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La mort de Saïda Menebhi

Article paru dans Algériennes en lutte, n° 1, janvier 1978

Condamnée le 15 Février 1977 au procès de Casablanca par la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Casablanca (procès ouvert le 3 Janvier 1977) à 5 ans de prison pour complot (imaginaire) et à 2 années de prison supplémentaires assorties de 5 000 DH d’amendes pour troubles de l’audience (parce qu’elle se défendait contre ces accusations).

Arrêtée en Mars 1976.

Gardée à vue pendant plus d’un mois, présentée au Juge d’instruction à Casablanca, qui ordonna son incarcération à la prison de Casablanca où elle est restée à l’instar de 3 autres accusées jusqu’à son hospitalisation à l’hôpital Averroès de Casablanca.

Elles est morte à la suite d’une grève de la faim entamée le 8 Novembre 1977 par des détenus politiques de la prison centrale de Kénitra et de la prison civile de Casablanca pour protester contre la torture qui règne à l’intérieur des prisons et pour mettre fin à toutes formes de persécution dont les détenus font l’objet.

Plus qu’une simple grève de la faim, la lutte de Saïda est un exemple de lutte contre les agressions et les sévices que les femmes prisonnières subissent dans les prisons.

Violées, torturées, maltraitées, les femmes prisonnières politiques ne sont pas seulement le symbole d’une lutte politique, elles sont pour des milliers de femmes, le symbole de leur libération.

Le Groupe Femmes Algériennes en soutien à la lutte des camarades militants marocains emprisonnés, se solidarise dans la campagne de dénonciation contre la mort de Saïda et salue la lutte de tous les prisonniers politiques victimes de la répression du régime réactionnaire marocain.

POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES MAROCAINS.