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Le prolétariat n’a ni nationalité ni droit

Article paru dans Parti de classe, n° 8, août 1987, p. 10-14

Hands off my buddy in Paris, France on July 14, 1987. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

“Régularisation des sans papiers”, “lutte contre l’immigration clandestine”, expulsions, “loi Pasqua du 9 sept.”, réforme du code de la nationalité”, etc., tous les gouvernements qu monde refoulent, expulsent, chassent “leurs étrangers”. Le contrôle du citoyen s’accentue. Dès qu’elle n’est plus rentable, la force de travail est rejetée. Hier, quand l’immigré valorisait le capital, crachait de la valeur, il ne posait aucun problème à la société. Mais aujourd’hui, c’est la crise, il y a trop de prolétaires, il s’agit donc d’en éliminer une partie. Le capital se débarrasse des forces de travail excédentaires aux besoins de sa valorisation. Il n’y a pas vingt ans, la bourgeoisie encourageait l’immigration, aujourd’hui les prolétaires sont rejetés aux poubelles du capital.