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La hiérarchie dans l’usine

Article paru en deux parties dans Pouvoir ouvrier, n° 27, mars 1961, p. 4-7 et n° 28, avril 1961, p. 5-7

Portrait d’un ouvrier algérien d’une usine Berliet, en juillet 1961, France. (Photo by Jean-Louis SWINERS/Gamma-Rapho via Getty Images)

La société capitaliste est hiérarchisée et cette hiérarchie est sanctionnée par l’argent.

La société est présentée sous la forme d’une collectivité où tous les individus ont leur chance et peuvent en gravir les échelons. Cela est un mensonge. Cette société basée sur l’inégalité ne peut fonctionner que si l’inégalité subsiste.

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Pourquoi la hiérarchie ?

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 10, septembre 1959, p. 3-6

The Assembly Chain Of Dauphines At A Renault Factory In France On April 3rd 1959 (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

La société est cloisonnée en France de telle façon qu’un employé est à peu près sûr de rester employé, un ouvrier ouvrier et un patron patron. Ceci, nous le savons par expérience.

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Le sport…

Texte paru dans Pouvoir ouvrier, n° 53, juillet-août 1963, p. 11-12

The AS Monaco team celebrates victory against Lyon in the final of the football Coupe de France at the Parc des Princes stadium on May 23, 1963 in Paris, France. (Photo by Keystone-France/Gamma-Rapho via Getty Images)

Extrait d’une brochure à paraître sur l’Education physique et le sport dans la société actuelle.

Club et compétition.

Dans un club la vie est partagée entre deux pôles d’attraction, l’entraînement d’un côté, de l’autre les rencontres amicales (il y en a de moins en moins) ou le championnat. Les rencontres amicales comme l’entraînement servent à préparer l’équipe ou l’athlète à son objectif fondamental : la compétition officielle. Dans les différentes rencontres il existe une hiérarchie : il y a les « grandes » compétitions pour lesquelles le club ne néglige aucun effort et auxquelles ne sont admis à participer que les meilleurs athlètes du groupe. Le club a un certain standing, il doit défendre celui-ci et surtout l’améliorer. Ce sont ces compétitions qui vont permettre au club de se situer dans la hiérarchie sportive, de se faire un nom ; sans le prestige qu’il peut en tirer, il sera incapable de résoudre les difficultés financières et autres qu’il rencontre. Les compétitions d’un niveau inférieur aux premières, dites encore compétitions de masse, ont pour principal but de sélectionner les individus qui participeront ultérieurement aux rencontres de prestige ; elles servent aussi à encourager les autres à persévérer dans la compétition, à entretenir l’espoir de « percer ». Il y a des clubs où un athlète peu doué s’entraînera constamment sans jamais participer à une rencontre ou à un concours. A la longue il abandonnera, ou bien s’il continue à venir régulièrement à l’entraînement, ce sera dans un état d’esprit très différent, sans recherche de la performance, par intérêt pour la « culture » de son corps, par goût.