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Solidarité avec nos frères marocains !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 341, 16 juillet au 3 septembre 1981, p. 1-3

La Une du dernier numéro de « Libération », daté du 20 juin 1981, avant sa cessation de publication après des émeutes à Casablanca ayant fait des centaines de morts et de blessés. Dominique Faget/AFP

Le sang de nos frères de classe vient de couler à Casablanca. Le bilan des émeutes du 20 juin s’élève à plus de 800 morts et des milliers de blessés, et actuellement les tribunaux condamnent à toute vitesse et par paquets de 20 ou de 50 ceux qui ont été arrêtés à de lourdes peines de prison. La répression de la bourgeoisie marocaine est à la mesure de la terreur que lui a inspirée l’émeute des masses laborieuses.

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Religion et marxisme sont inconciliables

Article paru dans Le Prolétaire, n° 126, du 1er mai au 14 mai 1972, p. 2

The election posters of Italian Communist Party (PCI), Italian Socialist Party of Proletarian Unity (PSIUP) and Italian Liberal Party (PLI) stuck up on the walls because of the imminent Italian political elections. Milan, 1972 (Photo by Giuseppe Pino/Mondadori via Getty Images)

Le marxisme, c’est bien connu, n’est pas l’élaboration d’a priori philosophiques, de concepts purs, ni de constructions rationnelles ; il tire de faits réels, expérimentaux, de rapports matériels, économiques et sociaux entre les classes et entre les hommes, des confirmations et des déductions corroborant sa doctrine du cours historique de l’espèce humaine, depuis l’organisation ancestrale du communisme « primitif » – à travers les diverses formes et modes de production successifs dans lesquels ces rapports ont eu des valeurs différentes – jusqu’à cette vision sûre et lumineuse du communisme scientifique qui supplantera à l’infâme société actuelle.

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La religion : appui ou obstacle à la lutte de classe ? Considérations à propos de la « théologie de la libération »

Dossier paru dans Programme communiste, n° 89, mai 1987, p. 72-108

Father Santiago Salas, a Liberation Theology activist, spends time at the New People’s Army secret base camp in the jungle. The N.P.A. takes inspiration from this grass-roots religious movement which addresses the needs of the poverty-stricken and oppressed. | Location: Samar, Philippines. (Photo by Alain Nogues/Sygma/Sygma via Getty Images)


PRÊTRES ET MARXISME

LA CRITIQUE DE LA RELIGION CONTIENT DONC EN GERME LA CRITIQUE DE LA VALLÉE DE LARMES DONT LA RELIGION EST L’AURÉOLE SACRÉE

(Marx, Introduction à la critique de la philosophie du droit de Hegel, 1843)

LE RÉEL ET L’IMAGINAIRE DANS LE SOCIAL-CHRISTIANISME

Loin de se réduire à une question académique, l’attitude envers la religion des partis ou des groupes qui se réclament du prolétariat et se disent communistes, constitue un des principaux tests de leur adhésion réelle à la théorie marxiste.

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Algérie : Que vive la lutte de classe !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 390, mars-avril 1987, p. 8

Ouvrières dans une usine de textiles à Béjaïa, en juillet 1987, Algérie. (Photo by Christian SAPPA/Gamma-Rapho via Getty Images)

Au mois de novembre de l’année passée une succession de luttes ont éclaté en Algérie, mettant en exergue une fois encore la férocité répressive de l’Etat soit-disant « socialiste ». L’origine du conflit est d’une part le projet de loi visant à introduire deux nouvelles épreuves au baccalauréat, à savoir l’éducation religieuse et l’éducation politique, et d’autre part les conditions de vie déplorables dans les écoles et universités (manque d’eau, absence de transport, pénurie de logement, manque de matériel, etc.)

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Algérie : la farce électorale au secours du régime

Article paru dans Le Prolétaire, n° 386, du 1er mars au 30 avril 1986, p. 12

Petite fille dans une décharge de camions en Algérie, en décembre 1986. (Photo by Lily FRANEY/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le 16 janvier les algériens étaient conviés à se rendre aux urnes pour donner leur avis sur la nouvelle charte nationale. Selon les chiffres officiels, la participation a atteint 95,92 %, et 98,37 % des suffrages étaient positifs. Quel est le but d’une telle mascarade électorale qui doit faire rêver le président philippin Marcos ?

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Il y a 30 ans, l’insurrection algérienne

Article paru dans Le Prolétaire, n° 380, décembre 1984, p. 2

ALGÉRIE – CIRCA 1984: un timbre imprimé en Algérie montre Constantine en 1830, vers 1984

Le trentième anniversaire de l’insurrection de la Toussaint 1954 a été l’occasion pour les nostalgiques de l’ère coloniale de se manifester avec force mais, plus significativement, il a mis en lumière l’accord profond de tous les partis avec toutes les aspirations de l’impérialisme, même lorsque celles-ci ont été battues en brèche par l’histoire. On a vu défiler coudes à coudes devant les monuments aux morts les gaullistes ex-barbouzards et les anciens OAS (définitivement blanchis et réintégrés dans le corps des officiers pour toucher leurs retraites par le gouvernement PC-PS) ; on a vu les drapeaux en berne aux frontons des mairies de droite, mais aussi du PS ; on a vu le maire PCF de Martigues interdire la projection du film « la bataille d’Alger ».

Non, décidément, la vieille France colonialiste n’est pas morte. Elle vit et prospère sous des habits à peine rafraîchis de l’exploitation de ses prolétaires (français ou immigrés) comme du pillage et de la sur-exploitation des masses pauvres et des prolétaires des pays du Tiers-Monde, au premier rang desquels, ses anciennes colonies.

