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Algérie : Que vive la lutte de classe !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 390, mars-avril 1987, p. 8

Ouvrières dans une usine de textiles à Béjaïa, en juillet 1987, Algérie. (Photo by Christian SAPPA/Gamma-Rapho via Getty Images)

Au mois de novembre de l’année passée une succession de luttes ont éclaté en Algérie, mettant en exergue une fois encore la férocité répressive de l’Etat soit-disant “socialiste”. L’origine du conflit est d’une part le projet de loi visant à introduire deux nouvelles épreuves au baccalauréat, à savoir l’éducation religieuse et l’éducation politique, et d’autre part les conditions de vie déplorables dans les écoles et universités (manque d’eau, absence de transport, pénurie de logement, manque de matériel, etc.)

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Algérie : la farce électorale au secours du régime

Article paru dans Le Prolétaire, n° 386, du 1er mars au 30 avril 1986, p. 12

Petite fille dans une décharge de camions en Algérie, en décembre 1986. (Photo by Lily FRANEY/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le 16 janvier les algériens étaient conviés à se rendre aux urnes pour donner leur avis sur la nouvelle charte nationale. Selon les chiffres officiels, la participation a atteint 95,92 %, et 98,37 % des suffrages étaient positifs. Quel est le but d’une telle mascarade électorale qui doit faire rêver le président philippin Marcos ?

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Il y a 30 ans, l’insurrection algérienne

Article paru dans Le Prolétaire, n° 380, décembre 1984, p. 2

ALGÉRIE – CIRCA 1984: un timbre imprimé en Algérie montre Constantine en 1830, vers 1984

Le trentième anniversaire de l’insurrection de la Toussaint 1954 a été l’occasion pour les nostalgiques de l’ère coloniale de se manifester avec force mais, plus significativement, il a mis en lumière l’accord profond de tous les partis avec toutes les aspirations de l’impérialisme, même lorsque celles-ci ont été battues en brèche par l’histoire. On a vu défiler coudes à coudes devant les monuments aux morts les gaullistes ex-barbouzards et les anciens OAS (définitivement blanchis et réintégrés dans le corps des officiers pour toucher leurs retraites par le gouvernement PC-PS) ; on a vu les drapeaux en berne aux frontons des mairies de droite, mais aussi du PS ; on a vu le maire PCF de Martigues interdire la projection du film “la bataille d’Alger”.

Non, décidément, la vieille France colonialiste n’est pas morte. Elle vit et prospère sous des habits à peine rafraîchis de l’exploitation de ses prolétaires (français ou immigrés) comme du pillage et de la sur-exploitation des masses pauvres et des prolétaires des pays du Tiers-Monde, au premier rang desquels, ses anciennes colonies.

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Algérie : une clémence très sélective

Article paru dans Le Prolétaire, n° 378, juillet 1984, p. 14

Colonnade, patio of the Palace of Culture Moufdi Zakaria, 1984, Algiers. Algeria, 20th century. (Photo by DeAgostini/Getty Images)

Dans le style grandiloquent qui lui est habituel pour les grandes occasions, El Moudjahid du 14 juin annonce la libération par Chadli d’environ 90 détenus politiques “ayant commis des erreurs vis-à-vis de la Révolution et de la Patrie. (…) Une des plus grandes vertus d’une Révolution est de savoir accorder son pardon à ceux qui ont pu douter d’elle jusqu’à l’égarement et à l’inconséquence”.

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Sur la revendication des libertés démocratiques en Algérie

Article en deux parties paru dans Le Prolétaire, n° 371, 18 mars au 21 avril 1983, p. 6 et n° 372, 22 avril au 19 mai 1983, p. 5-6

Maison d’un chasseur de vipères et de scorpions à Ghardaïa, en janvier 1983, Algérie. (Photo by Alain PETIT/Gamma-Rapho via Getty Images)

Si le communisme a défini les caractéristiques essentielles du passage révolutionnaire de la société capitaliste à la société communiste, la lutte des classes ne se déroule pas selon un plan machiavéliquement tracé d’avance dans tous ses détails par le parti révolutionnaire. La stratégie et la tactique du parti dont l’éventail est certes délimité par la théorie et le programme, doit s’appuyer sur le mouvement réel.

