Catégories
revues

Où va l’Algérie indépendante ?

Article paru dans La Révolution prolétarienne, n° 186, octobre 1963, p. 12-13

Hossein Ait Ahmed, Anführer der kabylischen Revolte der Berber von 1963 bei einer Ansprache im Kreis von Getreuen- um 1963 (Photo by ullstein bild/ullstein bild via Getty Images)

La R.P. – on l’oublie trop souvent – fut la première à mener le combat systématiquement contre le colonialisme. Dans notre collection de 1925 à 1939, les études et monographies de Louzon, Péra, Finidori ont, pour la première fois en France, mis en relief des mouvements nationaux et révolutionnaires qui, en Tunisie, dans l’Inde, au Vietnam et en Algérie, sont à l’origine de l’indépendance des ex-colonies françaises et anglaises.

Catégories
presse

Lettres sur l’Algérie (comités de gestion)

Lettres publiées dans Informations Correspondance Ouvrières, n ° 27, mars 1964, p. 17-21.

 

 

ALGERIE :
A la suite des deux lettres publiées dans le N° 25 et d’une brève réponse figurant dans le N° 26, nous avons fait quelque mises au point et reçu d’autres réponses. C’est ce dossier que nous publions intégralement, malgré sa longueur. Si le débat s’élargissait, nous envisagerions une brochure centrée sur les comités de gestion.

Catégories
presse

Être femme en Algérie

Article publié dans La Charte, organe du F.L.N. clandestin, Rassemblement Unitaire des Révolutionnaires (RUR), n° 35, février-mars 1973, p. 15-18.

 

 

Lors de la journée internationale de la femme (8 mars), BOUMEDIENNE s’adressant aux militantes de l’Union Nationale des Femmes Algériennes (UNFA) devait notamment déclarer : “Au nom du pouvoir révolutionnaire, je proclame que nous sommes pour un progrès qui ouvre devant la femme toutes les portes menant à une participation effective, afin qu’il lui soit permis d’accéder pleinement à la place qui lui revient dans tous les domaines et à tous les niveaux”.

Catégories
presse

Jean-François Lyotard : L’Algérie évacuée

Extrait de Jean-François Lyotard, “L’Algérie évacuée”, Socialisme ou Barbarie, n° 34, mars-mai 1963, p. 1-7

Algeria President Ahmed Ben Bella’s visit in Constantine with colonel Houari Boumédiène on November 11, 1963 in Constantine, Algeria. (Photo by Keystone-France/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les lignes qui suivent n’ont pas pour objet de définir une politique révolutionnaire en Algérie. La question du sort de ce pays ne se pose plus et ne se pose pas encore de cette manière. Plus, parce que l’élan qui animait les masses au cours de la lutte nationale est maintenant brisé : il n’y a pas eu de révolution. Pas encore, parce que les problèmes qui assaillent les travailleurs et que la politique de la direction actuelle est incapable de résoudre, finiront par amener à maturité les conditions d’une nouvelle intervention des masses : la révolution reste à faire.

Catégories
presse

Le conflit algéro-marocain : la guerre arrange tout, mais après?

Article paru dans Le Prolétaire, n° 4, novembre 1963, p. 5.

 

 

L’éclatement du conflit algéro-marocain apporte une nouvelle confirmation à la thèse marxiste sur l’impuissance des mouvements nationaux anti-colonialistes – privés par la trahison de l’opportunisme “communiste” de l’aide du prolétariat métropolitain – à atteindre les objectifs les plus immédiats et les plus modestes.

Catégories
presse

“La révolution algérienne est glacée, pour longtemps peut-être.”

“Renseignements situationnistes”, texte paru dans la revue Internationale situationniste, n° 8, janvier 1963, p. 65-66.

 

 

Après les interdictions et arrestations qui lui ont paru nécessaires, Ben Bella, parlant au début de janvier au correspondant de l’agence Italia, a tiré argument d’un vote unanime de l’Assemblée Constituante algérienne, dont il a désigné lui-même tous les membres, pour conclure : « Il n’y a pas d’opposition en Algérie, ou pour le moins il n’y en a plus ». Comme personne quand même n’est assez idéologue pour croire que l’Algérie indépendante a réalisé par décrets-lois l’abolition des classes, l’abondance, l’autonomie des masses et la transparence des rapports humains, on est obligé de conclure que la révolution algérienne est glacée, pour longtemps peut-être.