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Pierre Morain condamné

Dossier paru dans Le Libertaire, n° spécial [août 1955], p. 1 et 2

VINGT-CINQ accusés passaient en jugement le vendredi 29 Juillet, devant le tribunal correctionnel de Lille. Il s’agissait de vingt-quatre travailleurs algériens et d’un travailleur français : Pierre MORAIN.

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Pour la libération de Pierre Morain, la lutte continue

Textes parus dans Le Libertaire, n° 440, 21 juillet 1955, p. 1

LA demande de mise en liberté provisoire déposée par les avocats de Pierre Morain ne permet aucun espoir, car elle sera presque certainement refusée.

Cependant, les avocats ont pu obtenir que le jugement ait lieu rapidement, certainement fin juillet, avant les vacances des tribunaux. De cette façon, au cas où notre camarade serait acquitté, le temps de détention préventive sera limité au maximum.

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Libérez Pierre Morain

Textes parus dans Le Libertaire, n° 439, 14 juillet 1955, p. 1

NOUS expliquions dans notre numéro saisi comment notre camarade Pierre MORAIN avait été écroué à la maison d’arrêt de Loos (Nord) sous l’inculpation de participation à la reconstitution du M.T.L.D. ! Et nous démontrions d’autre part tout ce que cette accusation pouvait avoir d’invraisemblable.

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A Roubaix, notre camarade Morain tombe sous le coup de la répression

Article paru dans Le Libertaire, n° 437, 30 juin 1955, p. 1

Alors que notre camarade Pierre Morain, militant communiste libertaire, de Roubaix, distribuait des tracts du Mouvement de Lutte Anti-colonialiste à Wattrelos, mercredi soir 22 juin, il a été interpellé par la douane (!). Les douaniers, bien que ce ne soit nullement leur travail et bien que n’en ayant nullement le droit, s’empressèrent de faire un rapport à la police !

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Dans le Nord, les Algériens ont montré l’exemple aux travailleurs français !

Article paru dans Le Libertaire, n° 429, 5 mai 1955, p. 2 ; suivi d’un complément paru dans Le Libertaire, n° 431, 19 mai 1955, p. 1

A LILLE, les dirigeants P.C.F. et S.F.I.O. ont donné publiquement la preuve de leur trahison, tandis que les travailleurs algériens leur démontraient qu’un 1er Mai est une journée de lutte pour la classe ouvrière, de chiasse pour les bourgeois.

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La GESTAPO française « se fait la main » sur les travailleurs algériens à Roubaix

Article paru dans Le Libertaire, 57e année, n° 422, 17 mars 1955, p. 1

Les deux flics, effrayés, n’osent pas encadrer leur prisonnière !

LE 6 novembre 1954, à 6 h. 15 du matin, une douzaine de policiers, conduits par un commissaire, se présentaient rue Cadeau, à Roubaix, au domicile de Debah Tahar, tenant un café algérien.

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Michel Lesure : L’Opium des intellectuels

Article de Michel Lesure paru dans Le Monde libertaire, n° 13, décembre 1955, p. 3

La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit, c’est l’opium du peuple.

(K. MARX.)

FAISANT sienne la conception de Feuerbach sur l’esprit déiste, Marx la complétait en assignant à d’autres abstractions le soin de régler le sens des évolutions. C’est du commentaire des sophismes marxistes qu’est née la caste des clercs et des mandarins : les intellectuels dits de gauche, l’Intelligentsia, qu’il appartient à Raymond Aron de radiographier.

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Maurice Joyeux : « La Catalogne libre » de George Orwell (Gallimard)

Article de Maurice Joyeux paru dans Le Monde libertaire, n° 11, octobre 1955, p. 4

Ecrit au lendemain de la guerre d’Espagne, cet ouvrage vient seulement d’être traduit. Sa qualité, la précision de l’information qu’il nous apporte sur les événements encore mal connus de 1937, nous fait regretter de ne pas l’avoir eu plus tôt entre les mains.

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Mikhalis Raptis : L’Opium des intellectuels de R. Aron

Article de Mikhalis Raptis dit Michel Pablo paru dans Quatrième Internationale, 13e année, Vol. 13, nos 7-10, octobre 1955, p. 62

Après la philosophie, voici la sociologie « scientifique » qu’on enseigne en Sorbonne, armée de logique cartésienne solide et de keynesisme à fortes doses. Ayant en 1946 jugé « le parlementarisme tel que le pratique la France » « inadapté à la guerre froide, à la dissidence communiste, aux exigences d’une économie à moitié dirigée » et choisi le R.P.F., Mr. Aron réduit maintenant en poussière les « mythes » de la « gauche », de la « révolution », du « prolétariat » et s’efforce de désintoxiquer les intellectuels de l’opium de toutes les Églises, surtout de celle du marxisme. Du reste, peut-on maintenant accuser le R.P.F. d’avoir été une formation d’extrême-droite, presque fascisante ?

