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interventions

Invitation à “Signes des temps”, dimanche 15 novembre à 12h45

J’ai le plaisir d’informer mes amis et lecteurs que je serai l’invité de Marc Weitzmann pour son émission Signes des temps diffusée ce dimanche 15 novembre, de 12h45 à 13h30 sur France Culture.

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presse

Maxime Rodinson : Mohammed Harbi, prix de l’Union rationaliste 1997

Discours de Maxime Rodinson prononcé lors de l’attribution du prix de l’Union rationaliste 1997 à Mohammed Harbi et paru dans Les Cahiers Rationalistes, n° 523, mars 1998, p. 7-13


Je dois dire que j’ai été enthousiasmé, qu’une bouffée d’ardeur juvénile m’a pénétré quand une lettre de l’Union rationaliste m’a appris qu’elle décernait, cette année, son prix à Mohammed Harbi. Je fus d’autant plus enthousiaste, je l’avoue, que j’étais assez mécontent de diverses attitudes qui s’exprimaient depuis quelque temps dans les publications de l’Union. J’en étais même irrité et, à certains moments, prêt à envoyer ma démission. Je ne l’ai pas fait parce que je suis un peu rationnel et que je sais que toute association manifeste sur certains points des erreurs d’appréciation qui ne portent pas atteinte à sa ligne directrice, à l’utilité de son combat. Tout en souffrant de voir que, selon ma perception, le critère de rationalité auquel, par son titre même, l’Union s’engageait à être fidèle, me paraissait parfois dominé, dans ces occasions, par une soumission à la doxa, à la vulgate répandue dans le grand public (et très souvent chez les intellectuels), largement adoptée, en partie sous l’influence de réactions des plus légitimes. Mais il ne m’en paraissait pas moins que l’on violait gravement ce critère de rationalité notamment de lorsqu’on aboutissait à sacraliser tout un peuple, à l’affranchir des obligations morales exigées de tout autre peuple au point de rendre tabou toute critique à des membres (individuels ou collectifs) de celui-ci, en assimilant cette critique à une complicité envers ses ennemis, voire ses bourreaux. L’argument invoqué pour ce traitement spécial, les souffrances immenses, indéniablement subies par un peuple, ne sauraient rationnellement parlant, exempter toujours et partout tous ses membres et toutes ses institutions de répondre de torts qu’ils infligent aux autres.

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publications

Séparatismes : pourquoi Emmanuel Macron et ses opposants font fausse route

Mon dernier texte intitulé “Séparatismes : pourquoi Emmanuel Macron et ses opposants font fausse route” a été mis en ligne ce matin sur le site de Middle East Eye.

Le développement concomitant de la nébuleuse islamiste et de gangs de narcotrafiquants dans la France périphérique doit surtout interpeller en raison des conséquences en matière de dépolitisation des populations vivant dans ces quartiers fragilisés (AFP)
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presse

Algérie : grèves de masse contre le pouvoir

Dossier paru dans Tribune algérienne, n° 24, mai 1980

“Le président Chadli à la clôture du séminaire régional sur la planification : Nous combattrons toute atteinte à l’unité nationale” (photo publiée dans El Djeich, n° 204, mai 1980, p. 4)

Le 10 Mars, les étudiants de l’université de Tizi-Ouzou invitent l’universitaire et romancier Mouloud Mammeri à tenir une conférence sur la poésie kabyle ancienne. La conférence est interdite par le wali de Kabylie sans que les motifs soient formulés, de la manière sournoise et hypocrite qui est la marque même de ce régime d’oppression, né du putsch du 19 Juin 1965 et qui se réclame du socialisme, des libertés, de la démocratie, du droit des peuples à l’autodétermination : coup de téléphone anonyme dans la nuit pour signifier à M. Mammeri d’annuler sa conférence, barrages de police à Drâa Ben Khedda puis refoulement sur Alger de l’écrivain qui avait persisté dans son entreprise.

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presse

Les étudiants contre Boumedienne

Textes parus dans Tribune algérienne, n° 7, juillet 1976, p. 1621

“Charte nationale : pour une participation constructive”, (photo publiée dans El Djeich, n° 157, juin 1976, p. 6)

Le débat caporalisé que voulait imposer Boumedienne autour de son projet de Charte a été saisi par les étudiants d’Algérie comme l’occasion de dresser leurs revendications dans un affrontement politique contre le régime de Boumedienne. Dans la situation de crise politique qui règne aujourd’hui à Alger, la grève des étudiants est un signe avant-coureur de la plus grande importance.

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interventions

“Nous avons ici les ennuis de l’Amérique sans en avoir la force”

Mon dernier texte a été mis en ligne aujourd’hui sur le site de Marianne sous le titre : « Antiracisme : ‘Nous avons ici les ennuis de l’Amérique sans en avoir la force’ ».

