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A l’université, ça bouge !

Article paru Travailleurs immigrés en lutte, n° 7, février 1977, p. 15

“Multiplier les universités” (photo publiée dans El Djeich, n° 162, novembre 1976, p. 16)

Des grèves à l’université d’Alger, on n’en avait pas vues depuis longtemps ; vers la fin du mois de décembre, un mouvement de contestation s’y est développé.

La grève a commencé à l’Institut des sciences politiques, et s’est étendue à d’autres facultés. Quand on sait quelles sont les conditions de travail des étudiants à l’université, on devine tout de suite les revendications de ceux-ci :

– des logements supplémentaires, plusieurs milliers d’étudiants étant obligés de “camper” durant l’année universitaire.

– Augmentation des bourses.

– Amélioration des conditions de travail, locaux, professeurs.

A la mobilisation étudiante, le régime répond par une campagne démagogique tendant à faire passer les étudiants soit pour des “agents de la réaction”, soit pour des “fainéants”.

Dans tous les cas, tout est fait pour briser le mouvement, de la campagne de dénigrement, en passant par les pressions comme celle qui consisterait à annuler le semestre en cours, jusqu’à la répression, évidemment par les flics.

Il faut voir en cette grève un véritable événement politique, et cela pour plusieurs raisons :

– tout d’abord, il y a les dures conditions dans lesquelles elle se déroule, isolément, avec le flicage du milieu étudiant, etc…

– ensuite et surtout le mouvement s’est développé malgré le PAGS (Parti d’Avant-Garde Socialiste), ce qui constitue une victoire en soit. Cela signifie que les staliniens, qui sont contre toute initiative pouvant “irriter” le régime, ont dû s’incliner.

A l’université, la mobilisation n’est pas tombée : soutenons en masse les étudiants en lutte !

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