Je suis très heureux d’annoncer la mise en ligne de mon texte intitulé « Ce que nous dit la crise franco-algérienne. Guerres culturelles, enjeux migratoires et spectre colonial ».

Je suis très heureux d’annoncer la mise en ligne de mon texte intitulé « Ce que nous dit la crise franco-algérienne. Guerres culturelles, enjeux migratoires et spectre colonial ».

Mon nouvel article, intitulé « Travailleurs immigrés en France : entre luttes sociales, combat anti-impérialiste et autonomie culturelle », a été publié dans Courant alternatif, n° 360, mai 2026.

Article de Daniel Guérin paru dans La Vague, organe de rassemblement révolutionnaire, Nouvelle série, n° 6, 1er février 1937

UN COUP DE FORCE
A la veille du Congrès de Biarritz, le gouvernement, pour amadouer messieurs les radicaux, avait fait évacuer brutalement par des forces de police, une usine parisienne. A la veille d’une interpellation au Sénat, sur l’Afrique du Nord, le gouvernement, pour amadouer messieurs les sénateurs, vient de décider la dissolution de l’Etoile Nord-Africaine. Mêmes causes, mêmes effets.
Lettre de la Commission exécutive de l’Etoile Nord-Africaine parue dans La Lutte Sociale, journal du Parti Communiste de la Région Algérienne, n° 411, 4 septembre 1926 ; parue dans sa version intégrale dans L’Humanité, 25 août 1926

Nous avons reçu de l’ « Etoile Nord-Africaine », association des musulmans algériens, tunisiens et marocains, dont le siège social est sis 3, rue du Marché-des-Patriarches et le président d’honneur l’Emir Khaled, communication d’une pétition adressée par cette association au Ministre de l’Intérieur.
Article d’Amar Imache paru dans El Ouma, n° 17, décembre 1933

Etrange coïncidence … Je préparais justement un article où je voulais mettre en parallèle notre misérable existence avec celle de tous les étrangers venus en notre pays. Et je voulais dédier cet article à tous mes frères. A ceux qui souffrent là-bas, en Afrique du Nord, de l’oppression impérialiste, obligés de courber la tête sous l’autorité féodale au XXe siècle, sous la République démocratique qui fait couler à flots la « justice et la paix », et aussi à mes frères expatriés comme moi, aux exilés volontaires, à ceux qui fuient devant l’odieux code de l’Indigénat et qui paient cher le droit d’aller en exil. Oui, j’étais là, dans mes méditations, m’efforçant de garder mon calme à l’évocation de ces scènes tragiques de notre vie brisée où je poyais tour à tour la silhouette cauteleuse et cynique de l’usurier, le visage fermé de l’impitoyable caïd et la hautaine attitude de l’administrateur, autoritaire et despotique au milieu de sa séquelle de soldats, de gendarmes et de mokhaznis, puis les images chères dans l’humble logis où apparaissent les terribles conséquences de toutes ces forces administratives. Je pensais à la douleur qui étreint les cœurs à la veille du départ et au déchirement à l’heure de se séparer, car pour nous la seule solution est de partir : à côté du colon heureux et riche d’une terre qu’il a volé, il n’y a pas de place pour nous.
J’aurai le plaisir d’animer une conférence, à Chambéry, mardi 28 avril à 19h sur le thème suivant : « Ce que nous dit la crise franco-algérienne. Guerres culturelles, enjeux migratoires et spectre colonial« .

Article paru dans El Amel, organe des travailleurs nord-africains, n° 8, janvier 1935 ; suivi de « La condamnation inique de Radjef Belkacem »

La lutte contre la répression
Obéissant aux injonctions de la presse bourgeoise et colonialiste, le gouvernement impérialiste français a interdit trois meetings de travailleurs coloniaux organisés par l’Etoile Nord-Africaine.
Article paru dans L’Ikdam nord-africain, n° 1, mai 1927 ; suivi de « Un appel de l’Etoile à l’opinion française »

Au cours du mois dernier, l’Etoile Nord-Africaine a tenu un grand meeting pour permettre à ses délégués au Congrès de Bruxelles de rendre compte de leur mission.
Article paru dans Al-Lioua Al-Ahmar, journal communiste, n° 3, décembre 1926

