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Il y a un an, les étudiants manifestaient à Alger

Article paru dans le Bulletin de liaison, n° 11, février 1967, p. 9

Il y a un an, le 29 janvier 1966, les étudiants d’Algérie avaient réussi à tenir tête au pouvoir d’Alger, par leurs manifestations et leur grève de trois jours.

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La marmite bout, l’eau risque de déborder

Articles parus dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 2, juillet-août 1976, p. 1-4

Ouvriers dans une usine métallurgique à Annaba le 1er mars 1976, Algérie. (Photo by Alain MINGAM/Gamma-Rapho via Getty Images)

La Charte a été “votée”, “adoptée”. Est-ce-que l’Algérie de la Charte est différente de celle d’avant ? Est-ce que la nature de l’Etat bourgeois a changé ?

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Fadéla M’Rabet : La femme algérienne

Extrait du livre de Fadéla M’Rabet, La femme algérienne suivi de Les Algériennes, Paris, François Maspero, 1969, p. 9-22

ALGERIA – CIRCA 1969: Crowd Of Algerians. (Photo by Edouard BOUBAT/Gamma-Rapho/Getty Images)

On sourira peut-être, ou l’on s’irritera, de mon projet : tant de problèmes se posent à l’Algérie (« décollage » économique, création d’un vrai parti d’avant-garde, épuration, refonte des structures administratives…) que le moment est mal venu, dira-t-on, d’en soulever un autre : celui de la libération de la femme (de la jeune fille).

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Safia Bentayeb : Réflexions sur le “code de la famille”

Article de Safia Bentayeb paru dans Et-Thaoura, n° 6, hiver 1984

Femmes voilées dans la casbah en juillet 1985 à Alger, Algérie. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Intitulé “projet de loi relative au statut personnel”, adopté par le gouvernement et déposé sur le bureau de l’APN le 29 septembre 1981 pour discussion et adoption, après quoi il aurait force de loi.

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Safia Bentayeb : Code de la famille. Le statu-quo

Articles de Safia Bentayeb parus dans Et-thaoura, n° 5, automne 1983, p. 6-8

Jeunes femmes pendant la Fête de la Jeunesse en juillet 1985 à Alger, Algérie. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les différents avant-projets de code de la famille qui ont vu le jour depuis l’indépendance, à peu de chose près, ont le même contenu et ont tous été élaborés de manière anti-démocratique “secrète” et en dehors des femmes.

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Rencontres nationales des associations issues de l’immigration et des associations de solidarité

Articles parus dans Courant alternatif, n° 64, mars 1987, p. 24-26

Radio Beur, a radio station for second generation north African immigrants in France. (Photo by Bernard Bisson/Sygma via Getty Images)

La 3ème rencontre s’est déroulée à Marseille les 17 et 18 janvier. Deux commissions ont fonctionné :
– Commission « Charte »,
– Commission « Ripostes ».

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Le code de la famille en Algérie

Article paru dans Les yeux ouverts, n° 1, 1984, p. 3-8

Jeune fille sur un marché en juillet 1985 à Alger, Algérie. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Personne n’a jamais contesté la participation des femmes algériennes à la guerre de libération nationale. Cette participation devait même permettre aux femmes d’ouvrir des brèches pour leur émancipation et les faire participer à la gestion publique de la Nouvelle Algérie indépendante. Mais, c’était compter sans les forces réactionnaires et traditionalistes qui, une fois la guerre terminée, ont décidé autrement du sort des femmes. Bien vite, elles ont été exclues du rôle qu’elles entendaient jouer dans la construction du pays et renvoyées devant leurs fourneaux !

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Réponse aux organisations TIL et Cercle A. Zeroual

Article paru dans Femmes algériennes en lutte, bulletin du Groupe femmes algériennes, n° 2, décembre 1978, p. 41-48

Teenage girl in an alleyway in the Casbah of Algiers. (Photo by Christine Spengler/Sygma/Sygma via Getty Images)

Réponse au cercle A. Zeroual

De par la carence d’analyse qui existe au niveau des organisations politiques algériennes sur la situation des femmes en Algérie, nous tenons donc à souligner l’initiative du Cercle Abdellatif Zeroual, initiative qui s’est concrétisée par une approche de réflexion sur la femme algérienne dans une plateforme intitulée : “Les Communistes et la question féminine en Algérie.”

