Tribune de Mohammed Harbi parue dans Libération, 12 octobre 1988

La représentation est terminée. On massacre à nouveau en Algérie mais, cette fois, au nom du FLN. Sauf pour une infime minorité, cette formation a épuisé sa fonction créatrice. La page du passé est définitivement tournée. Le fossé entre les générations s’est mué en rapports d’hostilité. Le discours du président Chadli, le 19 septembre, a secoué les Algériens. L’esquive des responsabilités du pouvoir dans la crise économique a réveillé l’esprit frondeur d’une opinion lassée du cynisme de ses gouvernants. La masse des jeunes sans emploi promis à la civilisation du rebut est entrée en lice. Elle n’avait plus le choix face à la perspective d’une mort sociale certaine.















































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