Une crise de chômage vient de commencer en France. Elle n’est pas passagère. Déjà elle atteint toutes les branches de l’industrie. Cette crise devait fatalement se manifester ; car si la baisse du franc avait favorisé l’exportation, la hausse devait la restreindre. Mais comme tous les capitalistes ne veulent en rien qu’on touche aux bénéfices scandaleux réalisés par eux pendant la guerre et la période d’inflation, il leur faut produire moins cher pour se maintenir sur le marché mondial.
Article d’Abdelkader Hadj Ali alias Ali Baba paru dans Al-Beïrak Al-Ahmar, organe des travailleurs coloniaux édité par le Parti Communiste SFIC, n° 1, septembre 1926

Nous nous étions toujours élevés contre la circulaire du ministre Chautemps, qui interdit l’émigration des travailleurs nord-africains. Nous avions expliqué les mobiles intéressés qui avaient poussé à son élaboration : cupidité des colons d’Algérie, épouvante du gouvernement impérialiste français devant le réveil idéologique des coloniaux au contact des ouvriers métropolitains. Nous avions aussi démontré l’inefficacité de mesures aussi sauvages. On ne peut refuser indéfiniment la vie à des travailleurs qui ne veulent pas être étouffés dans leur pays natal. Ces êtres humains cherchent la vie comme l’arbre qu’on plante dans l’ombre, dirige ses branches vers le soleil.
Texte unitaire lu à l’occasion du meeting de soutien aux prisonnières politiques du Maroc organisé le 4 janvier 1978, publié dans Coordination des femmes noires, n° 1, juillet 1978 et en partie dans Le temps des femmes, n° 1, mars 1978

SAIDA, militante de l’organisation Marxiste-Léniniste « ILLAL AMAM », a été assassinée pour avoir participé directement à la lutte du peuple marocain contre le régime réactionnaire de Hassan II.
Mon nouvel article, intitulé « Socialisme, immigration et racisme », a été publié dans Courant alternatif, n° 358, mars 2026.

Article de Catherine Bourrabier paru dans Baraka, n° 1, 13 mars 1986

Avec son image de parti raciste et xénophobe, le Front National présente des candidats d’origine arabe sur ses listes électorales : Mourad Kaouah, Soraya Djebbour. Paradoxe, hérésie ? Pas vraiment …
Entretien paru dans Noir et Rouge, n° 6, septembre-octobre 1987

Noir et Rouge : Pourquoi avoir donné naissance à cette association ?
Nanas Beurs : Nous l’avons créé le 3 juillet 1985 pour lutter contre l’oppression spécifique des femmes maghrébines, qu’elles soient immigrées ou issues de l’immigration. Notre bataille contre l’oppression, qui se déroule dans la réalité quotidienne, nous a conduites, au départ, à venir en aide aux femmes qui, du fait du regroupement familial, se retrouvaient du jour au lendemain, sans l’avoir en général voulu complètement déracinées et isolées. Quel traumatisme, en effet, que de quitter son village, sa famille, tout son environnement culturel pour une grande ville d’un pays dont on ignore la langue et les coutumes !
Article de Brigitte Firk paru dans les Cahiers du féminisme, n° 35, Printemps 1986

Jeune, femme et immigrée, voilà bien des problèmes et des contradictions ! Malika, Ouria, Halima, Yasmina, Fatima et Rachida soulèvent des problèmes similaires, mais leurs réponses sont loin d’être identiques : se chercher sans perdre une partie de soi dans les dédales de l’identité ; quelle authenticité opposer à l’abime de l’assimilation/reniement ? Pourquoi ces contradictions qui concernent l’ensemble des jeunes issus de l’immigration sont-elles vécues par les jeunes filles comme particulièrement déchirantes ? Autant de questions en débat, que devra se poser l’ensemble du mouvement antiraciste et du mouvement féministe.
Article de Souad Benani suivi d’un entretien avec Leïla parus dans Sans Frontière, n° 92-93, avril-mai 1985