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Algérie : une clémence très sélective

Article paru dans Le Prolétaire, n° 378, juillet 1984, p. 14

Colonnade, patio of the Palace of Culture Moufdi Zakaria, 1984, Algiers. Algeria, 20th century. (Photo by DeAgostini/Getty Images)

Dans le style grandiloquent qui lui est habituel pour les grandes occasions, El Moudjahid du 14 juin annonce la libération par Chadli d’environ 90 détenus politiques « ayant commis des erreurs vis-à-vis de la Révolution et de la Patrie. (…) Une des plus grandes vertus d’une Révolution est de savoir accorder son pardon à ceux qui ont pu douter d’elle jusqu’à l’égarement et à l’inconséquence ».

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Sur la revendication des libertés démocratiques en Algérie

Article en deux parties paru dans Le Prolétaire, n° 371, 18 mars au 21 avril 1983, p. 6 et n° 372, 22 avril au 19 mai 1983, p. 5-6

Maison d’un chasseur de vipères et de scorpions à Ghardaïa, en janvier 1983, Algérie. (Photo by Alain PETIT/Gamma-Rapho via Getty Images)

Si le communisme a défini les caractéristiques essentielles du passage révolutionnaire de la société capitaliste à la société communiste, la lutte des classes ne se déroule pas selon un plan machiavéliquement tracé d’avance dans tous ses détails par le parti révolutionnaire. La stratégie et la tactique du parti dont l’éventail est certes délimité par la théorie et le programme, doit s’appuyer sur le mouvement réel.

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Algérie : Contre les bandes des Frères musulmans et les Baathistes !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 368, 11 décembre 1982 au 20 janvier 1983, p. 4

Maqam Echahid, the Martyrs’ Memorial, 1982, commemorating the Algerian war for independence (1954-1962), Algiers, Algeria. (Photo by DeAgostini/Getty Images)

Avec le « mouvement du printemps » 80, le mouvement de masse étudiant redémarra avec un souffle nouveau, comme l’atteste la mise sur pied d’une coordination universitaire à Alger qui englobait non seulement des étudiants de plusieurs filières (Sciences éco, Droit, Médecine) mais qui surtout travaillait en liaison avec la coordination de Tizi-Ouzou.

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L’indépendance algérienne a 20 ans. La gauche française et la révolution algérienne

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 364, 16 juillet au 2 septembre 1982, p. 3-4

Algerian President Chadli Bendjedid meets French President Francois Mitterrand during his first official visit to France. (Photo by Jean Guichard/Sygma via Getty Images)

L’indépendance algérienne, dont on célèbre aujourd’hui le vingtième anniversaire, a porté des fruits amers. Les masses prolétariennes et exploitées, qui ont donné un million et demi de morts, subissent aujourd’hui la pire des dictatures bourgeoises. A ceux qui font la fine bouche devant les luttes d’émancipation nationale et qui tirent la conclusion qu’ « il ne fallait pas se battre » nous répondons que dans ce processus tragique c’est la dégénérescence stalinienne du mouvement ouvrier de la métropole qui porte la plus grande responsabilité.

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L’impérialisme français en Algérie : mariage bourgeois sur le dos des travailleurs algériens

Article paru dans Le Prolétaire, n° 349, 11 au 24 décembre 1981, p. 1-4

On a visit to Algeria, French president Francois Mitterrand gives a reception during which he presents an elite FRF1 rifle (French fabrication) to Algerian president Chadli Bendjedid. Nineteen years after Algeria’s independence, Mitterrand’s visit is the second ever made by a French president, and comes as a symbol of confidence in relations with Algeria. (Photo by Alain Nogues/Sygma/Sygma via Getty Images)

« Quoi de plus complémentaire qu’un pays exportateur d’énergie et un grand pays industriel tous deux riverains de la Méditerranée ? », cette question-réponse que nous empruntons au Nouvel Économiste du 30/11/1981 permet de situer dans ses véritables dimensions le rapprochement actuel entre l’impérialisme français et la bourgeoisie algérienne. D’autant plus que la nouvelle politique étrangère de la France social-impérialiste avait bien besoin du label de l’Algérie qui jouit d’un certain prestige parmi les « non-alignés ».

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Effervescence sociale en Algérie

Article paru dans Le Prolétaire, n° 334, 3 au 16 avril 1981, p. 1-2

People in the streets of Algiers wait for the presidential cortege during Francois Mitterrand’s visit to Algeria, where he is received by Algerian president Chadli Bendjedid. His visit is the second ever made by a French president, and comes as a symbol of confidence in relations with Algeria. (Photo by Alain Nogues/Sygma/Sygma via Getty Images)

Un an après les manifestations et les émeutes du printemps dernier contre la répression bourgeoise, le mouvement social vient de reprendre en Algérie. Le 15 mars 1981 c’est la grève générale dans toute la Kabylie pour protester contre la farce du débat préfabriqué sur le « dossier culturel ». Par ce moyen l’Etat bourgeois espérait amortir le mouvement qui ne cesse de se développer contre la répression culturelle et pour la reconnaissance des langues populaires. Comme les manifestations de l’année dernière, la grève générale de Kabylie dépasse largement le cadre de la lutte contre les discriminations qui frappent les langues populaires. Il s’agit en réalité d’un mouvement dirigé contre les multiples aspects de la répression bourgeoise qui s’abat en Algérie sur les masses exploitées.

