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Le grand nettoyage antiprolétarien de la bourgeoisie algérienne

Article paru dans Le Prolétaire, n° 297, 6 au 19 octobre 1979, p. 1-4

Rue de la casbah d’Alger, en 1979, Algérie. (Photo by Michel HUET/Gamma-Rapho via Getty Images)

La bourgeoisie algérienne semble avoir bien préparé sa rentrée sociale. Elle ne pouvait s’en dispenser, tant la situation est en train de s’aggraver. En effet, selon un document officiel du ministère du travail, le nombre de grèves serait passé de 99 en 1973 à 332 en 1977, dont 203 dans le secteur « privé » et 129 dans le secteur « socialiste », avec une participation totale de 48.093 travailleurs. Il a indéniablement été encore plus élevé en 1978 (1).

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Alger : les étudiants manifestent

Dossier paru dans le Bulletin de liaison, n° 6, février 1966

Moroccan opposition politician Mehdi Ben Barka (1920 – 1965, centre) at a press conference in Havana, circa 1965. (Photo by Keystone/Hulton Archive/Getty Images)

APPEL AUX ETUDIANTS

Le 29 janvier, un mouvement de protestation déclenché par les étudiants d’Alger à l’occasion de l’ “affaire Ben Barka” s’est rapidement transformé en une manifestation d’hostilité à l’égard du pouvoir de Boumedienne. Les 4.000 manifestants se sont heurtés à une répression policière d’une extrême violence. De nombreux étudiants ont été blessés, tandis que d’autres étaient arrêtés. Aussitôt, le secrétariat exécutif du pseudo-F.L.N. a décidé la dissolution de la section d’Alger du syndicat des étudiants (qui groupe 8.000 étudiants environ). Au cours de la nuit, plusieurs dirigeants de l’UNEA étaient enlevés en pleine Cité Universitaire.

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“La révolution algérienne est glacée, pour longtemps peut-être.”

“Renseignements situationnistes”, texte paru dans la revue Internationale situationniste, n° 8, janvier 1963, p. 65-66.

 

 

Après les interdictions et arrestations qui lui ont paru nécessaires, Ben Bella, parlant au début de janvier au correspondant de l’agence Italia, a tiré argument d’un vote unanime de l’Assemblée Constituante algérienne, dont il a désigné lui-même tous les membres, pour conclure : « Il n’y a pas d’opposition en Algérie, ou pour le moins il n’y en a plus ». Comme personne quand même n’est assez idéologue pour croire que l’Algérie indépendante a réalisé par décrets-lois l’abolition des classes, l’abondance, l’autonomie des masses et la transparence des rapports humains, on est obligé de conclure que la révolution algérienne est glacée, pour longtemps peut-être.