DEPUIS DES SIECLES LA SEXUALITE EST CONFINEE DANS LE DOMAINE DU PRIVE. NOUS TAISONS LE SEXE, NOUS LE CACHONS. POUR LES FEMMES MAGHREBINES CELA CONSTITUE UN POINT NODAL DE LEUR OPPRESSION. ELLES SONT EN CELA HERITIERES DES PRINCIPES DE LA CULTURE MUSULMANE ET DE CEUX DES PAYS DU POURTOUR DE LA MEDITERRANNEE. UNE HYPER VALORISATION S’EST CONSTITUEE AUTOUR DE LA VIRGINITE DES FILLES. L’HONNEUR DES PERES, DES FRERES, DES COUSINS EST CHAQUE FOIS MIS EN PERIL PAR LE « MOINDRE ECART » DES FEMMES. HONNEUR MAIS SURTOUT LA PREMIERE A NE PAS TRANSGRESSER CELLE DE LA FILIATION MASCULINE ET DE L’HERITAGE.
DELIBEREMENT, J’AI CHOISI DE FAIRE PARLER UNE LESBIENNE. UNE INTERVIEW ILLUSTRERA LE PROPOS. MAIS IL EST EGALEMENT IMPORTANT DE COMPRENDRE QUE LES JEUNES BEURS HETEROS OU HOMOS SONT TRIBUTAIRES D’UN MÊME SYSTEME DE DOMINATION.
Article d’Anne-Marie Granger paru dans les Cahiers du féminisme, n° 26, automne 1983

En 1980, à Marseille, après l’assassinat d’un jeune immigré par un policier, elles sont descendues dans la rue, elles ont manifesté devant la préfecture. Dans la cité de Pierre-Collinet, près de Meaux, elles se sont regroupées pour prendre en charge l’animation et la vie collective de ce quartier-ghetto, elles ont organisé des ateliers de tricot, de couture, mais aussi de menuiserie et d’électricité. A Gennevilliers cette année, elles se sont retrouvées près de 400, venues de toutes les banlieues de Paris pour participer à une fête de femmes, à la suite d’un appel lancé sur les ondes de Radio-G dans l’émission « spéciale femmes » (cf. l’article sur cette émission dans ce dossier). Lors des luttes pour la régularisation des immigrés sans-papiers, en 1982, elles ont créé un « Collectif de soutien aux femmes sans papiers ». Aujourd’hui, au sein de différentes associations, elles préparent activement la Marche contre le racisme et pour l’égalité des droits.
Courrier d’Abdelaziz Boucherit paru dans Sans Frontière, n° 18, semaine du 4 au 10 avril 1981 ; suivi de la réponse de Madeleine Pestre parue dans Sans Frontière, n° 20, semaine du 18 au 24 avril 1981 ; puis celle de Sakina B. parue dans Sans Frontière, n° 26, semaine du 30 mai au 5 juin 1981

M. Boucherit, dont nous avons publié déjà une première lettre sur les femmes immigrées nous adresse ce deuxième point de vue.
Nous le publions intégralement, le débat continue.
Afin de permettre une connaissance de votre journal, je me suis fixé une règle, qui commence déjà à apporter ses fruits : chaque vendredi j’achète 10 journaux de « Sans Frontière » et je les distribue à la caisse, en essayant d’intéresser tous les jeunes immigrés. Votre journal donne le ton à la cause immigrée. Ce que j’admire en lui. Néanmoins, je n’approuve pas toute sa politique, notamment le problème de la femme algérienne.
Article signé Ana Maria et Claude paru dans Sans Frontière, n° 17, semaine du 28 mars au 3 avril 1981

« Le Centre de documentation Tiers-Monde » et « Artisans du Monde » avaient décidé de programmer une journée-femmes.
Nous avons voulu rencontrer les différents groupes de femmes du Tiers-Monde, qui existent à Paris ; entendre leurs paroles, leurs cris et leur révolte.
Echanger nos vécus de femmes.
Article paru dans Sans Frontière, n° 16, 24 juin 1980

