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Abdoul le Bougnoul : Du code de la nationalité aux nouveaux espaces de citoyenneté

Article d’Abdoul le Bougnoul paru dans Informations et réflexions libertaires, n° 76, février-mars 1988, p. 4-5

Poster of “France Plus”, an electorally oriented integrationist organization that targeted second-generation immigrants, mainly of North African origin, April 1988. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

R.C.N…

I – DECODER LE CODE !

Le code de la nationalité vient de connaître de nouveaux soubresauts après les propositions de la réforme présentées, début janvier 88, par la « Commission des sages » à Chirac. Il y a des chances pour que ces propositions soient prises en compte après les prochaines élections d’autant plus que les pratiques restrictives dans ce domaine sont déjà appliquées dans une large mesure – recrudescence des expulsions, prolongation inconsidérée des délais d’attribution de la nationalité française aux demandeurs – avant même que le législateur se prononce sur la décision de réforme.

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Contre tous les racismes

Textes parus dans Informations et réflexions libertaires, n° 64, octobre-novembre 1985, p. 1-3

Suite à l’assassinat fin septembre 85 à la sortie d’une boîte de nuit du jeune Nordine Mechta par trois videurs, les JALB (Jeunes Arabes de Lyon et Banlieues) organisent une grande manifestation contre le racisme / 1985 – Archives le Progrès

Nordine Mechta

Il aurait eu 23 ans ce mercredi de 1985

Nordine, notre ami, notre frère, nous a quitté pour toujours.

Lâchement assassiné à Lyon par trois videurs du West-Side. Il n’était pas très grand, plutôt frêle, calme et doux.

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Alain : La peur de l’autre

Articles parus dans Informations et réflexions libertaires, n° 58, janvier-février 1985, p. 4-8

Arrivée de la marche anti-raciste Convergence 84 a Paris composée de plusieurs milliers de personnes le 1er décembre 1984 a Paris, France. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Car il savait (…) que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.
Albert Camus (La Peste)

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Abdel : Les immigrés cible de la droite-gauche ou comment lutter pour une France française

Textes parus dans Informations et réflexions libertaires, n° 52, octobre-novembre 1983, p. 3-4 et p. 19-23

Demonstration after the murder of Toufik, a ten-year old child at the “Cite des 3000” in La Courneuve, France on July 13, 1983. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le programme commun anti-immigrés des grandes familles politiques est de plus en plus d’actualité. Il se précise et prend corps non seulement à travers les mesures prises par la mairie de Paris, mais aussi par un accord Mauroy-Chirac pour un « consensus national » sur l’immigration. En quelques mois, la xénophobie latente et douce apparaît au grand jour avec les attentats racistes de cet été, la victoire du front droite-extrême-droite à Dreux et l’alliance gauche-droite. En quoi la xénophobie de la société française nous interpelle et quel obstacle pose t-elle au projet libertaire ?

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Abdel : L’expulsion des femmes immigrées

Article d’Abdel paru dans Informations et réflexions libertaires, n° 48, décembre 1982 – janvier 1983, p. 6-7

Élèves d’un cours de langue française pour femmes immigrées à Chenôve, en Côte-d’Or, en 1983, France. (Photo by Danielle DAILLOUX/Gamma-Rapho via Getty Images)

Malgré la reconnaissance du droit d’association, les immigrés sont les premières victimes de la crise économique qui pour les besoins de la cause réanime les sentiments racistes. La politique qui fait venir l’immigré (la droite) est la même qui le fait repartir (la gauche). A la non régularisation des « sans-papiers » (dont certains sont en train de faire une grève de la faim depuis octobre), à la reconduction aux frontières, à l’interdiction de séjour à des maghrébins en possession de leurs papiers, à l’imposition des visas aux pays sud-américains, s’ajoute l’expulsion des femmes immigrées, venues dans le cadre du regroupement familial. Le migrant est cet homme robot, cette main-d’œuvre célibataire et tournante sans affectivité, ni attaches. Marginaliser dans la perspective du retour ou assimiler dans le cadre de l’homogénéisation. Voilà ce que nous impose le pouvoir.