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Algérie : Est-il possible de penser l’avenir ?

Entretien paru dans les Cahiers du féminisme, n° 71-72, Hiver 1994/Printemps 1995, p. 39-44

Tomb of Monique Afri murdered in Algiers, Algeria on January 23, 1994. (Photo by Jean-Michel TURPIN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les intégristes l’avaient annoncé, le mois du ramadan serait, cette année encore, marqué par leurs actions. Ainsi, un nouveau palier dans la violence a été franchi. Du côté des intégristes comme du côté du pouvoir et de l’armée, aucune trêve ne semble envisagée. Les chiffres les plus couramment cités parlent maintenant d’une trentaine de morts par jour. Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons avec une douleur particulière l’assassinat de Nabila Djahnine, présidente de l’association Thighri N’Tmtout (« Cri de femmes »), à Tizi-Ouzou (cf. p. 44). A travers elle, c’est toute la révolte des femmes qui est visée.

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Algérie : l’impasse

Entretien paru dans les Cahiers du féminisme, n° 67-68, hiver 1993-printemps 1994, p. 29-34

Lors de la journée internationale des droits de la femme, des femmes manifestent contre les islamistes. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

En Algérie, la situation s’aggrave de jour en jour : attentats et assassinats se multiplient, sur fond de misère économique. Situation de pré-guerre civile, que plus personne ne contrôle vraiment. Dans ce contexte, les femmes sont des victimes toutes désignées (1).

En décembre dernier, nous avons rencontré trois militantes féministes algériennes, récemment arrivées à Paris : Aïcha, de l’association Voix de femmes de Boumerdès, Fouzia et Sanhadja, de l’Association pour l’émancipation de la femme.


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Algérie : la montée des périls

Entretien paru dans les Cahiers du féminisme, n° 59-60, hiver 1991-printemps 1992, p. 42-45

Soldier-manned Army APCs on patrol in wake of fundamentalist FIS election victory-sparked mil. ouster of Chadli govt., cancelling 2nd elections round. (Photo by Barry Iverson/Getty Images)

Comme en octobre 1988, à nouveau, la police et l’armée algériennes ont tiré sur de jeunes manifestants. Un mois à peine après son installation, le bilan du Haut comité d’État (HCE) est déjà d’au moins cinquante morts et près de trois cents blessés. Sanglant démenti apporté à tous ceux qui avaient vu, dans le coup d’État militaire du 11 janvier et dans l’annulation du processus électoral, après la victoire intégriste du premier tour des législatives, le seul moyen pour l’Algérie d’éviter la guerre civile.

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L’Algérie entre mosquées et casernes

Entretien paru dans les Cahiers du féminisme, n° 58, automne 1991, p. 30-32

Un vendeur de quotidiens en français à Alger en juillet 1991, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

En juin dernier, à trois semaines des premières élections législatives pluralistes en Algérie, les rues d’Alger étaient le théâtre de violents affrontements entre manifestants intégristes du Front islamique du salut (FIS), auxquels se joignaient de nombreux jeunes des quartiers populaires, et forces de l’ordre. Le 5 juin, l’état de siège était instauré pour une durée de quatre mois, et les chars prenaient le contrôle des principaux carrefours. Les élections étaient reportées à une date ultérieure. Elles sont aujourd’hui annoncées, en principe, pour la fin de l’année. Fin juillet, nous avions rencontré Nawal Zien, militante du Parti socialiste des travailleurs (PST) et du mouvement des femmes, de passage à Paris. Nous avons fait le point avec elle.

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Algérie : les femmes en première ligne

Dossier paru dans les Cahiers du féminisme, n° 53, été 1990, p. 13-26

Manifestation de la ‘Journée internationale des droits des femmes’ à Alger, le 8 mars 1990, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’avenir n’est pas joué

En Algérie les élections municipales vont avoir lieu le 12 juin. A coup sûr, elles constitueront un test décisif. Pour le FLN au pouvoir, d’abord, qui depuis la répression sanglante des émeutes d’octobre 1988 est à jamais discrédité auprès de la population, sans même parler des scandales dans lesquels les dignitaires du régime sont impliqués : début avril, un ancien Premier ministre a accusé certains dirigeants d’avoir profité de pots de vin d’un montant de vingt-six milliards de dollars, c’est-à-dire plus que la dette totale de l’Algérie, tandis que, dans le même temps, la population doit faire face aux pénuries et à la spéculation sur les produits de première nécessité ! Mais ce sera également un test pour le Front islamique de salut (FIS), principale organisation islamiste qui, le 20 avril dernier, a fait descendre cent mille hommes dans la rue après avoir fait plier le gouvernement qui, lui, renonça à organiser des contre-manifestations.