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La journée du 8 mars à Alger

Textes parus dans El-Oumami, n° 24, avril 1982, p. 6 et 11-12

المرأة ويومها العالمي (photo publiée dans El Djeich, n° 216, mars 1982, p. 5)

A l’appel du comité d’action, rassemblement du 8 mars (Maison du Peuple — UGTA). Une cinquantaine de femmes. Refus de nous laisser entrer dans la salle où se tenait un gala organisé par les femmes travailleuses de la Santé. Menaces des flics. Des « syndicalistes » viennent nous demander de nous disperser. L’hôpital Mustapha étant investi par les flics (grève des agents), la fac étant surveillée, la cité-U trop loin, nous décidons de nous rendre à la Fédération Algérienne des ciné-clubs où se tient une rencontre des femmes.

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Statut personnel : Le gouvernement recule !

Article paru dans El-Oumami, n° 22, février 1982, p. 4-5

Young women in uniform stand in front of a portrait of Algerian President Houari Boumédiènne following a military parade. (Photo by Christine Spengler/Sygma/Sygma via Getty Images)

LE GOUVERNEMENT vient de décider le 24/1/82 d’ajourner l’examen par l’APN du projet de statut personnel. Il est ainsi prouvé que l’Etat bourgeois peut reculer sous la pression de la mobilisation. Seule la lutte paye. Malgré le nombre limité de femmes ayant participé aux rassemblements d’Alger, il est clair que ces rassemblements n’ont pas été vains. Honte à celles qui ont tourné le dos à ces initiatives sous prétexte qu’il faut d’abord faire des conférences-débats et rédiger un manifeste sur les droits de la femme !

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Pour en finir avec les flottements

Article paru dans El-Oumami, n° 21, janvier 1982, p. 10

One of the busiest and most popular streets in the Casbah of Algiers. (Photo by Christine Spengler/Sygma/Sygma via Getty Images)

La mobilisation des femmes à Alger contre le projet de statut personnel continue. Après les rassemblements qui ont eu lieu au mois d’octobre à l’appel du Collectif des femmes, la mobilisation a repris au mois de décembre. Le 14 décembre : rassemblement devant le siège de l’APN. Les femmes ont été reçues par les flics en civil et en uniforme, pour des injures et par des coups. Malgré la répression, le collectif des femmes a appelé à un autre rassemblement le 23 décembre, cette fois-ci en plein centre-ville, sur les marches de la grande poste.

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Liberté de circulation pour les femmes !

Article paru dans El-Oumami, n° 14, février-mars 1981, p. 6

Traditional and contemporary dress styles worn by two women in the Casbah of Algiers. (Photo by Christine Spengler/Sygma/Sygma via Getty Images)

Une information vient de nous parvenir faisant état d’un rassemblement de plusieurs centaines de femmes devant le Ministère de l’Intérieur à Alger pour protester contre la décision gouvernementale interdisant la sortie du territoire aux femmes, âgées de moins de 40 ans et non accompagnées par un parent direct. Les communistes internationalistes dénoncent l’hypocrisie, et le cynisme de la bourgeoisie algérienne qui ose prétendre lutter ainsi contre la prostitution au moment où la paupérisation, dans laquelle son système plonge les masses exploitées pousse une grande partie de celles-ci à survivre d’expédients de toutes sortes.

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Le 8 mars, journée prolétarienne et communiste

Article paru dans El Oumami, n° 3, mars 1979, p. 13

“La femme dans la Révolution : Un rôle important” (photo publiée dans El Djeich, n° 191, avril 1979, p. 18)

Au congrès de l’Internationale socialiste qui se tint à Copenhague en août-septembre 1910, le 8 mars fut choisi, sur une proposition de Rosa Luxemburg et de Clara Zetkin, comme journée internationale des femmes prolétaires : il s’agissait donc d’une “fête” analogue au 1er mai. Et, comme le 1er mai, elle trouve son origine dans un épisode sanglant de la lutte de classe.

