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Karim Thaghest : Les lassitudes du peuple algérien piégé !

Article de Karim Thaghest paru dans Courant alternatif, n° 54, décembre 1995, p. 26-27

Liamine Zeroual Campaigning for Presidential Election In Bouira, Algeria On November 11, 1995. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Après plusieurs semaines de campagnes électorales, les algériens se sont donc rendus massivement aux urnes. Ils avaient le choix entre quatre candidats provenant de différents horizons, mais rassemblés dans une même mascarade par une même forfaiture ou collusion avec le pouvoir militaro-mafieux qui préside à la destinée de l’Algérie depuis 1954.

Chacun d’entre eux était censé représenter l’un des multiples pôles idéologiques, sociaux, religieux algériens.

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Karim Thaghest : Algérie. “L’heure des oublis”

Article de Karim Thaghest paru dans Courant alternatif, n° 49, mai 1995, p. 22-24

PRESIDENTIAL ELECTION CAMPAIGN IN ALGERIA (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Dimanche 9 avril 1995, nous avons pu assister une nouvelle fois à une farce dont le sujet était l’Algérie. En effet, l’invité de l’émission « l’heure de vérité », présentée par le Vicomte Henri de Virieu était Khalida Messaoudi. Celle-ci y a dressé un tableau très complet de la condition féminine en Algérie. Cependant, le reste de son discours amène de nombreuses questions.

Ainsi, on se demande avec force pourquoi les démocrates algériens ne disent pas la vérité sur la situation algérienne ?

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Devant les événements d’Algérie, l’exigence de l’unité prolétarienne

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 429, novembre-décembre 1994-janvier 1995, p. 1-6 et 7

French police storm the Air France Airbus A300, which was hijacked by four Algerian terrorists with the GIA (Group Islamic Army), at Marseilles Marignane Airport and liberate the hostages. All four terrorists were killed. (Photo by THIERRY ORBAN/Sygma via Getty Images)

« La guerre civile algérienne est transportée en France » : voilà quelle a été la réaction consternée de nombreux organes de presse et de commentateurs « avertis » lors de l’affaire du piratage de l’Airbus d’Air France. Cette réaction est elle-même très significative de l’état d’esprit des cercles dirigeants de la bourgeoisie française. Même si les médias français font le silence sur la situation en Algérie, au moins tant que des ressortissants français ne sont pas victimes d’un attentat, respectant ainsi la censure du gouvernement algérien, les autorités françaises, elles, sont parfaitement au courant de la situation réelle. Et pour cause ! La collaboration directe entre l’Etat français et l’Etat algérien sur le plan de la répression ne faiblit pas, ce qui ne veut pas dire que cette collaboration est sans nuages. Si l’on en croit un article du spécialiste de l’armée au quotidien « Le Monde », bien connu comme porte-parole officieux des milieux militaires et des services secrets, les militaires algériens ont obtenu la promesse d’un soutien sans réserve et carte blanche pour liquider en 5 mois les groupes armés islamistes (1). Des indiscrétions ont permis de savoir par ailleurs que le gouvernement français avait livré à l’Algérie du matériel de combat anti-guérilla (depuis des hélicoptères jusqu’à des systèmes de visée infra-rouge pour le combat de nuit). Le soutien au gouvernement algérien se manifeste aussi à un autre niveau, en définitive plus important, le niveau financier. La France a pu obtenir de ses partenaires européens le déblocage de crédits à destination de l’Algérie et elle fait le forcing auprès du FMI pour que celui-ci fasse de même ; il y aurait des contacts quotidiens entre les dirigeants français et la direction du FMI – dont le président est un français – à propos de la situation algérienne. Cet activisme français suscite d’ailleurs la grogne des américains (et, de façon plus discrète, des allemands et des anglais) qui contestent que le plan d’« ajustement économique » suivi par l’Algérie (et élaboré par les services du FMI) mérite autant de soutien que ne le disent les français et le président du FMI, et qui ne montrent aucun enthousiasme à soutenir le régime d’Alger.

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Abdoul le Bougnoul : Du code de la nationalité aux nouveaux espaces de citoyenneté

Article d’Abdoul le Bougnoul paru dans Informations et réflexions libertaires, n° 76, février-mars 1988, p. 4-5

Poster of “France Plus”, an electorally oriented integrationist organization that targeted second-generation immigrants, mainly of North African origin, April 1988. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

R.C.N…

I – DECODER LE CODE !