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A bas les versets hypocrites de la bourgeoisie !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 400, février-mars-avril 1989, p. 2

Demonstrators in Tehran call for the death of Indian-British writer Salman Rushdie after a fatwa was issued by Ayatollah Ruhollah Khomeini condemning him to death for blasphemy after the publication of his novel ‘The Satanic Verses’, February 1989. The women are holding models of the Holy Qur’an and carrying a banner reading ‘We will kill Salman Rushdie’. (Photo by Kaveh Kazemi/Getty Images)

Le livre de Salman Rushdie est l’occasion d’une furieuse bataille de propagande, ou, de part et d’autre, tous les versets de l’idéologie bourgeoise sont utilisés à fond pour bourrer le crâne de la population et la mobiliser en soutien des classes dominantes et de leurs Etats. Passons en revue toutes ces canailles qui font dans cette affaire assaut d’hypocrisie.

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Derrière les « manifestations berbères » en Algérie, la classe ouvrière !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 312, 1er au 15 mai 1980, p. 1 et 3

A la suite de l’interdiction d’une conférence sur « la poésie berbère ancienne  » par les autorités algériennes le 10 mars dernier, ont eu lieu des manifestations un peu partout en Kabylie (Tizi-Ouzou, Larbaâ Nath Irathen, Azazga, Aïn El-Hamam, etc.) et à Alger.

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Le grand nettoyage antiprolétarien de la bourgeoisie algérienne

Article paru dans Le Prolétaire, n° 297, 6 au 19 octobre 1979, p. 1-4

Rue de la casbah d’Alger, en 1979, Algérie. (Photo by Michel HUET/Gamma-Rapho via Getty Images)

La bourgeoisie algérienne semble avoir bien préparé sa rentrée sociale. Elle ne pouvait s’en dispenser, tant la situation est en train de s’aggraver. En effet, selon un document officiel du ministère du travail, le nombre de grèves serait passé de 99 en 1973 à 332 en 1977, dont 203 dans le secteur « privé » et 129 dans le secteur « socialiste », avec une participation totale de 48.093 travailleurs. Il a indéniablement été encore plus élevé en 1978 (1).

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En Algérie, « révolution agraire » et volontariat

Article paru dans Le Prolétaire, n° 242, 23 avril au 6 mai 1977, p. 6

« Un village qui fait la fierté de nos fellahs », (photo publiée dans El Djeich, n° 167, avril 1977, p. 34)

Les statistiques de la FAO indiquent que si la production agricole en Algérie s’élevait à l’indice 100 sur la moyenne des années 1961-1965, elle est seulement passée à l’indice 110 pour la moyenne des années 1970-1974. Mais, comme dans le même temps la population a cru considérablement plus vite, la production (agricole comme alimentaire) par tête d’habitant est passée de l’indice 100 à l’indice 85. De plus, pendant les années 69 à 71, l’agriculture algérienne, au lieu de progresser de 3 % l’an selon les vœux des planificateurs « socialistes », a bel et bien diminué au rythme de 1 % l’an.

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L’Algérie de la « charte nationale »

Article paru dans Le Prolétaire, n° 224, du 10 au 23 juillet 1976, p. 4

Children in Algerian Shantytown (Photo by © Richard Melloul/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Après la période des « cent fleurs » version Boumediène, le pays a été appelé le 27 juin à plébisciter la « charte nationale » qui fixe la « stratégie» du « socialisme algérien ».

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Vingtième anniversaire de l’insurrection de 1954 : La révolution algérienne

Article paru dans Le Prolétaire, n° 183, du 4 au 17 novembre 1974, p. 1-4

Ici, le ministre algérien des affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika entouré par le président des Etats-Unis Gerald Ford à sa droite et le secrétaitre d’état américain Henry Kissinger à sa gauche (Photo by Christian SIMONPIETRI/Sygma via Getty Images)

II Y a vingt ans, l’étincelle de l’insurrection allumait en Algérie l’incendie de la guerre d’indépendance nationale, qui allait mettre fin à plus d’un siècle d’esclavage colonial et ouvrir la voie à la naissance d’une nation moderne.

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L’opposition algérienne ou l’impasse du « socialisme national »

Article paru dans Le Prolétaire, n° 53, avril 1968, p. 2, suivi d’une note rectificative.

Le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika quittant l’hôtel Matignon dans sa voiture, à Paris, France, le 26 juillet 1968. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

Cent trente-deux ans de sujétion coloniale, 30.000 morts à Sétif, en 1945, sept ans et demi d’une guerre civile qui a fait un million et demi de morts, les ratonnades, les ghettos de la métropole, la faim, l’analphabétisme, les ravages de la tuberculose ; voilà ce que les masses algériennes ont subi. Elles se sont battues avec l’acharnement, l’héroïsme que l’on sait, contre un impérialisme particulièrement féroce et habile. Aujourd’hui les Algériens ont le sentiment d’avoir été trahis. Ils se battaient pour un peu plus de pain, un minimum de bien-être. Ils parlaient même de construire une société d’un type nouveau que, naïvement, ils appelaient « socialisme ». En fait, ils ont instauré un régime qui sue par tous les pores la corruption et le terrorisme policier; ils ont porté au pouvoir des Ben Bella et des Boumedienne qui étalent largement leur morgue de nouveaux riches. Les masses algériennes sont retombées dans une sorte d’hébétitude. Les factions bourgeoises s’entre-déchirent et la vie politique reste marquée par la violence. Le prolétariat et la paysannerie pauvres n’attendent plus rien de la politique en général. L’émigration vers l’Europe se poursuit et augmente même. La misère est aussi grande sinon plus qu’aux beaux jours de l’ère française.

