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La grève des dockers

Article paru dans Tribune algérienne, supplément au n° 11, septembre 1977, p. 10-20

“Un programme : la Charte nationale” (photo publiée dans El Djeich, n° 169, juin 1977, p. 38)

La grève des dockers de Mai 1977 est la première bataille d’envergure engagée par la classe ouvrière contre le régime de Boumediene, après le replâtrage des institutions visant à légitimer la dictature militaro-policière issue du putsch du 19 Juin 1965.

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Grève à la MITEX-FITEX de Birtouta

Articles parus dans Tribune algérienne, n° 8, novembre 1976, p. 28-30

“Une des conséquences multiples de la bureaucratie. Des heures d’attente et souvent pour rien” (photo publiée dans El Djeich, n° 161, octobre 1976, p. 11)

Le 8 Septembre, les travailleurs de l’usine de textile MITEX-FITEX de Birtouta envoient une délégation à la direction pour demander la reconnaissance de la section syndicale dans l’entreprise, comme l’exige la législation du travail.

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Les étudiants contre Boumedienne

Textes parus dans Tribune algérienne, n° 7, juillet 1976, p. 1621

“Charte nationale : pour une participation constructive”, (photo publiée dans El Djeich, n° 157, juin 1976, p. 6)

Le débat caporalisé que voulait imposer Boumedienne autour de son projet de Charte a été saisi par les étudiants d’Algérie comme l’occasion de dresser leurs revendications dans un affrontement politique contre le régime de Boumedienne. Dans la situation de crise politique qui règne aujourd’hui à Alger, la grève des étudiants est un signe avant-coureur de la plus grande importance.

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La grève de l’I.T.E. de Bouzaréah

Articles parus dans Tribune algérienne, n° 2, février 1975, p. 11-12 et 15-20

Stahlwerk in Algerien, 1975 (Photo by Felix Aeberli/RDB/ullstein bild via Getty Images)

La grève qui s’est déroulée à l’Institut de Technologie de l’Education de Bouzaréah jette un vif éclairage sur la prétendue “révolution culturelle” comme sur le caractère démocratique du régime actuel. Qu’on en juge !

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Liliane : Le retour au pays

Article de Liliane paru dans Informations et réflexions libertaires, n° 54, février-mars 1984, p. 3

Manifestation des ouvriers et de la CFDT de Talbot le 11 janvier 1984 à Poissy, France. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Lors du conflit Talbot-Poissy a resurgi une idée déjà développée sous l’ancien gouvernement de droite par L. Stoléru, en 1977 : celle du retour au pays pour les travailleurs immigrés. Il est d’ailleurs à noter que ce principe de retour au pays avait, à l’époque, provoqué l’indignation des partis de gauche et des organisations syndicales (“lois Stoléru = lois scélérates”) alors qu’il recueille aujourd’hui l’adhésion de ces mêmes partis et organisations.

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Spécial Algérie : Exigeons la libération de nos camarades emprisonnés !

Dossier paru dans Travailleurs immigrés en lutte, supplément au n° 41, mai 1980, p. 1-11

Kabyle Cemetery near Tizi-Ouzou (Photo by Christine Spengler/ Sygma/ Sygma via Getty Images)

Les événements au jour le jour

FIN [FEVRIER] :

Les étudiants du comité de la cité de l’université de Tizi-Ouzou projettent d’inviter l’écrivain Mouloud Mammeri à faire une conférence concernant son ouvrage “Poèmes kabyles anciens”. Les autorités universitaires ne se sont pas prononcées contre le principe d’une conférence, mais elles étaient pour son report.

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Dure répression des grèves lycéennes à Alger

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 37, 15 décembre – 15 janvier 1980, p. 12-13

“Arabisation” (photo publiée dans El Djeich, n° 201, février 1980, p. 27)

Nous publions ici la lettre que nous venons de recevoir d’un lecteur algérien :

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Algérie : un été chaud !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 13, septembre 1977, p. 12

“Le chantier ou l’usine doivent être le lieu de travail mais aussi d’épanouissement du citoyen algérien” (photo publiée dans El Djeich, n° 173, octobre 1977, p. 12)

Malgré les perturbations climatiques exceptionnelles pour la saison, on a eu un été chaud en Algérie. Ce n’est pas du soleil qu’il s’agit, mais d’une série de grèves importantes, qui ont montré comment les travailleurs apprécient le prétendu socialisme de Boumediène.

