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En Algérie : Sur la “charte nationale”, un tract du Parti

Tract reproduit dans Le Prolétaire, n° 222, du 12 au 25 juin 1976

François Mitterrand s’entretient avec Houari Boumédiène lors de son déplacement en février 1976 en Algérie. (Photo by Alain MINGAM/Gamma-Rapho via Getty Images)

PROLETAIRES ! CAMARADES !

Le régime de Boumediène vient de soumettre à un débat populaire l’avant-projet de charte nationale censée représenter la cristallisation d’une « expérience socialiste » et la formulation d’une stratégie d’un énième « socialisme national ».

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Extrait d’une feuille diffusée par nos camarades en Algérie : Non aux mots d’ordre du chauvinisme !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 254, 19 novembre au 2 décembre 1977

Des gardes mauritaniens gardent des prisonniers du Polisario dans un camp d’internement en novembre 1977 à Nouakchott, Mauritanie. (Photo by Roland NEVEU/Gamma-Rapho via Getty Images)

La vie politique en Algérie est marquée actuellement par des campagnes d’excitation chauvine orchestrées par le parti FLN avec « manifestations populaires spontanées » comme celle du 7 novembre à Alger à l’occasion des menaces françaises d’intervention au Sahara occidental.

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Prolétaires arabes

Tract diffusé en Algérie par le Parti communiste international et reproduit dans Le Prolétaire, n° 45, juillet-août 1967

Groupe de manifestants dans les rues d’Alger, Algérie, le 13 juin 1967. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

Nous publions ci-dessous le tract diffusé en Algérie par les militants de notre parti :

PROLETAIRES ARABES,

Précédée d’une propagande pour le “droit” à l’existence de l’Etat d’Israël et d’une campagne panarabiste religieuse, au Moyen-Orient, la guerre préparée par le capitalisme impérialiste et par le nationalisme arabe, est devenue une réalité.

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Algérie : Seule la lutte de la classe prolétarienne pourra mettre fin à la misère et à l’exploitation en abattant le capitalisme et l’Etat bourgeois !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 414, janvier-février 1992.

Deux hommes lisent des quotidiens annonçant en une l’instauration de l’état d’urgence dans le pays le 11 février 1992 à Alger, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’intermède démocratique a donc pris fin, comme il avait commencé, sur décision des plus hautes instances de l’Etat et tout particulièrement de l’état-major de l’armée.

Le processus démocratique va continuer, disait Sid Ahmed Ghozali en prenant cet été la tête du gouvernement ; et il promettait des élections “libres et honnêtes”. Mais le résultat des votes n’étant pas conforme aux prévisions, ces élections sont annulées ; l’ancien chef du “parti de la révolution socialiste”, soudainement tiré de son exil et promu à la tête de l’Etat bourgeois pour défendre ceux qu’il critiquait hier, décrète l’état d’urgence pour un an “au moins”.

Mais le processus démocratique continue et les libertés individuelles sont maintenues, assure Boudiaf – à condition de ne pas s’opposer au Haut Comité d’Etat, de ne pas troubler l’ordre public, de ne pas porter atteinte à l’économie nationale par des grèves, etc.

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Algérie : Le PAGS, larbin du capitalisme

Article paru dans Le Prolétaire, n° 402, juillet-août-septembre 1989.

Abdelhamid Benzine, dirigeant du P.A.G.S. (autrefois : Parti “communiste” algérien), a donné une interview à la “Tribune d’Octobre” (No 7, mai 89), dans laquelle il déclare que “la situation en Algérie appelle un rassemblement de toutes les forces vives autour d’objectifs communs, fussent-ils transitoires. L’ennemi, c’est le fanatisme aveugle et l’extrémisme, c’est la manie de vouloir imposer une solution unique.”

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Algérie : Le PT, organisation de la petite-bourgeoisie

Article paru dans Le Prolétaire, n° 413, novembre-décembre 1991.

Louiza Hanoun lors de la manifestation de protestation contre la présence américaine dans le Golfe devant l’ambassade des Etats-Unis le 9 septembre 1990 à Alger, Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le Parti des Travailleurs (PT, ex-OST), plus connu par sa dirigeante Louiza Hanoune, est un parti qui se réclame du trotskysme, version “Lambertiste”. Et comme son organisation-mère, le PCI-MPPT/PT français, le PT s’applique soigneusement à mimer un parti réformiste social-démocrate ; c’est ainsi qu’il se refuse à la moindre propagande communiste et développe au contraire avec une insistance écœurante les thèmes principaux de l’idéologie bourgeoise. En France, démocratie, défense de la laïcité et lutte contre la Constitution de la Ve République sont quelques unes des orientations politiques centrales de ce courant ; en Algérie, le PT réussit le tour de force de courtiser les islamistes du F.l.S. tout en se prétendant le meilleur des démocrates.

