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Algérie. Rétablir la vérité : entretien avec Redouane Osman

Entretien de Sonia Leith avec Redouane Osman paru dans Inprecor, n° 390, avril 1995, p. 34-35

THE ELECTORAL CAMPAIGN IN ALGERIA (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Redouane OSMAN membre de la direction nationale du Parti socialiste des travailleurs (PST, organisation en solidarité avec la Quatrième internationale en Algérie) fait, dans l’interview qui suit, le point sur la situation algérienne.

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Quelle solidarité avec le Hirak en Algérie ?

Ma dernière tribune intitulée « Quelle solidarité avec le Hirak en Algérie ? » a été mise en ligne jeudi sur le site de l’hebdomadaire Politis.

PHOTO : FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Chawki Salhi : La tragédie algérienne

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 380, mai 1994, p. 5-6

Manifestation contre le terrorisme et l’intégrisme islamiste à Alger, 22 Mars 1994, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

De l’aggravation de la guerre civile à l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI), de la détérioration de la situation économique au changement de gouvernement, de tous les événements de ces derniers mois, ce qui émerge est sûrement le fragile espoir que fait naître en chacun le retour aux manifestations de masses.

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Chawki Salhi : Algérie. Le dilemme du pouvoir

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 375, décembre 1993, p. 4-6

Ninja’ anti-terrorist unit in Algiers, Algeria on October 28, 1993. (Photo by Pool MERILLON/TURPIN/Gamma-Rapho via Getty Images)

C’est la presse impérialiste qui a mis au devant de l’actualité la situation algérienne, en ce deuxième semestre de 1993. Le cycle macabre de la répression et des assassinats intégristes a connu des moments plus importants, et la tentative, jusqu’à son éviction fin août 1993, d’échapper au diktat du Fonds monétaire international (FMI) par le populiste Bélaïd Abdesselam a passé inaperçu hors du pays. Mais il y a plus préoccupant que l’assassinat de deux dizaines d’intellectuels francophones et l’enlèvement de trois français dans un pays qui compte les morts et les déportés par milliers, les torturés par centaines, les condamnations à mort par dizaines. Les hommes ne naissent décidément pas égaux.

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Chawki Salhi : Algérie. Les six mois de Boudiaf

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 356, du 3 au 16 juillet 1992, p. 3-5

Jeunes gens dans la foule assistant aux obsèques de Mohamed Boudiaf, chef de l’Etat algérien le 1er juillet 1992 à Alger, Algérie. (Photo by Jean-Michel TURPIN/Gamma-Rapho via Getty Images)

C’est à quelques jours des festivités du trentième anniversaire de l’Indépendance que Boudiaf, président du Haut comité d’Etat (HCE), institué après le coup de force du 11 janvier 1992, a été assassiné à Annaba. En ce matin du lundi 29 juin 1992, il présidait une réunion et faisait campagne pour son “rassemblement patriotique”, alors même que son régime interdisait les réunions et les manifestations aux autres courants politiques (1).

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Chawki Salhi : Algérie. Les crimes de la “démocratie”

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 346, du 14 au 27 février 1992, p. 36

Une femme voilée passe devant un graffiti à la gloire du FIS le 14 février 1992 à Alger, Algérie. (Photo by Pool TURPIN/ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

Au lendemain de la démission de Chadli, les intégristes du Front islamique du salut (FIS) avaient le profil bas, et la direction Hachani n’a finalement eu aucune peine à convaincre sa base de l’inutilité de s’affronter au nouveau pouvoir – la leçon de juin 1991 avait été bien apprise (1). M. Boudiaf, installé par l’armée à la tête du Haut comité d’Etat, dans le rôle du “sauveur de la nation”, annonçait alors que les partis ne seraient pas interdits, pas même le FIS. Mais l’étau se resserrait sur les intégristes : chaque déclaration grandiloquente était suivie d’arrestations ; les meetings-prières du vendredi était progressivement empêchés. Alors que la consigne était de ne pas donner prétexte à l’interdiction du FIS, la riposte est venue des jeunes des quartiers.

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Deux poids, deux mesures !

Textes parus dans Le Prolétaire, n° 371, 18 mars au 21 avril 1983, p. 3-7

Immigrants, the city of red butte in Chatenay-Malabry, France on April 14, 1983. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Nasser M’Raidi, Youssef S., Robert Kéchichian, trois noms pour une même justice, une justice de classe ; trois noms pour un même arbitraire, un arbitraire de classe.