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Algérie : Les dockers en grève

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 12, juillet-août 1977, p. 12-13

“1er mai 1977 : l’heure est au bilan mais aussi aux perspectives” (photo publiée dans El Djeich, n° 168, mai 1977, p. 7)

Les dockers du port d’Alger viennent de faire une grève d’une semaine du 8 mai 1977 au 14 mai. Leur détermination est d’autant plus grande qu’on connaît quel déchaînement répressif entraîne une grève en Algérie !

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A l’université, ça bouge !

Article paru Travailleurs immigrés en lutte, n° 7, février 1977, p. 15

“Multiplier les universités” (photo publiée dans El Djeich, n° 162, novembre 1976, p. 16)

Des grèves à l’université d’Alger, on n’en avait pas vues depuis longtemps ; vers la fin du mois de décembre, un mouvement de contestation s’y est développé.

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Alger : les étudiants manifestent

Dossier paru dans le Bulletin de liaison, n° 6, février 1966

Moroccan opposition politician Mehdi Ben Barka (1920 – 1965, centre) at a press conference in Havana, circa 1965. (Photo by Keystone/Hulton Archive/Getty Images)

APPEL AUX ETUDIANTS

Le 29 janvier, un mouvement de protestation déclenché par les étudiants d’Alger à l’occasion de l’ “affaire Ben Barka” s’est rapidement transformé en une manifestation d’hostilité à l’égard du pouvoir de Boumedienne. Les 4.000 manifestants se sont heurtés à une répression policière d’une extrême violence. De nombreux étudiants ont été blessés, tandis que d’autres étaient arrêtés. Aussitôt, le secrétariat exécutif du pseudo-F.L.N. a décidé la dissolution de la section d’Alger du syndicat des étudiants (qui groupe 8.000 étudiants environ). Au cours de la nuit, plusieurs dirigeants de l’UNEA étaient enlevés en pleine Cité Universitaire.

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Batna : Lycéens en grève et répression policière

Article paru dans El Jarida, n° 8, 21 février 1970

مجموعة من طلبة الجامعة (photo publiée dans El Djeich, février 1970, p. 19)

Les 1 300 élèves du lycée arabisant de BATNA (“Abbès Laghrour”) se sont mis en grève pour protester contre leurs conditions de vie déplorables : éternisation des locaux “provisoires” dans une caserne désaffectée, absence totale de chauffage, EAU rationnée à un verre par repas et un litre tous les 2 jours pour se laver !

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Comme à Aïn-Beida : Émeutes à Aïn-M’lila

Articles parus dans PRS Info, n° 7, 19 décembre 1977, p. 1 et 17-20

“La S.N.T.F. : une profonde mutation” (photo publiée dans El Djeich, n° 176, janvier 1978, p. 21)

Des affrontements violents ont opposé durant une semaine, début novembre, la population de Aïn M’lila aux forces de répression.

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Grève générale des lycéens d’Alger

Textes parus dans le Bulletin de liaison, n° 12, 1er mai 1967, p. 8

APPEL AUX LYCEENS ET LYCEENNES DU GRAND’ALGER

“De graves événements se sont produits ces derniers jours au lycée EL IDRISSI. Une grève englobant tous les élèves du lycée EL IDRISSI a été déclenchée lundi soir et se poursuit à l’heure actuelle, pour protester contre la tentative de saisie de leur organe d’expression “TRAIT-D’UNION” par la direction de lycée et l’exclusion arbitraire du rédacteur en chef de ce journal.

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Il y a un an, les étudiants manifestaient à Alger

Article paru dans le Bulletin de liaison, n° 11, février 1967, p. 9

Il y a un an, le 29 janvier 1966, les étudiants d’Algérie avaient réussi à tenir tête au pouvoir d’Alger, par leurs manifestations et leur grève de trois jours.

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André Breton : La dernière grève

Texte d’André Breton paru dans La Révolution surréaliste, n° 2, 15 janvier 1925.

Portrait of French writer Andre Breton. (Photo by Ann Rosener/Pix Inc./The LIFE Images Collection via Getty Images/Getty Images)