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Algérie. L’Etat bourgeois n’est pas à démocratiser, mais à détruire !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 411, juin-juillet 1991.

Manifestation lors de la grève du FIS – Front islamique du salut – le 25 mai 1991 à Alger, Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’instauration de l’état de siège dans toute l’Algérie, l’intervention brutale de l’armée pour “rétablir l’ordre” – l’ordre bourgeois , fondé sur la misère, l’exploitation et la répression -, n’est ni un phénomène accidentel provoqué par les manœuvres de tel ou tel clan de la classe dirigeante en réponse aux “provocations” du FIS, ni une simple péripétie sans lendemain sur la “voie irréversible vers la Démocratie”.

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Algérie. Le danger mortel du démocratisme

Article paru dans Le Prolétaire, n° 400, février-mars-avril 1989.

Students gather for a meeting at Bab-Ezzouar University in the suburbs of Algiers. Only a month before, in October 1988, hundreds of protesters, many of them students, were killed during anti-government riots. (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Les derniers mois sont marqués par le renouveau de l’agitation et par les manœuvres du pouvoir pour canaliser cette agitation dans le sens d’un ravalement de façade de l’édifice social sous la forme d’une “démocratisation” bien contrôlée. L’effervescence sociale touche plusieurs classes qui se manifestent de façon différente et pour des objets différents ; d’un côté, des couches petites-bourgeoises et bourgeoises s’agitent en faveur de la démocratisation et de la libéralisation d’un régime au sein duquel elles veulent conquérir une place plus grande ; de l’autre, la classe ouvrière qui aspire elle aussi à la fin de l’autoritarisme et de la répression dont elle souffre plus que quiconque, est entrée en lutte pour la défense de ses intérêts immédiats : plusieurs centaines de grèves dans tout le pays, selon la presse officielle elle même. Dans certaines usines des tentatives d’organisation indépendante ont eu lieu.

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Algérie : Le FIS au secours de l’ordre bourgeois

Article paru dans Le Prolétaire, n° 407, juillet-août-septembre 1990.

On left: Abbasi Madini and Ali Belhadj speaking , two leaders of Algerian FIS party (Islamic Front of Salvation). (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’Algérie, avec un capitalisme soumis aux aléas du cours du baril de pétrole, avec une démographie galopante et une urbanisation de plus en plus grande (qui traduit la prolétarisation croissante de la population et la transformation des petits paysans en travailleurs des villes), est une poudrière sociale permanente. Le FLN après 28 ans de pouvoir, n’a pu apporter aucune solution aux problèmes les plus élémentaires de la classe ouvrière.

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Un appel du CSOIRI : Tous solidaires avec la lutte des masses d’Iran

Appel du Comité Solidarité ouvrière internationale contre la répression en Iran (CSOIRI) paru dans Le Prolétaire, n° 372, 22 avril au 19 mai 1983, p. 4.

4 années de luttes courageuses et de répression sauvage

Il y a 4 ans l’insurrection des masses iraniennes avait permis la chute du régime du Shah. Cette insurrection était l’aboutissement d’un vaste et courageux mouvement de lutte de la classe ouvrière et des classes exploitées et des minorités opprimées d’Iran.

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En Iran, le clergé jette le masque

Article paru dans Le Prolétaire, n° 282, 27 janvier-8février 1979.

Nous écrivions dans le numéro précédent de ce journal, à propos de l’Iran, que le chiisme était contraint, devant l’approfondissement du mouvement social, de conserver une attitude d’opposition intransigeante de façade «pour chercher à contrôler le mouvement social, éviter l’armement de la population et la guerre civile généralisée, et donner ainsi le temps à l’impérialisme de se ressaisir et de disposer ses cartes».

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D’où vient le poids du clergé iranien ?

Article paru dans Le Prolétaire, n° 277, 18 novembre-1er décembre 1978, p. 1-2.