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Les désillusions du « socialisme algérien » : Mythe socialiste ou réalité impérialiste ?

Article paru dans Le Prolétaire, n° 47, octobre 1967, p. 1-2

La foule écoutant le discours du chef du gouvernement pour fêter le deuxième anniversaire de la prise du pouvoir par le Conseil national de la Révolution, à Alger, Algérie, le 21 juin 1967. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

« Mythes et réalités dans les apports économiques entre pays industrialisés et pays sous-développés », tel est le titre éloquent d’un article publié par le quotidien algérien El Moudjahid, des 3, 4 et 5 septembre.

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L’Algérie après l’indépendance (II)

Article paru dans Le Prolétaire, n° 29, février 1966, p. 2 et 4

Michèle Mercier sur le tournage du film ‘Soleil noir’ à Ouargla le 28 juin 1966, Algérie. (Photo by REPORTERS ASSOCIES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Pendant que Ben Bella paradait sur le devant de la scène politique, nous avons vu quel était l’enjeu social des luttes de classes qui se livraient en Algérie. (Voir notre numéro précédent).

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La grève d’Alger

Article paru dans Le Prolétaire, n° 18, février 1965, p. 1-2

Signature With The Algerian Minister Of Foreign Affairs Abdelaziz Bouteflika And Jean De Broglie, State Secretary To Algerian Affairs On July 29, 1965 In Algiers. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

La dialectique marxiste étant aujourd’hui, la chose du monde la moins bien partagée, nous fûmes peu nombreux à l’appliquer au vaste mouvement anti-colonialiste qui a déferlé sur l’Asie et l’Afrique, et quasiment les seuls à prévoir, avant même que l’indépendance algérienne devienne une réalité, qu’elle n’apporterait pas au Maghreb l’harmonie sociale dont rêvent les philistins de tous les pays, mais la lutte de classe moderne, celle qui oppose le prolétariat à la bourgeoisie capitaliste.

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Algérie : la farce électorale échoue à camoufler la dictature bourgeoise

Article paru dans Le Prolétaire, n° 449, mai-juin-juillet 1999, p. 1-2

Abdelaziz Bouteflika bras levés en signe de victoire pendant la campagne pour les élections présidentielles en avril 1999, Algérie. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ce n’est pas d’hier que le marxisme dénonce la duperie des institutions démocratiques et des mécanismes électoraux. Dès l’origine, il a mis en évidence que contrairement à la légende démocratique, ce n’est pas la « libre volonté » des citoyens, exprimée au travers d’un vote manifestant la « souveraineté du peuple », qui détermine l’orientation des Etats bourgeois, mais les intérêts de la classe dominante. Comme disait Lénine, la plus démocratique des Républiques démocratiques n’est pas autre chose qu’une dictature de la bourgeoisie. La tâche constante des communistes est donc de dévoiler le mensonge démocratique qui sert à la bourgeoisie à masquer les antagonismes de classes et à présenter aux prolétaires la perspective d’une amélioration facile et indolore de leur grâce au bulletin de vote. Contre les illusions démocratiques, les communistes rappellent que c’est seulement en se lançant dans la lutte ouverte de classe menée jusqu’à la révolution, c’est-à-dire la prise du pouvoir, la destruction de l’Etat bourgeois et l’instauration sur ses ruines de la dictature du prolétariat, que les prolétaires se donneront les moyens de s’émanciper, d’en finir avec l’exploitation, l’oppression et la misère, en détruisant le capitalisme.

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Crise politique et sociale en Algérie

Article paru dans Le Prolétaire, n° 446, septembre-octobre-novembre 1998, p. 1-2

HOME TIME IN THE BLIDA REGION (Photo by Pascal Parrot/Sygma/Sygma via Getty Images)

Les affrontements entre clans bourgeois ont atteint une acuité sans précédent au cours des dernières semaines, au point de s’étaler pour la première fois sur les colonnes de la presse algérienne.

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Algérie. Le rideau de fumée électoral n’a pu camoufler longtemps le dilemme : lutte ouvrière ou misère capitaliste

Article paru dans Le Prolétaire, n° 435, février-mars-avril 1996, p. 1-8-9

Algerian Pres. Liamine Zeroual (C) attending post-Israeli elections Arab summit. (Photo by Barry Iverson/The LIFE Images Collection via Getty Images/Getty Images)

Les élections présidentielles de novembre ont été sans conteste une grande victoire pour les autorités algériennes. Le FLN et le FFS, signataires des accords de Rome (accords signés aussi par le FIS et qui appelaient le pouvoir à la négociation avec les islamistes), avaient décidé de boycotter ces élections, ce qui risquait de les vider de leur sens : ces deux partis étaient en effet, avec le FIS dissous, les formations politiques qui avaient obtenu le plus de suffrages lors des élections de 91 annulées par le coup d’Etat militaire. Les islamistes appelaient également au boycott, avec menaces de représailles pour ceux qui participeraient au vote.

