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La grève des enseignants

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 26, février 1961, p. 11-12

The Pupils Attending For The First Time The Educational Tv Program In Class, Tele Maths. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

“Actuellement la profession d’instituteur n’attire plus les jeunes : plus de cent classes n’ont pas de maîtres dans la Seine ; les maîtres malades ou appelés au Service Militaire ne souvent pas remplacés, les débutants ne peuvent recevoir aucune formation professionnelle sérieuse… C’est en fin de compte les enfants qui sont gravement lésés par la médiocrité des traitements des instituteurs et l’insuffisance du budget de l’EDUCATION NATIONALE”.

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Le rendement à l’école primaire

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 19, juin 1960, p. 11-12

School of young girls in popular quarters has Paris c.1960 (Photo by Apic/Getty Images)

Monsieur l’Inspecteur vient d’expliquer à un jeune instituteur comment il fallait travailler dans la classe.

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L’emploi du temps des professeurs

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 46, décembre 1962, p. 6-8

Enfants portant des modèles pour la rentrée scolaire : un trench-coat marine ou sable pour les garçons et un ensemble pantalon et manteau écossais pour la fillette, en France, le 10 septembre 1962. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

“Etre professeur c’est un métier agréable. Evidemment on ne gagne pas beaucoup, mais on a du temps. On sort du travail à l’heure du goûter, on a des vacances, des jeudis, des demi-journées chez soi, des récréations, des horaires hebdomadaires de 18 ou de 14 heures.”

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Montserrat : Retour d’Algérie

Article de Montserrat paru dans Le Monde libertaire, n° 132, mai 1967, p. 8-9

Des électrices font la queue au bureau de vote lors des élections municipales en Algérie, le 5 février 1967. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

En tant que libertaires, nous ne pouvons pas rester indifférents à la révolution algérienne. C’est pourquoi profitant de mes vacances, je me suis rendue en Algérie pour voir de près quelles en étaient les réalisations quatre ans après l’indépendance. Je ne prétends pas vous donner des connaissances économiques, sociologiques précises. Mais simplement un aperçu de ce que j’ai observé, vu, et entendu, au cours de cinq semaines de vacances. L’article est donc une simple énumération de ce que tout touriste peut apprendre au cours d’une promenade dans une casbah, au cours d’une conversation avec le chauffeur d’un car, ou avec un garçon de café, ou lors d’un séjour dans une auberge de jeunesse. J’ai seulement tenté de porter un jugement libertaire sur ces divers clichés. D’ailleurs ils traduisent mieux que toute étude, ce qu’est véritablement l’Algérie actuelle, quelles sont ses aspirations futures. Ces clichés nous amèneront à parler entre autres, du rôle considérable de la religion, qui détermine la condition des femmes algériennes, des efforts faits sur le plan de la scolarité, du malaise social et du chômage, enfin de la “fameuse autogestion algérienne”.

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La journée d’action laïque

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 14, janvier 1960, p. 10-12

Garçons entrant dans une école communale le jour de la rentrée scolaire, en Lozère, France, circa 1960. (Photo by Keystone-France\Gamma-Rapho via Getty Images)

Le 22 décembre a eu lieu la Journée Nationale d’action laïque. Cela consistait pour les instituteurs, à “célébrer dans leurs classes l’école laïque et l’idéal qu’elle incarne”. Toutes les précautions avaient été prises pour que notre action resta dans le “cadre des instructions officielles”. Le matériel nous avait été fourni : il fallait commenter un passage de la lettre de Jules Ferry aux instituteurs. Inquiète malgré la modération et le caractère général de cette lettre, la Direction de l’Enseignement nous faisait, le matin même, parvenir une note nous recommandant de respecter scrupuleusement la neutralité. Du coup, la lettre de Jules Ferry semblait déjà trop révolutionnaire à certains.