3 femmes, 3 générations d’exil.
La grand-mère 70 ans.
La mère 53 ans.
La fille 21 ans.
La grand-mère m’a littéralement fascinée, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir vécu un moment privilégié, un moment où j’ai pu entrevoir quelque chose qui est enfoui dans ma mémoire, quelque chose qui n’existe plus chez les immigrés, quelque chose de précieux que l’on n’a pas su garder aussi grand que soit notre amour pour le pays ou pour notre culture. Aujourd’hui, je frémis, je ne peux croire qu’on ait perdu l’essentiel.
Textes parus dans Sans Frontière, n° 12, 22 avril 1980

J’ai 20 ans, je suis de nationalité algérienne née en France dite privilégiée par ma carte de résidence (jusqu’en 82) et j’écris car j’ai compris : j’ai compris que pendant toute mon enfance mes parents m’ont certifié que j’étais algérienne que j’avais même du musulman (sang noir ?) dans les veines et surtout que je rentrerais un jour au pays et que je devais et pouvais « épouser » n’importe qui pourvu qu’il soit « musulman » !
Article signé Maria K. paru dans Sans Frontière, n° 10, 25 mars 1980

8 mars, une journée internationale des femmes, mais décidée par qui. Nous les femmes du tiers monde immigrées en France, n’avons pas assez réfléchi sur cette date et sur les « hauts faits féministes » qu’elle évoque, qui tout comme par hasard se situent toujours sur les mêmes continents. Pourtant depuis 3 ans bientôt, les femmes immigrées descendent dans la rue à Paris surtout, en cortège autonome, sous leurs propres banderoles elles ne sont plus les immigrées de telle ou telle tendance du mouvement des femmes en France. Ce dernier 8 mars à Paris surtout, hélas, mais nous espérons bientôt en province les femmes immigrées ont pris la parole, la rue. Les groupes de femmes maghrébines (Algérie, Maroc, Tunisie) le groupe de femmes Afro-Antillaises, la coordination des femmes noires, sont descendues dans la rue.
Dossier paru dans Sans Frontière, n° 3, 18 décembre 1979

La fugue … un mot qui existe dans tous nos fantasmes … et qui a alimenté bien de nos rêves … Aujourd’hui, la fugue est devenue une réalité, réalité pour beaucoup de nos « petites sœurs » qui ont voulu aller au delà du rêve … et palper la liberté avec tout ce que cela implique de peur, d’angoisses, et d’apaisement à leurs maux.
Article paru dans Sans Frontière, n° 1, 27 mars 1979 ; suivi d’un dossier paru dans Sans Frontière, n° 2, 1er mai 1979

ELLES SUPPORTENT
L’INSUPPORTABLE
VIVENT L’INVIVABLE …
ET ON LEUR DEMANDE DE PENSER …
C’EST IMPENSABLE … (1)
Depuis quelques années, un mouvement s’est mis en route, prenant pour cible la FEMME IMMIGREE. Ce sont, soit des associations (en quête d’assistanat) ou des journalistes en quête de sensation (l’immigration masculine étant désuète) qui ont essayé de mettre à nu l’IMMIGREE. Elles sont donc devenues elles aussi, des objets de laboratoire, des sujets de recherche, des objets de consommation en racontant leur misère quotidienne, leur soumission à l’homme (la femme occidentale était libérée ?), etc.
Article paru dans Des femmes en mouvements, n° 6, juin 1978

Je suis une immigrée algérienne ; je vis en France depuis l’âge de trois ans. Nous avons toujours vécu, mes sœurs et moi, en retrait du monde extérieur, toujours en famille très unie, fermée sur elle-même et ses traditions. L’école, le lycée, étaient pour nous l’évasion, un autre lieu de rencontres possibles. Si déjà toutes jeunes, nous ressentions très mal les « injustices » de l’éducation sexiste menée par nos parents, cependant nous étions bien dans ce milieu familial sécurisant. Nous adorions notre père tout en le craignant très fort. Nous n’avions qu’à lui obéir pour vivre sereinement dans la maison.
Texte paru dans La Voix des travailleurs algériens, n° 11, juin 1979