Le code de la nationalité vient de connaître de nouveaux soubresauts après les propositions de la réforme présentées, début janvier 88, par la « Commission des sages » à Chirac. Il y a des chances pour que ces propositions soient prises en compte après les prochaines élections d’autant plus que les pratiques restrictives dans ce domaine sont déjà appliquées dans une large mesure – recrudescence des expulsions, prolongation inconsidérée des délais d’attribution de la nationalité française aux demandeurs – avant même que le législateur se prononce sur la décision de réforme.

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Les initiatives des J.A.L.B.

Article paru dans Courant alternatif, n° 65, avril 1987, p. 16-18

Affiche éditée par les Jeunes Arabes de Lyon et Banlieue (Source : Odysseo)

Cet interview des « Jeunes Arabes de Lyon et Banlieue » (J.A.LB.) fait suite aux présentations faites dans C.A. de diverses associations issues de l’immigration maghrébine, de leurs pratiques locales, de leurs initiatives régionales ou nationales :
– « Texture et Miroir » de Lille (n° 61) ;
– « Hors la zône » de Barbès (n° 61) ;
– « Regroupement d’Associations Jeunes Ile de France » (n° 54) ;
– 3e marche de novembre 85 (n° 51)…

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Quand l’immigration prend ses affaires en main

Article paru dans Courant alternatif, n° 61, décembre 1986, p. 14-17

Immigrés en file devant la préfecture de police pour obtenir leur régularisation en septembre 1986 à Paris, France. (Photo by Laurent MAOUS/Gamma-Rapho via Getty Images)

En refusant de se laisser entraîner dans une initiative nationale
marquant l’anniversaire des marches de 83, 84 et 85 et en posant le problème de la riposte contre les lois Pasqua-Pandraud, en d’autres termes que ce qui se fait habituellement, la fraction militante de l’immigration, toutes générations confondues, est peut-être en train de donner un contenu à sa revendication de mouvement autonome. Les premiers jalons ont été posé lors des 2 dernières rencontres nationales des associations de l’immigration et de solidarité dont la dernière s’est tenu à Lille les 1er et 2 Novembre.

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Le couscous est un art

Articles parus dans Courant alternatif, n° 60, novembre 1986, p. 5-8

Demonstration against terrorism in the Rue de Rennes with humorist Smaïn, Abbé Pierre and SOS Racisme president Harlem Desir on September 22, 1986 in Paris, France. (Photo by Raphael GAILLARDE/Gamma-Rapho via Getty Images)

Une manifestation unitaire anti-raciste contre les lois Pasqua-Pandraud sur l’entrée et le séjour des immigrés en France n’aura vraisemblablement pas lieu début décembre à Paris !

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J’y suis j’y reste

Article paru dans Courant alternatif, n° 59, octobre 1986, p. 5-12

The expulsion of immigrants In Nice, France In October, 1986. (Photo by Patrick SICCOLI/Gamma-Rapho via Getty Images)

La nouvelle loi relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France a été définitivement adoptée le 7 août 86 par l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel, dernier recours, l’a entérinée le 3 septembre avec seulement deux modifications extrêmement mineures.

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Le prolétariat n’a ni nationalité ni droit

Article paru dans Parti de classe, n° 8, août 1987, p. 10-14

Hands off my buddy in Paris, France on July 14, 1987. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

“Régularisation des sans papiers”, “lutte contre l’immigration clandestine”, expulsions, “loi Pasqua du 9 sept.”, réforme du code de la nationalité”, etc., tous les gouvernements qu monde refoulent, expulsent, chassent “leurs étrangers”. Le contrôle du citoyen s’accentue. Dès qu’elle n’est plus rentable, la force de travail est rejetée. Hier, quand l’immigré valorisait le capital, crachait de la valeur, il ne posait aucun problème à la société. Mais aujourd’hui, c’est la crise, il y a trop de prolétaires, il s’agit donc d’en éliminer une partie. Le capital se débarrasse des forces de travail excédentaires aux besoins de sa valorisation. Il n’y a pas vingt ans, la bourgeoisie encourageait l’immigration, aujourd’hui les prolétaires sont rejetés aux poubelles du capital.