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Algérie : Les premiers pas du mouvement des femmes

Entretien paru dans les Cahiers du féminisme, n° 50, automne 1989, p. 31-33

« La situation des femmes en Algérie, c’est encore un continent noir. » Ainsi commence Nawal, militante de l’Association pour l’émancipation de la femme. Pour les Cahiers du féminisme, elle s’est expliquée plus longuement en répondant à nos questions. « La femme en Algérie vit des contradictions : on la rencontre à des postes de responsabilité importants, dans les hôpitaux, à l’université ou même à l’armée. Et en même temps, elle est toujours considérée comme mineure à vie. Les mentalités ont encore été récemment codifiées dans ce sens par le Code de la famille, issu de la religion musulmane. La femme n’a pas le droit de divorcer, la polygamie est tolérée ; en fait tous les droits reviennent aux hommes. »

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Algérie : levons le voile

Entretien paru dans les Cahiers du féminisme, n° 39, printemps 1987, p. 30-31

Nassima est algérienne… Femme, travailleuse, féministe… Elle nous a parlé de la réalité de la vie pour les femmes.


• Y a-t-il un mouvement des femmes en Algérie ?

Non, absolument pas ! Et militer là-bas ne signifie pas du tout la même chose qu’en France ! Tout d’abord, on n’a pas le droit de militer en dehors des organisations officielles, sous peine de prison. Pas question de créer au grand jour un mouvement des femmes ou de se proclamer féministe. C’est complètement impossible !

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H. M. : Algérie. La mobilisation des femmes contre le projet de code de la famille

Article signé H. M. paru dans les Cahiers du féminisme, n° 25, juin-juillet 1983, p. 30-31

Les manifestations de femmes devant l’Assemblée nationale en novembre et décembre 1981 furent l’expression d’un moment fort dans la coordination et la centralisation de la mobilisation des femmes contre le projet de code de la famille que tentait d’imposer le régime algérien aux millions de femmes algériennes. Déjà en 1966 et en 1973, le pouvoir avait tenté de promulguer un code de la famille ; mais la mobilisation des femmes à l’époque avait incité le régime Boumedienne à reculer et à le retirer.

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Maghreb : Une victoire provisoire contre le statut personnel

Textes parus dans les Cahiers du féminisme, n° 19, mars-avril 1982, p. 39-40

Après six mois de polémiques et de mobilisations, le gouvernement algérien a été obligé de retirer provisoirement le projet de loi sur le statut personnel, quatrième tentative de ce type depuis l’indépendance en 1962. C’est la réaction collective et massive des femmes parmi lesquelles Djamila Bouhired la « poseuse de bombes » emprisonnée en France du temps de la guerre d’indépendance, qui a obligé le gouvernement de Chadli Benjedid à reculer momentanément.

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La rébellion berbère secoue le régime militaire de Bouteflika

Article paru dans Le Bolchévik, n° 157, automne 2001, p. 11-15

The Front for Socialist Forces organized demonstration in Algiers In Algiers, Algeria On May 31, 2001. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

28 août – Cela fait maintenant plus de quatre mois que l’Algérie est secouée par une révolte populaire contre le régime répressif du président Abdelaziz Bouteflika. Cela a commencé au mois d’avril par des manifestations contre la terreur policière qui sévit en Kabylie (à l’est d’Alger) vis-à-vis de la minorité opprimée berbère, mais cela s’est rapidement étendu aux masses de jeunes chômeurs et déshérités arabes de villes et bourgades dans tout le pays. Loin de calmer la révolte, la réaction brutale du régime militaire, qui a fait une centaine de victimes et des milliers de blessés, n’a fait qu’intensifier la colère des masses, et en particulier de la jeunesse chez qui le taux de chômage s’élève à 80 %. « Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts ! » disait une des banderoles de la manifestation du 14 juin à Alger. Un million de personnes ont participé à cette manifestation, ce qui en fait la plus grande manifestation de toute l’histoire de l’Algérie. Le Quotidien d’Oran, un journal bourgeois, disait que le pays est « au bord de l’insurrection. » Le gouvernement n’a pu empêcher qu’une telle mobilisation de masse ne se reproduise à Alger le 5 juillet puis le 8 août, qu’en bouclant toute la Kabylie avec un énorme dispositif policier. Le 20 août, le gouvernement nationaliste bourgeois n’a pu tenir la commémoration traditionnelle du congrès de la Soummam de 1956 (en pleine guerre d’Algérie) en raison d’une manifestation de centaines de milliers de Kabyles, qui se revendiquent des traditions de ce congrès du FLN contre le régime décrépit actuel. A bas la répression du gouvernement algérien contre les Berbères ! Libération immédiate des jeunes emprisonnés !