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Mikhalis Raptis : Les âmes mortes d’une intelligenzia désemparée (À propos des « Mandarins »)

Article de Mikhalis Raptis dit Michel Pablo paru dans Quatrième Internationale, 13e année, Vol. 13, n° 1-3, mars 1955, p. 66-67

Voici les idées, les préoccupations, les mœurs, d’un milieu social donné, en France dans le nouvel après-guerre, un vrai document social écrit avec franchise et des dons incontestables de narrateur.

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Akli Bounane : Avoir raison et se faire emprisonner !

Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 456, 8 décembre 1955, p. 2


Un travailleur algérien écrit au « Libertaire » :

A l’ordinaire, les propriétaires d’un café-restaurant-hôtel, au 48, rue Frémicourt, à Paris (15e), battaient leurs locataires comme des bêtes de somme.

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Akli Bounane : Hôteliers et policiers unis contre les Algériens

Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire n° 452, 10 novembre 1955, p. 2


DANS le 15e arrondissement (89, rue Fondary), le logeur Bachir est connu de tous. Il est ami de la police pour pouvoir exploiter ses compatriotes.

Il est possesseur d’un hôtel. Quand un Algérien se retrouve sans logis, Bachir lui répond qu’il pourrait lui trouver une place parmi plusieurs autres, à condition qu’on lui offre un bakhechich de 10.000 francs.

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Akli Bounane : « Comme à Oradour ! »

Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 450, 27 octobre 1955, p. 2


Un travailleur algérien écrit au « Libertaire » :

ONZE notables du Douar Aït R’zine ont été assassinés par les forces colonialistes.

Ben Ali Cherif qui est le grand seigneur féodal de la région de Bougie
et la main droite du gouvernement colonialiste français, ainsi que Mesbah,
élu à l’Assemblée algérienne sur la liste « indépendante » (administrative)
(soutenu pendant la campagne électorale à Guendouz par ces onze), attendront en vain que ceux-ci viennent leur souhaiter la prochaine fête d’El Mouloud.

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Akli Bounane : A Guendouz, commune mixte d’Akbou, crimes colonialistes

Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 440, 21 juillet 1955, p. 2


Des Correspondants du LIBERTAIRE

Deux travailleurs algériens, résidant en France, mais pères de famille nombreuse en Algérie, sont venus passer leurs vacances en Algérie. Ces deux hommes étaient toujours brimés par les autorités « zélées » qui déploient tous leurs efforts pour faire arrêter les braves gens. Aussi, après avoir été provoqués maintes fois, les deux hommes ont disparu de la région.

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Akli Bounane : Les faux défenseurs du peuple algérien

Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 435, 16 juin 1955

Meeting du 1er mai, Vélodrome du bois de Vincennes [source]

VOILA ce que dit le dernier tract qui a été distribué dans Paris par les staliniens aux travailleurs algériens :

« Le 1er Mai, alors qu’une profonde volonté d’union dominait la manifestation organisée à Vincennes par l’Union des Syndicats C.G.T. de la Seine, une centaine d’Algériens, répondant aux mots d’ordre de certains dirigeants nationalistes, ont tenté de troubler ce grand rassemblement des travailleurs de la Région Parisienne ».

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Akli Bounane : Unis dans la lutte contre les colonialistes avec les travailleurs français !

Texte d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 427, 21 avril 1955


LES TRAVAILLEURS ALGERIENS ECRIVENT AU « LIB »

Marseille, le 8 avril 1955

Chers camarades frères,

JE LIS toujours LE LIBERTAIRE, le journal que j’estime indispensable pour la classe ouvrière et pour les Algériens. J’ai l’habitude de lire le journal dans un bar, devant un nombre important d’Algériens qui tous sont assoiffés de liberté. Et, depuis qu’ils connaissent LE LIBERTAIRE, plusieurs l’achètent régulièrement, sans attendre que je m’en occupe pour eux.

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Communiqué du Mouvement libertaire nord-africain (section algérienne)

Communiqué du Mouvement libertaire nord-africain paru dans Le Libertaire, n° 424, 31 mars 1955


Le gouvernement impérialiste, après avoir rejeté la responsabilité de la situation en Algérie sur ce qu’il nomme « quelques bandes organisées de hors-la-loi », dont le but est d’après lui de provoquer un sentiment d’insécurité et de peur dans l’ensemble de la population algérienne, en arrive à craindre « que les troubles sporadiques se transforment en insurrection générale »… Ainsi les Algériens se soulèveraient par « crainte » de ces « quelques bandes organisées de hors-la-loi ».

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Fernand Doukhan : Misère de l’école publique en Algérie ou l’impuissance du réformisme

Article de Fernand Doukhan paru en deux parties dans Le Libertaire, n° 426, 14 avril 1955 et Le Libertaire, n° 427, 21 avril 1955


L’EXPOSITION sur « La grandeur et la misère de l’Ecole publique en Algérie », organisée par la section d’Alger du S.N.I. et le Comité de scolarisation et de lutte contre l’analphabétisme, inaugurée par Baillet, du Bureau national, et par le recteur, représente un volume imposant d’informations, de statistiques, plans, projets, illustrations.