C’est sans doute au sujet du travail que se manifestent les plus sots préjugés dont soit imbue la conscience moderne, au sens collectif du mot. Ainsi les ouvriers, excédés à bon droit du sort inférieur qui leur est fait, se fondent généralement pour affirmer leur droit de vivre sur le principe même de leur esclavage. Au nom du sacrifice individuel qu ils consentent, qu’ils luttent de ci de là pour obtenir une légère atténuation de leur peine, selon moi c’est trop peu, en vérité. A leurs grands maux, bien sûr ils n appliquent pas assez les grands remèdes des révolutions. Mais la convention sociale dont ils sont de naissance les prisonniers les plus surveillés leur a fait une âme de misère. Ils se recommandent trop volontiers de leur capacité de travail, par un de ces détours élémentaires qui, dans sa réflexion sur lui-même, conduit l’homme à s’exagérer la valeur de ce qu’on méconnaît en lui. Si paradoxal que cela puisse paraître, ils cultivent de façon quasi-religieuse l’idée du travail. C’est à croire que par là, comme tous les autres, ils éprouvent le besoin de donner la mesure de leur désintéressement. Il n’est pas jusqu’à la dureté du travail qui ne confère à ceux qu’il courbe le plus le maximum d’autorité. Dans les confédérations les voix qui l’emportent ne sont-elles pas aujourd’hui celles du Bâtiment, de la Terrasse, des Métaux ? Toutes proclament le caractère sacré du travail et tendent à l’exalter d’autant plus que ce travail est plus matériel.

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Algérie : “les jeux sans le pain !”

Article paru dans Jeune Taupe, n° 16, juillet-septembre 1977, p. 8-11.

Depuis la grande vague électorale de 1976-1977, nous assistons à la recrudescence du mouvement de mécontentement social. C’est donc tout le contraire des espérances que la bourgeoisie algérienne portait dans les élections qui se produit. Rappelons nous qu’en l’espace d’une année la population algérienne s’est rendue quatre fois aux urnes (référendum sur la charte le 27 juin 1976, vote de la nouvelle constitution, élections du président de la république et de la nouvelle assemblée populaire algérienne). Pour une nation qui n’avait pas connu ce genre de manifestation depuis plus de 12 ans, c’était un déferlement. Pour comprendre ce phénomène aussi rapide que soudain, il faut analyser le contexte dans lequel il s’inscrit, sans oublier l’état général de crise économique particulièrement grave au niveau de la consommation (cherté inouïe de la vie) et de l’emploi des jeunes (60 % d’inactifs). Ces élections s’inscrivaient dans un triple contexte et nous pouvons affirmer qu’aucun des objectifs visés par ces élections n’a été rempli.

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Henry Chazé : Les conseils, qu’est-ce que c’est ?

Article de Gaston Davoust dit Henry Chazé, paru dans les Cahiers du Communisme de Conseils, n° 2, janvier 1969, p. I-IV.

Faites l’essai. Demandez à un vieux camarade de travail ce qu’est un Conseil Ouvrier. Au mieux, s’il a milité, il se souviendra et fera le rapprochement avec les Soviets russes de 1917, il parlera des conseils de marins et d’ouvriers qui furent à l ‘origine de la Révolution Allemande de 1918-1919, des Comités espagnols de 1936, et il terminera sans doute ce rappel historique par les Conseils ouvriers de l’insurrection hongroise de 1956. Mais demandez à un copain de moins de trente ans. De l’écrasement de l’insurrection hongroise, il n’a le souvenir que d’une histoire semblable à celle que vient de connaitre la Tchécoslovaquie. Oui, bien sûr, il y eut des Conseils Ouvriers qui organisèrent une résistance opiniâtre. Ce n’était donc pas un simple mouvement d’indépendance nationale, mais que sait-on au juste sur ce que furent la lutte des ouvriers et le rôle de ces fameux Conseils ?

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Algérie : Arabisée ou non, l’exploitation c’est toujours l’exploitation !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 40, 1er avril – 1er mai 1980, p. 16-17.

Après s’être déclenché à Alger, un mouvement de grève des étudiants arabisants s’est généralisé aux principales universités du pays. Les étudiants revendiquaient des débouchés pour les diplômés arabophones, l’arabisation totale de l’enseignement et de l’administration. Au début, le gouvernement a eu une attitude conciliante ; le ministre de l’éducation déclarait : “Nous comprenons vos problèmes, vous ne trouvez pas de débouchés après vos études, vous manquez d’enseignants… Mais il faut du temps pour résoudre des questions aussi graves, etc.”.

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Des commandos réactionnaires assassinent un syndicaliste étudiant

Article paru dans Inprecor, n° 138, 6 décembre 1982, p. 29.

 

 

Un jeune étudiant en langues de l’Université d’Alger, âgé de vingt ans, Amzal, vient d’être tué, le 1er novembre dernier, lors des affrontements qui ont eu lieu à la Cité universitaire “Taleb-Abderhamane” de la capitale. Ses obsèques, suivies par 7 000 personnes, ont pris la signification d’un acte politique.