En une quinzaine d’années, l’économie iranienne a été successivement entraînée par le sabre dans la tourmente de la transformation des campagnes, puis littéralement happée par le tourbillon d’un développement industriel exponentiel permis par l’accroissement vertigineux de la rente pétrolière. Le coup de frein brutal mis à cette course délirante dont tous les membres étaient maintenus ensemble par la poigne de «l’armée la plus moderne du monde», devait projeter le pays dans une crise sans précédent. Cette crise a mis en mouvement des masses humaines immenses, révélant le décalage extrême entre le modernisme économique importé grâce à un Etat totalitaire et puissamment centralisé, agent d’un industrialisme généralisé, et une arriération sociale qui n’a pu encore être dépassée.

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Contre l’explosion prolétarienne, la bourgeoisie algérienne assassine, l’impérialisme approuve

Article paru dans Le Prolétaire, n° 398, octobre-novembre 1988, p. 1-2

Pillages et incendies lors des émeutes le 6 octobre 1988 à Alger, Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les émeutes qui ont enflammé durant une sanglante semaine une bonne partie du pays ne se réduisent pas à un “coup de fièvre de la jeunesse”, mais sont l’expression d’un mouvement social aux origines indiscutablement prolétariennes (1).

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Le P.C.F. et le mythe du “socialisme” benbelliste

Article paru dans Le Prolétaire, n° 28, janvier 1966

Algerian president Ahmed Ben Bella’s visit in Constantine with colonel Houari Boumediene on November 11, 1963 in Constantine, Algeria. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

Dans une résolution adoptée après le coup d’Etat de Boumedienne, le C.C. du P.C.F. déclarait : “Le comité central, en se gardant de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’ Algérie, constate que la Constitution a été violée et qu’un coup sérieux a été porté à la cause algérienne, ainsi qu’au mouvement de Libération nationale des peuples”. Ne nous étonnons pas de ce “respect” du P.C.F. pour une Constitution typiquement bourgeoise, ni de ses protestations de “non-ingérence”. Cela répond parfaitement au légalitarisme qu’il affiche depuis des dizaines d’années. Ne nous étonnons pas davantage qu’il déplore la chute d’un pouvoir qui, en novembre 1962, décrétait la dissolution du “Parti communiste d’Algérie”, c’est-à-dire d’un parti-frère : Moscou n’avait-elle pas accueilli le “socialiste” Ben Bella comme un “ami”, un “camarade” et comme” “le plus grand révolutionnaire d’Afrique” ? On n’est pas plus royaliste que le roi… Mais voyons quelle est donc cette “cause algérienne” que le P.C.F. juge si gravement compromise. Pour nous qui avons déjà vu Ben Bella l’invoquer contre les dockers algérois en grève, les choses sont claires : ça n’était plus la cause d’un mouvement révolutionnaire, mais une raison d’Etat, un principe d’ordre bourgeois, et dès lors, un Boumedienne est à priori tout aussi indiqué qu’un Ben Bella pour la défendre et l’illustrer. Mais le P.C.F., lui, ne croit pas aux faits : il croit aux mots ; pour lui, le « programme » du benbellisme est, et reste celui de la Charte d’Alger, approuvé en avril 1964 au 1er Congrès du F.L.N. : « ne pas laisser compromettre la victoire historique sur l’impérialisme et mettre en cause l’option socialiste » « assurer dans la liberté le développement de l’Algérie nouvelle, démocratique et progressiste ». C’est sa phrase socialiste, qui attache le P.C.F. au souvenir du benbellisme. Ce que valait cette phrase, nous allons le voir.

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“El Oumami” : Du léninisme au nationalisme ouvert

Article paru dans Le Communiste, n° 15, novembre 1982, p. 35-37.

Le groupe “El Oumami” (“L’Internationaliste”) section du “P .C. I.” (“Le Prolétaire” ‑ “Programme Communiste”) pour l’Algérie vient de quitter avec “armes et bagages” cette organisation. Conséquence d’une “crise larvée (qui) ronge le parti communiste international depuis au moins un an”, c’est sur l’appréciation des événements du Liban (1) et plus particulièrement sur la “légitimité du sentiment national arabe”, sur le soutien plus ou moins ouvert au nationalisme palestinien impliquant de facto la participation à la boucherie capitaliste, que s’est effectuée cette scission organisationnelle.

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Le conflit algéro-marocain : la guerre arrange tout, mais après?

Article paru dans Le Prolétaire, n° 4, novembre 1963, p. 5.

 

 

L’éclatement du conflit algéro-marocain apporte une nouvelle confirmation à la thèse marxiste sur l’impuissance des mouvements nationaux anti-colonialistes – privés par la trahison de l’opportunisme “communiste” de l’aide du prolétariat métropolitain – à atteindre les objectifs les plus immédiats et les plus modestes.