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Fernand Doukhan : De la nomination de Soustelle aux interpellations sur l’Afrique du Nord. Règlement de comptes

Article de Fernand Doukhan paru dans Le Libertaire, n° 416, 3 février 1955

L’ALGERIE tient la vedette des préoccupations impérialistes et colonialistes.

Avec le rappel de Léonard, l’homme qui prêtait une oreille trop docile à Borgeaud le chef de file des ultras, on assiste à un nouveau règlement de comptes dont les vainqueurs provisoires sont Mendès et Blachette et leur néo-colonialisme.

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Fernand Doukhan : La faune colonialiste de l’Assemblée algérienne

Article de Fernand Doukhan paru dans Le Libertaire, n° 412, 6 janvier 1955


Des « ultras » partisans du massacre au représentant du P.C.A. qui s’est contenté de s’abstenir dans le vote de confiance au Gouvernement

LES débats à l’Assemblée algérienne sur les derniers événements nous permettent de faire une incursion édifiante parmi la faune parlementaire colonialiste, porte-parole des « saigneurs » de la terre ou « saigneurs » en personne, avec leur cortège des « préfabriqués » musulmans, de ceux à la figure de qui le peuple et les travailleurs algériens crachent leur suprême répulsion.

On a toléré, au milieu de cette engeance malsaine, quelques membres de l’U.D.M.A. (1) organisation d’un réformisme inoffensif, dont la présence pouvait constituer un alibi contre ceux qui dénoncent l’imposture des élections « à l’algérienne ».

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Gilbert Simon : La conférence de Bandoeng

Article de Gilbert Simon paru dans Le Libertaire, n° 428, 28 avril 1955.

La conférence de Bandoeng groupant les représentants de vingt-neuf gouvernements asiatiques et africains s’est terminée mardi 25 avril par le vote de quelques résolutions sur la coexistence et l’anticolonialisme.

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Contre la guerre en Afrique du Nord : solidarité de classe

Article paru dans Tribune ouvrière, n° 15, août-septembre 1955, p. 4-6.

 

 

Pendant que nous étions en vacances, les problèmes d’AFRIQUE du NORD ont considérablement évolués dans un sens tragique.

Ce n’est plus seulement l’argent des travailleurs dont la Bourgeoisie a besoin afin d’entretenir une administration et une police pour exploiter les travailleurs nord africains, c’est la vie même des ouvriers et des paysans qu’elle prend pour aller défendre ses privilèges.

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Le Chant des Rescapés

Extraits d’un poème publié dans La Voix du Peuple, n°10, 2 mai 1955.

 

 

Le Chant des Rescapés

(Poème d’un exilé sur le 8 mai 1945)

 

Algérie, ma patrie, échelle de lumière

Ton nom est dans cette nuit.

Oui j’ai repris ton appel, ta douceur maritime

En ce soir du huit mai

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Mahmoud Bouzouzou : De deux prisons à la liberté

Source : Mahmoud Bouzouzou, « De deux prisons à la liberté », in Gabriel Marcel (dir.), Un changement d’espérance. A la rencontre du réarmement moral, Paris, Plon, 1958, p. 67-78.

Je suis né dans une ville de la côte algérienne, Bougie, qui fut, à une époque de l’histoire, la capitale de tout le Maghreb oriental, c’est-à-dire de toute l’Algérie, et le centre d’un grand rayonnement culturel pour toute l’Afrique du Nord. Ses habitants l’appellent depuis très longtemps « la petite Mecque », à cause du nombre important des saints qui y reposent.

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Un responsable du MNA n’est plus

Article paru dans La Voix du peuple, n° 10, 2 mai 1955.

 

 

Le 8 avril 1955, à l’âge de 28 ans, le frère Makhlouf Belaïdi, un grand militant du MNA, a trouvé une mort accidentelle à Rosselange où il menait une intense activité au service de la patrie.

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Nassiba Kebal, militante du MNA, arrêtée

Article paru dans La Voix du Peuple, n° 17, 3 janvier 1956.

 

 

Première patriote arrêtée pour son activité révolutionnaire, notre sœur Nassiba Kebal, sténodactylo au Gouvernement Général à Alger, a été scandaleusement maltraitée avant d’être mise sous mandat de dépôt le 12 décembre 1955.

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presse

Le tueur, Azzouzi Kaddour accueillit, une arme dans chaque main, ceux qui venaient l’arrêter

Article paru dans La Dépêche quotidienne d’Algérie, le 25 août 1955.

Responsable d’autres attentats

Le tueur, Azzouzi Kaddour

après avoir lancé une grenade

accueillit, une arme dans chaque main

ceux qui venaient l’arrêter

Trois complices appréhendés

dont un revêtu d’un

uniforme américain neuf

Un important dépôt d’armes saisi

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évocations

Albert Camus : trois documents (1955-1958)

J’ai choisi de partager trois documents rédigés par Albert Camus entre 1955 et 1958. Connus des spécialistes, ils demeurent rarement cités par ceux qui, de part et d’autre de la Méditerranée, instruisent des procès à charge ou à décharge, sans chercher à restituer l’ambiguïté, la complexité ou la tension inhérentes à chaque trajectoire individuelle.