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Un code de la famille réactionnaire

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 59, juin-juillet 1984, p. 17

Femmes portant le haïk, voile traditionnel blanc, dans une rue d’Alger en juillet 1985 en Algérie. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le code de la famille vient d’être adopté par l’APN le 29 mai dernier en Algérie. Cela faisait des années que le “code du statut personnel” était discuté. Les hésitations du régime à ce propos traduisent l’âpreté des contradictions qui existent entre les fractions “bourgeoises “libérales” et “traditionnelles”. Les différences entre ces fractions sont plus formelles que réelles. Le texte définitif devra être publié dans un délai d’un mois après son adoption. Nous aurons donc l’occasion d’en reparler de manière plus détaillée à ce moment-là. Mais la presse officielle parle déjà d’un “coup porte à l’inégalité entre les sexes”. Est-ce vrai ?

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Statut personnel : Mobilisons-nous pour les droits des femmes les plus élémentaires !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 52, février 1982, p. 6-7

Ouvrière dans une usine de filature, en avril 1975, dans le village d’Ouadhia, en Kabylie, Algérie. (Photo by Gilbert UZAN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le 13 janvier dernier, lors d’un meeting à l’université d’Alger, une pétition a été déposée comptant plusieurs milliers de signatures. Cela venait clore la série de mouvements et manifestations organisés à Alger depuis le mois d’octobre 1981, qui ont rassemblé des femmes et des hommes qui s’opposent au “Code de la famille” (28 octobre, 14 novembre et 23 décembre 1981).

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Contre le statut personnel ! Pour la lutte des femmes travailleuses !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 51, janvier 1982, p. 14-15

Algerian women and men attending the demonstration organized by the Federation of Italian Communist Youth (F.G.C.I.) on the occasion of the Festa de l’Unità. Bologna, September 1980. (Photo by Adriano Alecchi/Mondadori via Getty Images)

Ça bouge du côté des femmes en Algérie. L’ “Avant-Projet de statut personnel” (déjà approuvé par le conseil des ministres), a dû en effet être soumis à l’APN lors de sa session d’automne. Ce statut personnel est la réédition du code de la famille que le gouvernement essaie de faire passer dans les textes depuis 1966 : 1966, 1972, 1980, voilà les dates où la mobilisation de quelques centaines de femmes et d’hommes a pu faire repousser les avant-projets successifs.

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L’avortement et la contraception : une lutte à mener

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 37, 15 décembre – 15 janvier 1980, p. 8-9

In the town center of Algiers, two veiled women pass in front of a portrait of French actress Madeleine Sologne. (Photo by Christine Spengler/Sygma/Sygma via Getty Images)

L’avortement est interdit dans les pays du Maghreb depuis tout temps, exception faite cependant de la Tunisie, où il est autorisé depuis 1968. D’une façon générale les femmes algériennes et marocaines doivent se débrouiller toutes seules question contraception : même si certains moyens contraceptifs sont en vente en pharmacie (sur ordonnance) la contraception n’atteint réellement que les couches de la petite bourgeoisie informée.

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Pour une analyse de classe de la question des femmes

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 21, mai 1978, p. 12-16

Un groupe de femmes voilées à Alger le 12 avril 1975, Algérie. (Photo by Gilbert UZAN/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’époque actuelle offre une place relative aux revendications féministes : partout dans le monde se créent de nouveaux groupes de femmes, même dans les pays où la condition de la femme est particulièrement dur, – tel “Algériennes en Lutte” pour l’Algérie.

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Travailleuses immigrées : Pourquoi les femmes doivent entrer dans la production

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 14, octobre 1977, p. 9-12

Arab women on the Cours Belsunce, in the Muslim quarter of Marseille. (Photo by Alain Nogues/Sygma via Getty Images)

Les femmes immigrées maghrébines qui travaillent dans
la production représentent une très petite minorité. A Marseille, par exemple, sur 100 travailleurs algériens, à peine 4 sont des femmes.

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Mariage et misère des femmes

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 9, avril 1977, p. 13-14

Ouvrières dans un atelier de tissage à Ouadhia en avril 1975, Algérie. (Photo by Gilbert UZAN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Dire qu’elle est opprimée ne donne qu’une idée très faible de la situation de la femme en Algérie. L’homme règne en maître absolu. Il ne veut pas que la femme soit autre chose qu’une esclave obéissante. Et, même s’il est vrai qu’un nombre de filles de plus en plus grand fréquente les lycées et les universités, il n’en demeure pas moins que sa situation reste fondamentalement inchangée. Elle reste étroitement surveillée dans ses moindres gestes, ou par le mari, ou par les parents. Et souvent, pour ces derniers, le fait que leur fille ait pu suivre des études, est utilisé pour demander une dot plus élevée.