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Devant les événements d’Algérie, l’exigence de l’unité prolétarienne

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 429, novembre-décembre 1994-janvier 1995, p. 1-6 et 7

French police storm the Air France Airbus A300, which was hijacked by four Algerian terrorists with the GIA (Group Islamic Army), at Marseilles Marignane Airport and liberate the hostages. All four terrorists were killed. (Photo by THIERRY ORBAN/Sygma via Getty Images)

« La guerre civile algérienne est transportée en France » : voilà quelle a été la réaction consternée de nombreux organes de presse et de commentateurs « avertis » lors de l’affaire du piratage de l’Airbus d’Air France. Cette réaction est elle-même très significative de l’état d’esprit des cercles dirigeants de la bourgeoisie française. Même si les médias français font le silence sur la situation en Algérie, au moins tant que des ressortissants français ne sont pas victimes d’un attentat, respectant ainsi la censure du gouvernement algérien, les autorités françaises, elles, sont parfaitement au courant de la situation réelle. Et pour cause ! La collaboration directe entre l’Etat français et l’Etat algérien sur le plan de la répression ne faiblit pas, ce qui ne veut pas dire que cette collaboration est sans nuages. Si l’on en croit un article du spécialiste de l’armée au quotidien « Le Monde », bien connu comme porte-parole officieux des milieux militaires et des services secrets, les militaires algériens ont obtenu la promesse d’un soutien sans réserve et carte blanche pour liquider en 5 mois les groupes armés islamistes (1). Des indiscrétions ont permis de savoir par ailleurs que le gouvernement français avait livré à l’Algérie du matériel de combat anti-guérilla (depuis des hélicoptères jusqu’à des systèmes de visée infra-rouge pour le combat de nuit). Le soutien au gouvernement algérien se manifeste aussi à un autre niveau, en définitive plus important, le niveau financier. La France a pu obtenir de ses partenaires européens le déblocage de crédits à destination de l’Algérie et elle fait le forcing auprès du FMI pour que celui-ci fasse de même ; il y aurait des contacts quotidiens entre les dirigeants français et la direction du FMI – dont le président est un français – à propos de la situation algérienne. Cet activisme français suscite d’ailleurs la grogne des américains (et, de façon plus discrète, des allemands et des anglais) qui contestent que le plan d’« ajustement économique » suivi par l’Algérie (et élaboré par les services du FMI) mérite autant de soutien que ne le disent les français et le président du FMI, et qui ne montrent aucun enthousiasme à soutenir le régime d’Alger.

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L’Algérie après les accords avec le FMI

Article paru dans Le Prolétaire, n° 426, avril-mai 1994

Family living outside in Belcourt Algiers Neighborhood. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les autorités algériennes ont finalement signé l’accord avec le FMI, après des mois de tergiversation. Pendant longtemps elles ont espéré que la reprise de l’économie mondiale entraînerait une hausse des cours du pétrole et du gaz (les seules exportations algériennes notables), ce qui aurait augmenté les recettes de l’Etat et lui aurait permis de faire face à ses échéances (les paiements des intérêts de sa dette extérieure). Hélas ! la reprise économique est hésitante et au lieu de monter, le prix du pétrole a plongé : dès lors l’Etat algérien courrait à la faillite. Selon les chiffres de la Banque Mondiale, alors qu’en 1993 le paiement de la dette a absorbé 75% des recettes à l’exportation, la chute de 20% des prix du pétrole ne permet d’espérer que 8 milliards de dollars de recette en 1994, alors que l’Algérie doit débourser cette année 9,4 milliards de dollars (1).

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L’Algérie entre crise économique, répression et explosion sociale

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 423, octobre-novembre 1993, p. 7 et 10

Contrôle dans un bus effectue par un Ninja, l’unité anti-terroriste de la police algérienne le 28 octobre 1993 à Alger, Algérie. (Photo by Pool MERILLON/TURPIN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le 21 août les autorités militaires algériennes qui sont aux commandes du pays derrière le voile du Haut Comité d’Etat, nommaient Redha Malek premier ministre en remplacement de Belaïd Abdesselam. Le même jour un autre ancien premier ministre, Kasdi Merbah était assassiné par un groupe d’hommes « en civil ». Merbah avait été pendant 17 ans le chef de la sinistre Sécurité Militaire avant d’être appelé au gouvernement en 1979. Ces dernières années il était passé dans une « opposition » modérée aux autorités qu’il appelait au « dialogue » et à la « réconciliation » avec les islamistes, et il s’imaginait sans doute revenir sur cette ligne au gouvernement.

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Algérie : après l’assassinat de Boudiaf

Article paru dans Le Prolétaire, n° 417, juillet-août-septembre 1992, p. 8

ASSASSINATION OF PRESIDENT MOHAMED BOUDIAF (Photo by Pascal Parrot/Sygma/Sygma via Getty Images)

Qui a tué Boudiaf ? Voilà la grande question qui est au centre des cogitations des journalistes et des discussions de café du commerce au moment où nous écrivons. Pourtant cette question est bien secondaire par rapport aux problèmes que connaissent les prolétaires et les masses exploitées d’Algérie et qui ne changeront pas par la disparition d’un Président.

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Les trotskystes algériens et le coup d’Etat

Article paru dans Le Prolétaire, n° 415, mars-avril 1992, p. 8

L’armée dans les rues d’Alger après la démission du président algérien Chadli Bendjedid le 13 janvier 1992 à Alger, Algérie. (Photo by Jean-Michel TURPIN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le drame de la situation en Algérie est que dans cette période où les conditions sociales et économiques sont très tendues, la classe ouvrière n’a pas eu la possibilité d’apparaître comme une force indépendante avec ses objectifs propres, capable d’apporter sa solution aux masses souffrant sous le joug du capitalisme. Et c’est au contraire la réaction islamique anti-prolétarienne qui a en grande partie réussi à capter le mécontentement social et à apparaître comme le porte-parole et le défenseur des masses énormes de chômeurs, de couches petites-bourgeoises prolétarisées, de petits fonctionnaires et de travailleurs aux salaires rongés par l’inflation.

