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La révolution algérienne et sa direction (2)

Article paru dans Informations ouvrières, n° 569, du 21 juin au 28 juin 1972, p. 8

Le ministre d’Etat algérien Cherif Bel Kassem et le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika lors de la fête d’indépendance de l’Algérie. (Photo by Christian SIMONPIETRI/Sygma via Getty Images)

Les conditions dans lesquelles l’Algérie a accédé à l’indépendance politique, le 5 juillet 1962, ont été telles que l’impérialisme français et international avait suffisamment de garanties quant au maintien des bases essentielles de sa domination économique. Les accords d’Evian signés en mars 1962 avaient nettement stipulés que tant la propriété de la terre que celle du sous-sol devait rester entre les mains des classes possédantes, c’est-à-dire en fait sous la domination des colons et du capital financier.

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La révolution algérienne de 1962 à 1969

Résolution du Comité exécutif international de décembre 1969 parue dans Quatrième Internationale, n° 42, mars 1970, p. 50-56

People’s Democratic Republic of Algeria. Chairman of the Presidium of the Supreme Soviet of the Soviet Union Nikolai Podgorny (L) and Chairman of the Revolutionary Council Houari Boumediene are greeted by Algerians. Vladimir Musaelyan/TASS (Photo by TASS via Getty Images)

I

Six mois après le coup d’Etat qui renversa Ahmed Ben Bella, le 8e Congrès Mondial de la IVe Internationale, réuni en décembre 1965, faisait le point de la situation en Algérie dans sa résolution sur les « Progrès et Problèmes de la Révolution Africaine » en indiquant les aspects suivants de l’évolution de la révolution algérienne de 1954 à 1965 :

1. La révolution algérienne avant l’indépendance s’est traduite par une profonde mobilisation des masses. L’instrument politique de la révolution, le F.L.N., se forma en tant que front multiclasses sans contours politiques précis.