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Saïd Akli : Algérie. Une ouverture très modérée

Article de Saïd Akli paru dans Inprecor, n° 278, 13 décembre 1988, p. 6-8

Students walk past a sign that asks teachers to stop work on November 22 in order to participate in a university-wide meeting at Bab-Ezzouar University in the suburbs of Algiers. Only a month before, in October 1988, hundreds of protesters, many of them students, were killed during anti-government riots. (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

UNE QUINZAINE DE JOURS après la levée de l’état de siège, Alger a été recouverte de grandes affiches pour la démocratie.

Les mobilisations des milieux intellectuels contre la répression et la torture ont certes impulsé un large mouvement d’opinion pour une démocratisation de la société. Mais les affiches pour la démocratie étaient cyniquement l’initiative de ceux-là même qui avaient ordonné le massacre de centaines de jeunes. Profitant de l’état de choc collectif créé par la violence du soulèvement populaire et la sauvagerie de la répression militaire, Chadli reprenait l’initiative politique avec la promesse d’une ouverture démocratique. En échange, il demandait au peuple une participation massive au référendum du 3 novembre, pour faire oublier ses crimes et plébisciter sa politique avant le congrès du Front de libération nationale (FLN).

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Saïd Akli : Algérie. Soulèvement populaire et démocratie

Article de Saïd Akli paru dans Inprecor, n° 275, 31 octobre 1988, p. 23-26

06/10/1988. EMEUTES A ALGER : PILLAGES ET INCENDIES. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

QUELQUES JOURS seulement nous séparent de la fin du soulèvement national de la jeunesse populaire. Alors que les 500 nouveaux Chouhadas (martyrs, en arabe) n’étaient pas encore tous enterrés, que des milliers de manifestants soignaient leurs blessures ou croupissaient entassés dans les prisons, le pouvoir des assassins annonçait un référendum national pour le 3 novembre 1988. Le peuple algérien est appelé à approuver immédiatement une première réorganisation du pouvoir exécutif, au terme de laquelle le Premier ministre, choisi par le Président, formerait un gouvernement “sans exclusive aucune” qui serait responsable devant l’Assemblée nationale.

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René Massignon : Algérie. Le mouvement berbère, point sensible de la crise du régime

Article de René Massignon paru dans Inprecor, n° 106, 20 juillet 1981, p. 32-35

Le Boulevard de l’impératrice Eugénie en janvier 1981 à Alger en Algérie. (Photo by Chip HIRES/Gamma-Rapho via Getty Images)

A NOUVEAU, le mouvement berbère secoue l’Algérie. Un an après les explosions de Tizi Ouzou, contrairement aux espérances du FLN, il n’a pas été étouffé mais a continué de cheminer dans le cadre de la crise latente du régime. Ce mouvement pour les droits culturels des Berbères s’affirme aujourd’hui comme un point focal des mobilisations contre le régime présidé par Bendjedid Chadli.

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Sarah Hegazy, 30 ans, victime de l’homophobie d’État

Mon dernier texte intitulé “Sarah Hegazy, 30 ans, victime de l’homophobie d’État” a été mis en ligne ce matin sur le site de Middle East Eye.

Avant de mettre fin à ses jours, Sarah Hegazy a laissé un mot : « À mes frères et sœurs – j’ai essayé de trouver le salut mais j’ai échoué » (Twitter)
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Algérie. Contre la répression : déclaration du Groupe communiste révolutionnaire

Textes parus dans Inprecor, n° 80, 26 juin 1980, p. 23-24

L’INTERVENTION sauvage des forces de l’ordre à l’université et à l’hôpital de Tizi-Ouzou, la répression qui continue, la campagne de calomnie faisant de ceux qui se sont mobilisés des agents de l’impérialisme, le chauvinisme attisé par la presse, tout cela appelle une riposte.

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Après les postiers, les étudiants, les lycéens montrent la voie

Dossier paru dans Tribune algérienne, n° 23, janvier 1980, p. 1-16

“L’université à la croisée de deux chemins” (dessin publié dans El Djeich, n° 199, décembre 1979, p. 20)

Grève, manifestations, délégations élues, en moins d’une semaine, les lycéens infligent une défaite au régime de la dictature.

La grève générale de tous les lycéens d’Alger, des dizaines ce milliers, déclenchée spontanément, a fait reculer le pouvoir, a obligé le Ministre de l’Education nationale à démentir officiellement sa réforme du baccalauréat, à maintenir cet examen tel qu’il était les années passées.

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Emna Charki et la liberté de conscience : une affaire emblématique des luttes à venir

Mon dernier texte intitulé “Emna Charki et la liberté de conscience : une affaire emblématique des luttes à venir” a été mis en ligne hier sur le site de Middle East Eye.