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presse

A l’université, ça bouge !

Article paru Travailleurs immigrés en lutte, n° 7, février 1977, p. 15

“Multiplier les universités” (photo publiée dans El Djeich, n° 162, novembre 1976, p. 16)

Des grèves à l’université d’Alger, on n’en avait pas vues depuis longtemps ; vers la fin du mois de décembre, un mouvement de contestation s’y est développé.

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presse

Statut personnel : Mobilisons-nous pour les droits des femmes les plus élémentaires !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 52, février 1982, p. 6-7

Ouvrière dans une usine de filature, en avril 1975, dans le village d’Ouadhia, en Kabylie, Algérie. (Photo by Gilbert UZAN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le 13 janvier dernier, lors d’un meeting à l’université d’Alger, une pétition a été déposée comptant plusieurs milliers de signatures. Cela venait clore la série de mouvements et manifestations organisés à Alger depuis le mois d’octobre 1981, qui ont rassemblé des femmes et des hommes qui s’opposent au “Code de la famille” (28 octobre, 14 novembre et 23 décembre 1981).

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presse

Organisons notre auto-défense contre les Frères musulmans !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 50, novembre 1981, p. 13

Depuis quelques mois, nous entendons de plus en plus parler des Frères musulmans et des baâthistes.

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interventions

Algérie, une autre histoire de l’indépendance : conférence à Oran, mercredi 9 octobre à 14h

J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis et lecteurs que je présenterai mon livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance et qui porte sur les trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadj, ce mercredi 9 octobre à 14h à Oran.

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communications

Intervention à la journée “Pour une déconstruction de la déconstruction”, Montpellier, 14 mars à 11h15

J’aurai le plaisir d’intervenir ce jeudi 14 mars à 11h15 à Montpellier lors de la journée d’étude intitulée “Pour une déconstruction de la déconstruction”.

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livres

Albert Camus : L’artiste et son temps

Extrait de la conférence prononcée par Albert Camus à l’Université d’Uppsala le 14 décembre 1957 et reproduite dans ses Œuvres, Paris, Gallimard, 2013, p. 1344-1346

SWEDEN – DECEMBER 12: The French writer and essay writer Albert CAMUS (1913-1960) in Stockholm, Sweden. He was there for the awarding of the Nobel Litterature Prize by King GUSTAV VI ADOLPH and all the members of the royal family of Sweden : prince BERTIL, Queen LOUISE, princess MARGUARETHA, prince WILHELM and princess DESIREE. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

Depuis un siècle environ, nous vivons dans une société qui n’est même pas la société de l’argent (l’argent ou l’or peuvent susciter des passions charnelles), mais celle des symboles abstraits de l’argent. La société des marchands peut se définir comme une société où les choses disparaissent au profit des signes.

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presse

Claude Devilliers : Algérie. Vingt ans après l’indépendance

Article de Claude Devilliers paru dans Inprecor, n° 138, 6 décembre 1982, p. 27-31

Maqam Echahid, the Martyrs’ Memorial, 1982, commemorating the Algerian war for independence (1954-1962), detail, Algiers, Algeria. (Photo by DeAgostini/Getty Images)

Museler le mouvement de masse et avancer prudemment vers une “libéralisation économique” sont les deux piliers de la politique de Chadli Benjedid

IL y a vingt-huit ans, le 1er novembre 1954, les premières actions du Front de libération nationale (FLN) marquaient le début du soulèvement armé algérien contre le colonialisme français. Au terme d’une longue guerre de libération, le 3 juillet 1962, l’Algérie arrachait son Indépendance. Le peuple algérien avait payé cette victoire au prix fort : un million de morts, 400 000 détenus, 300 000 réfugiés, et plus de 3 millions de personnes déplacées. Toute la population algérienne avait été touchée et brassée par la tourmente.

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publications

De la précarité en milieu universitaire

Mon dernier article intitulé “De la précarité en milieu universitaire” vient de paraître dans La Révolution prolétarienne, n° 802 ( septembre 2018), p. 5-7.

En voici les premières lignes :

“Le trimestriel Frustration – partenaire du « nouveau média télévisuel engagé » Le Média, proche de la France insoumise – a évoqué la question de la précarité des enseignants de l’université. S’adressant aux étudiants, le magazine annonce : « Une grande partie de vos enseignants sont des doctorants qui galèrent sur leur thèse et enchaînent des CDD d’un an ou des vacations (souvent payées une fois tous les six mois) ».