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Algérie : Contre les bandes des Frères musulmans et les Baathistes !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 368, 11 décembre 1982 au 20 janvier 1983, p. 4

Maqam Echahid, the Martyrs’ Memorial, 1982, commemorating the Algerian war for independence (1954-1962), Algiers, Algeria. (Photo by DeAgostini/Getty Images)

Avec le “mouvement du printemps” 80, le mouvement de masse étudiant redémarra avec un souffle nouveau, comme l’atteste la mise sur pied d’une coordination universitaire à Alger qui englobait non seulement des étudiants de plusieurs filières (Sciences éco, Droit, Médecine) mais qui surtout travaillait en liaison avec la coordination de Tizi-Ouzou.

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L’indépendance algérienne a 20 ans. La gauche française et la révolution algérienne

Articles parus dans Le Prolétaire, n° 364, 16 juillet au 2 septembre 1982, p. 3-4

Algerian President Chadli Bendjedid meets French President Francois Mitterrand during his first official visit to France. (Photo by Jean Guichard/Sygma via Getty Images)

L’indépendance algérienne, dont on célèbre aujourd’hui le vingtième anniversaire, a porté des fruits amers. Les masses prolétariennes et exploitées, qui ont donné un million et demi de morts, subissent aujourd’hui la pire des dictatures bourgeoises. A ceux qui font la fine bouche devant les luttes d’émancipation nationale et qui tirent la conclusion qu’ “il ne fallait pas se battre” nous répondons que dans ce processus tragique c’est la dégénérescence stalinienne du mouvement ouvrier de la métropole qui porte la plus grande responsabilité.

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L’impérialisme français en Algérie : mariage bourgeois sur le dos des travailleurs algériens

Article paru dans Le Prolétaire, n° 349, 11 au 24 décembre 1981, p. 1-4

On a visit to Algeria, French president Francois Mitterrand gives a reception during which he presents an elite FRF1 rifle (French fabrication) to Algerian president Chadli Bendjedid. Nineteen years after Algeria’s independence, Mitterrand’s visit is the second ever made by a French president, and comes as a symbol of confidence in relations with Algeria. (Photo by Alain Nogues/Sygma/Sygma via Getty Images)

« Quoi de plus complémentaire qu’un pays exportateur d’énergie et un grand pays industriel tous deux riverains de la Méditerranée ? », cette question-réponse que nous empruntons au Nouvel Économiste du 30/11/1981 permet de situer dans ses véritables dimensions le rapprochement actuel entre l’impérialisme français et la bourgeoisie algérienne. D’autant plus que la nouvelle politique étrangère de la France social-impérialiste avait bien besoin du label de l’Algérie qui jouit d’un certain prestige parmi les « non-alignés ».

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Effervescence sociale en Algérie

Article paru dans Le Prolétaire, n° 334, 3 au 16 avril 1981, p. 1-2

People in the streets of Algiers wait for the presidential cortege during Francois Mitterrand’s visit to Algeria, where he is received by Algerian president Chadli Bendjedid. His visit is the second ever made by a French president, and comes as a symbol of confidence in relations with Algeria. (Photo by Alain Nogues/Sygma/Sygma via Getty Images)

Un an après les manifestations et les émeutes du printemps dernier contre la répression bourgeoise, le mouvement social vient de reprendre en Algérie. Le 15 mars 1981 c’est la grève générale dans toute la Kabylie pour protester contre la farce du débat préfabriqué sur le « dossier culturel ». Par ce moyen l’Etat bourgeois espérait amortir le mouvement qui ne cesse de se développer contre la répression culturelle et pour la reconnaissance des langues populaires. Comme les manifestations de l’année dernière, la grève générale de Kabylie dépasse largement le cadre de la lutte contre les discriminations qui frappent les langues populaires. Il s’agit en réalité d’un mouvement dirigé contre les multiples aspects de la répression bourgeoise qui s’abat en Algérie sur les masses exploitées.

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A bas les versets hypocrites de la bourgeoisie !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 400, février-mars-avril 1989, p. 2

Demonstrators in Tehran call for the death of Indian-British writer Salman Rushdie after a fatwa was issued by Ayatollah Ruhollah Khomeini condemning him to death for blasphemy after the publication of his novel ‘The Satanic Verses’, February 1989. The women are holding models of the Holy Qur’an and carrying a banner reading ‘We will kill Salman Rushdie’. (Photo by Kaveh Kazemi/Getty Images)

Le livre de Salman Rushdie est l’occasion d’une furieuse bataille de propagande, ou, de part et d’autre, tous les versets de l’idéologie bourgeoise sont utilisés à fond pour bourrer le crâne de la population et la mobiliser en soutien des classes dominantes et de leurs Etats. Passons en revue toutes ces canailles qui font dans cette affaire assaut d’hypocrisie.

