Article d’Anne-Marie Granger paru dans les Cahiers du féminisme, n° 26, automne 1983

En 1980, à Marseille, après l’assassinat d’un jeune immigré par un policier, elles sont descendues dans la rue, elles ont manifesté devant la préfecture. Dans la cité de Pierre-Collinet, près de Meaux, elles se sont regroupées pour prendre en charge l’animation et la vie collective de ce quartier-ghetto, elles ont organisé des ateliers de tricot, de couture, mais aussi de menuiserie et d’électricité. A Gennevilliers cette année, elles se sont retrouvées près de 400, venues de toutes les banlieues de Paris pour participer à une fête de femmes, à la suite d’un appel lancé sur les ondes de Radio-G dans l’émission « spéciale femmes » (cf. l’article sur cette émission dans ce dossier). Lors des luttes pour la régularisation des immigrés sans-papiers, en 1982, elles ont créé un « Collectif de soutien aux femmes sans papiers ». Aujourd’hui, au sein de différentes associations, elles préparent activement la Marche contre le racisme et pour l’égalité des droits.












































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