Depuis le 13 mars une cinquantaine de femmes mènent une lutte exemplaire contre les conditions de travail digne des vieux temps de l’esclavagisme. Elles sont femmes, elles sont immigrées, elles sont analphabètes. Bref, Hamelin le directeur de l’INSA, a cru avoir trouvé là, par l’intermédiaire de la S.I.N., la bonne marchandise docile, ne connaissant ni grève, ni manifestations, ni syndicats. Nos camarades lui apporte un sévère démenti.
Article paru dans les Cahiers du féminisme, n° 5, juin-juillet-août 1978

Les problèmes que rencontrent les femmes immigrées ne peuvent être séparés de ceux de l’ensemble de la population immigrée. Les femmes immigrées subissent une double oppression : en tant qu’immigrée, partageant la condition de l’ensemble des travailleurs immigrés : discrimination de toutes sortes, brimades, racisme, conditions de vie déplorables ; mais aussi en tant que femme : dépendance par rapport aux hommes, isolement et solitude, dus à toutes les formes de sexisme et de racisme.
Article paru dans Des femmes en mouvements, n° 5, mai 1978

un mouvement s’amorce, à Lyon, à Paris.
Nous sommes une quinzaine d’immigrées de 20 à 25 ans qui commençons à nous réunir. En ce moment, nous voulons rencontrer des femmes qui se regroupent dans le 7e arrondissement et, à l’occasion d’une semaine sur les femmes dans un théâtre, quelques-unes d’entre nous, qui font des sketches, du théâtre, de la poterie pourraient y participer.
Lettre signée Fatiha Ayadi parue dans Sans Frontière, n° 7, du 17 au 23 janvier 1981 ; suivie de réponses parues dans le n° 12, du 21 au 27 février 1981 ; et le n° 13, du 28 février au 6 mars 1981

J’attire l’attention de toutes les femmes immigrées vivant la même situation que moi, mais plus particulièrement aux Maghrébines. D’origine arabe, j’ai 19 ans, fille de parents ouvriers et séparés. Depuis dix-sept ans en France, j’ai dû faire face à la la vie très jeune. Confrontée à deux mondes différents, l’européen et le musulman, un jour j’ai dû choisir, mais je n’ai pu faire mon choix ; en moi deux femmes se battent, l’européenne et la musulmane. Pour moi, l’une ne va pas sans l’autre. Sans ce contraste, mon existence n’aurait pas de sens et puis je n’aurai pas l’impression d’être moi-même à part entière.
Article paru dans Femmes Informations, bulletin du CODIF, n° 37, novembre-décembre 1986

Nadia a 20 ans. Elle est née à Marseille, de parents algériens. Représentative des jeunes immigrées de la seconde génération, Nadia vit entre deux civilisations, deux cultures, deux mondes avec une volonté farouche de « s’en sortir » et de se sentir bien
Entretien paru dans les Cahiers du féminisme, n° 10, juin-septembre 1979

Dans le numéro précédent des Cahiers du féminisme (n° 9), nous avons ouvert un dossier sur les luttes de femmes en Iran. Aujourd’hui, nous voudrions approfondir notre réflexion en nous interrogeant de manière plus générale sur la lutte contre l’oppression des femmes, dans les sociétés musulmanes.
Dans ce cadre, nous avons rencontré D. et H. militantes du groupe de femmes algériennes à Paris. Ce groupe s’est constitué en 1977 et rassemble plusieurs femmes immigrées algériennes nées en France ou venues très jeunes y vivre avec leurs parents.
Texte paru dans Les Yeux ouverts, n° 1, 1984

Le défi contre toutes les formes d’oppression spécifique des femmes,
Le défi contre toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme,
Le défi contre toutes formes de division entre les travailleurs est lancé dans l’essence même du féminisme. C’est ce qui fait sa dynamique et son fondement.
Déclaration parue dans Al-Ittihad, mars 1980

Le 8 mars, journée des femmes, journée de lutte et de mobilisation, journée de solidarité internationale, nous appelons les femmes immigrées à se retrouver dans la rue sous une même banderole en tant que partie prenante du mouvement de libération des femmes.
Textes parus dans Saïda. Les femmes marocaines luttent, brochure du Groupe femmes marocaines, n° 2, 1982