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Souad Benani : France. L’intégrisme islamiste, une menace mortelle pour les femmes

Article de Souad Benani paru dans Inprecor, n° 389, mars 1995, p. 22-25

DEMONSTRATION FOLLOWING THE MURDER OF CHEIKH SAHRAOUI IN PARIS (Photo by Maher Attar/Sygma via Getty Images)

La montée de l’intégrisme islamiste au Maghreb, principalement en Algérie, constitue un péril mortel pour les femmes de ces pays. Les assassinats de femmes, certaines exécutées publiquement pour avoir refusé de porter le voile islamique ou pour être sorties bras nus, se comptent par centaines. Enlèvements, viols collectifs, égorgements sont, pour les femmes, l’actualité ordinaire d’un pays déchiré entre la dictature sanguinaire des actuels dirigeants de l’armée et les abominations des intégristes. L’évolution de la situation en Algérie ne peut manquer de retentir sur la situation de l’émigration en Europe et particulièrement en France où la population d’origine algérienne est nombreuse (800 000 Algériens plus tous ceux qui, même de nationalité française, se sentent des liens étroits avec leur pays d’origine).

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Algérie : la révolution bloquée. Une interview de Sami Naïr

Editorial suivi d’une interview de Sami Naïr par Daniel Bensaïd parus dans Critique Communiste, revue mensuelle de la Ligue communiste révolutionnaire, n° 35, novembre 1984, p. 3-4 et p. 21-27

Photos publiées dans El Djeich, novembre 1984, p. 98


Il y a trente ans en Algérie
Le 1er novembre des parias et des opprimés

EN ce jour de Toussaint 1954. quelques centaines de militants nationalistes algériens attaquaient, à travers toute l’Algérie, des commissariats de police et des postes de gendarmerie. Leurs moyens étaient dérisoires face à la puissance de l’impérialisme français. Pourtant, le 1er novembre 1954 reste dans l’histoire comme le lancement de la guerre de libération. L’action du 1er novembre répondait à l’attente du peuple algérien dominé, exploité et humilié depuis la conquête française. Ce peuple, dont la lutte pour sa libération n’avait pas cessé, désespérait devant l’attentisme ou le légalisme de ses dirigeants nationalistes. Le 1er novembre 1954 fut l’étincelle qui mit le feu à la plaine, au lendemain de la défaite du colonialisme français en Indochine et tandis que s’intensifiait la lutte pour l’indépendance au Maroc et en Tunisie, sous protectorat français.

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presse

Le couscous est un art

Articles parus dans Courant alternatif, n° 60, novembre 1986, p. 5-8

Demonstration against terrorism in the Rue de Rennes with humorist Smaïn, Abbé Pierre and SOS Racisme president Harlem Desir on September 22, 1986 in Paris, France. (Photo by Raphael GAILLARDE/Gamma-Rapho via Getty Images)

Une manifestation unitaire anti-raciste contre les lois Pasqua-Pandraud sur l’entrée et le séjour des immigrés en France n’aura vraisemblablement pas lieu début décembre à Paris !

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Une soirée contre le racisme quotidien à Reims

Articles parus dans Courant alternatif, n° 54, mars 1986, p. 16-22

Affiche éditée par Expressions maghrébines au féminin (Source : Odysseo)

L’OCL ne monopolise pas, c’est le moins que l’on puisse dire, les colonnes de la rubrique « Mouvement » de C.A.

Et pourtant, comme en témoignent nombre d’articles liés à l’actualité sociale et politique, certains d’entre nous, qu’ils soient formellement à l’OCL ou partie prenante de notre appréhension collective du politique, interviennent et prennent des initiatives.

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presse

Les mouvements pour l’égalité des droits et contre le racisme

Article paru dans Courant alternatif, n° 52, janvier 1986, p. 18-20

Manifestation de SOS Racisme le 7 décembre à Paris, France. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’unité entre les deux marches « pour l’égalité des droits et contre le racisme » ne s’est pas faite. Tous les politiciens l’ont regretté, du PS à l’extrême-gauche… sans oublier certains libertaires…

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L’autonomie du mouvement de travailleurs et jeunes issus de l’immigration face à l’antiracisme large

Dossier paru dans Courant alternatif, n° 51, décembre 1985, p. 15-23

March against racism in Paris, France on November 30th, 1985. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le deuxième anniversaire de la marche pour l’égalité en novembre 83 est le théâtre d’un débat passionnant et passionné entre les jeunes issus de l’immigration organisés en associations, certaines associations de travailleurs immigrés, et le trust SOS-racisme.

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Féminisme, lutte de classes et antiracisme

Mon article intitulé « Féminisme, lutte de classes et antiracisme » a été publié dans La Révolution prolétarienne, n° 804 (mars 2019), p. 31-32.