u00e9minisme.<\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Telles sont bri\u00e8vement les raisons objectives pour lesquelles la lutte contre l&rsquo;oppression des travailleurs <span style=\"text-decoration: underline;\">doit obligatoirement \u00eatre celle de la classe ouvri\u00e8re toute enti\u00e8re<\/span>. Seuls les travailleurs et les travailleuses, et avec eux, tous ceux qui auront choisi de rompre avec leur classe pour rejoindre la classe ouvri\u00e8re, peuvent \u00eatre \u00ab\u00a0r\u00e9volutionnaires jusqu&rsquo;au bout\u00a0\u00bb ; car eux seuls ont pour objectif de d\u00e9truire le syst\u00e8me capitaliste, et avec lui, tout ce qui en assure la survie : famille monogamique, propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e (ou collective, comme pour une bourgeoisie d&rsquo;Etat), h\u00e9ritage, et par l\u00e0 oppression des femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Au contraire, rejoindre les mouvements f\u00e9ministes bourgeois ou petits-bourgeois, voil\u00e0 le plus s\u00fbr moyen pour les travailleuses, pour les femmes de la classe ouvri\u00e8re, de se battre pour des int\u00e9r\u00eats qui ne sont pas les leurs.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne peut pas lutter avec des femmes bourgeoises contre ce qui est \u00e0 la base de notre ali\u00e9nation, c&rsquo;est-\u00e0-dire contre les rapports de production actuels, quand ces femmes ont tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 maintenir ces rapports et \u00e0 entretenir l&rsquo;exploitation forcen\u00e9e d&rsquo;une classe par une autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous devons bien voir que ces mouvements f\u00e9ministes ne servent pas la classe ouvri\u00e8re, mais bien plut\u00f4t les int\u00e9r\u00eats des classes dominantes. Leur programme bourgeois revient de fait \u00e0 caporaliser le mouvement des femmes de la classe ouvri\u00e8re, et \u00e0 le mener sur une voie de garage.<\/p>\n\n\n\n<p>La seule alternative pour les femmes travailleuses, et pour tous ceux qui veulent lutter de fa\u00e7on cons\u00e9quente pour la lib\u00e9ration de la femme, est en fait de s&rsquo;organiser sur des bases de classe, de fa\u00e7on autonome vis-\u00e0-vis des couches dominantes : et leur plus grand int\u00e9r\u00eat sera de rejoindre les organisations internationalistes de l&rsquo;avant-garde ouvri\u00e8re, qui luttent elles-m\u00eames, hommes et femmes, contre l&rsquo;oppression des femmes et pour le renversement du syst\u00e8me capitaliste exploiteur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article paru dans Travailleurs immigr\u00e9s en lutte, n\u00b0 21, mai 1978, p. 12-16 L&rsquo;\u00e9poque actuelle offre une place relative aux revendications f\u00e9ministes : partout dans le monde se cr\u00e9ent de nouveaux groupes de femmes, m\u00eame dans les pays o\u00f9 la condition de la femme est particuli\u00e8rement dur, &#8211; tel \u00ab\u00a0Alg\u00e9riennes en Lutte\u00a0\u00bb pour l&rsquo;Alg\u00e9rie.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[52,112,431,715,884,1401,1389],"class_list":["post-7596","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-presse","tag-52","tag-algerie","tag-feminisme","tag-lutte-des-classes","tag-oppression","tag-organisation-communiste-revolutionnaire-internationaliste-dalgerie","tag-travailleurs-immigres-en-lutte"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9lTYU-1Yw","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":28084,"url":"https:\/\/sinedjib.com\/index.php\/2026\/02\/12\/appel-des-femmes-maghrebines\/","url_meta":{"origin":7596,"position":0},"title":"Appel des femmes maghr\u00e9bines","author":"SiNedjib","date":"12\/02\/2026","format":false,"excerpt":"D\u00e9claration parue dans Al-Ittihad, journal de l'Union des travailleurs immigr\u00e9s tunisiens, avril-mai 1980 Les groupes \"Femmes marocaines\", \"alg\u00e9riennes\", \"tunisiennes\" sont partie prenante de la lutte des travailleurs immigr\u00e9s contre les lois racistes qui visent \u00e0 limiter l'immigration. 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