Le mouvement des femmes en France (coordination des groupes de femmes de quartiers et d’entreprises, M.L.A.C., etc.) mène depuis plus d’un an une campagne pour le droit au travail des femmes, contre les discriminations à l’égard des femmes dans le travail
Déclaration parue dans Al-Ittihad, journal de l’Union des travailleurs immigrés tunisiens, avril-mai 1980

Les groupes « Femmes marocaines », « algériennes », « tunisiennes » sont partie prenante de la lutte des travailleurs immigrés contre les lois racistes qui visent à limiter l’immigration.
Entretien paru en deux parties dans L’Anti-raciste, n° 13, mi-décembre 1982-janvier 1983 et n° 14, février-mars 1983

SAKINNA, JEUNE ALGÉRIENNE, A TENU À TÉMOIGNER DANS « L’ANTI-RACISTE » DE SON EXPERIENCE, DECOURAGÉE DE NE PAS TROUVER D’EMPLOI EN FRANCE, ELLE EST PARTIE EN ALGERIE IL Y A QUELQUES MOIS. NOUS LIVRONS ICI UNE PREMIÈRE PARTIE DE SON INTERVIEW.
Déclaration parue dans L’Anti-raciste, n° 9, mi-avril-mai-juin 1981

LES PERMANENCES ANTI-EXPULSION (P.A.E.) n’appellent pas à la manifestation du 4 avril 1981 ET S’EN EXPLIQUENT.
Elles appellent tous les français et les immigrés à :
– constituer face à l’Etat et au PCF un authentique camp anti-raciste.
Elles les appellent à :
– renforcer et à créer de nouvelles Permanences Anti-Expulsions dans toute la France.
Déclaration (AMF, CTA, FETRANI, UGTSF, UTIT, ATT) reproduite partiellement dans Sans frontière, n° 13, du 28 février au 6 mars 1981

Dans le contexte actuel de l’approfondissement de la crise du capitalisme, et à l’approche des élections présidentielles d’avril-mai 1981, ce sont toujours les catégories des travailleurs les plus défavorisées et les plus démunies qui font toujours les frais des conséquences économiques, politiques, sociales et culturelles de ce contexte.
Article paru dans Le Marxiste-Léniniste, n° 47, janvier 1981

Samedi 13 Décembre, 600 personnes ont manifesté du Marais à Barbès contre le racisme et l’antisémitisme à l’appel des organisations maoïstes du pôle, des Permanences Anti-Expulsion avec le soutien des étudiants Sénégalais de l’Association des Étudiants Sénégalais en France (A.E.S.F.) et de l’O.C.F.M.L. Les mots d’ordre de la manifestation étaient :
Dossier paru dans Le Marxiste-Léniniste, n° 46, novembre-décembre 1980

EDITORIAL
La classe ouvrière de notre pays, son peuple, mesureront forcément un jour la catastrophe qu’a été – à partir de 72-73 – la « parlementarisation » de Mai 68, le programme commun, la remise en selle de la bande à Marchais, l’ectoplasme « socialiste » de Mitterrand-Rocard. Tout cela a en partie brisé le peuple, l’a ouvert au pire, que la crise provoque : tensions internes, racismes, attentats, égoïsmes peureux.
Déclaration du Parti communiste révolutionnaire marxiste-léniniste parue dans Pour le socialisme, n° 25, semaine du 8 au 14 janvier 1981

LA veille de Noël, le maire PCF de Vitry, avec Marcel Rosette, sénateur, président de l’association nationale des élus communistes et républicains et le secrétaire fédéral du Val-de-Marne prennent la tête d’une sorte de cortège et se rendent à un foyer, où venaient d’être relogés trois cents travailleurs maliens. Pendant que les élus expliquent à ces ouvriers immigrés que la municipalité a décrété inhabitable leur foyer, le gros du cortège passe à l’action pour appliquer l’arrêté municipal : saccageant les installations, on coupe eau, gaz, électricité, téléphone, on rend impraticable les accès, on met le chauffage hors d’usage. Un bulldozer participe activement au saccage.
Mon nouvel article, intitulé « Capitalisme, immigration et xénophobie », a été publié dans Courant alternatif, n° 356, janvier 2026.