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Antiracisme : marcher ou lutter

Textes parus dans Le Prolétaire, n° 385, au 16 décembre 1985 au 26 février 1986, p. 1-3

Jeunes filles dans la manifestation contre le racisme sur la Place de la Bastille le 7 décembre 1985 à Paris, France. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Un rapport de 1983 de l’OCDE sur l’immigration en Europe définissait les jeunes issus de cette immigration comme « une bombe (…) peut-être prête d’exploser dans différents pays européen ». Les émeutes récentes en Angleterre ont montré que les craintes des sociologues de l’OCDE n’étaient pas infondées.

En France, la gauche, dès son arrivée ou pouvoir, s’est employée à garantir le maintien de la paix sociale en diminuant les tensions par certaines mesures (comme la confirmation de l’arrêt des expulsions des jeunes nés ou ayant grandi en France) et en s’appuyant sur un dense réseau associatif dont elle a facilité le développement et qui a pour but de canaliser et de dissiper les énergies combatives.

La marche de 1983 pour l’égalité et divers épisodes qui ont suivi ont cependant témoigné de la puissance que pouvait prendre un mouvement qui aurait unifié les poussées de lutte contre le racisme et l’exploitation de ce secteur de la jeunesse.

C’est dans ce contexte que sont nées les 2 marches de cette année, non à la suite d’un mouvement de lutte ou d’une période d’affrontements sociaux, mais avec le but avoué de défendre la paix sociale.

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SOS-Racisme en croisade

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 383, juin 1985, p. 2

Coluche et Richard Berry a la conference de presse de SOS Racisme dont le president Harlem Desir annonce une grande fete sur la place de la Concorde le 15 juin prochain le 23 avril 1985 a Paris, France. (Photo by Frédéric REGLAIN/Gamma-Rapho via Getty Images)

SOS Racisme par-ci, SOS Racisme par-là. SOS Racisme parcourt la France en quête d’adhérents. Meetings, concerts et bientôt une grande fête à la Concorde (tout un programme) à Paris au mois de juin.

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Démagogie de l’antiracisme publicitaire

Article paru dans Le Prolétaire, n° 382, mai 1985, p. 1-3

S.O.S Racisme: ‘Touche Pas à Mon Pote’ in Paris, France on March 28th, 1985. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Un nouveau produit idéologique est né. SOS Racisme vend des badges et une idée simple : « touche pas à mon pote », pour « submerger la France de la haine et du racisme ». Nous ferons simplement remarquer que les racistes ont aussi leurs potes. Par conséquent ce slogan passe-partout n’offre aucun intérêt particulier si ce n’est d’être le support d’une campagne pour la démocratie contre les extrémismes.

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De la Marche de 83 à Convergence 84

Article paru dans Le Prolétaire, n° 380, décembre 1984, p. 1-3

Défilé contre le racisme ‘Convergence 84’ le 1er décembre 1984 à Paris, France. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

DE LA MARCHE 83 POUR L’ÉGALITÉ ET CONTRE LE RACISME A CONVERGENCE 84 POUR L’ÉGALITÉ
OÙ EN EST LE MOUVEMENT ANTI-RACISTE AUJOURD’HUI ?

Les dix dernières années ont vu se développer une combativité accrue dans les rangs de la classe ouvrière immigrée, notamment, par rapport aux conditions de logement (lutte des foyers), aux droits syndicaux et aux conditions de travail (automobiles, saisonniers, etc.), à l’obtention de la carte de séjour et de travail (lutte des sans-papiers).

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Anti-racisme et lutte de classe

Article paru dans Le Prolétaire, n° 377, mai 1984, p. 3

Manifestation contre le racisme chez le constructeur automobile Talbot à Paris le 14 janvier 1984, France. (Photo by Francois LOCHON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les 17 et 18 mars se sont tenues les Assises Nationales contre le Racisme à l’appel du MRAP, grâce au concours actif du gouvernement. La presse a relevé l’ambiance sinistre dans laquelle s’est déroulée cette grand-messe où on a tenté d’exorciser le démon de la lutte de classes. Les participants, qui allaient des bourgeois libéraux, comme Olivier Stirn, député UDF, aux gauchistes rangés des barricades comme Bauby ou Krivine, ont communié sous le signe de l’anti-racisme démocratique et du « droit à la différence ».

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La marche pour l’égalité : bilan et perspectives

Textes parus dans Le Prolétaire, n° 376, janvier 1984, p. 1-3

Marche pour l’égalité et contre le racisme à Paris, en décembre 1983, France. (Photo by Jean-Marc CHARLES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le 3 décembre, la marche pour l’égalité est arrivée à Paris au terme d’un voyage de 55 jours et a mobilisé ce jour plus de 80 000 manifestants.

Il s’agit aujourd’hui d’en dresser un premier bilan. Nous concevons ce travail dans la perspective d’une activité destinée d’abord à organiser les éléments les plus sensibles qui désirent se regrouper pour agir avec efficacité contre le racisme et les discriminations qui frappent à des degrés différents tous les travailleurs immigrés.

Par opposition à l’anti-racisme démocratique largement majoritaire nous voulons lutter pour un ANTI-RACISME PROLETARIEN. Pour nous expliquer plus concrètement sur ce point nous allons revenir sur la marche pour l’égalité.

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Pour l’union combattante des travailleurs français et immigrés !