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presse

André Mistral : Sur le petit commerce marxo-universitaire comme brève réflexion non théorique sur la production marxiste contemporaine

Article d’André Mistral paru dans Spartacus, n° 89, février-mars 1978, p. 18-19

Louis Althusser, professeur à l’Ecole Normale Supérieure, militant communiste depuis 48, philosophe du P.C.F. dénonce, dans une série d’articles publiés par “Le Monde”, le mode d’organisation et le modèle “militaire” du P.C.F. le 26 avril 1978, à Paris, France. (Photo by Alain MINGAM/Gamma-Rapho via Getty Images)

 
Les lignes qui suivent se présentent comme une autocritique dans la mesure où, d’une certaine façon, nous sommes ou avons été impliqué dans ce que nous critiquons. Autocritique et avertissement plutôt que mise en jugement, car notre propos n’est pas de préserver la pureté théorique du marxisme.

 

 

Aujourd’hui, pour un intellectuel qui veut être reconnu comme se situant du “bon côté” de la lutte des classes, il semble qu’il suffise de citer Marx et le Capital. Or, cela est quelquefois insuffisant, d’autant plus que certaines fractions de la bourgeoisie n’hésitent plus à récupérer certaines terminologies marxistes, voire même maoïstes – et il convient aussi d’affirmer la primauté de la pratique, la volonté d’échapper à l’économisme, etc. Enfin, il faut (comme s’il existait chez certains éditeurs un centre politico-théorique qui vérifie le caractère des manuscrits et leur donne “l’imprimatur marxiste”) publier, par exemple, chez Maspéro. Encore qu’avec l’élargissement  du marché marxiste, il soit souhaitable aujourd’hui, pour bien gérer ses intérêts et sous le prétexte politique d’élargir et de mieux faire connaître ses écrits, de se faire éditer par une maison mieux établie (d’autant plus que l’éditeur nommé connaît quelques difficultés).

 

Lorsqu’ils font de la théorie, “nos” théoriciens s’imaginent, comme le note F. Georges (1), qu’il n’y a pas d’autre effort à faire que de commenter le Capital au lieu de Bergson pour s’identifier au destin du monde et même pour exercer sur lui, surtout si l’on a une carte en poche, un pouvoir de direction digne de ses capacités. Comme le note Georges, en fait, ce qui de Marx agit dans l’histoire, ce n’est pas tant son œuvre que son nom, précisément. D’une certaine façon, le Marx réel est un Marx imaginaire. Quand ils ne commentent pas ou ne paraphrasent pas Marx, ce qui est d’essentiel de leur “pratique théorique”, les théoriciens réfutent les nouvelles formes des vieux discours de l’économie politique bourgeoise. Il convient ici de constater que ces discours n’intéressent que les seuls universitaires, qu’en outre la critique est toujours externe, enfin qu’elle permet d’éviter de faire une analyse concrète (2).

 

L’analyse concrète est toujours absente lorsqu’ils font de la théorie, celle-ci étant toujours grande… Car pour s’identifier au destin du monde, il faut le surplomber. C’est pourquoi l’objet de la recherche est, soit le capitalisme mondial, le capital financier, etc., soit des objets apparemment plus réduits tels qu’une formation sociale (Etats-Unis, France, URSS, Japon… ) analysée à travers toutes ses dimensions. On le voit, nos théoriciens sont, d’une certaine façon des mégalomanes. A un tel niveau, la production théorique ne repose à aucun moment sur ce que l’on nomme “analyse concrète de la situation concrète” et n’est faite que de compilations difficilement vérifiables. L’on se trouve donc en face d”un modèle que l’on acceptera ou non en fonction de ses seuls fantasmes idéologico-politico-théoriques.

 

Quand les théoriciens vont chercher la réalité sociale (et ils le font d’autant plus que le théoricisme commence à être dévoilé), c’est pour y trouver quelques données propres à s’intégrer au modèle qu’ils ont en tête. L’un des plus théoricistes s’est mis depuis peu à intégrer dans sa production des données statistiques – ce qui peut laisser supposer une rupture dans sa “pratique théorique” – sans pour autant changer celle-ci. La réalité sociale reste très secondaire et ne sert éventuellement qu’à justifier et à rendre crédible le modèle. D’une certaine façon, la réalité sociale n’intéresse pas nos théoriciens et au fond elle peut être dangereuse dans la mesure où, si elle était confrontée aux productions théoriques, celles-ci seraient complètement remises en cause. L’analyse étant faite à l’avance. on colle sur chaque nouvelle réalité à examiner un schéma pré-établi : certains, après avoir établi un premier schéma qui les fit connaître et reconnaître. le plaquent à un nouvel objet que. de fait, ils n’étudient pas. L’important est d’aboutir à un discours théorique séduisant, ayant l’air “beau”. La théorie devient exercice d’esthétique.