Je participerai demain, jeudi 15 janvier, à partir de 19h30, à une table ronde organisée par le Musée Carnavalet – Histoire de Paris sur le thème « Les visages de Paris« , avec la démographe Sandra Brée, l’historien Sylvain Pattieu et l’anthropologue Emmanuelle Lallement.

Article de Mohammed Harbi paru dans Les Temps Modernes, n° 452-453-454, mars-avril-mai 1984, p. 1697-1706

J’essayerai ici d’évoquer quatre thèmes : le rapport de l’émigration algérienne à la question nationale, l’idée du retour et l’attitude des forces de gauche à l’égard des immigrés, et enfin le devenir de l’émigration maghrébine.
Manifeste paru dans Sans frontière, n° 12, du 21 au 27 février 1981

A l’heure où nous bouclons, nous publions les cent vingt (120) premières signatures du Manifeste des Allogènes* qui vient de nous parvenir, contre l’utilisation du problème de l’immigration à des fins électorales. La rédaction de Sans Frontière encourage vivement ses lecteurs allogènes à signer cette pétition.
Manifeste rédigé par Jean-Louis Hurst et Félix Guattari paru dans Sans Frontière, n° 19, semaine du 11 au 17 avril 1981 ; deuxième liste de signataires parue dans Sans Frontière, n° 20, 18 avril 1981 ; suite parue dans Sans Frontière, n° 21, 25 avril 1981

La grève de la faim de Lyon commence à avoir un large écho. Après le soutien du cardinal Duval et du clergé catholique d’Algérie, une cinquantaine d’intellectuels français – et non des moindres – dénonce dans le manifeste, que nous publions ci-dessous en exclusivité, le scandale des expulsions de jeunes maghrébins de France et le resitue dans le contexte d’une société qui se crispe devant la multiracialité qui la gagne.
On dira peut-être qu’il est plus facile de signer un texte que de risquer sa vie. Pourtant, les signataires (qui comptent parmi eux les jeûneurs de Lyon) prennent ici des risques évidents puisqu’ils acceptent l’idée même de l’illégalité pour enrayer la politique en cours. En cela, ce texte rappelle étrangement, vingt ans après la guerre d’Algérie – mais n’y a-t-il pas des analogies ? – le « manifeste des 121 » qui, en justifiant la désertion et l’aide au FLN, occasionna de sérieux ennuis à ses signataires, dont quelques-uns partagent encore ce nouveau combat.
Article signé Géva paru dans Le Socialiste, n° 65, 20 novembre 1886

A chaque crise, à chaque grève, toutes les fois, enfin, que le chômage se fait sentir, les esprits superficiels et les journalistes de mauvaise foi attribuent la misère ouvrière à la concurrence de la main d’œuvre internationale. C’est de là, claments-ils en chœur, que vient tout le mal ; et, parfois, des ouvriers sincères se laissent prendre à ces clameurs, débitées par une presse hypocrite qui ne cherche qu’à entretenir la haine internationale.
Thèse du Comité central du Parti communiste français parue dans les Cahiers du bolchévisme, n° spécial, 22 mai 1926

Les migrations contemporaines constituent un facteur social important, inhérent à l’ordre capitaliste.
Ma dernière contribution vient d’être mise en ligne sur À contretemps.

Le texte est librement accessible en cliquant sur ce lien.
Article signé Andrée L. paru dans Le Marxiste-Léniniste, n° 46, novembre-décembre 1980

MEMOIRE
Nous publierons désormais sous cette nouvelle rubrique, MEMOIRE, des textes sur les évènements, dans l’histoire, dont le mois écoulé avant la sortie du ML marque l’anniversaire, qu’ils soient des témoignages, comme celui-ci, ou des éléments d’histoire, en repérant les origines et l’avenir.
Que notre mémoire soit ainsi un modeste hommage aux peuples révoltés depuis l’origine des temps de classe, et, à travers la reconnaissance de leur lent et difficile parcours vers le communisme, fonde aussi une tranquille certitude sur notre cause.
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