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Derrière les “manifestations berbères” en Algérie, la classe ouvrière !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 312, 1er au 15 mai 1980, p. 1 et 3

A la suite de l’interdiction d’une conférence sur “la poésie berbère ancienne ” par les autorités algériennes le 10 mars dernier, ont eu lieu des manifestations un peu partout en Kabylie (Tizi-Ouzou, Larbaâ Nath Irathen, Azazga, Aïn El-Hamam, etc.) et à Alger.

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Le grand nettoyage antiprolétarien de la bourgeoisie algérienne

Article paru dans Le Prolétaire, n° 297, 6 au 19 octobre 1979, p. 1-4

Rue de la casbah d’Alger, en 1979, Algérie. (Photo by Michel HUET/Gamma-Rapho via Getty Images)

La bourgeoisie algérienne semble avoir bien préparé sa rentrée sociale. Elle ne pouvait s’en dispenser, tant la situation est en train de s’aggraver. En effet, selon un document officiel du ministère du travail, le nombre de grèves serait passé de 99 en 1973 à 332 en 1977, dont 203 dans le secteur « privé » et 129 dans le secteur « socialiste », avec une participation totale de 48.093 travailleurs. Il a indéniablement été encore plus élevé en 1978 (1).

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En Algérie, « révolution agraire » et volontariat

Article paru dans Le Prolétaire, n° 242, 23 avril au 6 mai 1977, p. 6

“Un village qui fait la fierté de nos fellahs”, (photo publiée dans El Djeich, n° 167, avril 1977, p. 34)

Les statistiques de la FAO indiquent que si la production agricole en Algérie s’élevait à l’indice 100 sur la moyenne des années 1961-1965, elle est seulement passée à l’indice 110 pour la moyenne des années 1970-1974. Mais, comme dans le même temps la population a cru considérablement plus vite, la production (agricole comme alimentaire) par tête d’habitant est passée de l’indice 100 à l’indice 85. De plus, pendant les années 69 à 71, l’agriculture algérienne, au lieu de progresser de 3 % l’an selon les vœux des planificateurs « socialistes », a bel et bien diminué au rythme de 1 % l’an.

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L’Algérie de la “charte nationale”

Article paru dans Le Prolétaire, n° 224, du 10 au 23 juillet 1976, p. 4

Children in Algerian Shantytown (Photo by © Richard Melloul/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Après la période des « cent fleurs » version Boumediène, le pays a été appelé le 27 juin à plébisciter la « charte nationale » qui fixe la « stratégie» du « socialisme algérien ».

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Vingtième anniversaire de l’insurrection de 1954 : La révolution algérienne

Article paru dans Le Prolétaire, n° 183, du 4 au 17 novembre 1974, p. 1-4

Ici, le ministre algérien des affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika entouré par le président des Etats-Unis Gerald Ford à sa droite et le secrétaitre d’état américain Henry Kissinger à sa gauche (Photo by Christian SIMONPIETRI/Sygma via Getty Images)

II Y a vingt ans, l’étincelle de l’insurrection allumait en Algérie l’incendie de la guerre d’indépendance nationale, qui allait mettre fin à plus d’un siècle d’esclavage colonial et ouvrir la voie à la naissance d’une nation moderne.

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L’opposition algérienne ou l’impasse du “socialisme national”

Article paru dans Le Prolétaire, n° 53, avril 1968, p. 2, suivi d’une note rectificative.