Dossier spécial immigration paru dans Le Prolétaire, n° 375, octobre 1983, p. 1-11

Demonstration after the murder of Toufik, a ten- year old child at the “Cite des 3000” in La Courneuve, France on July 13, 1983. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Solidarité prolétarienne avec les travailleurs immigrés et sans-papiers !

Pendant tout l’été s’est développée une campagne contre les travailleurs immigrés d’une rare intensité, à laquelle ont participé des hommes politiques de tout bord, chacun tenant son rôle comme dans une pièce longuement répétée. A Chirac, qui annonce la chasse aux sans-papiers à Paris en septembre et se plaint des étrangers, source d’insécurité, à Marchelli qui veut renvoyer tous les travailleurs en France depuis moins de 10 ans, les politiciens de la majorité répliquent en critiquant les « excès », mais ajoutent aussitôt que c’est « un problème bien réel » et que les idées avancées par les premiers sont, au fond, intéressantes.

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Deux poids, deux mesures !

Textes parus dans Le Prolétaire, n° 371, 18 mars au 21 avril 1983, p. 3-7

Immigrants, the city of red butte in Chatenay-Malabry, France on April 14, 1983. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Nasser M’Raidi, Youssef S., Robert Kéchichian, trois noms pour une même justice, une justice de classe ; trois noms pour un même arbitraire, un arbitraire de classe.

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Après les incidents de Vitry : Le réformisme raciste et anti-ouvrier

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 327, 9 au 23 janvier 1981, p. 1-2

Discours de Paul Laurent lors d’une manifestation à l’appel du Parti communiste pour soutenir le maire de Vitry-sur-Seine Paul Mericeca qui à provoqué un tollé en détruisant un foyer de travailleurs maliens le 10 janvier 1981 à Vitry-sur-Seine, France. (Photo by Laurent MAOUS/Gamma-Rapho via Getty Images)

Après le transfert de 300 travailleurs maliens de Saint-Maur à un foyer de Vitry, un commando PCF n’a pas trouvé mieux pour « défendre ces travailleurs » contre la barbarie des quotas, du parcage et des ghettos que de rendre le foyer inhabitable à coups de bulldozers. Tout le monde — mairies de Saint-Maur et de Vitry, gouvernement et PC — se renvoie hypocritement la balle pour s’accuser de racisme. Mais le racisme n’est-il pas le produit inévitable d’un système social que toutes ces forces défendent collectivement ?

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Le PCF, champion du racisme anti-immigrés

Article paru dans Le Prolétaire, n° 323, 4 au 27 novembre 1980, p. 1-4

Manifestation d’immigrés à Paris, en mai 1980, France. (Photo by Remi BERLI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, ces départements à direction PCF composant la ceinture ouvrière de Paris, sont désormais interdits à l’immigration. Par la voix de ses représentants municipaux, le PCF exige l’arrêt de l’immigration et l’envoi des immigrés… à Neuilly.

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Contre la fermeture des frontières, les expulsions, l’oppression policière et raciste : Vive l’unité internationale de la classe ouvrière !

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 283, 9 au 22 février 1979, p. 6

Paris: Champs-Elysées, travailleur immigré devant des affiches de propagande nationaliste, 1979. (Photo by Pierre MICHAUD /Gamma-Rapho via Getty Images)

Un des aspects particulièrement cynique et odieux de l’offensive capitaliste contre la classe ouvrière est le refoulement des ouvriers immigrés vers leurs pays d’origine.

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La mystification de l’antiracisme démocratique

Article paru dans Le Prolétaire, n° 157, 24 septembre-7 octobre 1973

Racisme : Un homme nord africain qui a été lynché dans un bar par 3 tortionnaires montre ses blessures le 24 octobre 1973 à Toulouse, France. (Photo by Gilles BOUQUILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Pendant que l’oppression policière, le chantage à l’expulsion, les assassinats d’immigrés commis en toute impunité continuent à susciter la réaction ferme, mais tragiquement isolée des travailleurs étrangers (grèves de la région parisienne le 14 septembre, après les grèves de trois jours lancées dans le Midi), le P.C., la C.G.T. et les autres opportunistes s’activent aussi à leur manière.

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Solidarité de classe contre le racisme social

Article paru dans Syndicat de classe, n° 23, 14 juin-18 juillet 1971, supplément au Prolétaire, n° 107, 28 juin-18 juillet 1971

Portuguese immigrant child playing in a large dirt hole near a housing project that had been newly built at the time, La Grande Borne, located in the Paris suburbs, 1971 in La Grande Borne, France. (Photo by Francois LE DIASCORN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Depuis quelque temps les exactions, brimades et voies de fait contre les travailleurs étrangers défrayent la chronique. Rixes entre Nord-Africains et jeunes en province, commandos fascistes contre étudiants et ouvriers de couleur, réaction imbécile, à odeur de pétrole, qui confond dans le même ressentiment Boumediène et la chair à travail qu’il expédie de l’autre côté de la Méditerranée. Le fait le plus grave, c’est que cette réaction gagne jusqu’aux milieux ouvriers.

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Panorama américain : Le mouvement des « panthères noires »

Article paru dans Le Prolétaire, n° 106, 14 juin – 27 juin 1971, p. 2-4

Third from left, Young Patriots Organization (YPO) leader Bill ‘Preacherman’ Fesperman, Black Panther Party leaders Bobby Lee, Billy ‘Che’ Brooks (in dark shirt), and Fred Hampton, at far right, attend a downtown rally near the band shell of Grant Park, Chicago, Illinois, 1971. (Photo by Paul Sequeira/Getty Images)

Dans le cadre d’une série d’articles sur les mouvements de classe aux Etats-Unis, nous commencerons par donner un bref aperçu des « Panthères Noires ». Ce mouvement est celui qui exprime le mieux à l’heure actuelle l’aspiration à l’émancipation de la communauté noire et son combat quotidien contre la violence de la police, acharnée dans sa répression contre cette couche sociale sans poids économique et totalement abandonnée à elle-même qu’est le sous-prolétariat.

