Article d’Yves Dechézelles paru dans La Jeune République, 35e année, juin 1955

L’ETAT D’URGENCE EN ALGERIE
LE vote de la loi instituant l’état d’urgence avait provoqué une vive et légitime inquiétude chez tous les républicains. Le gouvernement avait dû donner à l’Assemblée des assurances quant aux limites et aux conséquences de son application. Hélas ! les faits démontrent combien l’inquiétude de l’opinion démocratique était justifiée. Les mesures prises par les autorités civiles et militaires de l’Algérie en application de l’état d’urgence ont abouti à supprimer toutes les libertés et garanties individuelles – ce qui n’a pas empêché les troubles de s’étendre de l’Aurès à la Kabylie et au Nord-Constantinois.










































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