Le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika quittant l’hôtel Matignon dans sa voiture, à Paris, France, le 26 juillet 1968. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

Cent trente-deux ans de sujétion coloniale, 30.000 morts à Sétif, en 1945, sept ans et demi d’une guerre civile qui a fait un million et demi de morts, les ratonnades, les ghettos de la métropole, la faim, l’analphabétisme, les ravages de la tuberculose ; voilà ce que les masses algériennes ont subi. Elles se sont battues avec l’acharnement, l’héroïsme que l’on sait, contre un impérialisme particulièrement féroce et habile. Aujourd’hui les Algériens ont le sentiment d’avoir été trahis. Ils se battaient pour un peu plus de pain, un minimum de bien-être. Ils parlaient même de construire une société d’un type nouveau que, naïvement, ils appelaient « socialisme ». En fait, ils ont instauré un régime qui sue par tous les pores la corruption et le terrorisme policier; ils ont porté au pouvoir des Ben Bella et des Boumedienne qui étalent largement leur morgue de nouveaux riches. Les masses algériennes sont retombées dans une sorte d’hébétitude. Les factions bourgeoises s’entre-déchirent et la vie politique reste marquée par la violence. Le prolétariat et la paysannerie pauvres n’attendent plus rien de la politique en général. L’émigration vers l’Europe se poursuit et augmente même. La misère est aussi grande sinon plus qu’aux beaux jours de l’ère française.

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Les désillusions du “socialisme algérien” : Mythe socialiste ou réalité impérialiste ?

Article paru dans Le Prolétaire, n° 47, octobre 1967, p. 1-2

La foule écoutant le discours du chef du gouvernement pour fêter le deuxième anniversaire de la prise du pouvoir par le Conseil national de la Révolution, à Alger, Algérie, le 21 juin 1967. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

“Mythes et réalités dans les apports économiques entre pays industrialisés et pays sous-développés”, tel est le titre éloquent d’un article publié par le quotidien algérien El Moudjahid, des 3, 4 et 5 septembre.

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L’Algérie après l’indépendance (II)

Article paru dans Le Prolétaire, n° 29, février 1966, p. 2 et 4

Michèle Mercier sur le tournage du film ‘Soleil noir’ à Ouargla le 28 juin 1966, Algérie. (Photo by REPORTERS ASSOCIES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Pendant que Ben Bella paradait sur le devant de la scène politique, nous avons vu quel était l’enjeu social des luttes de classes qui se livraient en Algérie. (Voir notre numéro précédent).

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La grève d’Alger

Article paru dans Le Prolétaire, n° 18, février 1965, p. 1-2

Signature With The Algerian Minister Of Foreign Affairs Abdelaziz Bouteflika And Jean De Broglie, State Secretary To Algerian Affairs On July 29, 1965 In Algiers. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

La dialectique marxiste étant aujourd’hui, la chose du monde la moins bien partagée, nous fûmes peu nombreux à l’appliquer au vaste mouvement anti-colonialiste qui a déferlé sur l’Asie et l’Afrique, et quasiment les seuls à prévoir, avant même que l’indépendance algérienne devienne une réalité, qu’elle n’apporterait pas au Maghreb l’harmonie sociale dont rêvent les philistins de tous les pays, mais la lutte de classe moderne, celle qui oppose le prolétariat à la bourgeoisie capitaliste.

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Algérie : la farce électorale échoue à camoufler la dictature bourgeoise

Article paru dans Le Prolétaire, n° 449, mai-juin-juillet 1999, p. 1-2

Abdelaziz Bouteflika bras levés en signe de victoire pendant la campagne pour les élections présidentielles en avril 1999, Algérie. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ce n’est pas d’hier que le marxisme dénonce la duperie des institutions démocratiques et des mécanismes électoraux. Dès l’origine, il a mis en évidence que contrairement à la légende démocratique, ce n’est pas la « libre volonté » des citoyens, exprimée au travers d’un vote manifestant la « souveraineté du peuple », qui détermine l’orientation des Etats bourgeois, mais les intérêts de la classe dominante. Comme disait Lénine, la plus démocratique des Républiques démocratiques n’est pas autre chose qu’une dictature de la bourgeoisie. La tâche constante des communistes est donc de dévoiler le mensonge démocratique qui sert à la bourgeoisie à masquer les antagonismes de classes et à présenter aux prolétaires la perspective d’une amélioration facile et indolore de leur grâce au bulletin de vote. Contre les illusions démocratiques, les communistes rappellent que c’est seulement en se lançant dans la lutte ouverte de classe menée jusqu’à la révolution, c’est-à-dire la prise du pouvoir, la destruction de l’Etat bourgeois et l’instauration sur ses ruines de la dictature du prolétariat, que les prolétaires se donneront les moyens de s’émanciper, d’en finir avec l’exploitation, l’oppression et la misère, en détruisant le capitalisme.