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Guy Martin : Avenir algérien

Article de Guy Martin paru dans Le Libertaire, n° 262, 30 mars 1951

In Paris in April 1950, North African immigrants talk in front of a hotel named LA VILLE D’ORAN (The City of Oran) where furnished rooms are rented out to immigrants, who are for the most part Algerian. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

AUCUN élément marquant en Algérie. Rien de nouveau outre-mer, si ce n’est le retour au calme après la fièvre électorale. Là encore, nos prévisions — la prophétie était sans risque — se sont réalisées : truquages et violence d’une part, d’autre part, abstentions considérables (30 à 40 %, selon les centres) et enfin infime représentation de “gauche”. Autre événement : la démission du proconsul Naegelen Marcel-Edmond. En bref, rien qui vaille la peine qu’on en parle. Cela me permet de reprendre ce projet que j’avais fait, de reparler du problème nationaliste Dans le “Lib” du 16 février 1951, notre camarade Saïl Mohamed, au long d’un excellent article (La mentalité Kabyle), mettait en relief la duperie nationaliste et le farouche fonds d’individualisme tempéré de fédéralisme du peuple kabyle.

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Fernand Doukhan : En Afrique du Nord. A propos d’un plan

Article de Fernand Doukhan paru dans Le Libertaire, n° 246, 8 décembre 1950, p. 2

Around 1950 in a school in Algeria, children work diligently at learning French culture. One can see the map of France hanging on the wall. In a context where all hope of social advancement has to pass by the learning of the coloniser’s culture, these children come to learn and idealise the French language and culture. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

EN 1945, l’administration algérienne élabora un plan de scolarisation échelonné sur 20 ans, qui devait scolariser 1.250.000 enfants.

Par un rapport présenté par M. Bertrand, rapporteur général de la Commission de l’Education Nationale auprès de l’Assemblée Algérienne, au moment de la discussion du budget de 49, on pouvait apprendre que : les crédits proposés s’élevaient à 3 milliards 231 millions, au lieu de 12 milliards 206 millions, qu’il fallait compter au 1er novembre un reliquat de 3.869 classes et 2.100 logements, que le retard du plan de coordination pour les années 45 jusqu’à 49 s’élevait à 1.200 classes, que sur les 1.800 classes nouvelles, 1.072 fonctionnaient à mi-temps.

Le comité de scolarisation réunissant les délégués du syndicat des instituteurs, des partis politiques (sauf le P.C.A. et les partis nationalistes, ces derniers s’étant retirés en raison de leur désaccord sur la laïcité), le M.P.F., la Libre Pensée, le M.F.A., etc., où les délégués du S.N.I. sont “persona grata”, fait remarquer dans une lettre envoyée au président de l’Assemblée Algérienne qu’il fallait reprocher, en plus de ce fameux plan, d’avoir oublié de compter avec un excédent de naissances annuelles de 150.000 unités et que “faute de crédits, la reconduction, d’année en année, risque de devenir continuelle, que la situation de la scolarité à temps réduit ne fera qu’empirer et que tous les enfants d’âge scolaire ne pourront pas être scolarisés”.

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Algérie : L’Islam et la religion

Article signé B.C. paru dans L’Internationale, n° 34, juin 1965, p. 7

Vue de la nouvelle cathédrale d’Alger, Algérie, le 12 février 1965. (Photo by Keystone-France\Gamma-Rapho via Getty Images)

Alger, le 28-5-65.

UN phénomène curieux étonne le mi­litant qui vient visiter l’Algérie : la continuelle référence à l’Islam. A chaque pas, en ville, à la campagne, il sent l’emprise quotidienne de la religion sur la vie. Le décalage entre les textes prévoyant la liberté de pensée et la réalité est si grand que l’on doit, si l’on veut arriver à une connaissance exacte de l’état actuel de la Révolution algérienne, ne pas se contenter d’une exégèse des lois, textes et résolutions officielles, mais aussi, et surtout peut-être, réfléchir sur des exemples concrets.

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Batna : Lycéens en grève et répression policière

Article paru dans El Jarida, n° 8, 21 février 1970

مجموعة من طلبة الجامعة (photo publiée dans El Djeich, février 1970, p. 19)

Les 1 300 élèves du lycée arabisant de BATNA (“Abbès Laghrour”) se sont mis en grève pour protester contre leurs conditions de vie déplorables : éternisation des locaux “provisoires” dans une caserne désaffectée, absence totale de chauffage, EAU rationnée à un verre par repas et un litre tous les 2 jours pour se laver !