 

Comme le travail d’analyse concrète est très long, si on le supprime, on a du temps pour rédiger et, dès lors, on peut avoir une production abondante… A moins, bien entendu, que le problème essentiel soit de publier sans cesse (pour son image de marque, pour faire de l’argent), ce qui impliquerait d’écrire vite, quitte à délaisser l’analyse. Il convient aussi de noter qu’avoir une production abondante et régulière est difficilement compatible (du point de vue du temps) avec une pratique politique réelle. Qu’enfin, et toujours du point de vue du temps, il y a une incompatibilité entre, d’une part un travail scientifique sérieux et lié à un travail militant et, d’autre part, la fréquentation de tous les “cercles” (3) qui réunissent certains théoriciens parisiens je dis bien tous les cercles, car il semble que certains “convives” soient présents partout : cette ubiquité leur est sans doute profitable…). 

 

Pour le petit nombre qui se livre à quelques analyses concrètes, la lutte des classes est généralement absente. Comment alors échapper à l’économisme que, précaution de style, ils dénoncent par ailleurs ? Même si l’on parle de luttes de classes, le plus souvent au niveau d’un titre ou d’une introduction, nulle trace ailleurs, si ce n’est parfois – et ce n’est pas négligeable – de lutte de classes de la bourgeoisie. Mais se voulant du côté du prolétariat, nos théoriciens rechignent à étudier la bourgeoisie.

 

Face à des problèmes économico-politiques qui peuvent se poser, nos théoriciens sont incapables d’avancer une seule analyse probante (4). Ce qui ne veut pas dire qu’ils vont se priver de nous livrer leur pensée, comme nous le montre par exemple l’imposante production sur la “crise”, qui n’a pas pour autant permis d’avancer une seule analyse un tant soit peu correcte  : une des explications à cet état de choses réside simplement dans le fait que personne ne s’est donné les moyens et le temps nécessaires à une véritable analyse.
 
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presse

A propos d’une adresse aux prolétaires et aux jeunes révolutionnaires arabes et israéliens contre la guerre et pour la révolution prolétarienne

Extrait de l’article paru dans Jeune Taupe, n° 10, juin 1976, p. 17-18

 

 


Le Moyen-orient connait une crise grave à tous les échelons : crise économique, politique et sociale dont le Liban est la tragique illustration. Depuis quelques années, le mouvement ouvrier a fait une réapparition de plus en plus radicale sur son terrain de classe. C’est le moment qu’ont choisi des révolutionnaires arabes et israéliens, dont la radicalité est le produit de cette remontée des luttes prolétariennes, pour dégager une perspective communiste au Moyen-orient.
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presse

Frères Musulmans : Un mouvement au service du capitalisme (suite)

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, mensuel de l’Organisation communiste révolutionnaire internationaliste d’Algérie, n° 45, novembre 1980, p. 5-7.

Nous avons établi dans notre précédent numéro la collusion existant entre la Fraternité Musulmane et la monarchie ; il nous faut aussi évoquer ses liens avec les représentants du colonialisme britannique.

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presse

Les Frères Musulmans du côté du pouvoir

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, mensuel de l’Organisation communiste révolutionnaire internationaliste d’Algérie, n° 42, juin 1980, p. 6.

 

 

A ce jour, dans les universités d’Alger ( Sciences éco., droit, etc.), la grève dure encore. Des assemblées générales se tiennent pour reconduire la grève en soutien aux camarades, travailleurs et étudiants qui ont été réprimés et arrêtés lors des événements de Tizi-Ouzou et d’Alger.

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livres

Mohammed Harbi : La condition de la femme dans l’islam

Extraits de l’avant-propos de Mohammed Harbi à Mansour Fahmy, La condition de la femme dans l’islam, Paris, Allia, 1990, p. 9-15.

 

 

Ce livre n’est pas un pamphlet destiné à dénoncer la condition faite aux femmes dans les sociétés musulmanes, mais une thèse soutenue à la Sorbonne en 1913 dans un temps où la thèse devait être un travail scientifique appuyé par une érudition rigoureuse. Il aurait pu disparaître dans les décombres de la production universitaire, et son auteur tomber dans l’oubli comme des milliers d’autres docteurs, si les gardiens de l’ordre traditionnel ne l’avaient mis en lumière en le clouant au pilori.

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livres

Herbert R. Lottman : Albert Camus

Extraits de Herbert R. Lottman, Albert Camus, Paris, Le Seuil, 1978, p. 605-608.

 

 

Une autre fois, Roblès vint à Paris prévenir Camus qu’un ami musulman sollicitait son aide pour son frère âgé de dix-huit ans, qui avait tiré sur un ultra et s’était entendu condamner à la peine capitale alors que sa victime s’en était sortie. A cette époque, le général de Gaulle était revenu au pouvoir. Et Camus avait justement rendez-vous avec lui. Il ouvrit un tiroir de son bureau et montra à Roblès une pile de lettres : « Voilà tout ce que j’ai à donner à De Gaulle. Donne-moi ton dossier. »