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Solidarité ouvrière et racisme

Article paru dans Le Prolétaire, n° 97, 1er février-14 février 1971, p. 1-4

Portuguese immigrant children playing in a large dirt hole near a housing project that had been newly built at the time, La Grande Borne, located in the Paris suburbs, 1971 in La Grande Borne, France. (Photo by Francois LE DIASCORN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Chacun sait que les difficultés surgies entre la France et l’Algérie au sujet du prix du pétrole ont inauguré une demande de hausse plus générale de la part des pays producteurs. La bourgeoisie des grands pays capitalistes crie son indignation tandis qu’en face on parle de pillage et d’impérialisme.

Parions cependant que les adversaires parviendront à un résultat « honorable pour tous ». En effet, les moyens de pression des Compagnies pétrolières sont puissants et leurs soi-disant opposants, trop corrompus pour être vraiment dangereux.

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Une page de la guerre de classe du prolétariat : les « émeutes raciales » des Etats-Unis

Article paru dans Le Prolétaire, n° 46, septembre 1967, p. 1-4

Où est le véritable problème ?

Si même sur le moment la violence des émeutes noires effraie « le petit blanc » américain et pose quelques problèmes aux sociologues et aux politiciens qui s’interrogent sur ses causes, elle est considérés en fin de compte par l’opinion publique comme un cataclysme d’ordre naturel, qu’on taxe de racial : elle n’ébranle pas plus la société qu’un tremblement de terre et les forces de l’ordre sont suffisamment puissantes pour garantir la sécurité des citoyens bien pensants contre les éléments sporadiquement déchaînés.

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La révolte des noirs de Californie : Question raciale ? Question sociale !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 25, octobre 1965, p. 1-2

During the Watts Riots while flames burn in the background, a police officer stands guard over a handcuffed man on the street and propped against the front wheel of a parked car, Los Angeles, California, July 1965. (Photo by Lawrence Schiller/Polaris Communications/Getty Images)

Le conformisme international aura vite enseveli les faits « regrettables » de Californie sous une épaisse couche de silence. Les bourgeois éclairés chercheront encore longtemps les causes « mystérieuses » qui ont enrayé là-bas le fonctionnement « pacifique et régulier » du mécanisme démocratique. Et les observateurs des deux bords de l’Atlantique se consoleront en pensant qu’après tout les manifestations de violence collective des hommes de « couleur » ne sont pas en Amérique une nouveauté, et que celles de 1943 à Détroit sont restées sans lendemain, quoique beaucoup plus graves.

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Le Black Power et ses « amis » : Violence sans théorie et théorie sans violence

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 54, mai 1968

Following looting in the area, pedestrians drag debris from the street in front of a city bus at the intersection of West Madison Avenue and Oakley Boulevard during the West Side Riots, Chicago, Illinois, early April 1968. The riots, which began in the aftermath of the assassination of Martin Luther King Jr, caused widespread property damage (estimated at more than 10 million dollars), left thousands homeless and hundreds injured, and resulted in the deaths of 11 people. (Photo by Robert Abbott Sengstacke/Getty Images)

Dans presque toutes les villes des Etats-Unis ont éclaté des révoltes noires qui témoignent de la faillite de l’ « American way of life ». En effet, la « prospérité » a toujours pour base, sous le régime capitaliste, l’exploitation des travailleurs. Dans l’approche de la crise mondiale, cette exploitation s’appesantit et les couches ouvrières les plus défavorisées ressentent les premières cette aggravation.

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La journée du 8 mars à Alger

Textes parus dans El-Oumami, n° 24, avril 1982, p. 6 et 11-12

المرأة ويومها العالمي (photo publiée dans El Djeich, n° 216, mars 1982, p. 5)

A l’appel du comité d’action, rassemblement du 8 mars (Maison du Peuple — UGTA). Une cinquantaine de femmes. Refus de nous laisser entrer dans la salle où se tenait un gala organisé par les femmes travailleuses de la Santé. Menaces des flics. Des « syndicalistes » viennent nous demander de nous disperser. L’hôpital Mustapha étant investi par les flics (grève des agents), la fac étant surveillée, la cité-U trop loin, nous décidons de nous rendre à la Fédération Algérienne des ciné-clubs où se tient une rencontre des femmes.

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Statut personnel : Le gouvernement recule !

Article paru dans El-Oumami, n° 22, février 1982, p. 4-5

Young women in uniform stand in front of a portrait of Algerian President Houari Boumédiènne following a military parade. (Photo by Christine Spengler/Sygma/Sygma via Getty Images)

LE GOUVERNEMENT vient de décider le 24/1/82 d’ajourner l’examen par l’APN du projet de statut personnel. Il est ainsi prouvé que l’Etat bourgeois peut reculer sous la pression de la mobilisation. Seule la lutte paye. Malgré le nombre limité de femmes ayant participé aux rassemblements d’Alger, il est clair que ces rassemblements n’ont pas été vains. Honte à celles qui ont tourné le dos à ces initiatives sous prétexte qu’il faut d’abord faire des conférences-débats et rédiger un manifeste sur les droits de la femme !