Emna Charki, 27 ans, a été reconnue coupable d’atteinte à la religion et d’incitation à la haine après avoir partagé le 4 mai deux paragraphes enluminés comme le texte sacré musulman. Elle a été condamnée le 14 juillet à six mois de prison ferme (AFP)
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Lettre d’un lecteur de Tribune algérienne, 26 septembre 1979

Textes parus dans Tribune algérienne, n° 22, novembre 1979, p. 11-14

“Les fléaux sociaux : le débat entre le ponctuel et le permanent” (dessin publié dans El Djeich, n° 197, octobre 1979, p. 8)

L’atmosphère étouffante demeure toujours, elle empire de plus en plus. La répression continue.

La police fait ravage dans les quartiers populaires (Climat de France, cité Mahiédinne, Champ de manœuvre, Cité Diar El Chems, Clos Salembier). Il y a eu de véritables batailles rangées, opposant les habitants du quartier aux policiers des balcons, des fenêtres, les habitants se défendaient lançant des cailloux, des bouteilles. Il y a eu deux policiers tués. Pendant 2 jours la police a fait le siège de la cité : les gens à l’intérieur ne pouvaient en sortir, ni les gens de l’extérieur ne pouvaient rentrer.

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Appel d’un immigré

Textes parus dans Tout !, n° 10, 12 mars 1971, p. 2

Tunisian statesman and first President of Tunisia, Habib Bourguiba (1903-2000) pictured attending a government meeting in Paris, France in 1971. (Photo by Rolls Press/Popperfoto via Getty Images/Getty Images)

“Devant la douleur, la fierté se cabre. On se défend alors avec exaspération contre tout pessimisme afin qu’il ne semble pas une conséquence de notre état et ne nous humilie comme des vaincus.” C’est sur cet appel à la survie de Nietzsche que je pousse mon cri, le cri d’un étranger, d’un travailleur immigré qui refuse d’être socialement et politiquement rejeté et qui ira chercher sa vérité dans la gauche.

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Un ouvrier tunisien de 24 ans témoigne : “Je croyais que la France était un pays démocratique”

Textes parus dans Tout !, n° 8, 1er février 1971, p. 10 et 2

Demonstrators marching down Whitehall to protest against the British Government’s new immigration bill, London, 21st March 1971. Second from left is anti-apartheid campaigner, Peter Hain. The march, which was sponsored by the Black People’s Alliance (BPA), started in Hyde Park and made its way down Whitehall to Downing Street, where a protest note was handed to Prime Minister, Edward Heath. The bill was passed in October as the Immigration Act 1971. (Photo by Frank Barratt/Keystone/Hulton Archive/Getty Images)

Rachid a eu difficilement son certificat d’études. Il a ensuite voulu entrer dans une école d’agriculture. Mais les sommes que l’on demandait étaient bien trop élevées pour que son père, maçon en chômage, puisse payer. N’étant pas boursier, il s’est retrouvé à 14 ans sur le marché du travail.

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Grève à la MITEX-FITEX de Birtouta

Articles parus dans Tribune algérienne, n° 8, novembre 1976, p. 28-30

“Une des conséquences multiples de la bureaucratie. Des heures d’attente et souvent pour rien” (photo publiée dans El Djeich, n° 161, octobre 1976, p. 11)

Le 8 Septembre, les travailleurs de l’usine de textile MITEX-FITEX de Birtouta envoient une délégation à la direction pour demander la reconnaissance de la section syndicale dans l’entreprise, comme l’exige la législation du travail.

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Les étudiants contre Boumedienne

Textes parus dans Tribune algérienne, n° 7, juillet 1976, p. 1621

“Charte nationale : pour une participation constructive”, (photo publiée dans El Djeich, n° 157, juin 1976, p. 6)

Le débat caporalisé que voulait imposer Boumedienne autour de son projet de Charte a été saisi par les étudiants d’Algérie comme l’occasion de dresser leurs revendications dans un affrontement politique contre le régime de Boumedienne. Dans la situation de crise politique qui règne aujourd’hui à Alger, la grève des étudiants est un signe avant-coureur de la plus grande importance.

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Hier, Alger et la Kabylie, aujourd’hui, l’Oranie et demain ?

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 53, juin 1982, p. 6

زيارة رئيس الجمهورية لولاية وهران (photo publiée dans El Djeich, n° 219, juin 1982, p. 4)

Trois jours après que les brigades mobiles du Darak-El-Watani ont occupé l’université de Tizi-Ouzou pour une semaine, pour réprimer toute manifestation le 20 avril dernier, les lycéens d’Oran se sont mis en grève à la suite d’une rumeur selon laquelle seuls 5 % des lycéens seraient effectivement reçus au Bac.